27 septembre 2011 12

Crise = danger + opportunité

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

En mandarin (la langue en vigueur en Chine), le mot crise s’écrit de la façon suivante :

Ces sinogrammes sont la combinaison des deux mots français : danger et opportunité, d’après Bei Xu, une économiste chinoise de Natixis qui est manifestement compétente en… chinois.

Une crise est donc toujours une opportunité dans un avenir plus qu’incertain : dangereux.
C’est ce qui caractérise exactement la situation actuelle.

Les fondamentaux ont été rétablis aux Etats-Unis, mais l’occupant de la Maison Blanche broie du noir : « En Europe, ils ne se sont pas complètement remis de la crise de 2007 et ils ne se sont jamais vraiment occupés des difficultés auxquelles leurs banques faisaient face. Cela se conjugue à ce qui se passe en Grèce. Donc ils traversent une crise financière qui fait peur au monde entier  » a-t-il déclaré, et il a raison.

La situation en Europe est irrattrapable, mais des cautères sur une jambe de bois permettront de ne pas sombrer tout de suite, ce qui donnera le temps aux investisseurs avertis, ceux qui voient juste et loin, c’est-à-dire les bons spéculateurs, de valoriser leur patrimoine alors que d’autres continueront à subir des pertes.

Les cours des sociétés américaines sont fortement sous-évalués ainsi que le dollar, à cause de la crise en €URSS, deux bonnes raisons pour saisir ces opportunités, avec des risques certains mais plus ou moins connus et donc maitrisables, ce qui correspond de nouveau à mes offres…

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12 réponses à “Crise = danger + opportunité”

  1. Alain dit :

    Faut il vendre rapidement son immobilier (locaux commerciaux) et se repositionner sur les actions américaines via vos offres ?
    Cordialement.

  2. fanfan dit :

    l’immobilier est dans une bulle énormissime en france …

  3. Helios dit :

    Peut-être que les « bons spéculateurs » finiront la tète au bout d’une pique….

  4. Dawei dit :

    en fait le mot crise en mandarin (langue en vigueur en Chine CONTINENTALE) ne s’écrit pas tout à fait comme cela, mais plutot comme cela : 危机. Le chinois simplifié est utilisé en Chine continentale, à Taiwan en revanche en effet le deuxieme caractère devient 機.

    c’est la combinaison de 危险 et 机会 , weixian pour le premier qui signifie danger, Jihui pour le second, opportunité

    • jp-chevallier dit :

      Oui, mais j’ai trouvé que le chinois simplifié était moins beau que le traditionnel qui fait joli. Et en cette occasion, j’ai appris qu’il y avait beaucoup de langues en Chine, la principale étant le mandarin, en Chine continentale bien sur. Google translate permet à quelqu’un qui n’y connait rien à ce sujet de ne pas trop avoir tort ! Merci pour votre confirmation ! De toute façon, l’idée de crise = danger + opportunité est vraiment excellente !

      • Gaultier dit :

        Je suis tout à fait d’accord avec l’idée d’opportunité dangereuse, mais j’aurais un soucis par rapport à la traduction littérale de 危机 : en fin de mot 机, seul (c’est à dire sans 会) veut dire la machine, et je ne suis pas sûr que l’on puisse le traduire par opportunité. Les exemples les plus simples mais les plus parlant sont 洗衣机、手机,传真机.
        Le premier veut dire machine à laver (on s’éloigne complètement de l’économie pour se rapprocher de la linguistique). La machine à laver est composée du caractère « laver », celui du vêtement, puis la fameuse machine.
        Le second veut dire le téléphone mobile, qui littéralement signifie la machine de la main.
        Le dernier veut dire le fax. 传真 veut dire la télécopie, 机 la machine. La combinaison des trois caractères veut ainsi dire la machine à télécopie, le fax.

        Mais l’interprétation économique est intéressante
        Désolé pour mon retard je viens juste de tomber sur l’article

  5. Yann G dit :

    Les journaleux de la BBC qui se sont fait piéger par un trader amateur.. hahaha… Et la journaliste qui n’en croît pas ses oreilles, hahaha un chef d’oeuvre de nullité journalistique.. Je me demande si cette monstrueuse gaffe coutera quelques têtes à la BBC…

    Heureusement que cela ne s’est pas produit sur une chaîne de Murdoch.

    Bon sinon, autre buzz le CDO squared dont tout le monde parle, y compris Roupini heu… Roubini. Cela devrait être négatif pour l’euro à terme, non ?? Le levier apporté par la BCE étant une gigantesque monétisation de la dette. Comme dirait BA, j’apporte un paquet de merde qui vaut 0 et on dira que cela vaut 100. Grâce à la BCE je pourrais emprunter 200 toujours grâce au même paquet de merde.. Et en plus on dira que ça va sauver le monde de la recession… Yeah fallait y penser..
    Un nouveau concept émerge en finance : la merde tout court ça pue, la merde au carré fait disparaître les mauvaises odeurs !
    Ce sont les tinois qui vont faire grise mine à l’arrivée.. :-) )

  6. BA dit :

    Suite du message de Yann G.

    L’Eurosystème est une institution européenne, qui regroupe la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales (BCN) des États membres de l’Union européenne ayant adopté l’euro.

