17 juillet 2017 5

Janet Yellen / le Donald : 1-0 !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Le système politique de tout pays démocratique doit reposer sur le principe de la séparation des pouvoirs, mais Montesquieu n’avait pas tenu compte de l’importance de la gouvernance économique au sens large (financière, bancaire, monétaire).
Ce sont les Américains (des Etats-Unis !) qui en ont pris conscience les premiers en créant ce quatrième pouvoir indépendant et en le confiant à la banque centrale.

Ainsi, le Donald se heurte depuis sa prise de fonction aux autres pouvoirs : les législateurs du Congrès ne sont pas tous des godillots (même des élus Républicains s’opposent à ses réformes sur l’ObabaCare), des juges Démocrates torpillent systématiquement ses directives sur l’immigration, et Janet Yellen déclare tranquillement qu’elle voit mal comment une croissance du PIB de 3 % puisse être atteinte dans un avenir proche.

En conséquence, les rendements des Notes à 10 ans ont bondi après l’élection du Donald qui avait annoncé qu’il voulait faire baisser le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés à 15 % (ainsi que les impôts sur le revenu) et relancer des investissements publics, mais rien n’a encore été fait en ce sens.
Il a fait l’erreur de vouloir s’attaquer d’abord à l’ObabaCare.

C’est donc la politique monétaire menée par les gens de la Fed qui régule l’activité économique : les rendements des Notes à 10 ans sont revenus très exactement dans la courbe de tendance longue que j’avais tracée depuis un certain temps, c’est-à-dire sur une hausse progressive en concordance avec la reprise de la croissance sur de bons fondamentaux, mais bridée par l’€-crise,

Document 1 :

Logiquement, le cycle initié par la Fed remonte mollement après avoir atteint un plus bas à l’été 2015, l’élection du Donald ne changeant rien à cette évolution,

Document 2 :

Les rendements des Notes à 10 ans ont des difficultés à atteindre leur bande normale de fluctuation (dans les 3 %) toujours à cause de l’€-crise persistante comme le montrent clairement les rendements des bons à 10 ans des Trésors de l’Europe continentale qui sont à zéro voire en territoire négatif,

Document 3 :

Seul le comportement des Américains qui ont confiance en leur avenir grâce à l’élection du Donald peuvent doper la croissance du PIB en sortant leurs dollars de leurs caisses d’épargne.

Ainsi fonctionne un pays démocratique dans lequel règne pleinement la liberté.

Cliquer ici pour lire mon article précédent sur ce thème.

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16 juillet 2017 0

Wells Fargo 2° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Wells Fargo va peut-être se retrouver encore à la quatrième marche du podium des grandes banques systémiques mondiales après avoir occupé longtemps la deuxième place, ce qui va de pair avec les irrégularités commises par certains de ses salariés mais cette banque respecte encore presque les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un multiple (mon µ, le leverage en anglais) de 11,63 en cette fin de dernier trimestre, ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 8,60 %, en amélioration par rapport aux trois trimestres précédents,

Document 1 :

Wells Fargo2016 Q22016 Q32016 Q42017 Q12017 Q2
1 Assets1 889,241 942,121 930,121 951,561 930,87
2 Equity201,745203,028199,581201,5205,23
3 Preferred st24,8324,59424,55125,50125,785
4 Goodwill26,96326,68826,69326,66626,573
5 Tangible eq149,952151,746148,337149,333152,872
6 Liabilities1 739,281 790,381 781,781 802,231 778,00
7 Leverage (µ)11,611,812,0112,0711,63
8 Core Tier 1 (%)8,628,488,338,298,6

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent entre autres Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Le montant des véritables capitaux propres augmente et le total des dettes diminue par rapport au trimestre précédent, ce qui est exactement ce qu’il faut faire !

Document 2 :

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 22,6 milliards de dollars pour respecter les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un multiple d’endettement (mon µ, le leverage en anglais) de 10.

Les bénéfices de 5,40 milliards de dollars assurent un ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés de 10,52 % et de 14,13 % sur le montant des capitaux propres tangibles, ce qui est particulièrement élevé et très rare pour une grande banque.

La capitalisation boursière est de l’ordre de 275 milliards de dollars (50 milliards supplémentaires depuis l’élection du Donald !) correspondant à un PER de 13,55 qui est considéré comme élevé pour une banque mais avec un taux de distribution (rendement des dividendes par action) lui aussi élevé pour une banque américaine de 2,76 %.

Le cours de Wells Fargo est supérieur à ce qu’il était avant les grandes turbulences des années 2008 et suivantes, ce qui est là aussi très rare pour une big bank too big to fail. Seule JPMorgan a aussi réussi cette performance !

