26 septembre 2013 12

Un impôt sur l’E.B.E. !

Rédigé par dans la rubrique France :

Le successeur de notre histrion ignare a réussi à faire pire que son prédécesseur en créant ce nouvel impôt sur l’E.B.E. ! Bravo l’artiste !
C’est une première mondiale ! Personne n’avait jamais imaginé auparavant une telle ineptie.

Cet impôt, ramené finalement au taux symbolique de 1 %, pénalise les entreprises qui investissent, donc créatrices de valeur. C’est très exactement le contraire de ce qu’il aurait fallu faire.

Pourtant, tout est simple : les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois de demain, dixit l’ancien chancelier socialiste Helmut Schmidt.

Ce détail montre une fois de plus que l’écart est gigantesque entre les mentalités dominantes en Allemagne et en France qui demeure profondément marxiste en ce XXI° siècle !

***

Logiquement, les entreprises ont intérêt à maximiser leur E.B.E. (l’excédent brut d’exploitation) pour pouvoir supporter les amortissements et les charges financières de leurs investissements.

En les pénalisant à ce niveau, cet impôt nouveau est le pire message envoyé aux innovateurs. Les ignares qui gouvernent en France ignorent manifestement que la croissance dépend d’abord et avant tout des gains de productivité qui dépendent à leur tour en grande partie des innovations.

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12 réponses à “Un impôt sur l’E.B.E. !”

  1. bertrand dit :

    imposer les pertes voilà qui est + intelligent.

  2. Deres dit :

    Mais non, tous les énarques et pipoconomistes français savent très bien que la croissance ne provient que du multiplicateur keynésien sur les dépenses publiques ! C’est pour cela que les dépenses doivent absolument continuer à augmenter dans le budget 2014 et les suivants. Sinon, la croissance va s’effondrer. Seul la sphère publique peut garantir une utilisation raisonnée, solidaire, égalitaire et juste des ressources sur le court, le moyen et le long terme. Vous avez tout faux monsieur. Tout le monde sait cela en France. Vu la crise actuelle (causée par les politiques ultra-libérale ayant eu lieu on ne sait où, menées par on ne sait qui) qui nous touche il est évident qu’une politique différente ne pourrait que nous mener à la catastrophe.

    Le seul débat en France, aussi savoureux que celui des théologiens sur le nombre d’anges tenant sur une tête d’épingle à Byzance avant sa chute, est seulement de déterminer la valeur approximative du fameux multiplicateur keynésien après s’en être servi 50 ans de seul justificatif …

  3. H. dit :

    Bonjour,

    C’est réellement impressionnant. J’avoue rester coi devant une telle inventivité et une telle nocivité. Faut-il vraiment que ces gens-là soient malades? Leur place est plus certainement dans un hôpital psychiatrique qu’à présider aux destinées de ce que fut autrefois un grand pays.
    L’institut Montaigne met en ligne un intéressant simulateur pour comprendre comment la course vers l’abime peut éventuellement être inversée: http://www.financespubliques.fr/. Comme les remèdes à mettre en œuvre sont très douloureux, j’ai bien peur que la messe soit dite et que rien ne pourra l’arrêter désormais. C’est en tout cas le sentiment de Jean-Luc Ginder qui fait part dans cet article d’échéances douloureuses pour ce pays dans un avenir proche: http://www.contrepoints.org/2013/09/27/140587-crise-economique-majeure-sannonce-en-france

    Bonne journée

    • Deres dit :

      Malheureusement, ces gens là savent très bien ce qu’ils font. Ils ne voulaient pas augmenter l’impôt sur les société car :
      – comme c’est un impôts quasi universel, cela se voit très vite dans toute étude économique comparative même simple avec les pays étrangers.
      – nous sommes déjà au taquet et réclamons la hausse des taux plus faibles de nos voisins sans succès (il ne sert à rien de courir plus vite, il faut juste forcer le lièvre à porter un carapace)
      – cela aurait été à l’encontre des pipeaux concernant la fin des hausse d’impôt sur les entreprises

      J’ajoute que comme d’habitude, ils commencent par un impôt « indolore » (1%) et relativement simple (juste un seuil). Cela leur ouvrira une large porte pour « affiner » cet impôt les années suivantes. Le taux pourra être augmenté, une progressivité introduite, le seuil « gentil » transformé en « niche fiscale » méchante, des exceptions créés, etc …

  4. Deres dit :

    J’ajoute que la volonté de pénaliser les investissements interne des entreprises est dans la droite ligne des actions précédente de ce gouvernement. Pour eux l’investissement est nécessairement public via la BPI. les entreprises ne doivent donc pas disposer librement de leur revenus pour les investir. Ceux-ci doivent aller dans la sphère publique de l’Etat stratège, seul apte à décider quels investissement sont nécessaire au pays. ce gouvernement est très cohérent quand on regarde bien, mais unqiuement dans sa marche vers le paradis socialiste.

