25 novembre 2017 2

Crédit Agricole (Groupe), 3° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques : Banques françaises

Pas de miracle ! Nos péquenots du Crédit Agricole n’ont toujours pas compris ce que j’explique depuis des années, à savoir que l’essentiel pour les banques est qu’elles doivent respecter les règles prudentielles telles qu’elles ont été édictées par ce bon vieux Greenspan : un leverage réel non pondéré des actifs calculé avec le montant des capitaux propres réels (les capitaux propres tangibles, sans les écarts d’acquisition ni les autres titres folkloriques), ou son inverse, le ratio Core Tier 1 comme le préconisent aussi la BRI, Axel Weber, l’EBA, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal, la CRR/CRD IV, la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) et le Conseil fédéral helvète.

Ils publient pourtant un tableau montrant que le montant de leurs capitaux réels est de… 77,0 milliards d’euros pour ce dernier trimestre…

Document 1 :

… ce qui est loin du montant des capitaux propres publiés,

Document 2 :

En reprenant les bons chiffres, le multiple d’endettement réel, mon µ, le leverage fluctue toujours aux alentours de 22 ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel autour de 4,5 % pour ce dernier trimestre, sans réelle amélioration par rapport aux précédents,

Document 3 :

Cdt Agric Groupe2016 Q32016 Q42017 Q12017 Q22017 Q3
1 Assets1 765,301 722,801 749,701 741,501 764,60
2 Equity98,198,699,2100,1101,6
3 Deductions10108,88,48,4
4 Goodwill14,313,814,313,816,2
5 Tangible eq73,874,876,177,977
6 Liabilities1 691,501 648,001 673,601 663,601 687,60
7 Leverage (µ)22,9222,0321,9921,3621,92
8 Core Tier 1 (%)4,364,544,554,684,56

Sommes en milliards d’euros.

Il faudrait augmenter les capitaux propres du groupe Crédit Agricole de… 83,4 milliards d’euros pour respecter la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan et alii !

La capitalisation boursière de CASA de 40 milliards d’euros, largement inférieure aux capitaux propres tangibles du groupe (77 milliards, c’est-à-dire la valeur à la casse de la banque) montre que les spéculateurs avisés se méfient de cette bad bank dont le cours peut encore replonger.
Après avoir atteint un pic de 31,5 euros en 2006, son cours est retombé à moins de 3 euros en 2012 sans avoir pu reprendre son niveau de 2001,

Document 4 :

Le ratio P/E élevé de 13 s’explique par une capitalisation anormalement élevée par rapport aux fondamentaux de la banque, le cours de CASA étant maintenu en survie grâce à un taux de distribution anormalement élevé lui aussi de 4,25%.

Comme je l’ai déjà écrit, Les péquenots du Crédit Agricole montrent une fois de plus que le leverage est bien le problème le plus important pour cette banque comme pour les autres, comme je le répète à maintes reprises.
Ce sont les clients et les salariés du Crédit Agricole qui vont renflouer la banque, en espérant que ce ne soient pas… les contribuables.
La grosse différence entre les Etats-Unis et l’Europe, dont la France, est que les autorités américaines n’hésitent pas à flinguer les grandes banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été édictées par les gens de la Fed et en particulier par ce bon vieux Greenspan, tandis qu’en Europe, et surtout en France, les dirigeants des Gos banques font ce qu’ils veulent, et le résultat est catastrophique comme le montre le marché interbancaire qui est totalement bloqué, la BCE étant obligée de s’y substituer, ce qui a des conséquences dramatiques, en accentuant et en prolongeant la crise.
Enfin, nos péquenots qui bricolent avec le crédit ne parlent évidemment pas des dizaines de milliards d’euros qu’ils obtiennent (quasiment gratuitement) de la Banque de France en mettant chaque jour des titres en pension dans le cadre des Titres de Créances Négociables, d’après les chiffres de la Banque de France et d’autres milliards encore de la BCE pour lesquels aucune information n’est donnée.

Tout le reste est mauvaise littérature pour idiots inutiles voire nuisibles qui font confiance à leurs Gos banques.
Pour l’instant, tout va bien : pas de tsunami bancaire.

