24 avril 2013 12

Crédit Suisse 1° trimestre 2013

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques : Banques Européennes

En diminuant le montant des capitaux propres des écarts d’acquisition, c’est-à-dire en évaluant ces capitaux propres à leur juste valeur de marché, dite des actifs tangibles, le leverage réel de Crédit Suisse se monte à 31,4 à la fin de ce dernier trimestre, correspondant à un ratio Tier Core 1 réel de 3,2 %, presque au même niveau que celui de la banque des frères Lehman lorsque les méchantes autorités américaines l’ont mise en faillite !

Document 1 :

Crédit Suisse2012 Q12012 Q22012 Q32012 Q42013 Q1
1 Assets1 000,021 043,461 023,29924,28946,618
2 Equity33,58534,77435,68235,49837,825
3 Preferred st-----
4 Goodwill8,3338,6658,6038,3898,584
5 Tangible eq25,25226,10927,07927,10929,241
6 Liabilities974,7681 017,35996,213897,171917,377
7 Leverage (µ)38,63936,833,131,4
8 Tier 1 (%)2,62,62,733,2

Sommes en milliards de francs… suisses.

Document 2 :

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 57 milliards de francs helvètes pour que Crédit Suisse respecte les règles prudentielles édictées par ce bon vieux Greenspan avec un leverage inférieur à 10.

Document 3 :

Le calme légendaire des petits Suisses pourrait être soumis un jour à rude épreuve avec leurs deux big banks too big to fail présentant des risques systémiques considérables, surtout dans l’environnement bancaire délétère de la zone euro.
Pour l’instant, tout va bien.

Cliquer ici pour lire des informations financières sans le dernier rapport financier de Crédit Suisse.

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12 réponses à “Crédit Suisse 1° trimestre 2013”

  1. merio dit :

    Le jour ou CS et UBS feront faillite à cause de leurs leverages je n’ose pas imaginer l’état des banques qui respectaient ce ratio de 11!

  2. BA dit :

    Mercredi 24 avril 2013 :

    A propos de la zone euro, Olivier Berruyer écrit :

    Je rappelle mon analyse : les contraintes nécessaires au maintien d’une monnaie unique sur une large zone sont très lourdes. Aucune zone n’est jamais véritablement optimale, mais une monnaie tient dans un pays car les écarts sont limités, et la volonté populaire de rester ensemble permet des transferts plus ou moins importants de personnes et d’argent.

    La Zone Euro est bien trop hétérogène, et surtout aucune volonté réelle de faire les efforts de transferts financiers entre pays n’existe, raison pour laquelle la quasi-totalité des unions monétaires passées ont échoué.

    L’euro disparaîtra donc probablement ; et comme personne n’a le courage de reconnaître que, bâti avec les meilleures intentions du monde, c’est néanmoins une regrettable erreur technique, péché d’orgueil, sa dissolution sera assez brutale.

    Espérons qu’elle sera assez bien contrôlée, et que d’autres propositions de coopérations européennes se feront alors jour, mais raisonnables, et non bâties sur une lubie « d’États-Unis d’Europe », joli rêve mais bien loin des attentes réelles des peuples.

    Dans ces temps troublés, conserver certains acquis, et construire un tout petit peu plus (en particulier sur le plan social et démocratique) serait déjà un très grand succès… À trop vouloir, à tout jouer à quitte ou double, on finira par tout perdre…

    Olivier Berruyer.

    http://www.les-crises.fr/miscellanees-2013-04-24/

  3. bertrand dit :

    Vos parents savaient très bien que lorsque leur enfant de pauvre jouait avec un enfant de riche….çà se terminait toujours mal……..jusqu’au suicide du pauvre.

  4. MAgaja dit :

    Il a totalement raison, c’est pour cette raison que l’euro n’est viable qu’avec comme contrepartie l’esclavagisme.
    La bétise humaine n’a aucune limite, mais au delà de ça c’est l’incompétence qui n’a aucune limite de nos jours. Les politiciens devraient se limiter à décider sur le choix de faire un rond point ou pas, ou encore de créer ci ou là une école. Au delà de ça ce sont des idiots nuisibles, et même je dirai que ce sont des idiots toxiques ayant une composante morbide.