    • BFA dit :

      Je partage tout à fait votre analyse Dérès et arrive aux mêmes conclusions que vous.
      Ces « gens » élus pour nous représenter, que l’on dit complètement  » mous », « fous », « girouette » et « incompétents », ne le sont pas en réalité. Ils sont dans la logique marxiste et comptent bien l’imposer. Ils sont en train de la mettre en place et en pratique, petit à petit, dans une version nouvelle à la française.

    • Deres dit :

      Le dernier exemple en date est caractéristique. Xavier Niel veut créer un incubateur de start-up gigantesque à Paris. Malgré son assisse monétaire, il ne peut le faire qu’en laissant une partie de l’investissement et du contrôle à l’Etat et à la mairie de Paris. Sans cela, il faut bien comprendre que les start-up concernés n’aurait bénéficié d’aucun soutien public, donc d’aucun argent des banques. De plus, obtenir les autorisations pour des grands locaux dans Paris auraient été tout bonnement impossible. La conclusion est que même les initiatives privés qui persistent sont maintenant clairement sous la coup de l’Etat et des collectivités. Via les PLU, les permis de construire, les autorisations diverses et la main mise sur les investissement, l’économie devient de plus en plus sous le contrôle indirect de la sphère publique. On imagine la catastrophe à terme.

      Le débat actuel sur l’ouverture le dimanche et le soit est caractéristique. On se rend compte en France que tout est interdit sauf dérogation soit du maire, du préfet ou de l’Etat avec des interventions de juridictions multiples, des zonages, des limitations, … Bref, tout est laissé au bon vouloir des autorités qui se délecte de leurs pouvoirs, porte ouverte du clientélisme, des petits arrangements et de la corruption.

  5. olivier dit :

    En tant que chef d’entreprise margeant essentiellement sur les dividendes je peux vous dire que ce n’est pas le pire Mr CHevalier. Penchez vous un peu sur l’acompte d’impôt sur le revenu de 21% prélevé sur les dividendes cette année à la source, pour les personnes pour lesquelles les dividendes étaient mis non pas au PLF mais à l’IR. C’est une catastrophe, une tuerie fiscale, loi que même les inspecteurs des impots ne connaissent pas.
    D’autant que les impôts continuent à prélever les mensualités, et reprogramme les plans de mensualisation pour l’impôt de 2013 sans tenir compte de l’acompte pris sur les dividendes.
    La france a perdu toute raison.

  6. Libre dit :

    La fin est proche car les expédients habituels ne vont plus fonctionner très longtemps…

  7. Du Guesclin dit :

    ignares qui sortent d’hec, de l’ena et de science po et d’ailleurs des trois à la fois. Et qui dès l’âge de 20 ans regardent tout le monde du haut de leur grandeur ; A quant un mister Chance à l’élysée, ce ne serait pas pire

  8. Deres dit :

    Ils sont très forts. D’autant plus que cette nouvelle taxe sur l’EBE ne sera pas déductible de l’IS ! les entreprises paieront don un impôt sur un impôt, grand classique de entourloupes de Bercy depuis la CSG non déductible. Ce mécanisme permet d’avoir des effets multiplicatifs entre les impôts et non simplement additionnels. L’esprit humain qui fait spontanément des additions ne se rend donc pas compte du montant global des prélèvements. Cela revient donc à augmenter de plusieurs % l’IS via ce nouvel impôt qui n’a un % faciale que de 1%. Quand cet impôt sur l’EBE sera augmenté, ce qui est plus que probable, l’effet multiplicateur sera conservé. Cela permettra des ruses du type baisser l’IS de 1% et augmenté celui sur l’EBE de 0.75%, ce qui augmentera les impôts en prétendant les baissr …

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