20 février 2018 2

Citigroup 4° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques : Banques américaines

Citigroup est depuis le 1° trimestre 2015, la première et la seule grande banque de la liste des Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales (Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs) à (presque) respecter la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan car son leverage réel est à 10, correspondant à un ratio Core Tier 1 réel proche de 10 % (en légère dégradation par rapport aux trimestres précédents) et sans tricher,

Document 1 :

Citigroup2016 Q42017 Q12017 Q22017 Q32017 Q4
1 Assets1 792,081 821,881 864,061 889,131 843,06
2 Equity205,867208,723210,766208,381201,334
3 Preferred st19,25319,25319,25319,25319,253
4 Goodwill21,65922,26522,34922,34522,256
5 Tangible eq164,955167,205169,164166,783159,825
6 Liabilities1 627,121 654,671 694,901 722,351 683,23
7 Leverage (µ)9,869,910,0210,3310,53
8 Core Tier 1 (%)10,1410,119,989,689,5

Sommes en milliards de dollars.

La performance est absolument remarquable !

Après l’analyse de la situation réelle des banques européennes plombées par leurs encours douteux plus que douteux qui sont en fait des pertes réelles importantes mal camouflées et non comptabilisées, l’examen des bilans des banques américaines sur ce problème confirme parfaitement ce que j’ai écrit précédemment…

En effet, Citigroup, comme les autres banques américaines enregistre les prêts à leur juste valeur à l’actif, ce que ne font pas du tout les banques européennes !

Ainsi, les prêts accordés, sont enregistrés en net, Total loans, net à l’actif, c’est-à-dire en brut moins les provisions pour pertes, Allowance for loan losses,

Document 2 :

Conclusions :

1 / La comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

2 / Ainsi, pervers, les Américains ont laissé faire les autorités bancaires européennes, qui, sous la dépendance de leurs banksters, n’ont pas réussi à leur imposer de comptabiliser leurs actifs à leur juste valeur.

3 / Le plus extraordinaire est que la nomenklatura euro-zonarde a réussi à entretenir une propagande telle que personne n’a mis en évidence cette gigantesque tromperie !
En effet, aucun journaleux, aucun analyste financier ou autre (expert) comptable n’a dénoncé ces pratiques comptables condamnables.

C’est effarant ! Je n’en reviens pas !
Pour démontrer cette gigantesque tromperie, il faut certes un minimum de connaissances de base mais qui ne dépassent pas le niveau élémentaire.

Comme je l’ai déjà écrit, mais sans entrer dans ces précisions :
Il est très instructif de constater qu’en Europe, les dirigeants des big banks too big to fail ont réussi à faire adopter des réglementations absconses qui les arrangent, en particulier avec ces actifs pondérés des risques.
Comme les Européens lambda ne comprennent rien à ces problèmes bancaires fondamentaux, personne (ou presque !) ne réagit comme il aurait fallu le faire.
Pour l’instant, tout va bien, enfin presque, apparemment, en Europe
.

Les générations à venir se demanderont comment 300 millions d’euro-zonards auront pu se laisser avoir par ces banksters et leurs dirigeants politiques, et comment se fait-il qu’ils n’aient pas réagi d’eux-mêmes !

Cliquer ici pour lire le dernier rapport financier de Citigroup.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur cette banque.

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2 réponses à “Citigroup 4° trimestre 2017”

  1. Bertrand dit :

    Les cata n’arrivent qu’a la fin d’un processus , quand c’est too late.

  2. polo dit :

    Information intéressante dans les echos .fr : le plus grand hedge fund du monde ( bridjewater ) mise 22 milliards contre Europe, plus les mises en garde de monsieur chevalier ça vas chauffer en 2018

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