Document 3 :

Le cours de Wells Fargo n’a pas été anormalement dopé par les bulles internet ni par celles des sub-prime, ce qui montre que les bons spéculateurs (ceux qui voient juste et loin) ont confiance en cette banque et ont toujours bien su apprécier ses bons fondamentaux.
Une réussite presque parfaite !

Cliquer ici pour voir les résultats de Wells Fargo pour ce dernier trimestre.

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16 juillet 2017 0

JPMorgan Chase & Co. 2° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

JPMorgan Chase & Co est la plus grande banque américaine par le total de son actif, équivalant à celui de BNP-Paribas,

Document 1 :

Le leverage réel de JPMorgan est de 12,85 et son véritable ratio Core Tier 1 de 7,78 % en légère amélioration par rapport au trimestre précédent, reste loin des exigences de ce bon vieux Greenspan, à savoir des chiffres à 10,

Document 2 :

JPMorgan2016 Q22016 Q32016 Q42017 Q12017 Q2
1 Assets2 466,102 521,032 490,972 546,292 563,17
2 Equity252,423254,331254,19255,863258,483
3 Preferred st26,06826,06826,06826,06826,068
4 Goodwill47,30347,30247,28847,29247,3
5 Tangible eq179,052180,961180,834182,503185,115
6 Liabilities2 287,042 340,072 310,142 363,792 378,06
7 Leverage (µ)12,7712,9312,7712,9512,85
8 Core Tier 1 (%)7,837,737,837,727,78

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles, c’est-à-dire le véritable montant de ces capitaux propres publiés diminué des écarts d’acquisition (goodwill) et des actions de préférence, sans pondérer les actifs selon les préconisations de ce bon vieux Greenspan et comme le préconisent aussi Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).
Ces capitaux propres tangibles augmentent légèrement plus rapidement que le total des dettes, ce qui est positif !

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 48 milliards de dollars (ou diminuer davantage les dettes) pour que JPMorgan respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan. Des mesures énergiques ont été prises précédemment pour redresser la situation, et elles donnent de bons résultats.

En effet, les bénéfices de 7,03 milliards d’euros correspondent à un ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés de 10,9 % et de 15,2 % sur le montant des capitaux propres tangibles, ce qui est un exploit qu’aucune grande banque ne réussit !

La capitalisation boursière est de l’ordre de 328 milliards de dollars (80 milliards supplémentaires depuis l’élection du Donald !) correspondant à un PER de 13,58 très élevé. Le taux de distribution a augmenté à 2,17 %, ce qui est un peu élevé pour une banque américaine.

Le cours de JMorgan est largement supérieur à ce qu’il était lors de la bulle internet et avant les grandes turbulences des années 2008 et suivantes, ce qui est là aussi très rare pour une big bank too big to fail. Seule Wells Fargo a aussi réussi cette performance !

Document 3 :

Cliquer ici pour lire les données du dernier trimestre de JPMorgan Chase.

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16 juillet 2017 0

Citigroup 2° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Citigroup est depuis le 1° trimestre 2015, la première et la seule grande banque (de la liste des Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales, Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs) à respecter la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan car son leverage réel est égal ou inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel supérieur à 10 % (en légère dégradation par rapport aux quatre trimestres précédents) et sans tricher,

Document 1 :

Citigroup2016 Q22016 Q32016 Q42017 Q12017 Q2
1 Assets1 818,771 818,121 792,081 821,881 864,06
2 Equity212,635212,322205,867208,723210,766
3 Preferred st19,25319,25319,25319,25319,253
4 Goodwill22,29622,53921,65922,26522,349
5 Tangible eq171,086170,53164,955167,205169,164
6 Liabilities1 647,691 647,591 627,121 654,671 694,90
7 Leverage (µ)9,639,669,869,910,02
8 Core Tier 1 (%)10,3810,3510,1410,119,98

Sommes en milliards de dollars.

La performance est absolument remarquable !

Document 2 :

Les dirigeants de Citigroup ont pris les bonnes décisions, ce qui a conduit à dégager un bénéfice de 3,87 milliards de dollars lors de ce dernier trimestre.

Le ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés est de 7,34 % et de 9,15 % sur le montant des capitaux propres tangibles, c’est-à-dire le véritable montant de ces capitaux propres diminués des écarts d’acquisition (goodwill) et des actions de préférence, sans pondérer les actifs selon les préconisations de ce bon vieux Greenspan et comme le recommandent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).
Ces deux ROE sont en nette progression par rapport à ceux de la fin 2016.
Une réussite parfaite !