Cliquer ici pour lire le rapport financier du Crédit Agricole d’où sont tirées ces informations.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur le rapport financier du Crédit Agricole.

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2 réponses à “Crédit Agricole (Groupe), 3° trimestre 2017”

  1. Whoa dit :

    L’AMF, c’est l’Assoce des Mères de France, pour l’Autorité des Marchés Financiers, veuillez consulter Chevallier.biz, pour plus d’informations.

    Attention aux false news … Heureusement, la BCE sur-veille 24h/24 !

    - Elle est ou la marche arrière ?
    - Droit devant !

    Profitons-en, ça ne va pas rigoler longtemps… Bitcoin, à fond la forme !

  2. Whoa dit :

    Spécial pour le Bicoleurs Agricoles du dimanche.

    Pourquoi le Bitcoin impose sa courbe exponentielle, sans presque plus aucune résistance ?

    La fiabilité et la pertinence du blockchain ne se discutent plus.
    - Transferts rapides, quelques dizaines de minutes à frais nuls,
    - Dimension sans frontières des échanges,
    - Frais de paiement inférieurs à ceux des cartes bancaires ou de Paypal,
    - Pas de limite dans les montants transférés,
    - Aucun intermédiaire pour stocker ou transférer des Bitcoin,
    - potentiel d’utilisateurs en milliards d’individus connectés.
    - Anonymat des transactions.
    - Sauvegardes et protections contre les défaillances étatiques. (nombreux en ce moment)
    - Plus grandes stabilités des cours en rapport avec le nombre d’utilisateurs. (pas avant 2-3 ans)

    Les vendeurs n’ont aucun intérêt à vendre leurs Bitcoins actuellement.
    Avec une progression à 3 chiffres de certaines cryptomonnaies, la caisse d’épargne n’a plus de raison d’être.
    Ne demandez plus une augmentation de salaire, achetez votre patron.

    La puissance du P2P et des réseaux sont sous-estimés.
    Le buzz des réseaux P2P écrit l’histoire depuis plus de 10 ans.
    La technologie numérique suit toujours la loi Moore. (Gravure des processeurs actuelle 8 nano !)
    Les restrictions volontaires (hard & soft) sont pénalisantes et improductives.
    La concurrence des technos numériques n’est pas prise en compte.(Chine, Russie)
    Les Algorithmes ouvrent de nouveaux horizons insoupçonnés( AI).
    Les flux et l’information ne sont plus contrôlables.
    Les GAFAM, et autres NSA-CIA même unies, n’y peuvent pas grand-chose.
    L’évolution et le temps pour l’humain n’ont qu’un sens. (la marche arrière n’existe pas)
    Le présent démultiplié offre une dimension d’une puissance insoupçonnée.
    L’humain est dépassé.
    La mutation des réseaux reste imprévisible.

    Les Banques Centrale deviennent impuissantes.
    Les États démocratiques sont en faillites.
    Les dirigeants ne sont pas à la hauteur des enjeux.
    Le discourt et les faits des dirigeants sont divergents.
    Les lois ne règlent rien, la justice devient arbitraire et impuissante.
    Les réglementations actuelles sont contre-productives.
    Les paradis fiscaux sont l’œuvre et la conséquence des États et des mafieux.
    La monnaie n’a pas d’odeur, pas de couleur, pas de patrie.
    Les Banques sont malhonnêtes.
    Les financiers sont corrompus et corrupteurs.
    Les intérêts négatifs détruisent le capitale et l’épargne.
    Les dettes sont insupportables.
    Les taxations favorisent les concurrents déloyaux.
    Les multinationales suivent leurs propres logiques en fonction de leurs intérêts.
    Valeurs et Richesses ne sont pas communes.
    Le pouvoir ne se partage pas.
    Le système récupère le plus offrant, quoi qu’il advienne.

    Peu importe nos critiques sur tous ces sujets, le résultat est là :
    Bitcoin $ 9000.
    Bitcoin cash $ 1600.

    De nombreux rebondissements sont à prévoir, un monde se meurt, un autre est déjà là et la Vie suit son cours…

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