29 octobre 2017 9

Monétarisme et taux : USA / Europe continentale

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Plusieurs membres du FOMC ont déclaré depuis le début du mois de septembre, dont William Dudley le premier (le 8), qu’ils s’apprêtaient à relever le taux de base de la Fed lors de leur réunion de décembre.

En conséquence, les rendements des Notes à 2 ans rebondissent vivement depuis ce 8 septembre,

Document 1 :

Cependant, les rendements des Notes à 10 ans ne remontent pas aussi vite car les bons spéculateurs, ceux qui voient juste et loin, craignent un €ffondrement ou un €clatement,

Document 2 :

De ce fait, l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans stagne dans une bande basse inférieure à ce qu’il était avant l’élection du Donald,

Document 3 :

La reprise du cycle correspondant à cet écart est donc cassée, l’écart restant inférieur à 100 points de base, c’est-à-dire sous la bande optimale de fluctuation, en concordance avec la résurgence anticipée d’une €-crise,

Document 4 :

L’évolution des rendements des bons du Trésor américain et du taux de base de la Fed montre clairement que le bombardier furtif B-2 a bien créé la Grande Récession pour faire éclater la bulle monétaire qui se trouvait alors dans l’agrégat M3-M2, que la reprise américaine s’amorçait fort bien par la suite mais que l’€-crise qui a ressurgit en août 2011 plombe irrémédiablement les rendements du 10 ans,

Document 5 :

Des taux négatifs, ça n’existe pas, c’est inconcevable, impensable, inimaginable !
La preuve : les rendements du Schatz sont négatifs depuis la mi-août 2014, ceux du 10 ans helvète depuis la mi-janvier 2015, ceux du Bund ayant été sauvés des eaux par la FOMC puis par le Donald,

Document 6 :

Cet €ffondrement s’inscrit dans un mouvement de grande ampleur qui a débuté en juillet 2007,

Document 7 :

Janet Yellen qui a tenté de sauver son siège in extremis, a confirmé ces analyses en admettant que la Fed sera probablement obligée de baisser à nouveau son taux de base au plus bas, c’est-à-dire proche de zéro (mais toujours par valeurs positives), ce qui contraint le FOMC à relever en décembre le taux de base de la Fed pour avoir la possibilité ultérieurement de… le baisser !

La seule inconnue est la date de l’€-tsunami.
Pour l’instant, tout va bien.

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28 octobre 2017 3

Croissance US = Donald + Fed

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

Le taux de croissance du PIB réel a été de 3 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé au cours de ces derniers 2° et 3° trimestres, ce qui est le résultat d’une part de la (bonne) politique monétaire menée en particulier par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, qui a rétabli les fondamentaux américains en faisant éclater la bulle monétaire qui s’était développée dans l’agrégat M3-M2, et d’autre part de l’anticipation de la (bonne) politique menée par le Donald qui fera baisser considérablement les taux d’imposition pour les entreprises et pour les Américains.

Comme les Américains sont satisfaits de leur situation actuelle et qu’ils ont confiance en l’avenir, l’augmentation de leurs dépôts dans les caisses d’épargne… baisse

Document 1 :

ce qui entraine une augmentation de la croissance du PIB réel,

Document 2 :

Le total des dépôts dans les caisses d’épargne dépasse 10 000 milliards de dollars, ce qui représente 51,4 % du PIB, un pourcentage en baisse significative depuis quelques mois,

Document 3 :

Cependant, avec les risques d’€-crises, les grandes turbulences financières de ce XXI° siècle vont certainement se poursuivre

Document 4 :

Tout va bien, aux Etats-Unis du moins.