La capitalisation boursière est de l’ordre de 183,7 milliards de dollars (contre 166 milliards fin 2016, soit 40 milliards supplémentaires depuis l’élection du Donald !) correspondant à un PER de 13,36 qui est considéré comme normal malgré un taux de distribution (rendement des dividendes par action) particulièrement faible de 0,96 %,

Document 3 :

Sur ce graphique représentant l’évolution du cours de Citigroup depuis les 30 dernières années, les deux bulles monétaires que je retiens, à savoir celle de l’internet (aux alentours de 2000) et celles des sub-prime, sont bien mises en évidence et elles ont été totalement résorbées grâce à la mère des batailles menée par le bombardier furtif B-2, ce qui confirme une fois de plus la justesse de mes analyses…

La survalorisation de Citigroup pendant ces deux bulles montre que les marchés, c’est-à-dire les journaleux et les bonimenteurs que sont les analystes et stratégistes patentés, se sont lourdement trompés car ils n’ont aucune culture monétariste.
Cependant, ces idiots deviennent utiles car ils alimentent la spéculation gagnante des monétaristes.

Comme je l’ai déjà écrit,
Partout dans le monde, les autres grandes banques ne respectent pas les règles de bonne gestion prudentielle d’endettement, ce qui est particulièrement dangereux.
La situation est encore pire dans la vieille Europe comme le montrent les chiffres des leverages réels et le blocage du marché interbancaire dans la zone euro.
Les dirigeants des big banks américaines too big to fail ont très bien compris qu’il fallait qu’elles respectent cette règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage réel de 10,0 au maximum correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 10,0 % au minimum sans qu’il soit nécessaire de la faire passer en tant que règle impérative, c’est-à-dire en tant que loi.
Il est très instructif de constater qu’en Europe, c’est le contraire qui se passe : les dirigeants des big banks too big to fail ont réussi à faire adopter des réglementations absconses qui les arrangent, en particulier avec ces actifs pondérés des risques.
Comme les Européens lambda ne comprennent rien à ces problèmes bancaires fondamentaux, personne (ou presque !) ne réagit comme il aurait fallu le faire.
Pour l’instant, tout va bien, enfin presque, apparemment, en Europe
.

Cliquer ici pour lire le dernier rapport financier de Citigroup.

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14 juillet 2017 5

Les Américains sont d’excellents monétaristes ! (suite, sans fin ?)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Comme je l’ai déjà écrit à maintes reprises, les Américains sont d’excellents monétaristes : ils (du moins les Républicains) ont confiance en leur nouveau Président élu, et ils constatent que leur situation s’améliore, avec le plein emploi et même des pénuries de main d’œuvre dans certains domaines grâce aux bons fondamentaux qui ont été restaurés depuis quelque temps.

En conséquence, ils ont retiré 75 milliards de dollars de leurs caisses d’épargne dans la semaine finissant le lundi 3 juillet, derniers chiffres publiés par la Fed, clôturant ainsi en beauté le deuxième trimestre,

Document 1 :

Ils s’apprêtent à les dépenser et ils investissent en valeurs mobilières et immobilières. Ils peuvent continuer ainsi car ils disposent de plus de 2 000 milliards de dollars potentiellement mobilisables.

Le total des encours dans leurs caisses d’épargne (correspondant à l’agrégat M2-M1) est redescendu nettement sous les 10 000 milliards de dollars,

Document 2 :

Ils n’ont augmenté leur épargne que de 4,0 % d’une année sur l’autre, ce qui est inférieur à la valeur critique d’équilibre de 5 % qui correspond a priori à son taux optimal de croissance du PIB réel de 2,5 %,

Document 3 :

Sur l’ensemble du 2° trimestre, l’augmentation de M2-M1 est de 5,1 % d’une année sur l’autre, ce qui est très proche de cette valeur critique d’équilibre de 5 % engendrant une croissance du PIB réel au taux optimal de 2,5 %, soit a priori de 2,4 % toutes autres choses égales par ailleurs,

Document 4 :

Si cette tendance se poursuit ou se maintient, la croissance du PIB réel devrait être durablement de l’ordre de 3 % d’une année sur l’autre comme au premier semestre 2015, et comme l’avait annoncé le Donald.
Janet Yellen qui vient de déclarer qu’elle pensait que cet objectif ne pouvait pas être atteint, va devoir laisser sa place à un grand méchant de Goldman Sachs…

13 juillet 2017 8

Benoît Cœuré et le monétarisme

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France, Monétarisme

Benoît Cœuré, le Français membre du directoire de la BCE, a fait preuve de ses hautes connaissances en matière de monétarisme au cours d’un entretien accordé à Jean Massiet fondateur de la chaine Youtube Accropolis lors des Rencontres d’Aix en Provence…

Document 1 :

D’abord, à la question : à quoi sert la BCE ? Il a répondu que la fonction principale de la BCE est de fabriquer la monnaie, comme toutes les banques centrales !
Mauvais début ! Zéro. Nul.

