5 juin 2018 30

Target 2 pour les nuls, Italexit et €-crash, suite mais pas la fin !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

Quelques compléments s’imposent à propos de mon article précédent…

Tout est simple, très simple et même archi simple pour ce qui concerne ce Machin qu’est Target 2… à condition de raisonner correctement.

En effet, une monnaie est… une monnaie !
Une monnaie, c’est d’abord et avant tout un moyen pour faciliter les échanges dans une communauté humaine évoluée dans laquelle une division du travail s’est développée pour en augmenter la richesse comme il en a existé depuis plus de 5 000 ans.

Ainsi par exemple, environ 150 monnaies coexistaient en Suisse vers 1850. Ces monnaies étaient locales, c’est-à-dire qu’elles circulaient dans des zones réduites couvrant l’essentiel des échanges habituels qui étaient de voisinage car les relations avec des partenaires plus lointains étaient rares.
Hors de chacune de ces zones, une autre monnaie était en usage.

Depuis que les nations se sont développées et stabilisées, chaque grande nation a sa propre monnaie, et inversement, à chaque monnaie correspond une nation (et une seule).
Ces relations sont biunivoques.
Ce sont là des principes irréfragables
.

Ces 150 monnaies helvètes ont disparu et il ne subsiste évidemment qu’une seule monnaie en Suisse. Il est évident pour tout le monde que les francs émanant d’un canton ont le même pouvoir libératoire (d’échange) que ceux d’un autre canton.
Idem aux Etats-Unis (d’Amérique !) entre les Etats fédérés et même entre les banques centrales (des districts) de la Fed (le Federal Reserve System) et ailleurs.

Inclure dans un système monétaire une clause de non-consolidation entre différentes entités est inconcevable, impensable, inimaginable (comme l’a fort justement dit en d’autres circonstances Jean-Claude Le Tricheur, ce qui est bien la seule déclaration intelligente qu’il ait faite), un non-sens, contraire à toute logique économique et monétaire élémentaire.

Et pourtant, la nomenklatura euro-zonarde l’a fait !

Il s’agit là d’une clause léonine : l’un des partenaires dominants (en l’occurrence l’Allemagne) s’attribue la part du lion, c’est-à-dire des avantages indus au détriment des autres qui ne disposent pas des informations ou des connaissances qui leur auraient permis de défendre normalement leurs intérêts, à savoir le bon peuple de ces cochons de pays du Club Med qui en sont les premières victimes, en attendant pire encore.

Une clause léonine n’est pas nulle : elle est réputée non écrite.

Manifestement, l’économiste Paolo Savona qui est la pierre angulaire de l’Italexit du nouveau gouvernement italien a dû faire les mêmes analyses que moi et il va en tirer les mêmes conclusions : en tant que ministre des Affaires européennes, il enverra un grand coup de pied au… QE des Marioles de la BCE pour le plus grand plaisir des électeurs qui ont porté au pouvoir ce gouvernement !

Donc, ce sont au moins 400 milliards d’euros que n’auront pas les Teutons qui peuvent aller se faire voir chez les Grecs qui seront eux-aussi très contents de bénéficier de cette bonne nouvelle, ainsi que les autres cochons de pays du Club Med.

Restent les 2 300 milliards d’euros de dettes publiques.

Les Italiens pourront bénéficier du fruit de leur travail (avec un peu d’abandon de créances) car ils sont globalement très performants, même en étant encore dans l’euro-système.
En effet, la balance des transactions courantes de l’Italie est bénéficiaire depuis le mois de mars 2013 et en progression
,

Document 1 :

Hors de cet euro-système létal, ils auront un turbo dans leurs Ferrari, Maserati et autres Lamborghini !

Au passage, il apparait que la France reste toujours en déficit, quel que soit le gouvernement en place.

