8 octobre 2018 9

Spread 10 ans italien-Bund au plus haut de ce cycle

Rédigé par dans la rubrique Banques Européennes, Europe, Monétarisme

Alors que la Donald Company dormait encore paisiblement, en étant de toute façon en congé ce 8 octobre pour ce qui concerne les opérateurs sur les marchés obligataires américains, les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor italien ont battu un plus haut de ce cycle à 3,627 % à 11 heures françaises…

Document 1 :

ce qui a fait plonger les rendements du Bund à 0,525 %

Document 2 :

et ce qui a propulsé leur écart, le spread comme on dit, à un plus haut de ce cycle à 310 points de base,

Document 3 :

La barre critique des 300 points de base a donc été franchie, ce qui laisse la porte ouverte à une envolée comme en 2011 mais quand cela se produira, il n’y aura pas de retour,

Document 4 :

Comme je l’ai indiqué précédemment, le 10 ans italien est sur une trajectoire ascendante,

Document 5 :

Le 10 ans italien s’envoie donc magistralement en l’air, a priori en pleine connaissance de cause par les dirigeants de la coalition au pouvoir,

Document 6 :

Banco Bpm, la troisième plus grande banque italienne, a perdu… 6,47 % aujourd’hui, sa capitalisation boursière est inférieure à 3 milliards d’euros !
Commerzbank a perdu 4,55 %
.

Tout va bien dans la zone.

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7 octobre 2018 25

Banques andorranes 2017

Rédigé par dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

Une mise à jour de mon article sur les banques andorranes fin 2015 s’impose car des éléments nouveaux sont intervenus depuis ces deux dernières années, ce qui a des conséquences importantes…

Credit Andorra est encore la plus grande banque généraliste andorrane mais l’évolution de ses capitaux propres tangibles et donc de son leverage depuis 2015 est hors normes, c’est-à-dire anormale

En effet, d’après les bilans audités publiés, ses capitaux propres tangibles se montant à 500 millions d’euros fin 2015 sont tombés à 146 millions fin 2016 pour remonter à 300 millions fin 2017 !

En conséquence, le véritable multiple d’endettement (leverage) passe de 11 fin 2015 à… 38,5 fin 2016 pour retomber à 17,2 fin 2017,

Document 1 :

Credit Andorra20132014201520162017
1 Assets5 678,246 197,236 106,625 762,115 459,92
2 Equity523,347537,926570,858252,98412,349
3 Preferred st-----
4 Goodwill62,12559,17262,538106,953112,717
5 Tangible eq461,222478,754508,32146,027299,632
6 Liabilities5 217,025 718,485 598,305 616,095 160,29
7 Leverage (µ)11,311,91138,517,2
8 Tier 1 (%)8,848,379,082,65,81

Sommes en millions d’euros comme pour les tableaux suivants.

Pour rappel, un leverage de 38,5 signifie que le total des dettes de cette banque représente 38,5 fois le montant de ses capitaux propres tangibles (c’est-à-dire de ses véritables capitaux propres, ceux qui sont diminués des actifs intangibles qui sont des pertes potentielles identifiées).
D’après les règles prudentielles d’endettement, préconisées en particulier par Alan Greenspan et un certain nombre d’autorités bancaires, ce leverage ne devrait pas dépasser 10.
Dans le cas contraire, les banques fautives risquent de tomber en faillite, ce qui s’est produit avec la banque Lehman Brothers dont le leverage avait atteint… 32 en 2008, et c’est ce qui a été le début d’autres grandes turbulences financières qui ont été suivies de la Grande Récession.

A titre de comparaison, le leverage de Banc Sabadell d’Andorra est toujours resté largement inférieur à 10 au cours de ces dernières années, ce qui est parfait,

Document 2 :

Banc Sabadell20132014201520162017
1 Assets636,3654,156657,321727,669773,723
2 Equity64,60469,49574,49773,87381,352
3 Preferred stock-----
4 Goodwill2,8852,7262,7620,2610,257
5 Tangible equity61,71966,76971,73573,61281,095
6 Liabilities574,581587,387585,586654,057692,628
7 Leverage (µ)9,38,88,28,98,5
8 Core Tier 1 (%)10,7411,3712,2511,2511,71

Les capitaux propres tangibles de Banc Sabadell d’Andorra augmentent logiquement d’années en années ainsi que le total de ses actifs, ce qui est parfaitement normal (c’est-à-dire dans les normes).

