22 mai 2011 3

BCE, prêts bancaires, Grèce et dominos

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques : Banques Européennes

Les prêts généreusement accordés par la BCE posent des problèmes très importants. C’est un sujet que j’ai déjà abordé à plusieurs reprises…


Angela a consenti à accorder des prêts aux Etats en difficulté comme la Grèce, mais elle a toujours refusé de le faire pour sauver des banques de la faillite car elle estimait (à juste titre) que c’était là le rôle de la BCE qui leur prête effectivement à des conditions très avantageuses (à des taux d’intérêt de 1 % !) des sommes très importantes (438 milliards d’euros au 13 mai !) en contrepartie de dépôts de titres (avec en garantie des bons du Trésor en particulier) ce qui correspond à une opération classique de nantissement.



Après le risque de faillite des big banks irlandaises, Angela a accepté que les contribuables allemands leur prêtent une centaine de milliards d’euros (via la zone euro) car les banques allemandes sont très engagées vis-à-vis de ces big banks irlandaises.

Sans l’intervention salvatrice d’Angela, ces banques allemandes auraient pu perdre un certain nombre de milliards d’euros.
Il n’en est pas de même pour la Grèce : les banques allemandes y sont moins engagées. Elle ne veut donc pas intervenir.

La BCE doit procéder le 25 mai à une nouvelle allocation de prêts aux banques mais elle pourrait ne plus accepter en nantissement les bons des Trésors de PIGS, en particulier grecs et portugais, ce qui ferait tomber les premiers dominos de la zone.

Ainsi, Angela pourrait réitérer ce qu’elle a fait à propos des centrales nucléaires : elle pourrait… ne rien faire (et changer d’avis) en ne soutenant plus la Grèce et en laissant la responsabilité de sa chute aux Grecs et à la BCE.
C’est pas moi, c’est lui ! Pour une fois, Jean-Claude Le Tricheur pourrait jouer un rôle positif !

Une fois de plus, le problème majeur de ces cochons de pays du Club Med n’est pas le déficit de ses Etats mais la position nette de ces nations vis-à-vis de l’étranger, c’est-à-dire de l’ensemble des dettes de ces pays, banques comprises.

Cliquer ici pour lire le bilan hebdomadaire de la BCE d’où est extrait le document ci-dessus.
Cliquer ici pour lire un de mes articles au sujet de l’actif de la BCE et cliquer ici pour un autre sur le trésor de 1 000 milliards d’euros de la BCE.

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3 réponses à “BCE, prêts bancaires, Grèce et dominos”

  1. bertrand dit :

    « le problème majeur n’est pas la dette » ok mais tous ces problèmes n’existeraient pas si la dette était divisée par X.

  2. Danoc dit :

    Dans le prolongement de vos brillantes analyses, quelle(s) devise est plus stable et saine que l’euro pour investir?

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