Les banques centrales ne fabriquent pas de monnaie !
C’est le paysan de Böhm-Bawerk qui fabrique (ou plutôt crée) des biens par son travail, biens qui sont demandés par des personnes qui créent elles-mêmes d’autres biens, tous ces biens étant évalués en certaines quantités de monnaie pour être échangés facilement grâce à une main invisible
Ce sont donc les personnes qui créent de la valeur qui créent (ou fabriquent) de ce fait la monnaie et non pas les banques centrales dont le rôle est de surveiller le système productif et surtout le système monétaire pour qu’il n’y ait pas de création monétaire provenant d’un de leurs dysfonctionnements.

Si des règles permettent à certaines personnes de percevoir indûment de l’argent (non-gagné), une bulle monétaire se développe alors et elle a toujours des conséquences très graves.
Il en a été ainsi avec l’éclatement des dernières grandes bulles monétaires comme celle qui est connue sous la forme de la bulle internet, de la crise des sub-prime… et de l’€-crise actuelle !

Les banques centrales ne font que pourvoir les besoins en argent, sous la forme de billets qu’elles impriment avec la fameuse planche à billets (modernisée mais certainement sous-traitée par Oberthur Technologies !) et surtout sous la forme de monnaie dite scripturale, c’est-à-dire inscrite dans des comptes, comme cela se passe depuis plus de 5 000 ans.
Les besoins ont juste changé d’échelle depuis quelques décennies avec la croissance mondiale fortement financiarisée…

Ensuite, Benoît Cœuré explique doctement que la politique monétaire de la BCE, dite Q€2, a pour but de faire baisser les taux d’intérêt et qu’elle est une réussite !
Lourde erreur là aussi ! Zéro. Nul.
En effet, les taux de référence que sont les rendements des bons à 10 ans des Trésors comme ceux du Bund baissent depuis juillet 2007 jusqu’au printemps 2015, et, depuis le début du deuxième Q€ qui a commencé le 9 mars, ces rendements fluctuent (plus ou moins fortement) au même niveau proche de zéro, donc sans baisser,

Document 2 :

Ainsi, d’une part, le rachat de titres ne fait pas baisser les taux (c’est une constatation), d’autre part, des taux bas n’incitent pas les investisseurs potentiels à investir.
En effet, si les taux sont bas, c’est parce qu’une crise perdure, ce qui n’incite pas à investir.

Benoît Cœuré, comme beaucoup d’autres personnes qui ne comprennent rien au monétarisme le plus élémentaire, confondent la cause et ses effets : c’est une crise qui provoque la baisse des taux, et ce n’est pas en les baissant qu’une crise se résorbe, mais c’est en résorbant une crise que les taux peuvent remonter, les investisseurs potentiels investissant alors malgré des taux élevés pour pouvoir profiter de la croissance.
Double faute là encore, qui s’ajoute aux précédentes ! Zéro. Nul.

En 2 minutes, Benoît Cœuré aura réussi l’exploit d’accumuler 3 erreurs monumentales !
Les Marioles de la BCE sont vraiment géniaux !

Cliquer ici pour savourer la vidéo de Benoît Cœuré sur Accropolis.

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11 juillet 2017 7

Création monétaire dans la zone euro : Euréka !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Banques américaines, Leverage, Monétarisme

Pour rappel, la création monétaire est très importante dans la zone euro : la masse monétaire M3 devrait toujours rester inférieure à 78 % du PIB mais cette limite maximale est déjà largement dépassée depuis le mois d’août 2004, et la situation s’aggrave toujours de mois en mois,

Document 1 :

Cette bulle monétaire est actuellement de l’ordre de 3 000 milliards d’euros, soit 25 % de M3.
Le problème majeur qui se pose est le suivant : quelle est la cause de cette création monétaire ?

Je viens enfin de trouver la réponse à cette question !
Finalement, tout est simple, comme le disait…

Un passage préalable par les Etats-Unis s’impose. Le point de départ est la nomination du bombardier furtif B-2, Ben Bernanke à la tête de la Fed, début février 2006.
Avant même de prendre officiellement ses fonctions, il a obtenu de son prédécesseur que la Fed ne publie plus les chiffres de la masse monétaire M3 dès son intronisation.
C’était là une décision particulièrement importante, hors normes, du jamais vu, car la Fed publiait ces données depuis le 1° janvier… 1959 !
Par ailleurs, comme il est normal, toutes les banques centrales de tous les pays publient toujours leurs chiffres de M3.

