1 janvier 2018 19

Tous mes meilleurs vœux pour 2018

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France, Monétarisme

Je présente tous mes meilleurs vœux pour 2018 à toutes les personnes qui lisent mes articles sur mon site…

L’an dernier, j’avais formulé des vœux optimistes qui se sont réalisés, du moins pour ce qui concerne la politique menée par le Donald.

Cette année 2018 devrait entrer dans l’Histoire comme étant celle de l’€-crash qui devrait se produire… enfin !
Ce sera là la confirmation (tant attendue) des analyses de tous les monétaristes normalement constitués.

La nomenklatura euro-zonarde va continuer à faire de la résistance, comme les communistes de l’URSS avant sa chute.

S’il est possible d’analyser les problèmes économiques et de prédire l’évolution de certains indicateurs, les réactions des dirigeants politiques et économiques sont imprévisibles, hors de toute logique économique élémentaire, ce qui aggravera les difficultés des malheureux Euro-zonards.
Tout deviendra alors possible, et imprévisible.

Cet €ffondrement produira des dommages collatéraux particulièrement graves et durables dans la vieille Europe continentale.

Cliquer ici pour lire ce que j’ai écrit l’an dernier pour mes vœux de 2017.

29 décembre 2017 15

BCE : l’€-crise s’accentue !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

J’ai relevé hier que les Marioles de la BCE ont eu de grandes difficultés pour boucler leur bilan vendredi dernier mais la situation est plusse pire encore quand on prend en considération l’évolution de l’écart (Spread) entre les moyens de financement (billets, dépôts et administrations publiques) et (moins) l’essentiel des actifs (prêts et titres) qui fait apparaitre clairement que cette situation nette se dégrade à chaque exacerbation de crise : après la chute de la banque des frères Lehman, après la première €-crise 2011-2013 et… maintenant au point d’atteindre des valeurs négatives pour un montant record de 69 milliards d’euros au bilan publié hier 28 décembre !

Document 1 :

Le plongeon (au cours de ces deux dernières semaines) est impressionnant, d’autant plus qu’il s’accompagne d’un financement de 11 milliards d’euros par la planche à billets pour la seule semaine dernière !
Beaucoup de bad banks de la zone sont en très grandes difficultés, ce qui met maintenant en grandes difficultés les Marioles de la BCE dont le total du bilan se monte à près de… 4 500 milliards d’euros !
Toute cette histoire d’euro est de la pire folie, et ça va finir mal, très mal.

Cet écart est le résultat d’une part d’actifs de la BCE constitués pour l’essentiel de prêts à des banques pour 800 milliards d’euros (!) qui seraient en faillite si les Marioles ne les leur prêtaient pas (quasiment gratuitement), et par des titres

Document 2 :

… et d’autre part de moyens de financement par les dépôts de banques en retour à la BCE, des billets émis par la fameuse planche et des prêts accordés par de mystérieuses et anonymes administrations publiques déjà surendettées qui ne peuvent plus prêter davantage,

Document 3 :

Normalement, les banques centrales ne doivent pas prêter à des banques dites commerciales de leur ressort.
La Fed ne prête pas à des banques commerciales, mais elle bénéficie au contraire de dépôts considérables de la part de telles banques qui ont des disponibilités elles-mêmes considérables du fait que les familles américaines et les ménages en ont également pour des montants historiquement record.

S’il est légitime que les banques centrales achètent et vendent des titres (des bons du Trésor national), elles ne doivent le faire que pour des montants normaux, c’est-à-dire relativement faibles, et surtout en les finançant par leurs capitaux propres, ce qui est loin d’être le cas de la politique monétaire menée par les Marioles de la BCE.

Jusqu’à présent, ils finançaient leurs actifs par une grosse cavalerie qui faisait illusion, mais ce n’est même plus possible maintenant car les banksters ne peuvent plus déposer à la BCE l’argent qu’ils reçoivent d’elle !

Il est quand même étonnant que personne (à part quelques rares énergumènes) ne cherche à savoir comment ces Marioles de la BCE financent leurs actifs.
Certes, il faut comprendre et savoir interpréter les bilans de la BCE mais ce n’est quand même pas un exploit surhumain.

Pour l’instant, tout va bien, personne (ou presque) ne se rend compte de ce qui est en train de se préparer.
Avant un tsunami, la mer est toujours belle et calme. Seuls les éléphants (les bons spéculateurs) le sentent venir.
L’année 2017 devrait bien se terminer mais il ne devrait pas en être de même pour 2018 !

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28 décembre 2017 5

€-crise, la Fed, le Donald et la courbe des taux

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Les membres du FOMC n’ont pas sauvé l’€-crise lors de leur dernière réunion du 13 décembre ni l’adoption de la réforme fiscale voulue par le Donald qui n’a entrainé qu’un sursaut éphémère de l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans,

Document 1 :

Comme je l’ai écrit précédemment, cet écart est revenu dans la zone que j’ai indiquée, plongeant vers le zéro au plus tôt fin février et au plus tard fin août prochains

Document 2 :

à cause de l’€-crise qui devrait donc se produire après l’été prochain, entrainant dans la foulée une récession aux Etats-Unis début 2020,

Document 3 :

Cependant, tout peut évoluer plus vite : les rendements des Notes à 10 ans peuvent plonger de 100 points de base en 3 ou 4 semaines comme ils l’ont déjà fait en pareilles circonstances début 2016,

Document 4 :

