12 mai 2015 23

Euro folies

Rédigé par dans la rubrique Europe :

La zone euro est une zone de fous de plus en plus fous !
Il est maintenant difficile pour quelqu’un de sensé de pouvoir anticiper logiquement l’évolution des marchés, surtout à cause des décisions imprévisibles des hommes (et des femmes) politiques.

Les rendements du Bund tendaient logiquement depuis le mois de juillet 2007 vers le zéro absolu fin juin en concordance avec un Grexit et la chute prévisible des autres dominos de ces cochons du Club Med, mais un pic gigantesque et a priori irrationnel s’est produit depuis le 27 avril après avoir atteint un plus bas historique 10 jours plus tôt,

Document 1 :

Zoom sur la période plus récente commençant au 1° janvier 2014,

Document 2 :

L’évolution de l’écart entre les rendements du Bund et du Schatz tendait lui aussi vers le zéro absolu pour un autre Grexit possible fin août, dernière limite,

Document 3 :

Pour l’instant, le Grexit n’a pas eu lieu mais c’est la folie douce pour l’instant dans la zone euro où tout est devenu hors normes… alors que l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans reste à un niveau optimal en concordance avec une croissance normale sans inflation

Document 4 :

…ce qui est confirmé par la structure logique des niveaux des rendements de ces bons depuis le début de ce siècle,

Document 5 :

L’euro est une monnaie contre nature qui n’aurait jamais dû exister, qui aurait déjà dû sombrer, qui n’a pas encore éclaté mais qui fait des ravages durables dans la vieille Europe continentale.
Pour l’instant, tout parait calme, comme toujours avant un tsunami.

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23 réponses à “Euro folies”

  1. Glude dit :

    Je ne comprend plus rien… Sauf qu’on va se faire tondre d’une manière ou d’une autre.

  2. ratel dit :

    Bonjour.peut etre que la remontee des taux est une bonne nouvelle.j ai toujours entendu dire que ces taux bas n etaient pas une bonne chose car mauvaise allocation du capital et formation de bulles.changement de politique ou juste une reprise technique that is the question

    • jp-chevallier dit :

      Oui, dans un certain sens… Il y a manifestement de méga délits d’initiés qui ne seront jamais punis, évidemment, Angela ayant accepté de débloquer les 7 md € pour sauver la Grèce pendant qq mois supplémentaires…

      • Alexis Malafosse dit :

        Cher monsieur,

        Si la Gréce est « sauvée » par un prêt voire un don de 7 milliards d’euros, peut on s’attendre à un rebond des bourses européennes à l’annonce de cette « bonne nouvelle » ???

  3. Bertrand dit :

    Tout ce charivari pour 7 mds€ de prêt,pas de cadeau, du prêt bien cher.

  4. Du Guesclin dit :

    je pense que lorsque tous les pays de l’euro auront repris leurs monnaies nationales seuls les Français demanderont à conserver cette monnaie se croyant les plus forts de la planète avec leur modèle de nase. La zone euro se résumera à la seule France. Les heureux zonards seront très contents. Il suffit d’écouter autour de soi.

  5. gmrb dit :

    DTS : Droits de tirages spéciaux.

    Mais quel pays à acheter ( ou pris en pension) les DTS grecs ?

    http://www.zerohedge.com/news/2015-05-12/greece-effectively-defaults-imf-using-sdr-reserves-repay-fund-1-month-countdown-begi

  6. Yann dit :

    Un prêt qui n’est pas remboursé est un don 😉

  7. H. dit :

    Bonjour,

    Une nouvelle fois merci pour ce billet très attendu depuis les évènements de la fin de la semaine dernière.
    L’Euro va connaître une agonie douloureuse et probablement longue.
    Un peu HS mais plusieurs commentateurs laissent entendre que la couronne norvégienne est une monnaie très solide. Dispose-t-on des agrégats monétaires la concernant? Reflètent-ils sa solidité et celle de l’économie norvégienne?

    Bonne journée

  8. H. dit :

    Suite du post précédent:

    Je suis extrêmement dubitatif devant ce mirifique chiffre de 0,6% de croissance pour le premier trimestre 2015. D’aucuns s’en félicitent et voient déjà les prémisses de la fin de la crise qui touche ce pays. Je me pose cependant de vraies questions quant à la réalité de ce chiffre et sur ces modes de calcul. Avec un PMI manufacturier inférieur à 50, si je comprends l’impact positif conjugué de la baisse de l’euro et du prix du pétrole, j’ai du mal à comprendre qui croît (à part mes impôts et le chômage) et qui croire dans ce pays. Au cours de mes conversations ici et là, personne ne me parle d’une éventuelle reprise. La seule chose dont je peux témoigner, c’est que nombreux sont ceux qui sortent des banques pour placer leur argent, à tort ou à raison, sur des produits financiers proposés par des mutuelles (assurance-vie et/ou épargne retraite).

    Bonne journée

    • Deres dit :

      Regarder directement la note de l’INSEE et pas la presse sur les explications de ce chiffre.
      Il n’y a pas de quoi être optimiste dans le détail des chiffres …

      La production et l’investissement sont globalement en baisse.
      Les importations augmentent et les exportations diminuent alors que l’on nous annonce l’inverse à cause de la baisse de l’euro.
      Et le gros de la hausse du PIB provient de la très forte hausse de la consommation d’énergie suite à des températures basses alors qu’elles était plutôt haute au trimestre précédent. ce n’est donc pas une bonne nouvelle puisque c’est une vitre cassé comme dans la parabole de Bastiat …
      La hausse de la consommation publique est aussi plutôt une mauvaise chose.

      Donc vraiment pas de quoi se réjouir !

  9. BA dit :

    A propos de la Norvège :

    En 1980, la dette publique de la Norvège était d’environ 47 % du PIB.

    Aujourd’hui, la dette publique de la Norvège est de 29,5 % du PIB.

    Oui, bon, d’accord, mais les Norvégiens n’ont aucun mérite : ils sont gavés de pétrole.

    En France, on n’a pas de pétrole, mais on a la monnaie unique : l’euro.

    Et ça, ça nous aide vachement.

    A propos de la France :
     
    1978 : dette publique équivalent à 72,8 milliards d’euros, soit 21,2 % du PIB.
    1981 : dette publique équivalent à 110,1 milliards d’euros, soit 22 % du PIB.
    2014 : dette publique de 2037,772 milliards d’euros, soit 95 % du PIB.

  10. cn dit :

    donc il sera plus rentable (rendement) d’acheter des obligations us que européennes

    donc on sort des oblig européennes

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