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27 octobre 2017 0

Banco Santander, 3° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

Résumé des aventures de Banco Santander : dans la nuit du 6 au 7 juin, les généreux dirigeants de Banco Santander ont trouvé dans leur fond de caisse 1 euro pour racheter Banco Popular… et ses dettes alors évaluées très précisément entre 2 et… 8 milliards d’euros par le très sérieux cabinet Deloitte !
Banco Popular était une banque très fiable puisqu’elle avait passé brillamment les derniers tests de stress des Marioles de la BCE au cours de l’été 2016 !
Le fait de racheter une banque (dont le total des actifs était de… 147 milliards d’euros !) un mardi soir pour qu’elle ne tombe pas en faillite le lendemain en investissant à l’aveugle 8 milliards (pour l’instant) est assez inhabituel et beaucoup de personnes se demandent quels sont les vices cachés.
L’augmentation de capital de 7 milliards d’euros qui a été (sur)souscrite en juillet pour éponger les 8 milliards de dettes de Banco Popular devait permettre de maintenir un leverage au même niveau qu’à la fin du 1° trimestre, soit 20,8 toutes choses égales par ailleurs, ce qui a été réalisé en cette fin de 3° trimestre
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Document 1 :

Santander2016 Q32016 Q42017 Q12017 Q22017 Q3
1 Assets1 329,541 339,131 351,961 445,261 468,03
2 Equity88,89590,93892,58488,76795,899
3 Deductions1,9172,1461,9650,822,834
4 Goodwill26,14826,72426,93926,0725,855
5 Tangible eq60,8362,06863,6861,87767,21
6 Liabilities1 268,711 277,061 288,281 383,381 400,82
7 Leverage (µ)20,920,620,222,420,8
8 Core Tier 1 (%)4,84,94,94,54,8

Sommes en milliards d’euros.

Ce tableau tient compte du montant réel des capitaux propres tels qu’ils sont précisés hors bilan noté : CET1 fully-loaded,

Document 2 :

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 66 milliards d’euros pour que cette banque respecte les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 ou un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 % !

Par contre, les banksters de Santander ne publient pas les résultats trimestriels à la SEC qui diffèrent sensiblement de ceux qui sont publiés en Europe…

Document 3 :

Avec un bénéfice de 1,46 milliards d’euros en ce dernier trimestre, le ROE est de 6,09 % sur le montant des capitaux propres publiés, de 8,69 % sur les capitaux propres tangibles et de 4,38 % seulement sur le montant des capitaux propres nécessaires pour avoir un leverage de 10.
Le PER de 11,7 (en baisse) s’explique aussi par un taux de distribution élevé de 3,68 %
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La capitalisation boursière de Santander, 90 milliards d’euros, est la plus élevée dans le cadre des banques européennes.

Tout va bien, pour l’instant…

Cliquer ici pour lire les derniers résultats trimestriels de Banco Santander.
Cliquer ici pour lire mon article sur les résultats trimestriels de Banco Santander pour le 2° trimestre.

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26 octobre 2017 0

Deutsche Bank 3° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

Les banksters de Deutsche Bank ont quand même fait de gros progrès, surtout depuis le 2° trimestre de cette année (mais grâce à une augmentation de capital de 8 milliards d’euros en avril) : ils ont fait baisser leur leverage sous la barre de 30 en cette fin de 3° trimestre, ce qui est encore dangereusement élevé, mais en très net progrès d’une année sur l’autre grâce aussi à une baisse du total des dettes de 174 milliards (d’une année sur l’autre), mais en très faible progression par rapport au trimestre précédent,

Document 1 :

Deutsche Bank2016 Q32016 Q42017 Q12017 Q22017 Q3
1 Assets1 688,951 590,551 564,761 568,731 521,45
2 Equity61,7759,83359,88566,25865,676
3 Deductions8,958,5788,3897,2997,775
4 Goodwill9,9568,9829,0398,8348,773
5 Tangible eq42,86442,27342,45750,12549,128
6 Liabilities1 646,091 548,271 522,301 518,611 472,33
7 Leverage (µ)38,436,6335,8630,329,97
8 Core Tier 1 (%)2,62,732,793,33,34

Sommes en milliards d’euros.

Ils publient le montant de leurs véritables capitaux propres : Common Equity Tier 1 (CET 1) capital (CRR/CRD 4) fully loaded,

Document 2 :

Ils montrent que Deutsche Bank pourrait encore ne pas être la pire des big banks too big to fail car elle pourrait être battue par les Mécanos de la Générale dans ce match des plusse pires !