Dopé par la réussite de la baisse du taux de l’impôt sur les bénéfices des entreprises à 21%, le Donald ne va pas faire de cadeaux à la Kaiserin de l’€mpire germanique ni au Mignon poudré !
2018 s’annonce bien…

***

Aujourd’hui, jeudi 28 décembre, les Marioles de la BCE ont publié leur bilan arrêté vendredi soir.
Des banksters de la zone ont encore retiré 42 milliards d’euros pour terminer l’année sans faire faillite et les administrations publiques qui prêtaient généreusement des centaines de milliards aux Marioles ont été obligées de récupérer 25,5 milliards pour terminer l’année sans faire défaut,

Document 5

Pour boucler leur bilan, les Marioles ont été obligés de faire tourner la planche à billets en fournissant 11 milliards d’euros aux malheureux Euro-zonards et en empruntant 66,5 milliards à des étrangers, mais sans les enregistrer en tant que dettes !

Heureusement, c’est la période des fêtes de fin d’année comme on dit, donc, ça n’intéresse personne.

***

Des dépêches commencent à rapporter que certaines personnes ont remarqué cette tendance à l’aplatissement de la courbe des taux, en particulier Neel Kashkari, président de la Fed de Minneapolis qui a justifié son refus de voter en faveur d’une hausse des taux.
Il a déclaré : « Bien que la courbe ne se soit pas encore inversée, le marché obligataire nous dit que le risque de récession augmente« .

Par ailleurs, Christopher Low, chef économiste de FTN Financial a relevé que « Depuis 1950, chaque récession a été précédée d’une inversion de la courbe des taux« .
A l’image de la plupart des analystes, l’économiste n’anticipe toutefois pas une inversion avant 2019, et une récession aux Etats-Unis « début 2020″ dixit une dépêche awp/afp.

Tout ceci confirme mes analyses précédentes, cliquer ici pour lire celle du 17 décembre dernier.

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20 décembre 2017 14

BCE = grosse cavalerie de la bad bank des banksters et création monétaire

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

Les Marioles de la BCE financent leurs actifs par une grosse cavalerie, donc avec de l’argent non gagné, c’est-à-dire de la création monétaire à haute dose comme je l’ai déjà montré lors du lancement de la quatrième série de prêts à long terme sur quatre ans (TLTRO II) fin mars dernier.
Cependant, cette création monétaire est pire encore, mieux camouflée, plus difficilement décelable, démonstration ci-dessous…

Les actifs des Marioles de la BCE sont passés de 680 milliards d’euros lors du lancement de l’euro à… 4 472 milliards au dernier bilan arrêté au vendredi 15 décembre !

Document 1 :

Au pays des Bisounours, aucun journaleux ni aucun bonimenteur (dans le genre expert financier, analyste, stratégiste…) n’a demandé aux Marioles comment ils finançaient leurs actifs !
Ça n’intéresse personne, sauf de rares énergumènes…

Pour l’essentiel, ces actifs sont constitués de prêts à… des banques qui ne peuvent pas survivre sans ces prêts (rubriques 5 et 6 de l’actif) à hauteur de 820 milliards d’euros, et de titres (rubrique 7 de l’actif) pour 2 656 milliards,

Document 2 :

Le rôle d’une banque centrale n’est pas de financer les banques de son ressort mais de les surveiller pour qu’elles puissent se financer elles-mêmes en respectant les règles prudentielles d’endettement.

Comme après la première €-crise de 2011-2013 les Marioles de la BCE avaient abusé de ces prêts, ce qui ne fait pas sérieux, ils ont changé de politique par la suite en finançant ces banques en manque de liquidités en leur rachetant petit à petit des titres, au fil des semaines, dans le cadre de leur politique monétaire dite du QE2 (Quantitative Easing).

Comme les Marioles de la BCE ont peu de capitaux propres, ils ont financé ces actifs d’abord par un peu de planche à billets (Banknotes), puis par des dépôts (ici Liabilities) en retour de la part des banques !
Là se trouve en fait la grosse cavalerie : en fait, les Marioles prêtent de l’argent aux banques à condition qu’elles déposent en retour cet argent à la BCE… en jouant sur les dates de valeur !
Il s’agit là d’une pure création monétaire
qui porte finalement sur des montants considérables.

Elle se voit mal sur les bilans hebdomadaires car les variations d’une semaine sur l’autre sont très variables.
En effet, lorsque le bilan est difficile à équilibrer, les Marioles font appel à de mystérieuses administrations publiques anonymes (General Government) déjà surendettées qui leur prêtent 300 à 400 milliards d’euros !

Document 3 :

Le résultat de ces acrobaties comptables hautement condamnables mais pas condamnées est que ces actifs sont ainsi à peu près financés de semaine en semaine,

Document 4 :

Cependant, la différence (l’écart, Spread) entre les moyens de financement (billets, dépôts et administrations) et (moins) les besoins de financement (prêts et titres), fait apparaitre clairement que la situation nette se dégrade à chaque exacerbation de crise : après la chute de la banque des frères Lehman, après la première €-crise 2011-2013 et… maintenant au point d’atteindre des valeurs négatives au bilan publié hier 19 décembre !

Document 5 :

En effet, beaucoup de banques de la zone euro vont avoir des difficultés à passer d’une année sur l’autre, et les Marioles ont de ce fait beaucoup de difficultés à boucler leur bilan le vendredi soir.