  5. Gilles dit :

    Si même en Suisse on n’est plus tranquille alors que reste t-il?

  6. BA dit :

    Jeudi 25 avril 2013 :

    Le chômage en Espagne a encore progressé au premier trimestre 2013, atteignant le nouveau seuil historique de 27,16%, avec plus de six millions de sans-emploi, alors que le pays reste plongé dans la récession.

    A la fin mars, l’Espagne, quatrième économie de la zone euro soumise à un effort de rigueur sans précédent, comptait 6 202 700 chômeurs, soit 237 400 personnes de plus qu’au trimestre précédent, selon les chiffres publiés jeudi par l’Institut national de la statistique.

    Parmi les pays de l’Union européenne, le taux de chômage en Espagne se situe juste derrière celui de la Grèce, le plus fort de la région, qui atteignait 27,2% en janvier.

    Dette européenne : Pimco réduit ses positions sur l’Italie et l’Espagne.

    Pimco, premier gestionnaire obligataire au monde, réduit ses positions sur les dettes espagnole et italienne, sans préciser le montant de ce changement, a indiqué mercredi au Wall Street Journal son directeur de la gestion des portefeuilles européens Andrew Balls.

    Cette action intervient alors que les dettes espagnole et italienne bénéficient d’une forte détente de leur taux d’emprunt depuis plusieurs jours. Ces taux, qui évoluent en sens inverse des prix, se situent désormais à leurs niveaux de 2010.

    Cet engouement pour des pays longtemps jugés fragiles résulte de la mise à disposition de liquidités par les grandes banques centrales, occultant pour le moment les problèmes économiques et budgétaires en zone euro, explique M. Balls au Wall Street Journal.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp-00516879-dette-europeenne-pimco-reduit-ses-positions-sur-l-italie-et-l-espagne-561543.php

    Andrew Balls n’est pas sensible à « la mise à disposition de liquidités » par la Banque Centrale Européenne.

    Pourtant, la BCE fait de l’alchimie.

    Depuis cinq ans, la BCE reçoit dans ses livres des centaines de milliards d’euros d’actifs pourris, en provenance des banques privées françaises, des banques privées espagnoles, des banques privées italiennes, etc.

    En échange, la BCE fournit des centaines de milliards d’euros à toutes ces banques privées, par l’intermédiaire de la Banque de France, de la Banque d’Espagne, de la Banque d’Italie, etc.

    En clair : depuis cinq ans, la BCE reçoit de la merde en provenance d’Europe du sud, et elle transforme la merde en euros.

    Mais ça, Andrew Balls ne peut pas le dire, car c’est un homme poli, courtois.

    A la place, Andrew Balls dit : « Cet engouement pour des pays longtemps jugés fragiles résulte de la mise à disposition de liquidités par les grandes banques centrales, occultant pour le moment les problèmes économiques et budgétaires en zone euro. »

  7. Homer dit :

    Lu sur Atlantico :
    « Crise économique : 66% des Français pensent qu’on s’en sortira après 2015″ :

    AH AH AH ! Soyons sérieux : on s’en sortirait donc après 2015 ? Si vite ?? Cela voudrait dire la mort de l’Euro en 2015 ???

    Sans avoir fait l’ENA, le français moyen qui réfléchit un tout petit peu tout seul peut analyser froidement la situation politique : les peuples n’ont plus la main depuis longtemps !

    Par conséquent, l’Euro ne mourra que lorsque l’endettement moyen en Europe sera généralisé à 200% du PIB comme au Japon. On en a encore pour 10 ans avant de remettre les compteurs à zéro.

    Entretemps, vous verrez qu’on finira par les avoir sans les avoir demandés les euro-bonds…

    @ suivre…

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