27 décembre 2011 13

En veille + ou – active…

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Non classé

… retour début janvier.
Bonne continuation à tout le monde…

13 réponses à “En veille + ou – active…”

  1. faram dit :

    Merci,
    Profitez bien de ces petits instants de calme…

    Bonnes fêtes!

  2. BA dit :

    Mercredi 28 décembre 2011 :

    Banques de la zone euro : nouveau record des dépôts au jour le jour : 452 milliards d’euros.

    Les dépôts au jour le jour des banques auprès de la Banque centrale européenne (BCE) ont franchi un nouveau record, après celui atteint la veille, selon des chiffres publiés mercredi par la BCE sur son site internet.

    Les banques ont déposé 452 milliards d’euros auprès de l’institution monétaire de Francfort entre mardi et mercredi contre 411,81 milliards d’euros la veille, des niveaux jamais atteints jusqu’ici et qui témoignent des dysfonctionnements sur le marché inter-bancaire.

    Le précédent record remonte à juin 2010, avec 384,3 milliards d’euros de dépôts. Les dépôts avaient ensuite progressivement diminué avant de connaître de nouveaux pics depuis l’été et l’aggravation de la crise de la dette en zone euro.

    http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=ECBLDEPO:IND

    Bonne année, bonne santé.

  3. bertrand dit :

    @ Mr BA…..c’est mieux expliqué sur les echos………à la chute Lheman c’était 9 milliards de dépôt nocturne seulement……quel effondrement de l’économie , rajoutez y les 900 usines fermées , les 90 milliards d’économies à faire que sarko ne dis pas………..pauvres français.

  4. Gilles dit :

    M. Chevallier,
    Que pensez-vous de cet article sur le blog de M. Crottaz? Ne va t-il pas à l’encontre de votre théorie et analyses?
    http://blog.crottaz-finance.ch/?p=8942

    En vous souhaitant de bonnes fêtes de fin d’année.

  5. daredevil2007 dit :

    Mes meilleurs vœux à vous, M. Chevallier et un grand merci pour votre travail pédagogique.
    Au plaisir de vous lire encore et encore.

  6. BA dit :

    L’Eurosystème est une institution européenne, qui regroupe la Banque centrale européenne (BCE) et les banques centrales nationales (BCN) des États membres de l’Union européenne ayant adopté l’euro.

    Au vendredi 23 décembre 2011, le capital et les réserves sont de 81,481 milliards d’euros.

    Les soi-disant « actifs » de l’Eurosystème sont de 2733,235 milliards d’euros.

    En clair : le capital et les réserves de l’Eurosystème constituent seulement 2,98 % des « actifs » de l’Eurosystème.

    Sur ces soi-disant 2733 milliards d’euros d’ « actifs », combien de dizaines de milliards sont en réalité des actifs pourris ?

    Regardez la rubrique « Titres détenus à des fins de politique monétaire » : 273,041 milliards d’euros !

    http://www.ecb.int/press/pr/wfs/2011/html/fs111228.fr.html

    Aujourd’hui, l’Eurosystème est devenu une gigantesque fosse à merde.

  7. LunarSolar dit :

    Bonnes fêtes à vous, M.Chevallier.

    et tous mes vœux à tous les fidèles de ce blog.

    tous sauf les stratégistes heureux de natixis
    et N.Valla ( notre future ministre de l’économie ?) qui a déjà ses entées au ministère de la relance http://www.planderelance.fr/local/cache-vignettes/L270xH180/arton1933-f501b.jpg

  8. BA dit :

    Vendredi 30 décembre 2011 :

    Nomura prône la création d’un nouvel ECU en cas d’éclatement de la zone euro.

    Le courtier japonais Nomura estime que le risque de rupture de la zone euro continue de croître. Trois scénarios possibles se dessineraient alors :
    - une sortie de l’Allemagne de la zone euro, option définie comme « très théorique » ;
    - une sortie limitée à des petits pays (la Grèce et le Portugal par exemple) ;
    - l’abandon de l’euro par des pays de grandes dimensions comme l’Espagne et l’Italie.

    Cette dernière variante déterminerait, selon Jens Nordvig, le rédacteur de l’étude en deux volets, « la fin de la zone euro en tant qu’aire dotée d’une devise qui fonctionne ». Dans ce cas pas si hypothétique, le retour à l’unité de compte européenne (l’ECU, pour « European Currency Unit ») aurait un impact positif pour les grands pays qui lâcheraient la monnaie unique, estime Nomura.

    http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0201817128174-nomura-prone-la-creation-d-un-nouvel-ecu-en-cas-d-eclatement-de-la-zone-euro-269188.php

  9. Amaury dit :

    Pour le prix de l’idiot nuisible 2011, Jacques Attali est un candidat sérieux :