Ainsi, le 12 milliards de titres acquis dans la semaine finissant le 15 décembre…

Document 6 :

… ont été difficilement couverts car des banques qui ont retiré 44 milliards d’euros dans la semaine pour pouvoir survivre,

Document 7 :

Les Marioles de la BCE ont donc été obligés de demander 34 milliards à des administrations publiques et 21 milliards à d’autres non-résidents tout aussi mystérieux et anonymes pour boucler leur bilan vendredi dernier !

Les acrobaties comptables et financières à grande échelle, ça marche un temps mais pas tout le temps !

***

La structure du bilan de la BCE n’a rien à voir avec celle de la Fed qui ne prête pas d’argent à ses banques qui au contraire regorgent de disponibilités qui sont placées en dernier ressort à la Fed qui a fait circuler cet argent en achetant des titres !

Ces problèmes monétaristes (monétaires et comptables) sont particulièrement mal analysés par ailleurs…
Beaucoup de malheureux Euro-zonards ressentent que quelque chose ne va pas quelque part mais ils ne savent pas très bien ce qui se passe.
Cet aspect de création monétaire est assez difficile à déceler et à comprendre.

Cette création monétaire dans la zone euro atteint actuellement un point critique.
Elle n’a qu’une antériorité (mal) connue, celle de l’Allemagne de l’entre-deux-guerres (cf. le dernier livre de Pierre Jovanovic)
mais avec une grosse différence : elle ne passe pas pour l’essentiel par la planche à billets mais par des prêts et des dettes qui ne respectent pas les règles de gestion prudentielles.

Cliquer ici pour lire mon article sur la cavalerie des Marioles de la BCE lors de la quatrième série de prêts à long terme sur quatre ans (TLTRO II).

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17 décembre 2017 27

€-crise, la Fed et le Donald, festina lente

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Ce qu’on voit, ce sont les cours des actions qui montent. Tout le monde (et pas uniquement celui de la finance) en parle.
Ce qu’on ne voit pas, ce sont les variations de la courbe représentant l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans qui plonge inexorablement depuis début 2011,

Document 1 :

Ces variations sont pourtant très importantes car elles révèlent des tendances lourdes et longues qui ne peuvent pas se renverser brusquement et qui sont une des conséquences de l’€-crise en gestation.
On voit ainsi apparaitre clairement des cycles qui se succèdent. Les interprétations sont les suivantes…

Au départ de cette période commençant en 2000, la courbe représentant l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans est au plus bas, la courbe des taux est dite inversée (en valeurs négatives), c’est-à-dire que les membres du FOMC ont relevé le taux de base de la Fed (sur lequel se basent les taux courts) au-dessus de celui des rendements des Notes à 10 ans (qui sont la référence des taux longs) pour faire éclater une bulle qui s’était développée dans les sociétés liées à internet.
Cette bulle a effectivement éclaté un an plus tard, en 2001, en provoquant la chute des dot-com et une petite récession.

Pour relancer la croissance, les membres du FOMC ont ensuite baissé le taux de base de la Fed, ce qui a fait augmenter l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans dont la courbe le représentant a bondi pour atteindre un sommet en 2003.

Document 2 :

La croissance étant restaurée, une nouvelle bulle monétaire s’est alors développée dans l’agrégat M3-M2 car les banksters ne respectaient plus les règles prudentielles d’endettement (un leverage inférieur à 12).
Une fois encore, les membres du FOMC ont relevé le taux de base de la Fed au-dessus de celui des rendements des Notes à 10 ans pour faire éclater cette nouvelle bulle : la courbe des taux s’est alors inversée à l’été 2006, ce qui a provoqué la Grande Récession qui a commencé un an et demi plus tard en octobre 2008.

Une fois encore, pour relancer la croissance, les membres du FOMC ont baissé le taux de base de la Fed au plus bas, ce qui a fait augmenter l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans dont la courbe le représentant a donc bondi pour atteindre un sommet en 2010.

Par la suite, les membres du FOMC ont voulu briser ces cycles et ils ont été en mesure de le faire car les fondamentaux de l’économie des Etats-Unis étaient restaurés : l’argent était redevenu sain, sans hypertrophie monétaire, ce qui est le premier pilier des Reaganomics, dixit Arthur, Laffer.
Ils pensaient contrôler la croissance en contenant l’inflation en maintenant l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans (dans la bande des 3 %) et ceux des Notes à 2 ans (dans la bande des 2 %) dans la bande d’équilibre des 100 à 150 points de base (bande verte),

Document 3 :

Cependant, la création monétaire qui s’est développée dans la zone euro a contrarié ces plans : dès le début de l’été 2011, la crise dans la zone euro s’est exacerbée au point de menacer la croissance américaine (des Etats-Unis), ce qui a fait plonger les rendements des Notes à 10 ans.
Les autorités euro-zonardes ont réussi à endiguer cette première manifestation de crise en dépensant des centaines de milliards d’euros.
En conséquence, les rendements des Notes à 10 ans ont rejoint leur tendance longue en janvier 2014 mais comme les causes de l’€-crise n’ont pas été supprimées (car la création monétaire a continué), les rendements des Notes à 10 ans ont recommencé à chuter immédiatement.

Pour éviter que les rendements du Bund tombent en territoire négatif (avec pour conséquence un €ffondrement), les membres du FOMC ont sauvé l’euro-système lors de leur réunion du 28 avril 2015, ce qui a permis aux rendements des Notes à 10 ans de presque rejoindre leur tendance longue en juillet 2015, mais une fois de plus, comme les causes de l’€-crise n’ont pas été résorbées (car la création monétaire a encore continué), les rendements des Notes à 10 ans ont recommencé à chuter.

