8 mai 2013 2

Gos banques françaises : 1° trimestre 2013

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques : Banques françaises

Nos quatre Gos banques sont surendettées : elles sont loin de respecter les règles prudentielles édictées par ce bon vieux Greenspan d’un leverage inférieur à 10,

Document 1 :

2013 Q1BPCE-NatixisBNPSté GénéraleCdt Agri GroupTotal
1 Assets1 711,601 907,291 246,302 021,006 886,19
2 Equity71,00987,52449,90771,9280,34
3 TSSDI-7,2417,013-14,254
4 Goodwill7,08610,6266,27614,738,688
5 Tangible eq63,92369,65736,61857,2227,398
6 Liabilities1 647,671 837,631 209,681 963,806 658,79
7 Leverage (µ)25,826,43334,329,3
8 Tier 1 (%)3,93,832,93,4

Sommes en milliards d’euros.

Le total de leur bilan représente presque 3,5 fois le PIB annuel de la France ! … contre les deux tiers du PIB pour les 8 plus grosses banques américaines !

Les mécanos de la Générale et les péquenots qui bricolent avec le crédit ont même un leverage supérieur à celui de la banque des frères Lehman lorsqu’elle a fait faillite.

Les progrès sont infimes par rapport au trimestre précédent : le total de leurs dettes baisse très légèrement et le montant de leurs capitaux propres augmente très faiblement,

Document 2 :

2012 Q4BPCE-NatixisBNPSté GénéraleCdt Agri GroupTotal
1 Assets1 675,921 907,291 250,702 008,206 842,11
2 Equity70,05485,88642,92671269,866
3 TSSDI-7,241--7,241
4 Goodwill6,94910,5916,2914,738,53
5 Tangible eq63,10568,05436,63656,3224,095
6 Liabilities1 612,821 839,241 214,061 951,906 618,02
7 Leverage (µ)25,62733,134,729,5
8 Tier 1 (%)3,93,732,93,4

Par rapport à la fin de 2011, les progrès sont minimes, insignifiants,

Document 3 :

2011 Q4BPCE-NatixisBNPSté GénéraleCdt Agri GroupTotal
1 Assets1 646,101 998,161 181,371 879,506 705,13
2 Equity65,83666,60340,76270,7243,901
3 TSSDI-----
4 Goodwill7,30511,3247,94218,344,871
5 Tangible eq58,53155,27932,8252,4199,03
6 Liabilities1 587,561 942,881 148,551 827,106 506,10
7 Leverage (µ)27,135,13534,932,7
8 Tier 1 (%)3,72,82,92,93,1

Ces Gos banques sont obligées d’emprunter chaque jour actuellement aux alentours de 170 milliards d’euros à la Banque de France par l’intermédiaire des Titres de Créances Négociables (TCN) pour survivre, auxquels il faut ajouter les emprunts qu’elles ont fait auprès de la BCE qui ne publie pas les données par banque…

BPCE-Natixis : 53 milliards
Crédit Agricole : 50 milliards
BNP : 40 milliards
Société Générale : 25 milliards

Dans ces conditions il est compréhensible que le marché interbancaire soit complètement bloqué dans la zone euro.

La crise va encore durer pendant des années a dit Angela.

Les Français sont inconscients des risques qu’ils courent. Ce qui est arrivé aux Chypriotes aurait dû les faire réagir ! … mais ce sont des veaux disait De Gaulle.

Pour l’instant, tout va bien : pas de tsunami.

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2 réponses à “Gos banques françaises : 1° trimestre 2013”

  1. ratel dit :

    Bonsoir.Les PDG de nos Gos banks touchent des rénumérations inversements proportionnelles à la qualité de leurs bilans !

    Le montant de la rémunération variable accordée au PDG de Société Générale, Frédéric Oudéa, a augmenté de 75% en 2012 par rapport à 2011, à 1,19 million d’euros, selon le document de référence de la banque disponible sur son site internet.

    Sa rémunération fixe est restée inchangée à 1 million d’euros.

    Selon le document, la rémunération variable de M. Oudéa sera « entièrement différée et convertie en actions ou équivalents cessibles sur 3 ans entre 2014 et 2016″, c’est-à-dire qu’il ne percevra pas de paiement pour ce bonus en 2013.

    « Le Conseil d’administration (…) a estimé que la direction générale avait très largement atteint ses objectifs fixés en matière de renforcement des fonds propres et de la structure du bilan, de réduction des risques, de consolidation des franchises commerciales et d’adaptation des métiers », indique la banque.

    Société Générale a dégagé en 2012 un bénéfice net de 774 millions d’euros, divisé par trois en raison d’éléments exceptionnels, et vise 1,450 milliard d’euros d’économies entre 2012 et 2015.

    Le directeur général de sa concurrente BNP Paribas, Jean-Laurent Bonnafé, a perçu 1,68 million d’euros de bonus pour 2012, soit une hausse de 40% par rapport à l’année d’avant.

  2. Antoine dit :

    On a envie de vous croire concernant le tier 1 et le gearing mais quelles sont vos sources? Vos méthodes de calcul? Pourquoi vos résultats sont si différents de ceux publiés par les banques elles mêmes? Merci de nous éclairer sur ce point.

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