Les explications qui ont été fournies à cette époque étaient manifestement sans aucun rapport avec la réalité : le bombardier furtif B-2 prétendait que les calculs des chiffres de M3 coutaient trop cher pour un intérêt très faible.
En réalité, il voulait priver les monétaristes qui étaient à l’extérieur de la Fed (car il y en a !) de cette information essentielle qui aurait pu leur permettre de détecter la bulle qui était en train de se former dans l’agrégat M3-M2.
De cette façon, seuls les gens de la Fed pouvaient connaitre ces chiffres et donc agir avec pertinence contre leurs adversaires pour faire éclater cette bulle monétaire en formation.

Ils ont d’abord constaté qu’en 2000-2001, la pente de la courbe représentant le rapport de M3-M2 sur le PIB (courant annuel, en pourcentage) était très forte, déjà trop forte. Elle correspondait au développement de la bulle internet mais elle a été stoppée dans son ascension par son éclatement,

Document 2 :

Or, au début de 2005, cette courbe a repris son ascension et elle risquait de se poursuivre à l’avenir et de créer une nouvelle bulle monétaire qui aurait alors pu être ingérable.
En effet, en prolongeant la pente de la courbe de M3-M2 sur le PIB après 2005, parallèlement à celle de 2000-2001, la somme des agrégats M1, M2-M1 et M3-M2, soit la masse monétaire M3 aurait pu atteindre la limite maximale de 80 % du PIB fin… 2008 et il importait donc absolument que cette hypertrophie monétaire soit éradiquée avant cette date fatidique pour que l’argent reste sain aux Etats-Unis, ce qui est le premier pilier des Reaganomics.

Cependant, même sans les chiffres de M3, il était possible de mettre en évidence le développement de l’hypertrophie monétaire visible dans l’agrégat M2-M1 comme je l’ai montré dans mon article sur la masse monétaire libre,

Document 3 :

Il allait bien se former une bulle monétaire aux Etats-Unis qu’il fallait absolument faire éclater avant qu’il ne soit trop tard.
Si la cause de la bulle internet avait été bien et facilement identifiée, celle de cette nouvelle crise était moins facilement décelable.

En réalité, elle était due au fait que les banques ne respectaient plus les règles prudentielles qui avaient été édictées par Alan Greenspan alors qu’il présidait la Fed et qu’il avait fait adopter par la BRI sous la forme du ratio Core Tier 1 mieux connu maintenant sous la forme du levier d’endettement, le leverage (qui à cette époque ne devait pas dépasser 12,5),

Document 4 :

Il aurait alors fallu que les gens de la Fed puissent obliger les banksters à respecter les règles prudentielles d’endettement mais leurs groupes de pression étaient alors très puissants, plus forts et plus influents que ceux de la Fed !
En pareilles circonstances, les gens de la Fed préfèrent habituellement attendre que la situation s’aggrave de façon à fragiliser leurs adversaires pour ensuite pouvoir imposer leur autorité.
C’est ce que fit le bombardier furtif B-2.
En flinguant à bout portant et sans sommation la banque des frères Lehman, il a mis les banksters en position de faillite potentielle (avec des capitaux propres tangibles négatifs) et la bulle qui s’était formée a éclaté en faisant des dommages collatéraux importants mais l’argent est resté sain aux Etats-Unis, ce qui est l’essentiel.

Ces faits étant bien établis, il est important de comprendre comment le dépassement des règles prudentielles d’endettement par les banksters est à l’origine d’une hypertrophie monétaire…
Normalement (c’est-à-dire avec un leverage inférieur à 10), pour 100 (milliards de dollars) de capitaux propres, une banque ne devrait pas avoir plus de 1 000 (milliards) de dettes.
Or, avec un leverage de 20, les banques américaines avaient 2 000 (milliards) de dettes au début des années 2000, en extrapolant le cas de Citigroup.
Donc, 1 000 (milliards) se trouvaient en trop, par rapport aux normes, a priori en grande partie en circulation dans la nation, correspondant à cette bulle monétaire
.

Il s’agissait là, non pas d’argent non gagné, mais d’argent sain, acquis par exemple sur les marchés internationaux, mais d’argent qui se trouvait indument en grande partie dans des banques de la nation.
En obligeant les banques à respecter les règles prudentielles d’endettement, à savoir un leverage inférieur à (ou proche de) 10, les banksters ont été obligés de se délester d’un certain nombre de centaines de milliards de dettes (et donc de faire disparaitre cette bulle monétaire) et de reconstituer leurs capitaux propres (750 milliards de dollars depuis cette date d’après MorningStar !).

Tout est donc rentré dans l’ordre, aux Etats-Unis du moins mais il n’en a pas été de même dans la zone euro.
En effet, les banksters y sont toujours très puissants et très influents. Ils sont partout et même dans les organisations chargées de surveiller les banques
comme le montre clairement l’exemple français (ainsi par exemple, le gouverneur de la Banque de France est un ancien dirigeant de BNP !).
Dans ces conditions, le leverage réel des banques de la zone euro peut continuer à fluctuer aux alentours de 35 comme le montrent les mécanos de la Générale car aucune autorité (en fait c’est la BCE qui est finalement compétente en la matière) n’oblige les banksters à respecter les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan.