Enfin, c’est l’élection surprise (pour ses adversaires et pour les mauvais spéculateurs) du Donald qui a fait rebondir les marchés américains et par voie de conséquence les marchés européens, ce qui a encore donné un répit à l’euro-système mais une fois de plus, comme les causes de l’€-crise n’ont pas été résolues (car la création monétaire a inexorablement continué !), les rendements des Notes à 10 ans ont recommencé à chuter !

Après ces trois premiers plongeons et leurs trois sauvetages plus ou moins miraculeux, le quatrième plongeon qui est en cours devrait se poursuivre jusqu’à son terme, c’est-à-dire un €ffondrement comme le montre la courbe représentant l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans qui devrait tomber au plus bas, la courbe des taux étant alors inversée.
En effet, depuis le début de l’année 2017, la tendance lourde, longue et quasiment constante de cet écart est baissière, la dernière réunion du FOMC n’ayant pas eu l’effet de la redresser,

Document 4 :

Si cette tendance baissière se poursuit, l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans devrait atteindre le zéro au plus tôt en février et au plus tard en août prochain,

Document 5 :

La courbe des taux (américains) sera alors plate et très certainement même inversée car les bons spéculateurs auront bien anticipé que l’euro-système n’allait pas pouvoir éviter le grand crash qui devrait se produire logiquement au même moment ou un peu plus tard,

Document 6 :

Cette inversion de la courbe des taux produira les mêmes effets que précédemment, à savoir une récession aux Etats-Unis, vraisemblablement juste après l’€-crise, c’est-à-dire à partir de 2020, en concordance avec les cycles précédents.

Ainsi, cette récession américaine ne sera pas causée par une bulle monétaire aux Etats-Unis mais en Europe, ce qui produira donc des dommages collatéraux dans le monde entier car la vieille Europe continentale est quand même un gros morceau de l’activité économique mondiale.

Cette €-crise s’est développée bien entendu à cause de cette monnaie contre nature qu’est l’euro.
Les bons spéculateurs l’ont bien analysée et bien repérée. En effet, les écarts entre les rendements des mauvais bons à 10 ans de Trésors de l’euro-zone par rapport à ceux du Bund ont commencé à être significatifs depuis le mois de juillet 2007,

Document 7 :

Ces écarts ont même été considérables au plus fort de la crise de 2011 à 2013 pour ces cochons de pays du Club Med,

Document 8 :

Conclusion : la probabilité de survie de l’euro-système au-delà de 2019 est quasiment nulle, 2018 devant être enfin le début de sa fin !

Cette conclusion n’est pas le résultat d’élucubrations plus ou moins fiables et subjectives mais de raisonnements logiques à partir l’évolution de données objectives observées sur une longue période qui viennent renforcer les analyses monétaristes qui sont toutes concordantes.
En effet, une monnaie unique pour des pays indépendants et souverains qui ont des niveaux et des gains de productivité différents les uns des autres est une aberration qui ne peut conduire qu’à une création monétaire létale à terme, ce terme arrivant enfin.

D’autres éléments confortent cette conclusion comme par exemple le fait que le Mariole de la BCE a avoué qu’il ne voyait pas la fin du tunnel, c’est-à-dire la fin de cette politique monétaire menée pour essayer de sauver ce qui ne peut pas l’être.
Il a d’ailleurs pris les dispositions nécessaires pour pouvoir prendre tous les pouvoirs dans la gestion des banques sur le point de faire faillite.
Par ailleurs, Janet Yellen a avoué imprudemment que les membres du FOMC devaient impérativement relever le taux de base de la Fed pour pouvoir… le baisser à l’avenir afin de relancer la croissance après une récession, sans oser dire évidemment qu’elle serait due à l’€ffondrement.
Enfin, le Donald ne cache pas qu’il ne supporte pas que les entreprises allemandes puissent bénéficier d’une monnaie sous-évaluée. Un €clatement aura évidemment l’avantage de restaurer les monnaies nationales dans la future ex-zone euro, donc un deutsche mark fort pénalisant justement les exportations de produits made in Germany.

La création monétaire qui est à l’origine de la fin de l’euro-système aura bien entendu des conséquences politiques, économiques et sociales considérables.
La seule antériorité fiable de référence à ce sujet est malheureusement celle de l’Allemagne de l’entre-deux-guerres.
Lire à ce sujet le dernier livre (en date !) de Pierre Jovanovic : Adolf Hitler ou la revanche de la planche à billets.

Tout est simple.
Festina lente (on n’est pas pressé depuis le temps qu’on dit que l’euro-système va sombrer, on étant tous les monétaristes normalement constitués).

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14 décembre 2017 3

€-crise, la Fed et le Donald

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Hier 13 décembre était le jour de la confirmation attendue de la hausse du taux de base de la Fed et de l’annonce de l’accord sur l’adoption de la réforme des impôts voulue par le Donald.