Document 3 :

ce qui montre une fois de plus la justesse que ce que j’ai écrit depuis plusieurs années, à savoir d’abord que ces big banks européennes sont dans une situation qui risque de créer de très graves problèmes au-delà de leur périmètre, c’est-à-dire que ce sont des banques à véritables risques systémiques, ensuite que les journaleux et autres bonimenteurs que sont les professionnels de l’analyse financière sont de parfaits idiots a priori inutiles voire nuisibles mais qui deviennent miraculeusement utiles pour les investisseurs avisés car aucun d’entre eux n’a jamais repris jusqu’à présent les analyses fondamentales qui s’imposent, basées sur les règles prudentielles préconisées par ce bon vieux Alan Greenspan.

Un rappel : la banque des frères Lehman a fait faillite avec un leverage de 32 !

Il faudrait augmenter le montant des capitaux propres de… 89,15 milliards d’euros pour respecter les règles prudentielles préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir le ratio Core Tier 1 de 10 % sans pondérer les actifs !

Deutsche Bank survit grâce à des augmentations successives de capital de 30 milliards d’euros et des suppressions massives d’emplois à cause des fautes de gestion de ses banksters jamais condamnés.

La capitalisation boursière de Deutsche Bank reste à un niveau très bas aux alentours de 30 milliards d’euros (en forte hausse grâce à l’élection du Donald !), largement inférieure à ses capitaux propres tangibles (50 milliards), ce qui était considéré lors de la grande crise en 2009 comme le plancher objectif de toute banque en danger : sa valeur à la casse.
Le cours de Deutsche Bank reste inférieur à ce qu’il était en… 1996
!

Document 4 :

Comme je l’ai déjà écrit : Plus que jamais, il est donc indispensable de revenir aux fondamentaux, à savoir, comme je le répète toujours, le leverage réel tel que l’a défini ce bon vieux Greenspan avec le ratio réel Core Tier 1 non pondéré des actifs (!) qui devait être supérieur à 8 % dans les années 80 et qui est ici loin de respecter les règles prudentielles d’endettement (qu’Alan Greenspan avait relevées à 10 % au minimum après les turbulences financières de 2008).

Un rappel : le véritable leverage est obtenu en diminuant le montant des capitaux propres (sans les minoritaires) des écarts d’acquisition, c’est-à-dire en évaluant ces capitaux propres à leur juste valeur de marché, dite des capitaux propres tangibles, sans pondérer les actifs comme le préconisent ce bon vieux Greenspan, la BRI, Axel Weber, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la directive européenne (la Capital Requirements Directive IV de la Capital Requirements Regulation CRR/CRD IV de la Commission Européenne) et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC) rapporté au reste du bilan qui n’est constitué par définition que de dettes.
L’€ crise est donc aggravée par la situation catastrophique de ces big banks too big to fail qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.

Les euro-zonards étaient inconscients des risques de tsunami bancaire… mais ce qui vient de se passer au cours de ces dernières semaines commence à leur faire prendre conscience des risques de tsunamis bancaires, que ce soit dans ces cochons de pays du Club Med ou dans la vertueuse Germanie.
En effet, le Grand Satan, maintenant redevenu sain et solide, a peut-être décidé de porter l’estocade contre son grand rival de la vieille Europe continentale, et ce sera la déroute dans un avenir proche.

Deutsche Bank a été dans le passé récent la pire des banques dans le cadre de la liste des 28 Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales (Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs) et elle le restera du moins tant qu’elle sera maintenue en survie.

Cliquer ici pour lire les derniers résultats trimestriels communiqués par Deutsche Bank.
Cliquer ici pour lire mon article sur les résultats trimestriels précédents de Deutsche Bank.

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23 octobre 2017 8

Janet Yellen, inflation et présidence de la Fed

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

Janet Yellen répète depuis des mois que dans une situation de croissance normale et de plein emploi comme c’est le cas depuis des trimestres, l’inflation a toujours bondit dans le passé et qu’en conséquence la Fed doit relever son taux de base préventivement pour tendre graduellement vers un taux neutre dans les 4 %.

Cependant, elle a été reçue le jeudi 19 octobre par le Donald dans le cadre de ses entretiens avec les postulants à la présidence de la Fed.
Or le Donald n’aime pas les taux élevés car ils renchérissent le coût des crédits, ce qui pénalise l’activité économique, et en particulier les ventes de l’immobilier qui ont fait sa fortune.