Target 2 n’est en fait qu’un indicateur qui met en évidence la scandaleuse pompe à fric que constitue l’euro-système en faveur de l’€mpire germanique, ce qui est confirmé aussi par sa balance des transactions courantes qui est toujours en progression sur des sommets toujours plus hauts,

Document 2 :

Pour rappel : quand les Italiens paient en euros des produits made in Germany, les fournisseurs allemands reçoivent ces euros, point.
En réclamant en plusse plus de 400 milliards d’euros, ils veulent non seulement le beurre, mais aussi l’argent du beurre, la crémière et sa fille !
C’est tout ?

Cette histoire de Target 2 est une histoire de fous.
Je pense qu’à la suite de mes articles, de plus en plus de personnes commencent à le comprendre.

Pour les personnes qui feraient encore confiance aux analyses de la nomenklatura euro-zonarde dont celles des gens de la Banque de France et de son Gouverneur, je rappelle que les leurs ont déjà été jugées nulles par la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris le 29 septembre 2015, parties civiles poursuivantes : Christian Noyer et Banque de France.
Cliquer ici pour (re)lire l’article relatant leurs exploits.

Finalement, ils ne sont peut-être pas aussi nuls que ce qu’on pourrait imaginer car, faire croire à des millions d’Euro-zonards de telles inepties, soit il faut être très fort (c’est-à-dire très intelligent), soit il faut que ces millions d’Euro-zonards soient de parfaits idiots lobotomisés.
Je penche pour la seconde solution.

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30 réponses à “Target 2 pour les nuls, Italexit et €-crash, suite mais pas la fin !”

  1. josick dit :

    Finalement, Target 2 c’est comme un système de cumul de pseudo ristourne à paiement différé !

    Suis italien. J’achète une Mercedes pour 20 mille euros, de combien je fais monter le target2 en faveur de l’Allemagne ? De 2000 euros ? Supposons ! C’est donc comme si le vendeur m’avais fait une ristourne de 2000 euros sans laquelle, peut-être je n’aurai pas acheté l’objet convoité…. Mais mais, c’est une pseudo ristourne car si je quitte le système, l’on va me demander de la payer… alors que je n’aurai pas acheté cette voiture si d’entrée j’aurai eu à la payer…

    L’on m’aurait donc appâté avec un faux-prix pour ensuite me réclamer la différence ? Ce n’est pas acceptable !

    Question 1 : puis-je poser le problème en ces termes, comme je viens de le faire ?

    Question 2 : 2000 euros de targets pour l’Allemagne pour une dépense italienne de 20 000… Quel est la véritable proportion ? Peut-on poser le problème en ces termes ?

  2. Rod dit :

    Une fois de plus, super article ! Une précision cependant. Vous écrivez qu’il ne reste plus qu’une seule monnaie en Suisse, c’est sans compter sur le franc WIR.

  3. Homer dit :

    Pour faire simple, Monsieur Chevallier, ne peut-on pas dire que Target2 est l’arbre qui cache la forêt… ou dit autrement : le château de carte qui tente de dissimuler ET le Ponzi ET la bestialité d’un projet qui veut faire de l’humain (à la place de la monnaie) la variable d’ajustement du système productif … ?

  4. grouik dit :

    La hausse des taux devient aussi inévitable en Europe(tirée par celle des US).Et alors on ne pensera meme plus a target 2 tellement ça sera plus que pire pour l’euro!Ne pas compter sur les politiques italiens pour faire ce qu’ils ont promis,ce sont les leçons du passé

  5. milton dit :

    Trop fort !
    Pour la conclusion, c’est des très intelligents qui gouvernent des bulot cuits.
    Et la finalité est que les intelligents se remplissent les poches.
    Rien d’anormal pour des pourritures socialistes.
    Mais les bulots cuits demanderont toujours plus à leurs bourreaux !
    Donc finalement les intelligents continuent.
    C’est hýper simple.