Les marchés actions ont logiquement progressé, battant leurs plus hauts records mais les rendements des Notes à 10 ans ont (un peu) plongé car c’est le marché où opèrent les bons spéculateurs qui surveillent surtout ce qui se passe dans la zone euro…

Document 1 :

En effet, les rendements des Notes à 10 ans devraient fluctuer dans la bande des 3 % alors qu’ils restent dans la bande des 2,0 à 2,5 %, ce qui est révélateur de l’€-crise : ils ont plongé sous leur bande normale de fluctuation depuis le début de l’exacerbation de l’€-crise, c’est-à-dire depuis le mois d’août 2011,

Document 2 :

Comme les rendements des Notes à 2 ans sont propulsés par la hausse des taux de la Fed, leur écart par rapport à ceux des Notes à 10 ans continue sur sa tendance baissière,

Document 3 :

Le point faible, de rupture de la zone euro est actuellement celui des banques italiennes qui ne respectent pas les règles de gestion prudentielle.
Les rendements des mauvais bons du Trésor italien ont remonté brusquement à la suite de tensions plus ou moins bien (ou mal) camouflées,

Document 4 :

Les cours de banques italiennes cotées ont baissé le 13 décembre de 4 à 6 % comme par exemple celui de Banco Bpm SpA qui regroupe les banques régionales Banca Popolare di Milano, Banca Popolare di Verona, Banca Popolare di Novara, Banca Popolare di Lodi et Credito Bergamasco,

Document 5 :

Pour l’instant, tout va bien : c’est pas beaucoup plusse pire qu’hier !
Mes analyses antérieures se confirment dans l’attente de l’aplatissement (et de l’inversion ?) de la courbe des taux et du grand plongeon clairement annoncé depuis longtemps…

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12 décembre 2017 7

Agrégats monétaires US : leçon de monétarisme

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

J’ai montré dans l’article précédent que les Européens n’ont aucune culture monétariste au point que les zozos que sont les Zautorités monétaires Zeuropéennes, à savoir les Marioles de la BCE et les nuls de la Banque de France ne sont même pas capables de publier les bons chiffres des agrégats monétaires à partir des composantes de la masse monétaire globale M3.

Par contre, comme je l’ai écrit maintes fois, les Américains sont d’excellents monétaristes
En effet, depuis l’élection du Donald, l’augmentation (d’une année sur l’autre) de l’agrégat M2-M1… diminue de trimestre en trimestre, ce qui signifie que les Américains augmentent de moins en moins leur épargne car ils ont de plus en plus confiance en l’avenir,

Document 1 :

Comme la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance du PIB continue à augmenter au cours de ce 4° trimestre, de 2,7 % d’une année sur l’autre et de 3,3 % par rapport au précédent,

Document 2 :

Les encours des dépôts des Américains dans les caisses d’épargne se montaient à 10 171 milliards de dollars lors de la semaine finissant le 27 novembre…

Document 3 :

… ce qui représente 51 % du PIB de 19 509 milliards de dollars alors que cette épargne devrait être de l’ordre de 40 % du PIB, c’est-à-dire 7 923 milliards,

Document 4 :

2 247 milliards de dollars se trouvent donc normalement en excès dans ces caisses d’épargne au lieu d’être soit dépensés soit investis en valeurs mobilières ou immobilières, ce qui stimulerait encore davantage la croissance.

Par ailleurs, la baisse des taux d’imposition sur les bénéfices des entreprises donnera raison une fois de plus à Arthur, Laffer, qui a montré qu’en les baissant, les rentrées fiscales augmenteraient en réalité grâce à ce puissant stimulant de croissance.

Tout va bien donc, aux Etats-Unis du moins, et tant que la vieille Europe ne sombre pas dans un tsunami bancaire accompagné d’un €ffondrement mais elle peut aussi survivre un peu en bénéficiant de la croissance américaine…

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10 décembre 2017 6

Agrégats monétaires de la zone euro (octobre) pour les nuls

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

Cet article étant un peu long, j’en mets d’abord l’essentiel, un abstract disent les Américains…

Les Marioles de la BCE publient les chiffres des agrégats monétaires qui n’ont aucun rapport avec la réalité parce qu’ils n’ont aucune culture monétariste et de toute façon, ils sont totalement incapables d’en comprendre la signification, ce qui est grave car une énorme bulle monétaire continue à se développer dans la zone.
La création monétaire porte sur plus de 3 200 milliards d’euros qui sont sur les comptes courants des malheureux Euro-zonards, sur 400 milliards partis se réfugier en Suisse et sur des centaines de milliards en bons de Trésors dont les rendements sont négatifs car les gestionnaires des trésoreries des entreprises préfèrent payer un peu pour y placer leurs disponibilités plutôt que de risquer de récupérer de la monnaie de singe après un tsunami bancaire ayant fait sauter l’euro-système.
Cette hypertrophie monétaire est comparable à celle qui s’est développée dans l’Allemagne de l’entre-deux-guerres et elle aura des conséquences aussi graves.

***

Quelques petits rappels sont nécessaires avant d’examiner les derniers chiffres des agrégats monétaires de la zone euro publiés par la BCE pour que les nuls qui ne les comprenaient pas auparavant puissent combler leurs lacunes…

Beaucoup d’Euro-zonards perçoivent bien que quelque chose ne va pas quelque part dans la zone euro mais ils ne savent pas bien précisément ce qui ne va pas et surtout quelles en sont les causes.
Généralement, c’est la financiarisation du système qui est accusée de tous les maux sans que les malheureux Euro-zonards soient capables d’identifier clairement ses modalités, ses causes ni ceux qui en ont provoqué ses dysfonctionnements.
Certains sont plus pertinents en dénonçant une création monétaire, ce qui est juste, mais ils accusent la fameuse planche à billets sans en donner les justifications chiffrées, ce qui ne correspond pas à la réalité.

Pourtant tout est simple, comme le disait et le répétait Milton Friedman, le (grand) père fondateur du monétarisme !