Le lendemain de cet entretien, Janet Yellen a tenu un discours au National Economists Club à Washington au cours duquel elle a reconnu pour la première fois que le taux neutre de la Fed pourrait être largement inférieur à ce qu’elle déclarait : dans les 2 %,

Document 1 :

Mieux encore, elle envisage même que la Fed puisse revenir à des taux au plus bas, c’est-à-dire proches de zéro, en valeurs positives évidemment car des taux négatifs, ça n’existe pas, c’est inconcevable, inimaginable, impensable,

Document 2 :

Ainsi se résout le conundrum que j’avais soulevé : les gens de la Fed savent parfaitement (mais ils ne le reconnaissent pas publiquement) que la zone euro est dans une situation non viable et qu’un €clatement ou (et) un €ffondrement provoquera un choc considérable qui aura des répercussions importantes partout dans le monde, y compris aux Etats-Unis.

En pareilles circonstances, le FOMC sera obligatoirement amené à reprendre les mêmes décisions que pendant la Grande Récession, à savoir baisser le taux de base au plus bas, proche du zéro et reprendre une politique de rachat de titres.

Janet Yellen prouve ainsi qu’elle sait réagir vite, très vite, en s’adaptant rapidement aux circonstances…
La présidence de la Fed est un poste prestigieux particulièrement convoité !

Cliquer ici pour lire le discours de Janet Yellen du 20 octobre au National Economists Club.

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22 octobre 2017 7

Position extérieure nette : €mpire germanique / France

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Après la mise à jour des chiffres de Target 2, celle de la position extérieure nette de l’€mpire germanique et de la France s’impose et elle en confirme mes analyses précédentes…

Sans surprise, la tendance antérieure se prolonge : la position extérieure nette de l’€mpire germanique continue à augmenter pour atteindre un plus haut record de… 1 829,5 milliards d’euros fin juin et celle de la France continue à baisser pour atteindre un plus bas record de – 524,1 milliards !

Document 1 :

En fait, les derniers points de ces graphiques sont trompeurs car ils correspondent à la situation de la fin du 2°trimestre 2017 alors que les points précédents correspondent à la fin des années.

Une autre série trimestrielle de ces données donne une meilleure image plus fidèle de la réalité, de la position extérieure nette de la France,

Document 2 :

Depuis le début de 2017, ce n’est donc pas une baisse mais un plongeon de cette position extérieure nette de la France qui est ainsi mise en évidence !
Le mignon poudré va devoir faire des miracles pour que sa maquilleuse payée 9 000 euros par mois puisse maquiller cette descente aux enfers en jetant un peu de poudre aux yeux des Français

Heureusement, personne n’en parle et personne ne sait interpréter ce concept abscons qu’est la position extérieure nette d’une nation…

Pour rappel, la position extérieure nette d’une nation rend compte, soit de l’enrichissement d’une nation (quand elle augmente ses créances vis-à-vis des autres nations quand le chiffre positif est en augmentation, ce qui est le cas de l’€mpire germanique), soit de son appauvrissement quand elle augmente ses dettes vis-à-vis des autres nations quand le chiffre négatif est en augmentation ce qui est le cas de la France.

Les chiffres du système Target 2 montrent clairement que la zone euro joue le rôle de gigantesque pompe à fric et que ceux de la position extérieure nette d’un gigantesque aspirateur de richesse en faveur de l’€mpire germanique au détriment des populations de ces cochons de pays du Club Med.
Le Mignon poudré joue à merveille le rôle d’idiot utile, après son prédécesseur l’idiot normal qui a succédé à l’histrion ignare…

Tout est simple.
La seule inconnue est le point de rupture de ce foutoir (comme le dit le Donald) qu’est cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro.

Cliquer ici pour lire mon analyse précédente sur la position extérieure nette de nations.
Cliquer ici pour accéder aux chiffres d’Eurostat d’où est tiré le premier graphique.
Cliquer ici pour accéder aux chiffres de la Banque de France d’où est tiré le second graphique.