    • josick dit :

      @Milton… « Les bulots cuits demanderont toujours plus à leurs bourreaux ! » En fait les uns ont été et restent des enfants martyrisés directement ou indirectement, héritant de cela. Les autres ont pris la place des adultes martyrisant, se drapant dans une pseudo-élégance et intouchabilité. Malheur à celui qui ose se rebeller… Les vaches doivent rester bien gardées. Note : il me faudrait lire « L’enfant sous terreur » d’Alice Miller, ouvrage reçu en attente…

      Les uns, plutôt celte dominateurs, les autres gaulois….

       » De là à penser que les colons sont les Celtes et les barbares, les Gaulois, cela paraît logique. Comme cela se fit plus tard pour les Francs, les descendants des Celtes se sont très probablement perpétuées dans la classe dominante, celle des chevaliers armés et à cheval dont parle César, les Gaulois étant le peuple ordinaire, tout au moins dans un premier temps, au temps des grands princes celtes. » Emile Mourey

      Mon « structure administrative d’occupation par l’intérieur », prend relief avec une telle expression…

  6. Artiste dit :

    Certe,L’italien a bien payé mais il a payé à sa banque centrale et Porsche a été payé par la banque centrale allemande donc la BC allemande détient une créance sur la BC italienne et c’est cela qu’ilfaut solder en cas de sortie de l’euro.oui ou non.

    • Clément dit :

      J’en suis là aussi.

    • Kevin dit :

      Non Artiste, je ne pense pas que cela fonctionne comme tu le dis.

      Si je reprend ton exemple, grosso modo l’italien qui achète une Porsche paye avec sa banque italienne. Sa banque italienne envoie l’argent à la banque centrale italienne, qui l’envoie à la banque centrale européenne, et c’est cette dernière qui renvoie l’argent à la banque centrale allemande, qui transmet la somme à la banque de Porsche qui se charge de créditer le compte de Porsche. C’est un système centralisé de distribution et de comptabilité.

      L’italien ne doit rien en plus aux allemands, il les a payé. En revanche, s’il a acheté sa voiture allemande à crédit et que ce sont des allemands qui détiennent le titre de créance, alors dans ce cas il doit encore de l’argent aux allemands. Mais ces possibles détenteurs ne sont pas forcément Porsche.

      Bref, à moins que ce soient les allemands qui prêtent de l’argent aux italiens pour qu’ils leurs achètent des produits, les Italiens ne doivent rien aux allemands.

      Ça va ? :)

      • Artiste dit :

        Non, la banque centrale européenne ne rentre pas en jeu seule les BC italienne et allemande sont concernées.

        • Kevin dit :

          Il me semble que la BCE rentre dans le système, mais je te laisse le bénéfice du doute. Quoiqu’il en soit cela ne change pas la validité de mes propos précédents.

          Je pense que c’est la sémantique des « créances » qui pose problème.

  7. AL2018 dit :

    Un grand Merci à vous, M. Chevallier pour votre talent de pédagogue !
    Faîtes nous plaisir en participant à une émission de Jovanovic ! Comment se fait-il que l’on ne vous a pas déjà invité sur Boursorama ou sur d’autres chaînes ?:-)

    Si les Allemands semblent réclamer ces fameux 400 milliards – après avoir vendu tant de lamborghini et autres ferrari, alors qu’elles leur ont été payées -, c’est parce qu’ils ont bien évidemment prêtés ces milliards en retour aux cochons des pays du club Med !

    A défaut de disposer d’un mécanisme de transfert d’argent entre membres de la zone euro, l’indicateur Target 2 a d’ailleurs sans doute été conçu dans cet esprit, à savoir permettre d’évaluer l’ordre de grandeur des montants que chaque membre pourrait prêter aux autres membres de la zone, sans mettre en péril sa propre économie.

