L’essence de la croissance : USA

L’essence de la croissance, c’est la création de richesses dans les nations, ce qui profite à leurs habitants, merci Adam Smith.

Cette création de richesses dépend de bons fondamentaux.
Le premier pilier des Reaganomics, c’est l’argent sain, qui est visible dans les agrégats monétaires.

Malheureusement, le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a fait supprimer la publication des chiffres de la masse monétaire M3 dès son entrée en fonction à la tête de la Fed, ce qui prive toutes les personnes en dehors de cette institution de cet instrument d’analyse indispensable dont disposent les seuls gens de la Fed, ce qui leur permet de mener sereinement leur politique monétaire gagnante.

Toutefois, il est possible d’obtenir des indications sur l’agrégat M3-M2 en prenant les chiffres des disponibilités de certaines entreprises américaines.
Ainsi par exemple un document de Statista montre que les disponibilités (le cash) des 5 entreprises américaines qui en ont le plus se montent à… 500 milliards de dollars !

Document 1 :

Une grande partie de ces 500 milliards se trouve en dépôt à la Fed via des banques, ce qui a conduit la Fed à faire circuler cet argent en rachetant des titres (la QE).

A priori, il s’agit d’argent gagné, d’argent sain, c’est-à-dire d’argent obtenu par des clients qui ont payé leurs services.
La grande richesse de l’Amérique (et des Américains, des Etats-Unis), c’est celle de ses entreprises.

Pour ce qui concerne l’agrégat M2-M1 correspondant à l’épargne de ces Américains, une amélioration est observable depuis le début de cette année 2016 : son augmentation (d’une année sur l’autre)… diminue légèrement

Document 2 :

… ce qui signifie que ces Américains dépensent davantage, ce qui stimule la croissance qui devrait augmenter de 1,6 % d’une année sur l’autre soit de 2,3 % en ce 2° trimestre par rapport au précédent en taux annualisé,

Document 3 :

Toutefois, l’épargne de ces Américains est encore trop importante : plus de 2 000 milliards de dollars sont en excédent par rapport aux 40 % du PIB qui devraient être la norme historique à ne pas dépasser,

Document 4 :

C’est le temps des grandes turbulences initiées par le bombardier furtif B-2…

Document 5 :

… surtout depuis ce début de l’année 2016,

Document 6 :

Les fondamentaux des Etats-Unis sont bons car l’argent y est resté sain, ce qui n’est pas le cas des autres pays dans le monde où s’est développée une hypertrophie dans un agrégat monétaire car leurs dirigeants ne maitrisent pas du tout le monétarisme.

Ainsi, pour la première fois depuis l’après-guerre, la Fed peut mener une politique monétaire contrapunctique par rapport au reste du monde, ce qui ne peut qu’y accentuer le désordre.

Tout est simple, pour tout monétariste normalement constitué…

6 réflexions sur “L’essence de la croissance : USA”

  1. M. Chevallier, j’ai lu qql part que 200 des 215 milliards de cash d’apple étaient logés dans des paradis fiscaux ou états plus cléments au niveau du fisc (Ireland)

    Ces 200 milliards ne sont pas dans les caisses de la FED sinon Apple aurait du payer 60 milliards d’impôts

      1. Pour Tim Cook CEO d’Apple : le taux d’imposition des sociétés des États-Unis est beaucoup trop élevé.
        En précisant : « Under the current U.S. corporate tax system, it would be very expensive to repatriate that cash. »

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