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21 octobre 2017 1

Target 2 : €mpire germanique En Marche ! (septembre)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Une personne qui a lu mon article sur les données de Target 2 de fin août m’a transmis le lien de la Buba publiant ses données pour le mois de septembre, et je l’en remercie vivement.

La position nette créditrice de l’€mpire germanique est bien En Marche ! car ce sont plus de 26 milliards d’euros supplémentaires qui s’y sont réfugiés au mois de septembre, fuyant ces cochons de pays du Club Med, pour atteindre un plus haut historique total de 878,9 milliards d’euros !


Bien entendu, les nuls de la Banque de France ne publient pas leurs chiffres pour ce mois de septembre, ni les banques centrales de ces autres cochons de pays du Club Med.
De toute façon, les Français s’en footent car ils ne comprennent rien à ces problèmes économiques, financiers et monétaires.

Tout va bien.
Le mignon poudré est tout mignon et bien poudré devant les caméras de tous les médias.

Cliquer ici pour accéder aux dernières données de la Buba pour Target 2.

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20 octobre 2017 7

Target 2 : €clatement En Marche ! (août 2017)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Je reviens une fois de plus sur ces problèmes causés par cette monnaie contre nature qu’est l’euro à partir du système Target 2, le système de Transfert Express Automatisé Transeuropéen à règlement Brut en temps Réel (Trans-European Automated Real-time Gross settlement Express Transfer system) actualisés avec les derniers chiffres publiés par la BCE…

Ce système présente des déséquilibres monumentaux !
En effet, comme la zone euro comprend des pays de niveau et de gains de productivité différents les uns des autres, les flux de capitaux entrants dans les banques en Allemagne sont supérieurs à ceux qui en sortent, et inversement pour ces cochons de pays du Club Med qui présentent tous une situation nette négative,

Document 1 :

La situation s’aggrave en particulier pour les banques italiennes et espagnoles : 400 milliards d’euros environ en sont sortis dans chacun de ces deux pays pour aller se réfugier en particulier dans des banques allemandes, sans que ce soit nécessairement à la suite de transactions commerciales ordinaires.

Les banques en Allemagne avaient donc globalement une situation nette positive de 852 milliards d’euros vis-à-vis de banques hors d’Allemagne en aggravation par rapport à mon étude de mars…

Document 2 :

qui compense presque la situation nette des banques de ces cochons de pays du Club Med en faisant apparaitre quand même un trou de 80 milliards d’euros,

Document 3 :

Globalement, au niveau de ce système Target 2, la situation nette plonge inexorablement en territoire négatif pour atteindre 213 milliards d’euros, en aggravation par rapport à mon étude de mars, ce qui signifie que cet argent est judicieusement sorti des banques de la zone euro pour aller se réfugier… ailleurs,

Document 4 :

Il est d’ailleurs inutile de reprendre toutes ces données car les Marioles de la BCE publient des graphiques en couleurs faisant clairement apparaitre ces problèmes,

Document 5 :

Manifestement, les bons spéculateurs anticipent un €clatement, et ils ont raison !
Target 2 joue en quelque sorte le rôle de gigantesque pompe à phynances (ou d’aspirateur), en pompant l’argent des pays du Club Med pour l’amener dans l’Allemagne dominant la zone.

Il est quand même étonnant que plus de 300 millions de barbares ignares continuent à accepter un tel siphonage de leur argent !

Cliquer ici pour accéder aux données de la BCE d’où sont tirés les 4 premiers graphiques (Individual time series) et sur Report sheet pour ce dernier graphique et les données d’ensemble en PDF.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur ce sujet.

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18 octobre 2017 13

Monétarisme : le conundrum de l’inflation et la Fed

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Tous les membres (présents et potentiels) du FOMC de la Fed sont d’accord : dans une situation de croissance durable et de plein emploi (ce qui est le cas actuellement), les Américains ont toujours revendiqué et obtenu des hausses de salaires ce qui alimente l’inflation et pour contrer le risque que cette inflation ne soit plus maitrisable, le FOMC doit augmenter son taux de base préventivement.

Or, si les perspectives de croissances sont bonnes avec un plein emploi depuis un certain nombre de mois, la hausse du niveau général des prix… baisse,

Document 1 :

Zoom sur une période plus récente,

Document 2 :

Pire encore, la hausse du PCE:PILFE sur les 6 derniers mois est de 0,9 % en taux annualisé !