    A l’évidence seule l’Allemagne peut jouer le rôle du créancier, tous les autres pays s’appauvrissant. Mais doit-on blâmer les Allemands pour ça ? L’Allemagne semble avoir privatiser le marché de la dette… Mais l’a t-elle fait consciemment ? Chacun a compris que lorsque l’on ne vend que de la feta, notre solde Target2 ne peut être que dans le rouge :)

    • milton dit :

      Il n’y a encore pas si longtemps JPC était autant considéré que le Christ Cosmique ;)
      Je suis très heureux de constater que de plus en plus de gens vont d’eux même vers l’intelligence.
      C’est finalement peut être un bon signe pour notre avenir. Resteront les bulots cuits. Pour eux même un transfert de mémoire ne fonctionne plus.

  8. crouze dit :

    Combien de temps cette histoire de fou peut-elle encore durer ? Pourquoi constate t’on une sorte d’accélération concernant les montants TARGETS ? Cela veut il dire que l’Euro est de plus en plus sur-évalué pour le club med ? ou bien de plus en plus sous évalué pour les teutons ? ou bien les deux ?

  9. Nico dit :

    Bonjour à tous,

    Je suis un petit indépendant qui fait dans l’import – export, j’achète mes marchandises en USD et les revends en EUR. Le cours USD/EUR et donc très important pour moi car quand j’achetais à un cours de 1.38 Dollar pour 1 EUR en 2014, je me suis retrouvé à 1.08 Dollar pour 1 EUR en 2016. La perte de revenu étant assez importante même pour des petites sommes avec lesquelles je travaille.

    Mon combat permanent est donc d’acheter des USD au bon moment pour pouvoir acheter moins cher mes marchandises.

    Le problème en ce moment, c’est qu’avec le futur €crash en préparation et tout le reste qui suivra cela est compliqué de savoir quand acheter.

    Mon point de vu :

    Du côté Allemand, un € bas leurs permets d’être compétitif à l’export donc d’améliorer leur balance commerciale. Donc je ne vois les vois pas se battre pour remonter le cours de l’€ ( qui est sous évalué…)

    Du côté Trump, un USD faible est bon pour l’export aussi d’autant qu’il veut relancer le « Amercaine First », mais il y a tout un tas de produit qu’il sont obligés d’importer ( notamment électronique pour l’industrie auto qu’il souhaite aussi relancer)

    La taxe qu’il impose de 25% sur l’acier serais sans doute un moyen de faire remonter la sous évaluation EUR et Yen / USD sans toucher au cours du dollar !?

    Je souhaiterai savoir votre avis la dessus et en même temps, en cas d’€crash le cours de l’€ est censé s’effondrer, mais serait il plus judicieux d’acheter pour moi des USD en prévention ( pour mes futurs commandes ) ou du CHF ?

    Lequel des deux risque de plus évoluer avec tout ca ?

    Merci d’avance de vos points de vue sur le sujet,

    Bonne continuation et gardez la pêche…

    • Hervé dit :

      Normalement, l’euro devrait continuer à baisser vis-à-vis du Dollar.
      Mais je ne suis pas expert.

    • Mc ben dit :

      Nico, les monnaies vont revenir a leur valeur intrinsèque à savoir la valeur du papier. Pas tout de suite car ca prendra quelques années. Le mieux est de passer par des monnaies stables : CHF, SEK… ou carrément de l’or seule monnaie par nature

  10. Nico dit :

    En même temps, ce matin a cette heure ci :

    Les taux de beaucoup de pays montent ( ALL/USA/ITA/FR/POR/ESP…) en même temps,
    Les cryptos montent aussi
    Les devisent montent aussi
    et les bourses stagnent mais aussi en positif

    Quel cause pour tout ca ?

    • milton dit :

      Pour les cryptos c’est juste une question de volume d’achat. On « devrait » bientôt rentrer en forte hausse. C’est obligé !!!

  11. Nico dit :

    Taux à dix ans :

    - USA :+1.05%
    - ALL : +20.33 %
    - UK : +4.36%
    - Suisse :+114.89%
    - Italie :+5.11%
    - Portugal :+3.02%
    - Espagne : +5.25%
    - France : +12.88%
    - Grèce : +1.55%
    - Pays bas : +13.49%

    à 12h00 Heure France

  12. Mc ben dit :

    Je suis aussi d’avis sur le 2ème choix. On peut mesurer le nombre de gens qui ont compris : ceux sont les humains asseliniens

  13. milton dit :

    Un exemple pour illustrer les news et des bulots cuits en action.

