25 mai 2015 9

Bond des bons

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

Alors que les rendements des bons des Trésors de référence s’acheminaient depuis juillet 2007 vers un Grexit de tous les dangers préludant à de grandes turbulences dans la zone euro se propageant ensuite dans le monde, il a suffi que les gens du FOMC de la Fed fassent comprendre le 28 avril avant leur réunion qu’ils allaient relever leurs taux de base pour que les rendements des bons des Trésors américains et européens bondissent (comme je l’ai écrit précédemment) et restent à ce niveau en attendant la suite,

Document 1 :

Les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans sont sortis depuis le 28 avril de leurs bandes basses correspondant aux craintes d’un Grexit

Document 2 :

et il en est de même pour les rendements du Bund !

Document 3 :

Pour les investisseurs américains, tout se passe comme si ce Grexit ne provoquera finalement pas de grands dommages, aux Etats-Unis du moins comme le montre l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans qui reste à un niveau optimal dans une bande proche mais inférieure à 200 points de base déroutant prématurément de sa trajectoire logique son homologue allemand,

Document 4 :

Comme Janet Yellen l’a encore rappelé vendredi dernier, la Fed veut maintenant éviter les grandes turbulences et même les cycles qu’elle initiait auparavant en maintenant la croissance du PIB à son potentiel optimal sans inflation, ce qui est déjà réalisé depuis 2008,

Document 5 :

Comme je l’ai écrit à maintes reprises, l’euro-crise peut s’accentuer et perdurer sans trop perturber la croissance américaine qui est forte grâce aux bons fondamentaux qui ont été rétablis par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke.
Bien mieux, l’euro-crise freine une croissance américaine sans que la Fed soit obligée de relever pour l’instant ses taux de base et il peut en être de même en cas de Grexit.

Tout est simple.

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9 réponses à “Bond des bons”

  1. BA dit :

    Le 5 juin, la Grèce doit rembourser 302,833 millions d’euros au FMI.

    Le 12 juin, la Grèce doit rembourser 340,687 millions d’euros au FMI.

    Le 16 juin, 567,812 millions d’euros.

    Le 19 juin, 340,687 millions d’euros.

    Total : en juin, la Grèce doit rembourser 1,552 milliards d’euros au FMI.

    Mais il y a un petit problème : la Grèce est en faillite.

    Solution ( ? ) au problème :

    La Grèce va emprunter quelques milliards d’euros supplémentaires au FMI. Ensuite, avec cet argent, la Grèce pourra rembourser 1,552 milliards d’euros au FMI au mois de juin.

    Rappel :

    En tout, la Grèce doit rembourser 32,1 milliards d’euros au FMI.

    Mardi 26 mai :

    Grèce : Varoufakis appelle les créanciers à se mettre d’accord.

    http://www.romandie.com/news/Grece–Varoufakis-appelle-les-creanciers-a-se-mettre-daccord_RP/596779.rom

  2. Glude dit :

    Donc, le discours de la FED est que la croissance va être forte dans un futur proche et qu’elle s’attend à remonter ses taux cette année.
    Pensez-vous que le discours officiel de la FED est en accord avec ses objectifs officiels/officieux?

    Quel est le but de la FED en remontant ses taux?

    • jp-chevallier dit :

      Il ne faut pas que la croissance soit trop forte !
      En augmentant ses taux de base, la Fed renchérit les emprunts, et elle ralentit donc une croissance trop forte et inflationniste…
      mais l’€-crise peut avoir les mêmes effets, ce qui permettrait à la Fed de ne pas augmenter ses taux trop tôt…
      La Fed fait ce qu’elle doit faire, à savoir tout faire pour que les US gardent leur leadership sur le monde !

      • Glude dit :

        D’accord pour la partie 2% et richesse des nations, mais comment fait la FED pour être aussi certaine de la croissance a venir?
        Les taux 0 ne sont ils pas une mauvaise chose a terme en favorisant la mauvaise allocation financière, et donc dangereux pour la croissance?

  3. Nico dit :

    Je suis dubitatif par rapport à cette analyse.

    A l’issue de chaque réunion de la FED, les vice-présidents s’emploient à dire à peu près tout et son contraire, de façon à ne pas laisser paraître de message trop marqué qui entraînerait le « marché » (ou ce qu’il en reste) à la baisse, en particulier côté actions. Je ne vois pas ce qui aurait changé cette fois-ci.

    Et puis les fondamentaux US que vous qualifiez de « bons »… ça laisse songeur quand on voit les chiffres officiels.

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