En effet, j’ai montré (et même démontré) en reprenant l’exemple du paysan de Böhm-Bawerk que la circulation monétaire conditionne l’activité économique, ce qui se traduit à notre époque par le fait que la croissance du PIB réel est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, ce qui signifie en d’autres termes et plus simplement que, si la masse monétaire augmente trop vite, la croissance baisse, le chômage augmente inexorablement et plus rien ne va plus.

Les Américains publient les séries statistiques des agrégats monétaires depuis l’après-guerre, ce qui permet d’établir des normes de bonne gestion en la matière : lorsque la masse monétaire dépasse une certaine limite, des dysfonctionnements graves se produisent toujours.
C’est la raison pour laquelle l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics, dixit Arthur, Laffer.

Pour faire simple, une création monétaire indue se développe lorsque la masse monétaire, dite M3, dépasse 78 % du PIB courant, ce qui est le cas globalement dans les pays de la zone euro depuis le mois de septembre 2004, date à laquelle l’adoption de cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro a commencé à produire ses effets négatifs,

Document 1 :

Il apparait clairement sur ce premier graphique qu’avant l’adoption de l’euro, les pays de la zone disposaient d’une monnaie saine, sans création monétaire, car la part de la masse monétaire M3 était alors globalement inférieure à 70 % du PIB courant, ces données ayant été rétropédalées a priori d’une façon fiable.
C’est depuis l’adoption de l’euro en 2000 que la masse monétaire M3 augmente nettement par rapport au PIB courant, avec un pic lors de la crise dite des sub-prime qui a précédé la Grande Récession américaine.

En effet, la création monétaire dans l’agrégat monétaire M3-M2 aux Etats-Unis s’est transmise mécaniquement en Europe par l’intermédiaire des marchés.
L’éclatement de cette bulle monétaire aux Etats-Unis a un peu dégonflé celle de la zone euro mais la création monétaire propre à la zone euro a continué sur sa tendance haussière longue en dépassant le pic de la bulle de 2008 pour atteindre 105 % du PIB annuel fin octobre dernier,

Document 2 :

La masse monétaire M3 de la zone euro se montait à 11 804 milliards d’euros fin octobre alors qu’elle n’aurait pas dû dépasser 8 745 milliards (correspondant à 78 % du PIB), ce qui signifie que plus de 3 000 milliards d’euros sont en trop dans la zone euro, cette bulle monétaire entrainant une croissance faible voire négative dans certains pays, ce qui pérennise un chômage important surtout dans ces cochons de pays du Club Med,

Document 3 :

Le problème est alors le suivant : dans quel agrégat plus précisément se trouve cette bulle monétaire ?
La réponse à cette question n’est pas évidente car un autre problème se pose alors : les Marioles de la BCE incluent dans l’agrégat M1 les billets en circulation (Currency) et tous les dépôts au jour le jour (Total Overnight Deposits), c’est-à-dire ceux des ménages (Household) et ceux des entreprises alors que M1 ne doit inclure que les billets et les seuls en-cours des ménages sur leurs comptes courants.
Pour déterminer les bons chiffres normalisés (selon les standards internationaux) et significatifs de M1, il faut donc retrancher des chiffres publiés de M1 le total des dépôts au jour le jour (Total Overnight Deposits) et rajouter ceux des seuls ménages (Household Overnight Deposits).

Dès lors, après ces rectifications, toujours d’après les chiffres publiés par les Marioles de la BCE, cette création monétaire se trouverait pour l’essentiel dans l’agrégat M1 car il représente 42 % du PIB annuel alors que ce pourcentage ne devrait pas dépasser 13 % comme c’est le cas aux Etats-Unis,

Document 4 :

En effet, cette bulle monétaire de l’ordre 3 200 milliards d’euros est bien quasiment totalement dans l’agrégat M1 car M1 ne devrait se monter qu’à 1 457 milliards seulement contre 4 708 milliards en réalité, l’excès (l’hypertrophie) de M1 étant de 3 251 milliards,

Document 5 :

Plus précisément, l’essentiel de la création monétaire se trouve sur les comptes courants des Euros-zonards car ils représentent 32 % du PIB alors que ce pourcentage aurait dû rester à 10 % du PIB comme aux Etats-Unis et comme avant l’adoption de l’euro,

Document 6 :

Les billets, issus de la fameuse planche, représentent quasiment 10 % du PIB alors que ce pourcentage aurait dû baisser lui aussi pour tomber sous les 5 % du PIB.

Il résulte de ces normes que la création monétaire indue sur les comptes courants des Euro-zonards est de 2 477 milliards d’euros car ils se montent à 3 598 milliards alors qu’ils ne devraient pas dépasser 1 121 milliards,

Document 7 :

La création monétaire due à la fameuse planche à billets ne se monte en fait qu’à… 550 milliards d’euros… seulement (ce qui n’est pas négligeable !) car le total des billets en circulation, 1 110 milliards, devrait être inférieur à 560 milliards.

Donc, les Marioles de la BCE sont incapables de publier les bons chiffres de l’agrégat M1, ceux qui donnent une image fidèle de la réalité, mais ils publient des séries de composantes qui permettent d’obtenir les bons chiffres ainsi que ceux des autres agrégats monétaires !
En effet, à partir des chiffres publiés par les Marioles de la BCE, j’ai pu reconstituer les bons chiffres non seulement de l’agrégat M1 mais aussi ceux de l’agrégat M3-M2 correspondant à la trésorerie des entreprises et par conséquent celui de M2-M1 qui correspond à l’épargne des ménages.

