6 novembre 2011 14

Interactive Brokers et les courtiers

Rédigé par dans la rubrique Banques : Banques américaines :

IBKR, Interactive Brokers, est le premier (historiquement) et le principal courtier américain spécialisé dans les produits les plus complexes, en particulier dans les options sur différents titres et devises.

Depuis ses débuts en 1977, son fondateur Thomas Peterffy a développé ces activités en utilisant les techniques les plus avancées mises en œuvre par des spécialistes au plus haut niveau de compétence.

Malgré les risques considérables sur ces marchés ultrasophistiqués, cette société n’a jamais connu de gros plantages et elle a traversé sereinement les turbulences financières de ces dernières années car tous ses collaborateurs sont manifestement compétents et savent agir en se couvrant pertinemment face aux risques pris et donc maitrisés.

IBKR n’est donc ni une entreprise ordinaire ni une banque. Son multiple d’endettement est la référence dans ce secteur,

Document 1 :

IBKR2009 Q42010 Q42011 Q12011 Q22011 Q3
Liabilities21,7324,27925,61526,0528,518
Equity4,8764,224,444,594,633
leverage (µ)4,55,85,85,76,2
Tier 1 (%)22,417,417,317,616,2

Son résultat (entouré en vert) montre qu’il est obtenu normalement par son activité de courtier et de teneur de marché (entouré en bleu) avec une rémunération normale de 50 millions de dollars pour ce personnel hautement qualifié (entouré en rouge),

Document 2 :

Cerise sur le gâteau : IBKR est constituée à partir d’un montage complexe de sociétés établies dans le Delaware afin de minimiser l’impôt sur les bénéfices

Il est difficile de faire mieux et même aussi bien dans ce secteur plein de margoulins.

Cliquer ici pour accéder au site d’IBKR et cliquer ici pour lire ses derniers résultats.

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14 réponses à “Interactive Brokers et les courtiers”

  1. Marc dit :

    Il me semble que vous incluez les interets minoritaires dans vos calculs, ce qui est inexact car ils n’appartiennet pas a l’entreprise. Si vous retrachez les interets minoritaires vous avez un ratio mu qui est plutot du genre eleve…

  2. Remy dit :

    Merci pour cet article qui personnellement me rassure sachant qu’ une bonne partie de mon compte de trading est chez eux et que je viens de me faire planter par MFGlobal via WHSelfinvest
    Cependant, concernant IBKR, les fonds sont déposés chez Citigroup Allemagne, du moins pour les clients européens

    Autre point, avez vous déjà procédé à une étude de la BCEE (Banque et Caisse d’Epargne de l’Etat Luxembourg) qui annonce un ratio Tiers1 de 13,1% presque trop beau pour être vrai

    En tout cas, encore merci pour tout le travail que vous faites

  3. Marc dit :

    Monsieur Chevallier ce n’est pas une question d’IS…
    Les interets minoritaires n’appartiennent pas a l’entreprise… En consequence le mu d’IB est beaucoup plus eleve que vous le calculez.

    • jp-chevallier dit :

      Oui, bien sûr, les minoritaires sont à exclure des capitaux propres comme je le fais toujours, mais pas ici : ce sont de faux minoritaires qui appartiennent aux… majoritaires en quelque sorte (pour réduire l’I/S), ce qui est expliqué en justification du rating !
      Ce cas est assez tordu mais je l’ai décrypté correctement après avoir cherché un certain temps l’astuce…

  4. Marc dit :

    Merci pour vos precisions. Donc encore mieux que Swissquote?

  5. BA dit :

    Dimanche 6 novembre 2011 :

    Italie : sans réformes à Rome, la BCE pourrait cesser ses rachats.

    « La Banque centrale européenne (BCE) discute souvent de la possibilité de mettre un terme à ses rachats de titres de dette souveraine italiens au cas où Rome ne mettrait pas en oeuvre les réformes promises », déclare Yves Mersch, membre du conseil des gouverneurs de la BCE.

    « Si nous constatons que l’efficacité de nos interventions est mise à mal par une absence d’efforts des gouvernements nationaux, alors nous devons nous poser nous interroger sur l’effet de ces interventions », déclare-t-il dans un entretien publié dimanche par le journal La Stampa.

    Prié de dire si cela signifiait que la BCE pouvait arrêter d’acheter des obligations italiennes, Yves Mersch, à la tête de la banque centrale luxembourgeoise, répond :

    « Si la conseil de la BCE arrive à la conclusion que les conditions qui l’avaient conduit à prendre une décision ne sont plus réunies, il peut changer cette décision à tout moment. Nous en discutons tout le temps. »

    C’est notamment parce que les rendements des obligations souveraines espagnoles et italiennes avaient atteint début août un niveau jugé difficilement soutenable sur le long terme pour ces pays, à plus de 6 %, que la BCE avait repris son programme de rachats d’obligations.

    Depuis les trois derniers mois, elle a racheté pour quelque 100 milliards de titres, dont plus de la moitié seraient des emprunts d’Etat italiens.

    Vendredi, le rendement des emprunts italiens à 10 ans a atteint un nouveau plus haut depuis la création de la zone euro, à 6,43 % en raison de la défiance inspirée aux investisseurs par le pays, où un vote de confiance à la Chambre prévu mardi 8 novembre pourrait faire tomber le gouvernement de coalition dirigé par Silvio Berlusconi.

    http://www.boursorama.com/actualites/sans-reformes-a-rome-la-bce-pourrait-cesser-ses-rachats-f2de58508f85f607079afd63979e4a01

  6. Lacaze dit :

    Bonjour,

    Un grand merci pour vos articles. Comment expliquer qu’une activité de brokerage soit associée à de tels montants de dettes ?

    Je comprends l’existence d’une dette quand une société est assis sur un actif solide ou quand elle débute mais cela ne semble pas le cas d’IB. Qu’en pensez-vous ?

    Cédric

  7. Les inquiètudes sur les dettes souveraines ne sont pas le seul souci pour les banques : certains actifs exotiques datant d’avant la crise financière de 2008 se rappellent à leurs bons souvenirs ! Article de David Enrich et Laura Stevens du WSJE.7 nov 11
    &
    Ont-ils (enfin) sauvé l’euro ? Foulant aux pieds les plus élémentaires principes démocratiques, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel auraient au contraire perdu toute crédibilité, selon Simon Nixon en page 4 du WSJE.

  8. Yann G dit :

    @Lacaze  » Comment expliquer qu’une activité de brokerage soit associée à de tels montants de dettes ?
     »

    Tout simplement parce que la comptabilité fonctionne en partie double. Pour faire du brokerage, il faut avoir des comptes clients. Les comptes clients sont au passif . Ce que les clients achètent sont des actifs. Actif = Passif.

    Le broker fait sa marge sur les transactions, mais aussi sur la possibilité de levier (argent prêté au client) avec des règles de marge très strictes qui garantissent le broker contre une perte subite (appel de marge)

    Je vous conseille au passage le film sorti hier aux USA : « Margin Call ». Très intéressant..

    Cdt

  9. benj dit :

    est-il possible pour un français qui s’inscrit sur Interactive Brokers d’acheter et de vendre des actions d’une entreprise américaine comme Apple ou Facebook par exemple ?

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