En conséquence s’est développée cette bulle monétaire de l’ordre de 3 000 milliards d’euros !
De ce fait, la croissance du PIB réel global de la zone euro a été et est inférieure à son potentiel optimal car cette croissance est inversement proportionnelle à celle de la masse monétaire (libre).
Pire encore, cette création monétaire est durable car il est impossible de la résorber sans provoquer une crise très grave comme l’a montré l’exemple des Etats-Unis.
Et pire encore : elle est létale à terme, ce qui signifie qu’il est impossible qu’une telle situation puisse perdurer. Si son éclatement n’est pas provoqué, elle éclatera d’elle-même un jour et ce sera pire encore !

***

Il faudrait augmenter les capitaux propres des quatre Gos banques françaises de 400 milliards d’euros pour qu’elles respectent les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan (cf. mes analyses), ce qui est difficilement possible, et ce qui montre que ces banques sont beaucoup trop endettées, et c’est ce qui crée cette bulle monétaire.
Autre solution : il faudrait diminuer leurs dettes globalement de… 4 000 milliards d’euros pour faire éclater cette bulle monétaire, ce qui est en concordance avec cette bulle de 3 000 milliards au niveau de la zone euro.

10 juillet 2017 12

Les Américains sont d’excellents monétaristes ! (suite)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Comme je l’ai déjà écrit à maintes reprises, les Américains sont d’excellents monétaristes : ils (du moins les Républicains) ont confiance en leur nouveau Président élu, et ils constatent que leur situation s’améliore, avec le plein emploi et même des pénuries de main d’œuvre dans certains domaines grâce aux bons fondamentaux qui ont été restaurés depuis quelque temps.

En conséquence, ils n’ont augmenté leur épargne (qui correspond à l’agrégat M2-M1) que de 4,5 % d’une année sur l’autre lors de la semaine finissant le 26 juin, derniers chiffres publiés par la Fed, ce qui est inférieur à la valeur critique d’équilibre de 5 % correspondant au taux optimal de croissance du PIB réel de 2,5 %,

Document 1 :

Sur l’ensemble du 2° trimestre (il manque encore les chiffres de la dernière semaine), l’augmentation de M2-M1 est de 5,2 % d’une année sur l’autre, ce qui est très proche de cette valeur critique d’équilibre de 5 % engendrant une croissance du PIB réel à son taux optimal de 2,5 %, soit a priori de 2,4 % toutes autres choses égales par ailleurs,

Document 2 :

L’encours des dépôts des Américains dans leurs caisses d’épargne fluctue depuis plusieurs semaines aux alentours de 10 000 milliards de dollars,

Document 3 :

Cet excès d’épargne est en grande partie de l’argent non investi, c’est-à-dire de l’argent qui ne circule pas, ce qui ralentit la croissance du PIB qui pourrait être supérieure à son potentiel optimal.

Après la crise des sub-prime qui a provoqué une hausse importante de l’épargne dite de précaution, les Américains ont eu tendance à diminuer leur épargne par rapport au PIB mais la résurgence de l’€-crise pendant l’été 2011 leur a fait peur et ils ont logiquement augmenté à nouveau leur épargne (de précaution) face à un avenir incertain, ce qui est plus clairement visible sur la courbe représentant le montant des dépôts dans les caisses d’épargne,

En conséquence, plus de 2 000 milliards de dollars sont en excédent dans ces comptes d’épargne.
Les Américains auraient dû soit dépenser cet argent, soit l’investir en valeurs mobilières ou immobilières, ce qui aurait eu l’avantage de faire circuler l’argent, donc de stimuler la croissance du PIB,

L’€-crise durable a l’avantage de contenir la croissance américaine, donc l’inflation, ce qui peut permettre à la Fed de conserver pendant un certain temps son taux de base à un niveau anormalement bas, ce qui est un très gros avantage pour les Américains qui veulent acheter leur maison à des conditions financières avantageuses.

En d’autres termes, les idiots a priori nuisibles d’Euro-zonards sont finalement des idiots utiles… pour les Américains !

PS (!) : J’ai enfin trouvé le mécanisme créateur de l’hypertrophie monétaire dans la zone euro, en ligne prochainement…
En attendant, les personnes qui ont des idées à ce sujet peuvent faire des propositions…

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8 juillet 2017 2

Banksters, Europe et monétarisme

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Banques américaines

Les fondamentaux économiques ne sont pas sains en Europe car les grandes banques ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement et une hypertrophie très importante de la masse monétaire s’y est développée (en grande partie à cause de l’existence de cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro), ce qui a des conséquences graves qui vont empirer.
Ces problèmes sont particulièrement mal analysés car des groupes de pression particulièrement très influents manipulent très adroitement les dirigeants politiques et tous ceux qui contribuent à former les opinions publiques….