La solution est simple : comme le total des dépôts au jour le jour comprend ceux des ménages et des entreprises, il suffit de retrancher ceux des ménages du total pour obtenir M3-M2 !
Les montants de M2-M1 sont ensuite obtenus en retranchant M1 et M3-M2 de M3
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Document 8 :

La définition des agrégats monétaires ainsi obtenus est en concordance avec celle de la Fed et elle permet de faire des analyses monétaristes fiables.
Les chiffres que j’obtiens sont donc très différents de ceux qui sont publiés par les Marioles de la BCE et les nuls de la Banque de France !

Document 9 :

L’évolution du pourcentage des agrégats monétaires par rapport au PIB donne ainsi une image fidèle de la réalité qui confirme l’hypertrophie de M1, la décroissance absolue et surtout relative de M2-M1, ce qui signifie que les malheureux Euro-zonards ne peuvent plus augmenter leur épargne, et la faiblesse de M3-M2 qu’il faut relativiser car…

Document 10 :

468 milliards de francs suisses (soit 400 milliards d’euros) provenant de l’€-crise en gestation s’y sont réfugiés comme le montrent les données de la BNS, la banque centrale helvète,

Document 11 :

Les gestionnaires des trésoreries placent autant que possible leurs disponibilités soit en dehors de la zone euro, en profitant des avantages de la zone SEPA (Single Euro Payments Area, Espace Unique de Paiement en Euros), les transferts étant ainsi facilités mais l’argent est ainsi en francs suisses ou en livres sterling, ce qui est un avantage motivant (surtout après le Brexit) en cas d’€ffondrement.
Ils utilisent aussi la possibilité de placer ces disponibilités en bons de Trésors qui bénéficient ainsi d’une forte demande qui fait même plonger les rendements de certains en territoire négatif.
Les montants des disponibilités ainsi placées en bons de Trésors sont difficilement chiffrables. Elles sont certainement de l’ordre de plusieurs centaines de milliards d’euros qui s’ajoutent à l’argent non gagné bien identifié ci-dessus.

La création monétaire actuelle dans la zone euro est bien plus importante que celle que l’on pouvait envisager sur la base des seuls chiffres publiés par la BCE.
Elle empire au fil du temps et elle aura nécessairement des conséquences considérables qu’il est difficile de décrire.
Une seule antériorité seulement est discernable : la période de l’Allemagne de l’entre-deux-guerres.
En effet, Pierre Jovanovic qui l’a particulièrement bien étudiée, a montré qu’elle a été provoquée par une création monétaire comparable à celle de la zone euro actuelle.
La seule grande différence entre ces deux bulles est que celle de l’Allemagne de l’entre-deux-guerres s’est manifestée par une hyperinflation due à l’usage immodéré de la planche à billets alors que la bulle monétaire actuelle dans la zone euro grossit plus lentement mais inexorablement, à partir des dépôts des malheureux Euro-zonards sur leurs comptes bancaires d’argent non gagné, ce qui s’accompagne de tendances déflationnistes.

Il est quand même étonnant que les Marioles de la BCE et les nuls de la Banque de France fassent de telles erreurs par manque de culture monétariste élémentaire.
Pour rappel, Ben Bernanke a fait supprimer la publication des chiffres de M3 dès sa prise de fonction à la tête de la Fed de façon à ce que les économistes extérieurs à la Fed ne puissent pas voir le développement de la bulle dans l’agrégat M3-M2 de façon à en maitriser l’éclatement.

Et un autre rappel : les juges de la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris ont eu bien raison de juger nuls la Banque de France et son gouverneur qui m’ont attaqué pour diffamation alors qu’ils ont beaucoup à apprendre de mes analyses monétaristes.

Cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet.
Cliquer ici pour accéder aux chiffres des agrégats monétaires publiés par la BCE.
Cliquer ici pour voir les données de la Banque de France.
Cliquer ici pour lire mon article sur le jugement de la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris jugeant nuls la Banque de France et son gouverneur.

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6 décembre 2017 14

E-crise : suite de la tragédie en cours

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Lors de mon dernier pointage de l’évolution des rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans le 23 novembre, j’ai écrit que leur écart baissait inexorablement depuis le début de l’€-crise à l’été 2011 malgré un premier sauvetage par les malheureux Euro-zonards qui y ont englouti des centaines de milliards d’euros, puis par le FOMC le 28 avril 2015 et enfin, involontairement, par l’élection surprise du Donald qui a dynamisé les marchés, mais que rien ne devrait plus arrêter ce mouvement de fond,

Document 1 :

Effectivement, c’est ce qui se passe : l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans est tombé à 53 points de base hier 5 décembre et il fluctue aujourd’hui de 52 à 51, zoom sur la période récente,

Document 2 :

Pour rappel : lorsque cet écart baisse en tendant vers zéro et surtout s’il tombe en territoire négatif, la courbe des taux étant alors inversée, une baisse du PIB s’en suit inévitablement, la dernière en date ayant eu des conséquences très graves.
Ce fut la Grande Récession dont les causes étaient aux Etats-Unis même, ce qui ne sera pas le cas de la prochaine crise qui est due à l’hypertrophie monétaire de la zone euro qui aura des conséquences particulièrement très graves en Europe au point de toucher aussi l’Amérique du Nord.

