Bank of America 2° trimestre 2018

Même en prenant en considération les écarts d’acquisition qui se montent encore à près de 70 milliards de dollars, Bank of America monte sur la troisième marche du podium du classement des Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales (Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs), avec un leverage réel de 12,90 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 7,75 % en légère amélioration par rapport au trimestre précédent,

Document 1 :

Bank of America2017 Q22017 Q32017 Q42018 Q12018 Q2
1 Assets2 254,532 283,902 281,232 328,482 291,67
2 Equity270,987272,459267,146266,224264,216
3 Deductions33,31429,92329,73432,44530,393
4 Goodwill68,96968,96868,95168,95168,951
5 Tangible eq168,704173,568168,461164,828164,872
6 Liabilities2 085,832 110,332 112,772 163,652 126,80
7 Leverage (µ)12,3612,1612,5413,1312,9
8 Core Tier 1 (%)8,098,227,977,627,75

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Document 2 :

Bank of America, comme les autres banques américaines enregistre les prêts à leur juste valeur à l’actif, ce que ne font pas du tout les banques européennes !

Document 3 :

Ainsi, les prêts accordés, sont enregistrés en net, Loans net of allowance à l’actif, c’est-à-dire en brut moins les provisions pour pertes, Allowance for loan losses.

Document 4 :

Comme je l’ai écrit précédemment, la comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

Cliquer ici pour lire le document financier de Bank of America d’où sont tirés ces chiffres.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur cette banque avec d’autres informations.

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