    Lot-et-Garonne: Elle surprend un homme nu chez elle, empoignant son chien

    http://flip.it/AOad_s
    Quand je vois les news en France, je retourne lire JPC, unique endroit civilisé.

  14. josick dit :

    Sans l’Euro, le Deutsch Mark se serait de beaucoup envolé et acheter une Mercedes aurait paru bien cher aux italiens, ceux-ci de se rabattent sur leurs marques nationales, faisant ainsi tourner leur économie.

    Avec l’Euro, les voitures allemandes de paraître plus abordables aux italiens, ceux-ci d’en acheter plus, ce qui du même coup fait moins tourner leur économie.

    Donc avec l’Euro, les italiens d’être plus en mesure d’acheter allemand… mais si ensuite les italiens quittant l’euro doivent financer l’avantage (la différence target) qui leur a permis d’acheter allemand… se tirant du même coup une balle dans le pied en faisant moins tourner leur économie… cela revient à se faire « baiser » deux fois…

  15. milton dit :

    Petite précision utile. L’Allemagne possède des très bonnes voitures et une industrie au top. Des jeunes qui travaillent et une économie libérale. Un budget d’Etat excédentaire.
    Si l’on compare cela avec la France l’Euro n’excuse pas la médiocrité. Les pigs sont des pigs. Des gros communistes baveux.

  16. milton dit :

    Voilà ce que la presse mainstream nous dit sur le BTC et les banques centrales.

    Pourquoi le bitcoin n’est pas l’avenir de la monnaie

    http://flip.it/gwXNEC

    Le Bitcoin est effectivement limité en quantité, mais l’on peut avoir un paquet d’unités aprés le zéro.
    De plus sa valeur de ce fait pourrait très bien monter à 500000€ ou plus du fait de sa rareté.

    Mais dire que la ruine imposée par les banques centrales c’est le mieux que l’on puisse faire…
    Faut il etre prof pour débiter des conneries sans que personne ne réagisse.

  17. josick dit :

    @Milton (Je vois bien que tu t’ennui, je vais donc te donner du grain à moudre)
    Eh bien c’est justement parce que je cherche à mettre de l’ordre dans mon histoire personnelle que j’ai été en mesure de comprendre aussi simplement les choses. Par ailleurs, en économie de ne pas me risquer, de faire dans l’esprit fixe. Là, en m’exprimant, je me suis risqué.

    Quitter une liaison déséquilibrée ne se fait jamais sans menace, celui profitant de la situation voulant que cela perdure. Deux exemples :

    1°) J’ai vécu une histoire similaire au film « La chèvre » de Pierre Richard. Ayant passé des mois avec la petite dernière Hélène du pdg d’IBM-France, je me suis absenté un week-end retrouvant une Hélène en crise. Après 3 nuits blanches, tentant de la contrôler, j’ai appelé son père à l’aide. Celui alors de me dire alors que je n’avais rien demandé que, vu mon dévouement, je n’avais plus à m’en faire pour mon avenir, qu’il allait être assuré. Des années après, sa fille venant faire coup sur coup deux tentatives de suicides dont je l’avais sauvé, j’annonce au père que je vais la quitter. Là il m’informe que mon travail dans son entreprise est conditionné à ma présence avec sa fille. Je lui rappel alors sa promesse. Il se fâche et me met sur le champ à la porte. J’étais très content d’avoir ainsi énervé celui qui avait été pdg d’IBM-France et qui avait été pressenti pour remplacer Yvon Gattaz alors patron des patrons, patron du Medef. Hélène s’est suicidée 11 ans après mon départ.

