26 novembre 2017 0

BPCE 3° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques : Banques françaises

Comme je l’ai déjà écrit, BPCE qui est l’usine à gaz créée par le principal collaborateur de notre histrion ignare publie le montant des véritables capitaux propres en concordance avec les règles actuellement en vigueur,

Document 1 :

Les chiffres publiés dans le bilan par BPCE doivent donc être retraités en fonction de ces données pour donner une image fidèle de la réalité,

Document 2 :

Dans ces conditions, il est possible de calculer des ratios qui se rapprochent de la réalité en appliquant les règles internationales.

Le ratio Core Tier 1 réel, c’est-à-dire le rapport entre les capitaux propres et (sur) le total des dettes (du bilan moins les capitaux propres) fluctue aux alentours de 5 % ce qui correspond à un leverage (que l’on peut traduire par ratio de levier) de l’ordre de 20 qui s’interprète de la façon suivante : le total des dettes représente 20 fois le montant des véritables capitaux propres, ce qui correspond à un multiple d’endettement, expression que j’ai adoptée, avec le symbole µ pour simplifier.

Document 3 :

BPCE2016 Q32016 Q42017 Q12017 Q22017 Q3
1 Assets1 209,081 235,241 238,651 238,251 241,70
2 Equity59,83261,46262,63763,04163,856
3 Deductions1,2141,7652,1591,6491,419
4 Goodwill4,3184,3974,4784,3924,337
5 Tangible eq54,355,3565758,1
6 Liabilities1 154,781 179,941 182,651 181,251 183,60
7 Leverage (µ)21,2721,3421,1220,7220,37
8 Core Tier 1 (%)4,74,694,744,834,91

Sommes en milliards d’euros.

Comme je l’ai déjà écrit, Bien entendu, les ratios et multiples de ce tableau sont calculés à partir des actifs qui ne sont pas pondérés des risques car tout actif est par définition risqué, selon les préconisations de ce bon vieux Greenspan, de la BRI, d’Axel Weber, de la Fed, de la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), en conformité avec les accords de Bâle I comme le rapporte entre autres la CRR/CRD IV et le Conseil fédéral de l’Helvétie.

BPCE est donc dans une mauvaise situation car son multiple d’endettement réel, le leverage, reste à un niveau trop élevé alors que pour ce bon vieux Greenspan, le leverage devrait être inférieur à 10 (donc avec un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %) pour respecter les règles prudentielles d’endettement bancaire en vigueur après les turbulences de 2008.

Il faudrait pour cela augmenter les capitaux propres de 54,8 milliards d’euros !

Les banksters de BPCE ne parlent pas évidemment des 25,825 milliards que la Banque de France leur prête généreusement en mettant en pension des titres sous la forme de Titres Négociables à Court Terme (TNCT) auxquels il faudrait ajouter les milliards d’euros que leur prêtent les Marioles de la BCE qui ne publient pas ces chiffres,

Document 4 :

Pour l’instant, ça marche. Tout va bien : il n’y a pas eu de tsunami mais le marché interbancaire est complètement bloqué dans la zone euro.
Heureusement que peu de gens lisent ce que j’écris car ça fait peur !

Le groupe BPCE ne fait plus partie des 30 plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique, les Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales, Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs, du Basel Committee on Banking Supervision (BCBS).

Cliquer ici pour voir les résultats de BPCE d’où sont extraites ces informations,
Cliquer ici pour voir les chiffres des Titres Négociables à Court Terme.
Cliquer ici pour voir mon article précédent sur les résultats de BPCE.

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