    Au vendredi 23 septembre 2011, le capital et les réserves sont de 81,481 milliards d’euros.

    Les soi-disant « actifs » de l’Eurosystème sont de 2180,075 milliards d’euros.

    En clair : le capital et les réserves de l’Eurosystème constituent seulement 3,73 % des « actifs » de l’Eurosystème.

    Sur ces soi-disant 2180 milliards d’euros d’ « actifs », combien de dizaines de milliards sont en réalité des actifs pourris ?

    Regardez la rubrique « Titres détenus à des fins de politique monétaire » : 215,905 milliards d’euros !

    http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2011/html/fs110920.fr.html

    Aujourd’hui, l’Eurosystème est devenu une gigantesque fosse à merde.

    Déjà, le jeudi 16 décembre 2010, les dirigeants de l’Eurosystème avaient demandé aux chefs d’Etat de le recapitaliser : les contribuables européens avaient dû payer 5 milliards d’euros pour recapitaliser l’Eurosystème.

    Contribuables, préparez-vous à payer de nouveau.

    Contribuables, préparez-vous à payer pour recapitaliser l’Eurosystème.

  7. Yann G dit :

    Mon cher BA, la réalité est que le contribuable ne pourra pas payer. le projet concocté par nos dirigeants est un CDO squared. Autrement dit, un moyen de leverager l’ EFSF. On multipliera pas 5, grâce à la BCE la capacité d’emprunt du fonds. Le collateral de l’EFSF sont les obligations des pays finançant le fonds. Ces obligations resserviront de collatéral une deuxième fois auprès de la BCE pour obtenir le levier nécessaire qui transformera 400 milliards d’euros en 2 trillions d’euros. Cet CDO squared, est surtout un moyen légal de monétiser la dette sans passer par des votes au parlement des différents pays, et surtout sans violation des statuts de la BCE. Un bon montage en somme.

    Quand l’édifice s’écroulera, personne ne pourra payer… L’argent créé par la BCE ne trouvera pas de contre-partie. Nous sommes bel et bien en présence d’une dévaluation programmée de l’euro. Ce qui aura à terme des conséquences inflationnistes incalculables.

  8. BA dit :

    Peut-être.

    Mais il se peut que les contribuables soient de nouveau ponctionnés pour recapitaliser le système.

    Décembre 2010, ce n’est pas si vieux.

    Lisez cet article :

    « Le contribuable à la rescousse de sa banque centrale.

    Jean-Claude Trichet oblige les pays de la zone euro à renflouer leurs banques centrales en cas de pertes.

    Ce n’est qu’une phrase dans la déclaration finale des chefs d’Etat de la zone euro lors du Conseil européen du vendredi 17 décembre. Mais elle pourrait peser plusieurs milliards d’euros dans les comptes publics des seize états de la monnaie unique.

    Ces dirigeants européens déclarent en effet « être déterminés à garantir l’indépendance financière des banques centrales de l’Eurosystème », c’est-à-dire de la Banque Centrale Européenne (BCE) et des seize banques centrales nationales des pays ayant adopté l’euro, à l’instar de la Banque de France.

    Cela rappelle que les contribuables des seize Etats membres doivent renflouer la banque centrale de leur pays (par exemple les Français pour la Banque de France) si elle n’était plus suffisamment capitalisée pour continuer sa mission.

    Le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, a pris soin de faire répéter cette obligation aux chefs d’Etat lors du dîner du jeudi 16 décembre. Le matin même, il avait acté avec ses homologues du Conseils des gouverneurs de la BCE le doublement du capital de la banque, grâce à une injection de 5 milliards d’euros venant des seize banques centrales nationales (711 millions d’euros pour la Banque de France).

    Jean-Claude Trichet s’inquiète de couvrir les pertes éventuelles qu’encourent la BCE et, par ricochet, les banques centrales nationales de la zone euro, si les obligations de la Grèce, de l’Irlande, du Portugal et de l’Espagne, qu’elles ont achetées pour 72 milliards d’euros depuis mai 2010 pour aider ces Etats membres, n’étaient pas remboursées.

    Dès lors, le contribuable paierait aussi cette note d’une faillite d’un Etat de la zone euro, comme la Grèce ou l’Irlande, jusqu’ici secouru par la BCE et ne pouvant plus rembourser ses emprunts. »

    http://www.latribune.fr/journal/edition-du-2012/economie-international/1091163/le-contribuable-a-la-rescousse-de-sa-banque-centrale.html

    Frank Paul Weber, La Tribune, lundi 20 décembre 2010, page 6.

    Cet article est très important : il montre que la BCE ne pourra racheter les obligations d’Etat des cinq PIIGS que si les Etats acceptent de la recapitaliser au fur et à mesure que son bilan se dégrade.

    Concrètement : la BCE ne pourra racheter les obligations d’Etat des cinq PIIGS que si les chefs d’Etat demandent à leurs électeurs de payer davantage d’impôts pour recapitaliser la BCE.

  9. Magnitude dit :

    Pensez-vous que « les bons spéculateurs », pourraient « valoriser leur patrimoine » en achetant des « Swiss Government Bonds » en CHF ?
    Cordialement

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