Et pourtant tout est simple !
Pour ce qui concerne les banques, ce bon vieux Greenspan a énoncé clairement la principale règle qu’elles doivent respecter : le total de leurs dettes ne doit pas dépasser 10 fois le montant de leurs capitaux propres.
C’est simple, c’est l’effet de levier d’endettement, le leverage en anglais, mieux connu sous la forme du ratio Core Tier 1 que Greenspan avait fait adopter auparavant par la BRI.

Citigroup publie ses comptes depuis 2000, consultables sur internet, ce qui permet de vérifier a posteriori que cette banque comme la plupart des autres banques, ne respectait plus cette règle prudentielle d’endettement depuis 2004 avec un point culminant fin 2008,

Document 1 :

Cependant, en réalité, la situation était pire encore car les banquiers, c’est-à-dire les dirigeants des banques, ceux qui ont le pouvoir de décision, sont pour la plupart des banksters qui trichent et qui mentent plus ou moins adroitement en essayant de cacher leurs arnaques mais il suffit de décrypter correctement les comptes publiés pour rétablir des chiffres donnant une image fidèle de la réalité car le principe de la comptabilité en partie double donne (presque) toujours la possibilité de les débusquer.

Là encore, c’est ce bon vieux Greenspan qui a donné les bonnes solutions : il faut prendre en considération les capitaux propres tangibles (Tangible equity en anglais) qui sont le véritable montant des capitaux propres publiés en tant que tels, mais les diminuer des survaleurs (ou écarts d’acquisitions, goodwill, qui sont des pertes potentielles qui peuvent ne pas être comptabilisées lors de la clôture du bilan tant qu’elles n’ont pas été réalisées) et des actions de préférence (Preferred stocks) qui sont des capitaux détenus par des personnes qui n’ont pas pour vocation à jouer un rôle d’actionnaires actifs).
En procédant à de tels retraitements des comptes de Citigroup, il apparait clairement que cette banque ne respectait plus cette règle prudentielle d’endettement depuis au moins 2002 et la situation s’est considérablement aggravée après 2006 au point d’avoir des capitaux propres tangibles… négatifs pendant trois trimestres fin 2008 début 2009 (partie grise sur le graphique) !

Document 2 :

Citigroup a donc été sauvé de la faillite mais ses dirigeants en ont tiré les bonnes leçons : ils ont rétabli un leverage inférieur à ce qu’il était avant la crise dite des sub-prime et la banque respecte même depuis début 2015 la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan, à savoir un véritable leverage inférieur à 10.

Cependant, il n’en est pas de même dans la vieille Europe où les banques ne respectent pas cette règle comme le montre la courbe du leverage réel des mécanos de la Générale qui plane(nt) toujours à des hauteurs atteintes par Citigroup fin 2007, c’est-à-dire avant la grande crise !

En effet, les autorités américaines (des Etats-Unis du moins) ont patiemment attendu que la situation des banques se dégrade en atteignant que le point de rupture soit atteint pour en flinguer une pour l’exemple, en l’occurrence ce fut celle des frères Lehman, ce qui a eu pour effet de précipiter toutes les autres dans les abymes.
Il était nécessaire pour les autorités américaines d’attendre d’être en position de force, c’est-à-dire que le fruit commence à être bien pourri pour le faire tomber car les groupes de pression des banksters sont très puissants, plus puissants qu’elles, et ils auraient pu continuer à imposer leur loi tant que le point où leur faillite était inévitable n’avait pas été atteint.

Dans la vieille Europe les banksters continuent à imposer leur loi aux dirigeants politiques et bancaires (les Marioles de la BCE et autres organisations de contrôles bancaires) et ils manipulent facilement les opinions publiques.
Personne (ou presque !) ne réagit positivement et pertinemment.

Les banksters de la zone euro connaissent bien la situation de leur propre établissement qui est potentiellement catastrophique et ils savent très bien qu’il en est de même dans les autres banques de la zone.
Ils n’ont donc pas confiance en eux et ceux qui disposent de disponibilités excédentaires refusent de les prêter à ceux qui en manquent. Le marché interbancaire est donc bloqué et ce sont les Marioles de la BCE qui prêtent gratuitement des centaines de milliards d’euros aux banksters pour qu’ils puissent survivre en attendant un miracle (ou leur retraite !).