    2°) J’ai travaillé à la Banque de France… Si, si… Deux fois deux mois pour la hotline Word et comme durant mes pauses j’ai fait un logiciel d’étiquette qui a vraiment plu (depuis 10 ans on attendait quelque chose de la sorte), il a été diffusé sur les 6000 postes de la BdF. Ensuite, passage pour un contrat (le 3ième au même prix) de 8 mois dans l’équipe Hermès développant le poste informatique des 400 tops manager de la BdF, accessoirement d’être responsable du bon démarrage du poste Reuter du Gouverneur, alors Jean-Claude Le Tricheur comme dirait JPC. J’étais sur une ligne budgétaire de 2500 frcs la journée, les gens me sous-traitant prenait 50% -bénéfice net- et je payais mes charges sociales sur le 1250 frcs me revenant. Dans l’équipe Hermès, nous étions 5 dont un comme moi, indépendant, mais lui embauché en direct à la banque sur une ligne budgétaire de 4500 francs la journée. On partageait tous les deux le même bureau et il me semblait payé à ne rien faire. Lorsqu’il a fallu connecter mon logiciel au gros système, ce fut à lui de jouer, mais j’ai dû faire le job, découvrant alors un bug sur le tout nouveau réseau national, ce qui a fait suspendre une facture de 1,8 millions de francs. Évidemment, pour un 4ième contrat, j’ai demandé à toucher plus. C’est alors qu’on m’a fait état d’arme à feu, l’un des 2 dirigeants s’entrainant un week-end sur deux aux armes à feu, et que j’avais donc intérêt à rester dans les clous. Je suis parti malgré le harcèlement téléphonique qui a suivi pour me faire rester.

    Que se passe-t-il maintenant lorsqu’on arrive à quitter une relation déséquilibrée ? Eh bien, suivant mon expérience, on tombe dans le pire (ainsi avec mon ex) ou alors tout nous fait barrage (refus et retrait de permis de construire sur un permis de construire pourtant purgé de tout recours, interdiction préfectorale de reprendre la ferme parentale).

    La BdF, c’était pour moi en 1994. En 2011, amorce d’une nouvelle famille… Nous sommes en 2018 et pour le travail c’est pour moi resté galère… avec pourtant une lumière au bout du tunnel… en écho à ce qui autrefois à fait le fondement de la civilisation (pour faire écho à la chute d’un de tes commentaires).

    Donc 22 ans de no man’s land pour avoir refusé de faire perdurer une situation déséquilibrée, laquelle doit prendre sa source dans mon enfance… On peut comprendre qu’il y a hésitation à faire le pas. Pour un pays, cela doit être de même, le premier pas étant d’en prendre conscience…

  18. josick dit :

    @Milton Tu dis que les pig doivent être foncièrement mauvais, communistes dans l’âme…

    Je les comparerais pour ma part à des enfants maltraités depuis longtemps… L’empire germanique faisant office du parent maltraitant, d’apparaître alors avec une industrie au top… Effectivement lorsqu’on travaille plus que les autres car on a faussé les mécanismes du marché, l’on prend alors plus d’expérience et l’on a plus de force financière pour faire bien.

  19. milton dit :

    La seule sortie est la mort. La réalité ne serait pas supportable.
    Quoi de pire que de mourir dans le déni de la réalité.
    La France va crever d’être un mensonge. Une imposture.

  20. milton dit :

    L’Allemagne n’a rien faussé. La France a forcé son entrée dans l’Euro en espérant y diluer sa médiocrité. En France l’on dit méchante Allemagne, méchante Suisse, méchantes économies libérales. La France doit sortir de cette torpeur. Victime et martyre du méchant Kapitalizm.
    Elle est surtout victime de son communisme. L’EU est une extension de ce collectivisme destructeur. L’Allemagne a donc raison d’en profiter. De même, nos élus, fonctionnaires, syndicats (et l’ensemble des parasites) profitent de leur système collectiviste. Tant qu’il y aura du sang à sucer. Viendra un jour où il faudra bien mettre les cartes sur la table. J’attends ce moment avec impatience.

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