    - Décembre : Attali confiant pour l’Europe : « Si on ne fait que de la rigueur, qui est nécessaire parce qu’il faut se désendetter, on n’aura pas les moyens de croître », a mis en garde l’économiste Jacques Attali, invité vendredi soir d’Europe 1 pour faire une bilan de l’année économique 2011. Et le spécialiste de faire ce constat : « L’Europe est bien mieux que les Etats-Unis. L’Europe a des déficits budgétaires inférieurs à ceux des Etats-Unis. L’Europe a une qualité de vie très supérieure. L’Europe a moins de chômeurs que les Etats-Unis. L’Europe a un niveau de vie supérieur aux Etats-Unis », a-t-il listé. D’où ce diagnostic : « c’est pour ça que l’Europe est dans une position très, très favorable, contrairement à ce qu’on croit ».

    http://www.lejdd.fr/Economie/Depeches/Crise-Attali-confiant-pour-l-Europe-E1-445166/

    - Novembre : « Une chance sur deux pour que l’euro n’existe plus à Noël »

    http://www.20minutes.fr/economie/830370-jacques-attali-une-chance-deux-euro-existe-plus-noel

  10. Amaury dit :

    Interview passionnante de Charles Gave dans la Tribune :

    Zone euro : « nous vivons une tentative de coup d’Etat larvé »

    http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/20111229trib000674390/zone-euro-nous-vivons-une-tentative-de-coup-d-etat-larve.html

  11. Amaury dit :

    Pour le prix de l’idiot nuisible, Christian Noyer est un candidat sérieux :

    « Pour l’économie enfin, l’euro a facilité les échanges commerciaux, la mobilité des personnes et la compétitivité entre pays. »

    « À l’arrivée, l’euro est indéniablement un remarquable succès. »

    « Et dans dix ans, l’euro sera peut-être la première monnaie mondiale. »

    http://www.lejdd.fr/Economie/Actualite/Christian-Noyer-L-euro-remarquable-succes-445508/?from=headlines

  12. H. dit :

    Bonjour,

    Tous mes vœux pour cette nouvelle année qui s’annonce fertile à tout point de vue. Pour se détendre en riant (jaune), rien de tel qu’un petit billet d’H16 comme celui-ci http://h16free.com/2011/12/29/11933-freddie-et-fannie-sont-dans-un-bateau-all-over-again ou comme celui-là http://h16free.com/2012/01/02/11937-2012-lannee-de-toutes-les-monnaies.

    Bonne journée

  13. merio dit :

    Article intéressant sur ces fameux 500 milliards de prêts de la BCV:

    version Mario Draghi

    On lit à peu près tout et son contraire sur l’opération de « prêts à 3 ans et à 1% » lancée par la BCE vers les banques de la zone Euro, poétiquement dénommée « LTRO », Long Term Refinancing Operation. Et bien sûr, la question que tout le monde pose est : « Pourquoi cette LTRO ? Est-ce le début d’une monétisation larvée des dettes de la zone euro ? ».

    Mario Draghi parle pour en dire le moins possible

    Tout d’abord, voyons ce qu’en dit Mario Draghi lui-même (Financial Times, 18/12/2011) :

    MD : The objective is to ease the funding pressures that banks are experiencing. They will then decide what the best use of these funds is (…) »

    FT : Is this Europe’s version of “quantitative easing” ?

    MD : Each jurisdiction has not only its own rules, but also its own vocabulary. We call them non-standard measures. They are certainly unprecedented. But the reliance on the banking channel falls squarely in our mandate, which is geared towards price stability in the medium term and bound by the prohibition of monetary financing [central bank funding of governments].

    Coming back to what banks are going to do with this money : we don’t know exactly. The important thing was to relax the funding pressures. Banks will decide in total independence what they want to do, depending on what is the best risk / return combination for their businesses. One of the things that they may do is to buy sovereign bonds. But it is just one. And it is obviously not at all an equivalent to the ECB stepping-up bond buying.

    Question langue de bois, Super Mario n’a pas de leçons à prendre : « faciliter le financement des banques », « Elles en feront ce qu’elles voudront », « on n’appelle pas ça du quantitative easing chez les gens bien élevés », « les banques pourront acheter de la dette souveraine mais pas nécessairement », etc…

    La LTRO : simple opération classique d’apport de liquidité ? Certainement pas.

    Essayons donc de procéder par élimination : la LTRO « 3 ans – 1% » est-elle une opération de « prêt en dernier ressort classique » ?

    Selon la sagesse des banquiers centraux, incarnée par Sir Mervyn King, patron de la banque d’Angleterre :

    « L’expression prêteur en dernier ressort » est employée par des gens qui (…) ne savent pas de quoi ils parlent (…). Il est clair depuis l’origine que, pour une banque centrale, être prêteur de dernier recours signifie prêter à des institutions bancaires réputées solvables (Ndvb : et qui ont simplement un problème de liquidité). Cela ne peut être fait que contre du bon collatéral, et à un taux d’intérêt pénalisant. Voilà ce que signifie « prêteur de dernier ressort ».