En ne respectant pas les règles prudentielles d’endettement, les banques de la zone euro concourent à y développer une hypertrophie monétaire très importante comme le montre très bien le rapport entre la masse monétaire M3 sur le PIB courant annuel qui dépasse depuis le mois d’août 2004 la limite maximale de 78 %, la situation actuelle est même pire que celle qui prévalait pendant la crise dite des sub-prime, et elle continue à s’aggraver inexorablement !

Document 3 :

Cette limite maximale de la masse monétaire M3 sur le PIB courant annuel de 78 % a toujours été respectée aux Etats-Unis, du moins tant que la Fed a publié les chiffres de M3,

Document 4 :

En effet, l’agrégat M1 (les billets et les avoirs sur les comptes à vue des seuls ménages) ne doit pas dépasser 13 % du PIB, M2-M1 (les encours de dépôts dans les caisses d’épargne) 40 % et M3-M2 (la trésorerie globale des entreprises) 25 %,
C’est là une norme historique.

Ces concepts fondamentaux pour tout monétariste normalement constitué sont indispensables pour comprendre l’évolution de la croissance du PIB.
C’est la raison pour laquelle le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke a réussi à faire arrêter la publication des chiffres de M3 par la Fed dès sa prise de fonction à sa tête (février 2006) de façon à ce que ces données ne soient connues que des seuls gens de la Fed pour pouvoir mettre en œuvre leurs armes de destruction massive.

La baisse considérable de M3 par rapport au PIB dans les années 90 s’explique par celles des agrégats M2-M1 et M3-M2 pendant cette période,

Document 5 :

En effet, les Américains ont repris confiance en l’avenir grâce à la politique monétaire déflationniste et proactive menée par ce bon vieux Greenspan. Ils ont donc diminué leur épargne de précaution (M2-M1).
Par ailleurs, les entreprises ont massivement investi leurs disponibilités (M3-M2) pour profiter de la croissance.

Le résultat a été que l’argent circulait alors rapidement, ce qui est une condition essentielle pour stimuler la croissance,

Document 6 :

Tout se passait comme si le paysan de Böhm-Bawerk avait émigré aux Etats-Unis à la fin des années 80 pour profiter de la politique menée par les Reaganomics : en dépensant le produit de la vente de ses récoltes pour investir, il entrainait avec lui tous les autres entrepreneurs.

Tout est simple.

***

Les banques européennes ne publient que depuis fin 2013 les chiffres permettant de calculer les montants de leurs capitaux propres tangibles. C’est la raison pour laquelle les données des Mécanos de la Générale ne peuvent pas apparaitre avant cette date sur le graphique

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6 juillet 2017 6

Leçon de gestion : Citigroup

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Banques américaines, Banques françaises, Leverage

Citigroup est depuis le 1° trimestre 2015 la seule grande banque à risque systémique qui respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan avec un véritable leverage inférieur à 10, cf. mes analyses antérieures mais il n’en a pas toujours été ainsi…

En effet, cette banque respectait jusqu’en 2003 les règles prudentielles en vigueur à cette époque, dites de Bâle III, à savoir un ratio Core Tier 1 supérieure à 8 %, correspondant à un leverage (son inverse) devant être inférieur à 12,5 mais c’est surtout à partir du début 2006 que Citigroup commence à ne plus respecter ces règles prudentielles,


Son leverage est monté jusqu’à 27,3 au dernier trimestre 2008, après la faillite de la banque des frères Lehman mais il est redescendu par la suite très rapidement.

Il est donc parfaitement inutile d’imposer des règles très nombreuses et complexes comme celles qui ont été imaginées par cet idiot de Paul Volcker.
Une bonne grosse baffe dans le style du flingage de Lehman suffit pour tout remettre en ordre très rapidement avec une bonne leçon de gestion des banques par ce bon vieux Greenspan.

Les grandes banques américaines (des Etats-Unis) respectent les règles prudentielles d’endettement ce qui est loin d’être le cas des banques européennes, et en particulier des Gos banques françaises.
Le gros problème est que ces dernières ont constitué des groupes de pression très puissants qui manipulent facilement les dirigeants politiques et les opinions publiques, ce qui a des conséquences particulièrement graves.

Et pourtant, tout est simple : il suffit de diviser le total des dettes des banques (c’est-à-dire le total du bilan moins le montant de leurs véritables capitaux propres) par ce montant de leurs véritables capitaux propres pour déterminer leur véritable leverage !

Normalement, c’est aux gens de la banque centrale de surveiller le système bancaire et d’imposer aux banques de respecter les règles en la matière, mais quand ce sont des nuls comme ceux de la Banque de France qui s’y prélassent, il n’y a plus rien à espérer.

Cliquer ici pour voir les informations financières publiées par Citigroup.
Cliquer ici pour voir mon dernier article sur Citigroup.
Cliquer ici pour lire mon article confirmant que la Banque de France et son gouverneur ont été jugés nuls par la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris.

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