26 avril 2011 3

UBS 1° trimestre 2011

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques

UBS est encore et toujours le mouton noir des banques helvètes avec un multiple d’endettement µ (leverage) qui est loin des normes avec un µ réel de… 26,7 ! (en excluant les minoritaires comme l’exigent les règles de Bâle III) alors qu’il ne devrait pas dépasser 10 ce qui correspond à un ratio Tier réel de 3,8 % contre un minimum exigé de 10 % pour Bâle III :

UBS (milliards CHF)2010 Q42011 Q1
Total des dettes1 270,401 244,59
Capitaux propres46,8246,695
µ (leverage)27,126,7
Tier (%)3,73,8

Chiffres en milliards de francs suisses.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 80 milliards de francs pour respecter les normes d’endettement de Bâle III.
Le total des dettes d’UBS représente 2,5 fois le PIB annuel de l’Helvétie.

Le Tigre celtique a été abattu par les erreurs de quelques dizaines de banquiers qui n’ont pas respecté les règles prudentielles d’endettement.
UBS présente un risque systémique encore plus important que les banques irlandaises.
Comment se fait-il que les petits Suisses qui sont les meilleurs banquiers du monde puissent le tolérer ?

Les autorités helvètes ont conscience de l’importance de ce problème mais elles ne veulent pas le résoudre correctement alors que celles des Etats-Unis ont donné une solution radicale avec la faillite de Lehman qui a eu des conséquences importantes, mais réduites par rapport à ce qui aurait pu se produire si elles n’avaient pas réagi positivement pendant qu’il était encore temps pour éviter un tsunami bancaire

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3 réponses à “UBS 1° trimestre 2011”

  1. Remy dit :

    Bonjour Monsieur Chevallier
    Si je comprends bien votre propos, vous dites que la mise en faillite de Lehman Brothers a été une bonne chose
    J’avoue ne pas bien saisir : est-ce à dire qu’il y a eu là une sorte d’exemple ou de coup de semonce adressé au monde bancaire US par le gouvernement?
    Alors que les européens se contentent comme à l’accoutumée de payer à crédit et de ne prendre aucune mesure structurelle (impopulaire forcément)

  2. bertrand dit :

    ce remy fait le ah je ne savais pas! 20 ans que çà dure , en 1990 les banques françaises déclaraient 5000 francs français de bénéfice par employé , donc métier très dangereux , seules les banques de leasing et courtage bourse faisaient les meilleurs profits de toutes les entreprises/par emploi.
    reste que le prêt d’argent est et sera toujours très dangereux et qu’aucune banque n’est à l’abri des conneries surtout quand on voit leur connaissance des entreprises et le nombre de faillites quelles contribuent à créer et prendre dans les dents .
    Messieurs les banquiers restez chez vous et apprenez à tricoter.
    Toute cette dette peut durer longtemps cachée sous le tapis comme une entreprise qui fait vivre de nombreuses autres et qui porte (portage) une dette équivalente à son CA , rien ne la fera tomber , au contraire c’est elle qui crée la ruine des autres pour en tirer les marrons.
    Une fin à tout çà ? Je ne la vois pas , regardez le japon , les US , les grecs qui se permettent d’emprunter à 25 %.
    Non pas de fin pour les grosses dettes mais l’organisation systématique des petites entreprises à la faillite pour les extorquer et permettre aux grosses banques endettées de survivre………….avec la menace , je suis trop gros pour tomber , je fais donc ce que je veux .
    Populations , entrepreneurs fuyez un pays endetté il vous tient en esclavage.

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