Comme je l’ai écrit précédemment, cette création monétaire gigantesque dans la zone euro n’a qu’une antériorité comparable : celle de l’entre-deux-guerres en Allemagne comme l’avait relevé aussi précédemment Pierre Jovanovic !

Cette baisse de l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans est due actuellement surtout à la hausse des rendements des Notes à 2 ans anticipant celle du taux de base de la Fed par le FOMC le 13 décembre,

Document 3 :

Par la suite, ce sera a priori la baisse des rendements des Notes à 10 ans qui fera plonger cet écart.

Si ces tendances se poursuivent, l’écart entre ces rendements devrait atteindre le zéro au mois de février prochain ou au plus tard en août, mais tout peut se précipiter car un tsunami bancaire peut se produire à tout moment

Pour l’instant, tout va bien !
Je suis désolé d’avoir raison…

Cliquer ici pour voir mon article précédent sur ce thème.

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5 décembre 2017 7

Pierre Jovanovic coince la bulle monétaire allemande de l’entre-deux-guerres

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

J’ai cherché au cours de ces derniers jours des informations, et plus particulièrement sous la forme de vidéos bien documentées, sur cette période mal connue de l’entre-deux-guerres en Allemagne qui est caractérisée par une hyperinflation historique due à une hypertrophie monétaire mais je n’ai rien trouvé d’intéressant.

Cependant, j’ai eu l’idée de faire une recherche sur le mot Jovanovic et Ô surprise, j’ai trouvé deux vidéos (3 heures au total !) dans lesquelles Pierre Jovanovic traite longuement et très justement de ces problèmes à l’occasion de la sortie de son dernier livre Adolf Hitler ou la vengeance de la planche à billets.
Laurent Fendt du site Hym.Média qui met en ligne cette vidéo conduit intelligemment le débat.


En effet, il est difficile actuellement de prédire les conséquences de l’hypertrophie monétaire qui continue à se développer inexorablement dans la vieille Europe continentale.
Une solution consiste à se référer à une antériorité de référence…

La bulle récente du début des années 2000 aux Etats-Unis n’est pas un bon exemple car les autorités américaines ont réagi énergiquement, dans la bonne tradition des cow-boys en flinguant sans scrupules une banque, ce qui n’est pas concevable en Europe.
La Grande Dépression, c’est-à-dire la crise de 1929 ou des années 30, a eu des causes plus complexes dans des circonstances qui ne sont pas comparables à la situation actuelle.

La seule antériorité qui reste est donc cette période de l’entre-deux-guerres en Allemagne au cours de laquelle une création monétaire monumentale a eu des conséquences très graves et très mal connues, en particulier en France.
Le grand mérite de Pierre Jovanovic est d’avoir recherché et trouvé un très grand nombre de documents de cette époque issus de sources fiables dont certaines n’ont jamais été exploitées.

Il apparait alors que le fait déclencheur de cette gigantesque bulle monétaire a été la dette allemande issue de la Première guerre mondiale, d’abord celle qui était due à ce qu’on appelle l’effort de guerre (qui a été financée en partie par des dettes) et ensuite et surtout celle qui était due au titre des réparations de guerre que le Traité de Versailles a imposées à l’Allemagne.
Elles portaient sur 132 milliards de marks-or, ce qui pourrait correspondre actuellement à environ… 2 000 milliards de dollars (USD) !

Ces dettes étaient donc ingérables et elles ont provoqué d’abord logiquement une chute du PIB et surtout une hypertrophie de la masse monétaire considérable qui a provoqué l’hyperinflation qui est la seule manifestation de ce désastre qui est restée célèbre.
Les conséquences sociales ont été dramatiques car les Allemands ont été ruinés. Le chômage a explosé : 6 millions de chômeurs ont été recensés, chiffre qui ne traduit pas tous les drames qui se sont produits, avec des millions de morts prématurés, par suicides, maladies, dépressions, etc.

Indépendamment de toute autre considération, il est très important de bien comprendre qu’une hypertrophie monétaire a toujours des conséquences très graves.
C’est la raison pour laquelle le premier pilier des Reaganomics est l’argent sain, c’est-à-dire l’absence de création monétaire, ce qui est à la base du monétarisme, évidemment.
Comme les Zautorités Zeuropéennes n’ont aucune culture monétariste, aucune solution douce n’est concevable, ce qui signifie que les conséquences seront très graves car les bonnes décisions ne seront jamais prises.

Pour ce qui concerne l’Allemagne de l’entre-deux-guerres, c’est malheureusement un certain Adolf Hitler qui a bien compris que la cause principale des grands malheurs des Allemands, c’est-à-dire de cette bulle monétaire, était la dette.
Pour simplifier et aller à l’essentiel, à partir du moment où l’Allemagne n’a plus payé ses dettes, l’économie a pu repartir et le chômage s’est résorbé, ce qui a malheureusement permis au socialisme nationaliste allemand de s’imposer !

Les Grecs sont dans une situation tout à fait comparable à celle des Allemands de l’entre-deux-guerres et il en est de même, dans de moindres proportions de beaucoup de malheureux Euro-zonards.
Ça finira mal.

Un livre à lire absolument (même si je ne suis pas d’accord avec tout !) : Adolf Hitler ou la vengeance de la planche à billets de Pierre Jovanovic.


Cliquer ici pour accéder aux vidéos de Pierre Jovanovic.
Cliquer ici pour commander ce livre chez l’éditeur, disponible aussi sur Amazon et en librairies.
Cliquer ici pour voir le site de Pierre Jovanovic.

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