    Il est clair que la LTRO ne répond pas à cette définition : le collatéral exigible peut n’être noté que « Simple A », ce qui est juste correct, et le taux d’intérêt exigé est tout sauf pénalisant. En fait, le taux exigé par la BCE est très inférieur à ce que le marché exigerait d’un placement noté simple A actuellement. En clair, cela veut dire que la BCE ACCEPTE DE PRENDRE A SON COMPTE DANS SON BILAN, POUR TROIS ANS, les risques portés par des placements notés « A » et sur lesquels les banques ont de sérieux doutes (elles veulent donc s’en débarrasser), et permet à ces mêmes banques de rechercher des usages moins risqués et correctement rémunérés pour cet « argent frais » créé de nulle part la BCE… Si tant est que de tels placements existent aujourd’hui.

    Par conséquent, la LTRO ne peut en aucun cas être considérée comme une opération « classique » d’amélioration de la liquidité des placements bancaires. Est-ce un outil de monétisation des dettes souveraines ?

    La LTRO : Pas un outil de monétisation massive des dettes souveraines

    La LTRO risque t-elle de rendre plus facile le placement des dettes des pays périphériques ? C’est improbable. Selon une analyse de TF market advisor, un banquier normalement constitué recherchera à utiliser la LTRO en priorité pour substituer cette modalité de financement contre d’autres plus chères ou plus risquées, puis, seulement, pour éventuellement acheter des bons à moins de 3 ans (il serait suicidaire d’acheter des bons d’une maturité supérieure à la période de remboursement de la LTRO) et d’un rendement correct (c’est à dire nettement supérieur à 1%). Et de ce point de vue, seuls les bons à 2 ans belges, espagnols ou italiens pourraient convenir… Sauf que les banques n’en prendront que si elles pensent que le risque de non remboursement est nul. Seule les plus téméraires se lanceront donc dans l’achat de bons, même de court terme, de pays du « club med », car structurellement, rien n’a vraiment changé chez les PIIGS, et l’on ne voit pas d’où la croissance indispensable pour améliorer la situation pourrait venir.

    Les banques n’utiliseront donc pas, sauf incitation cachée au grand public, les fonds levés par la LTRO pour acheter massivement des bons italiens à 10 ans.

    La LTRO : un Bailout furtif du système bancaire, au risque de ruiner les épargnants

    La LTRO est donc principalement une opération de transfert de risque de portefeuille EXISTANT porté par les banques privées vers la BCE. En clair : un « bailout furtif » de banques qui, sans cela, seraient clairement insolvables. En agissant de la sorte, la BCE est en contradiction avec toutes les règles de bonne gestion des banques centrales rappelées par Mervyn King.

    Il ne s’agit donc pas d’une monétisation des dettes souveraines, mais d’une monétisation furtive d’actifs de banques privées dont la valeur est sujette à caution.

    Naturellement, la BCE espère que, dans les 3 ans, les banques pourront, grâce à une reprise venue d’on ne sait où, se « refaire la cerise », rembourser les sommes empruntées au titre du LTRO, reprendre leur collatéral et absorber les éventuelles pertes sur ces titres grâce aux gains engrangés pendant les 3 ans du deal. Mais que cette reprise ne veuille pas se manifester, qu’un nouveau cygne noir vienne plomber un peu plus les perspectives de la zone euro, alors c’est la BCE qui subira les pertes que les banques commerciales auraient dû porter. Pertes qui seront absorbées par la production Ex Nihilo d’euros tous neufs, ce qui détruira lentement d’abord, puis rapidement ensuite, la valeur de l’épargne européenne…

    Notons que les politiciens, qui n’en sont pas à une contradiction près, affirment souvent qu’il faut « sauver les banques » pour éviter que votre épargne ne soit mise en danger. Et donc, pour sauver votre épargne, il faut la détruire ! Orwellien en diable. Rappelons pour la quantième fois que des banques centrales responsables ont d’autres moyens, respectueux des déposants, pour gérer des faillites bancaires.

    Italian Job 3.0

    En clair, l’Euro Hold Up continue, mais cette fois, grâce à M. Draghi, c’est la banque qui braque les épargnants. Sans doute la version 3 du « braquage à l’italienne »…

    Que cela ne vous empêche pas de passer de joyeuses fêtes.
    ——
    Remerciement à MM. Pierre Leconte, du Forum Monétaire de Genève, et à M. Charles De Smet, compagnon de route de l’institut Hayek, pour leurs explications lumineuses qui m’ont grandement aidé à y voir plus clair.

    Vincent Bénard

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