24 mai 2013 11

PMI : croissance US / récession France (mai)

Rédigé par dans la rubrique Etats-Unis :

Le PMI manufacturier du mois d’avril montre que, en tendance lourde, l’écart entre les Etats-Unis où il est à 51,9 % et la France en récession avec un indice à 44,3 % continue à se maintenir confirmant ce que j’ai déjà écrit à maintes reprises,


Cet indice PMI manufacturier reste aux alentours de 50 en Allemagne.
Tous les fondamentaux (ou presque) aux Etats-Unis sont bons alors que la vieille Europe se saborde dans une merveilleuse décadence.
Les consommateurs français diminuent leurs dépenses, ce qui contribue à faire chuter le PIB. La crise s’accentue.

Pour l’instant, tout va bien : il n’y a pas eu de tsunami bancaire.

Cliquer ici pour voir les données de Markit.

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11 réponses à “PMI : croissance US / récession France (mai)”

  1. N.M. dit :

    Bonjour,

    Une autre source (http://www.forexagone.com/outils-forex/calendrier-economique-forex/pmi-manufacturier-francais-80) donne un PMI actuel de 45.5 pour le mois de mai.

  2. BA dit :

    Vendredi 24 mai 2013 :

    Jens Weidmann souhaite qu’un pays de la zone euro puisse faire défaut à l’avenir.

    Le président de la Bundesbank (Buba), Jens Weidmann, a plaidé vendredi pour qu’un pays de la zone euro puisse à l’avenir faire défaut, une option que les Européens ont à tout prix cherché à empêcher pendant la crise.

    « Avec la crise, nous avons fait très attention à éviter les risques de défaut, par crainte d’un effet de contagion », a expliqué M. Weidmann, réputé pour sa défense stricte de l’orthodoxie monétaire et budgétaire, lors d’une conférence organisée par la Banque de France et la banque centrale d’Allemagne.

    Il a, en revanche, laissé ouverte une telle possibilité à l’avenir.

    « A long terme, nous devons faire en sorte qu’un Etat puisse, en dernier ressort, faire faillite », a relevé le patron de la Buba, ajoutant que cette possibilité était un élément clé pour permettre de discipliner les marchés.

    « C’est pour cela que nous travaillons au fait de découpler les Etats et les systèmes bancaires », a-t-il par exemple fait valoir.

    1- Médaille d’or : la Grèce. Dette publique de 303,918 milliards d’euros, soit 156,9 % du PIB.

    2- Médaille d’argent : l’Italie. Dette publique de 1988,658 milliards d’euros, soit 127 % du PIB.

    3- Médaille de bronze : le Portugal. Dette publique de 204,485 milliards d’euros, soit 123,6 % du PIB.

    4- Irlande : dette publique de 192,461 milliards d’euros, soit 117,6 % du PIB.

    5- Belgique : dette publique de 375,389 milliards d’euros, soit 99,6 % du PIB.

    6- France : dette publique de 1833,810 milliards d’euros, soit 90,2 % du PIB.

    7- Royaume-Uni : dette publique de 1387,436 milliards de livres sterling, soit 90 % du PIB.

    8- Chypre : dette publique de 15,350 milliards d’euros, soit 85,8 % du PIB.

    9- Espagne : dette publique de 883,873 milliards d’euros, soit 84,2 % du PIB.

    10- Allemagne : dette publique de 2166,278 milliards d’euros, soit 81,9 % du PIB.

    http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-22042013-AP/FR/2-22042013-AP-FR.PDF

  3. bertrand dit :

    il faudra aussi qu’il accepte des euros dévalués par pays….patience.

  4. merio dit :

    M.Chevalliez,pouvez vous faire un article sur l’état économique du Japon,qui me semble précurseur des problèmes que les pays occidentaux risque.Merci.

  5. du guesclin dit :

    très bien toutes ces courbes, tous ces graphiques qui nous montrent les conséquences mais sans parler des causes à savoir parmi d’autres le recrutement des entreprises et l’évolution des carrières. Car normalement la France avec tous ces cadres et cadres dirigeants devraient être la première puissance mondiale. Ce qui n’est pas le cas. Pour inverser les courbes des licenciements de masse des responsables dans les tous les secteurs seront à prévoir.

  6. Julien dit :

    @du guesclin : ben en fait, entre ce blog et d’autres sources de la sphère économique, on peut quand même trouver quelques réponses :
    – le secteur privé est ultra productif (n°1 mondial à vrai dire….)
    – sécurité juridique (propriété intellectuelle, copie, spoliation, etc…)
    – infrastructures au top (en dépit des champions de la CGT au Port autonome de Marseille ou de la ponctuelle SNCF)
    – puissance militaire (bombe A) et diplomatique
    – puissance énergétique (80% d’électricité made in nucléaire y’a pas si longtemps + découvertes pétrolières prometteuses au large de la Guyanne…. exploitée à 50% par Shell, évidemment ! Total ? Pourquoi faire ?)
    – puissance spatiale
    – jusqu’en 2004 : pays EXPORTATEUR (puis les capitaux ont commencé à se barrer, la facture énergétique à grimper, le poids des prélèvements sociaux ont flambé, etc…. etc….)