Comme je l’ai déjà écrit, soit les membres du FOMC n’ont pas d’explication à ce conundrum, soit ils en connaissent la cause et donc les solutions possibles mais ils ne veulent pas les rendre publiques.

Les marchés réagissent logiquement : d’une part, les rendements des Notes à 2 ans montent en concordance avec la hausse annoncée du taux de base de la Fed

Document 3 :

et d’autre part les rendements des Notes à 10 ans stagnent à cause des risques de l’€-crise et de la hausse des taux de la Fed, qui, dans une situation non inflationniste, provoquera de toute façon un arrêt de la croissance américaine,

Document 4 :

En conséquence, l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans baisse

Document 5 :

ce qui bloque la remontée du cycle haussier qui aurait dû s’enclencher plus tôt déjà,

Document 6 :

Ce blocage du cycle de croissance des Etats-Unis est dû évidemment à l’€-crise qui devrait être encore plus importante et plus grave qu’en 2011-2012 car l’hypertrophie monétaire dans la zone euro n’est pas éternellement soutenable, cf. toutes mes analyses depuis… un certain nombre d’années (!).
Manifestement les marchés, c’est-à-dire les bons spéculateurs, partagent mes analyses…

En effet, comme je l’ai déjà écrit, des taux négatifs, ça n’existe pas, c’est impensable, inimaginable, inconcevable comme l’a fort justement dit Jean-Claude Le Tricheur, la preuve : ceux du Schatz sont négatifs depuis la mi-août 2014, ceux du 10 ans helvète depuis mi-janvier 2015 !

Document 7 :

Les titulaires de capitaux préfèrent payer actuellement un peu pour avoir des créances sur les Trésors allemands et suisses plutôt que de perdre beaucoup un jour avec de la monnaie de singe issue de l’€ffondrement.

Il s’agit là de l’aboutissement d’un long processus qui a commencé en juillet 2007 et que j’ai bien analysé depuis le début, comme tous les bons monétaristes,

Document 8 :

Les Américains pourront tenir le choc qui aura des conséquences considérables (il n’y a pas d’antériorité à l’éclatement d’une telle bulle monétaire !),

Document 9 :

Tout est simple.

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17 octobre 2017 0

Goldman Sachs 3° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Goldman Sachs est éjecté du podium (après Citigroup, Wells Fargo et Bank of America) des Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales (Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs) car son leverage réel est de 12,09 ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 8,27 % encore en détérioration par rapport aux quatre trimestres précédents,

Document 1 :

Goldman Sachs2016 Q32016 Q42017 Q12017 Q22017 Q3
1 Assets880862894,069907930
2 Equity87,1186,89386,91786,67586,292
3 Preferred st11,20311,20311,20311,20311,203
4 Goodwill4,1044,0954,0674,084,058
5 Tangible eq71,80371,59571,64771,39271,031
6 Liabilities808,197790,405822,422835,608858,969
7 Leverage (µ)11,2611,0411,4811,712,09
8 Core Tier 1 (%)8,889,068,718,548,27

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Les capitaux propres diminuent par rapport aux trimestres précédents et le total des dettes augmente, ce qui est inquiétant.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 13,5 milliards de dollars pour que Goldman Sachs ait un leverage inférieur à 10.

Document 2 :

La présentation des comptes, succincte, permet cependant de calculer correctement et facilement le véritable leverage, ce qui est loin d’être le cas pour les banques européennes,

Document 3 :

Le ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés est de 9,43 % et de 11,46 % sur le montant des capitaux propres tangibles, en nette augmentation par rapport au trimestre précédent.

La capitalisation boursière a baissé à 93,8 milliards de dollars correspondant à un PER de 12,68 malgré un taux de distribution (rendement des dividendes par action) de 1,24 % seulement.

Le cours de Goldman Sachs n’a pas encore rejoint ses plus hauts enregistrés pendant la bulle des sub-prime,

Document 4 :

Cliquer ici pour accéder aux documents justificatifs de cette analyse.
Cliquer ici pour lire mon article sur cette banque pour le trimestre précédent.

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