24 juin 2011 1

B-2, € crise, marchés et monétarisme

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

Le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke a encore frappé mercredi : il a fait plonger les cours des actions et l’euro en rappelant que la crise dans la zone euro menace par effet dominos même la croissance des Etats-Unis, ce qui est évident pour tout bon monétariste…

Ces cochons de pays du Club Med (dont la France) ne tiennent pas la route derrière la Germanie : les écarts entre les rendements des bons à 10 ans des Trésors de ces pays par rapport au Bund qui jouent le rôle d’ersatz de monnaies nationales (en pourcentage) sont sur une tendance lourde haussière depuis que les marchés ont anticipé, un peu tardivement l’importance de ces problèmes.

La Grèce est hors de toute réalité (je n’ai pas les données pour faire les graphiques complets). Le Portugal est dans la même situation,
Graphique 1 :

La communauté financière euro zonarde s’est démenée à l’automne 2010 et cet hiver pour tenter de retarder les échéances, en particulier en faisant monter l’euro par rapport au dollar, en vain bien sûr : les écarts ne sont plus tenables depuis la mi-mars lorsque les agences de notation ont abaissé les notes de la Grèce, du Portugal et de l’Espagne.

Cette date marque le début du retour de la défiance des investisseurs qui suivent panurgiquement les avis des agences sans tenir compte des fondamentaux de ces cochons de pays du Club Med.

Il en est de même pour l’Espagne : après un creux trompeur, l’écart remonte depuis la mi-mars,
Graphique 2 :

L’Espagne est dans une situation pire que celle de l’Argentine en 2001.
L’Italie est maintenant dans une situation tout à fait comparable à celle de l’Argentine en 2001 avec une dévaluation potentielle de plus de 70 % par rapport à la monnaie de référence, l’ersatz de deutschemark,
Graphique 3 :

La France n’échappe pas à cette tendance : l’écart par rapport à l’Allemagne tend vers les 25 %, ce qui est en concordance avec la dégradation continue de sa position nette vis-à-vis de l’étranger,
Graphique 4 :

La situation en Grèce n’est pas sauvée par les plans dits d’aide de l’UE et du FMI : les écarts des rendements de ses bons à 10 ans par rapport au Bund baissent un petit peu mais ils restent à des niveaux stratosphériques,
Graphique 5 :

Retarder les échéances, tenter de sauver ce qui ne peut plus l’être, ne fait qu’aggraver le désordre qui va se produire. Pourquoi les Européens ont-ils voulu encore se détruire eux-mêmes en ce XXI° siècle ?

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Une réponse à “B-2, € crise, marchés et monétarisme”

  1. J-Ph GAUTHIER dit :

    Bonjour,

    Quelle méthode utilisez vous pour connaitre le pourcentage de dévaluation correspondant à un spread donné de taux d’intérêt ?

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