    Les vrai problème sont :
    – le poids des prélèvements sociaux
    – le poids du secteur public sous toutes ses formes (son absence de réforme, son immobilisme tant dans son idéologie que dans son fonctionnement)
    – le pifomètre fiscal pour les particuliers et les entreprises (loi de finances rectificative ?????? ça existe dans combien d’autres pays la possibilité de changer les règles fiscales le 25 octobre d’une année avec rétroactivité au 1er Janvier ???)
    – les IDE en chute libre (merci JPC pour tous les chiffres) et bizarrement, derrière ces chiffres abstraits et asbcons diront certains, et bien l’économie réelle nous le rappelle chaque jour : chômage, chômage, chômage, taxes, taxes, taxes pour maintenir le navire France à flots (tiens, je viens de corriger une faute de frappe que je vous laisse le plaisir d’admirer, elle est révélatrice : j’ai écrit « FRANCRE », je crois que tout est résumé dans ce néologisme involontaire)

    Dans les années 70, la France aurait dû rester ou s’affirmer comme la 3ème superpuissance mondiale.
    Mais non, on a fait du social. Fallait choisir.

    40 ans de consensus mou, de coalition chancelante, de perte d’influence, de milliers de milliards d’euros gaspillés au fil de l’eau…

    Merci à Chirac et Mitterand, les fossoyeurs de la France.

  7. Homer dit :

    « Yakafokoooon … yavékafallaipaaaaaa » … stop le blabla .. des actes ! Montez des boites et dénoncez explicitement le servage moderne de France : 12 millions de retraités et 6 millions de fonctionnaires pour trop peu de productifs ! Les rostbeefs et les yankee au moins eux ont des boll….cks !

  8. Julien dit :

    @ homer : votre yakafokon, appliquez donc le à vous-même. Ne vous inquiétez pas pour ma faculté à créer de la valeur ajoutée, et payer des putains de charges et d’impôts dans ce pays communiste.

  9. DIDIER dit :

    Mon raisonnement suivant est-il juste, amis lecteurs? Je le soumets à votre sagacité.

    Comment un état peut retrouver des finances saines, autrement qu’en limitant ses dépenses: en spoliant ses prêteurs.:
    Cela peut se faire:
    1) en remboursant en monnaie de singe:
    a) planche à billets
    b) politiques inflationnistes
    c) dévaluation
    2) en réquisitionnant des fonds ne coûtant rien (moins que l’inflation)
    3) en annulant une partie des dettes purement et simplement
    4) en étalant les dettes

    Voyez-vous d’autres solutions?

    Point 3: qui prête aux états –> les banques et institutions financières

    En Europe (et pas seulement du Sud) les banques sont trop fragiles pour encaisser de telles pertes.

    Donc annuler les dettes implique nécessairement une prise de contrôle par l’état de ses banques nationales, avec dilution forcée des actionnaires existants ou plus probablement une nationalisation pure et simple.
    La partie domestique de la dette peut ainsi être annulée, partiellement (dilution) ou totalement. (Se prêter à soi-même revient à ne pas se prêter du tout).

    Point 4: on en revient au point 3, mais de manière moins brutale.
    Ce ne peut être qu’une partie de la solution vu les montants en jeu. on le voir bien dans les pays du Sud.

    Utiliser cette solution reviendrait à maintenir les banques nationales en coma artificiel pendant des années.
    Pendant ce temps-là, les banques US se renforceraient et en sortiraient les grandes gagnantes.

    Point 2: c’est évident en France: assurance-vie et Livret A. En cas de crise majeure, le gouvernement n’aura pas le choix, mais le risque politique est énorme.

    Il réquisitionnera le capital pendant X années, au nom de la « solidarité nationale ». Il servira une intérêt façon Livret A, sous l’inflation, pour calmer le bon peuple. A terme, il relâchera le capital qui aura énormément perdu de son pouvoir d’achat.

    Point 1: Avec la structure actuelle de l’Euro, rembourser en monnaie de singe, signifie que l’Euro devient une monnaie de singe.

    C’est inacceptable pour les pays de rentiers, en premier lieu l’Allemagne avec sa population vieillissante.

    Cette solution implique donc de casser la structure à change fixe entre les pays, par un moyen ou par un autre, afin que chaque pays retrouve une latitude dans sa politique monétaire.

    Pour ce faire, il y a la solution directe au niveau de la monnaie, qui est de ré-instaurer un mécanisme de change flottant entre les pays, tout en gardant une ombrelle « EUR », vis-à-vis de l’extérieur de la zone.
    On reviendrait sur un SME ou feu les FEC chinois.

    Le problème de cette solution est qu’elle est politiquement visible. Les gouvernants perdraient la face devant leurs opinions publiques.
    Les populations ne comprendraient pas cela, tant qu’ils ne seraient pas en période de crise aigüe.
    Mais en période de crise aigüe, un tel mécanisme serait plus difficile à mettre en place sous la pression.
    Nos marioles doivent y réfléchir.

    Il y a la solution indirecte, au niveau du crédit aux banques, façon mécanisme STEP..

    J’espère que cela ne sera pas la solution retenue, car cela laisse la politique monétaire aux mains des politiques, avec une opacité totale, anti-démocratique..Je crains que cela n’aboutisse à un désastre pour la démocratie.

    Partagez-vous cette analyse?
    Voyez-vous d’autres moyens en dehors de ces 4 points?

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