Andbank est la deuxième plus grande banque andorrane.
Les variations de ses capitaux propres tangibles sont également anormales mais de moindre amplitude : de 467 millions d’euros fin 2015, ils sont tombés à 247 millions fin 2016 pour remonter à 256 millions fin 2017 !
En conséquence, le véritable multiple d’endettement (leverage) passe de 9,9 fin 2015 à… 19,2 fin 2016 pour retomber à 16,3 fin 2017, ce qui est encore hors normes
,

Document 3 :

Andbank20132014201520162017
1 Assets4 042,984 898,405 064,004 987,294 423,24
2 Equity481,946538,761551,739476,534506,833
3 Preferred st-----
4 Goodwill13,17376,1185,115229,838251,284
5 Tangible eq468,773462,651466,624246,696255,549
6 Liabilities3 574,204 435,754 597,374 740,594 167,69
7 Leverage (µ)7,69,69,919,216,3
8 Tier 1 (%)13,1210,4310,155,26,13

Morabanc est la quatrième banque andorrane qui a connu elle aussi au cours de ces dernières années des variations anormales de ses capitaux propres tangibles (mais de très faible amplitude) et son leverage reste inférieur à 10 ce qui est très satisfaisant,

Document 4 :

MoraBanc20132014201520162017
1 Assets2 165,252 296,782 583,872 661,082 577,70
2 Equity297,925306,883308,757270,695277,25
3 Preferred st-----
4 Goodwill10,20410,58710,55
5 Tangible eq297,925306,883298,553260,108266,7
6 Liabilities1 867,321 989,892 285,312 400,972 311,00
7 Leverage (µ)6,36,57,79,28,7
8 Tier 1 (%)15,9515,4213,0610,8311,54

Le total des actifs des quatre banques en Andorre se monte à… 13 milliards d’euros (après un plus haut de 14,4 milliards fin 2015) ce qui est là aussi anormal pour un micro Etat de 70 000 habitants environ,

Document 5 :

Total20132014201520162017
1 Assets12 522,7614 046,5614 411,8014 138,1513 234,58
2 Equity1 367,821 453,071 505,851 074,081 277,78
3 Preferred st-----
4 Goodwill78,183138,008160,619347,639374,808
5 Tangible eq1 289,641 315,061 345,23726,443902,976
6 Liabilities11 233,1212 731,5113 066,5713 411,7112 331,60
7 Leverage (µ)8,79,79,718,513,7
8 Tier 1 (%)11,4810,3310,35,427,32

Conclusions

Une fois de plus, il faut toujours se méfier des banques car elles peuvent être dirigées par des banksters qui peuvent mettre en danger toute la population du pays dans lequel se trouve leur siège social.

Il est donc indispensable de toujours vérifier la fiabilité de toute banque en calculant son véritable leverage sur les dernières années (ou les derniers trimestres) en prenant en considération les montants de leurs capitaux propres tangibles.

Les deux plus grandes banques d’Andorre, Credit Andorra et Andbank, font donc courir un risque systémique à ce micro Etat indépendant et souverain qu’est la Principauté d’Andorre, hors de la zone euro et de l’U.E. qui ne dispose pas d’une banque centrale intégrée au système international des banques centrales de la BRI.

En conséquence, je retire évidemment ma recommandation pour tout investissement en Andorre.

***

Document 6 :

Document 7 :

Document 8 :

Document 9 :

Document 10 :

Document 11 :

Document 12 :

Document 13 :

Les comptes de Credit Andorra ont été certifiés par PricewaterhouseCoopers Auditores, S.L. (Barcelone),

Document 14 :

Cliquer ici pour voir mon article précédent de 2016 sur les banques andorranes.
Cliquer ici pour voir le rapport annuel de Credit Andorra.
Cliquer ici pour voir le rapport annuel d’Andbank.
Cliquer ici pour voir le rapport annuel de Morabanc.
Cliquer ici pour voir le rapport annuel de Banc Sabadell d’Andorra.

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7 octobre 2018 14

Agrégats monétaires de la zone euro (août 2018)

Rédigé par dans la rubrique Europe, Monétarisme

Actualisation de mon analyse des agrégats monétaires de la zone euro pour les anciens nuls qui ont assimilé ces concepts…

Pour rappel, une seule monnaie, l’euro, pour 19 pays indépendants et souverains ayant des niveaux et des gains de productivité différents les uns des autres est impensable, inimaginable, inconcevable… et pourtant, ça existe, encore…

L’une des conséquences majeures d’une telle ineptie est une monumentale création monétaire qui se trouve plus précisément dans l’agrégat M1 qui se monte à 43,24 % du PIB annuel de la zone alors que ce ratio n’est que de 13 % aux Etats-Unis (en excluant les dollars qui se trouvent hors du territoire),

Document 1 :

Il faut bien remarquer qu’avant l’adoption de cette monnaie contre nature qu’est l’euro, M1 était de l’ordre de 17 % du PIB, comme aux Etats-Unis.
Tout a dégénéré dans l’ensemble de la zone à partir du moment où l’euro y a été adopté.

Pour rappel, l’agrégat monétaire M1 est constitué des billets en circulation et des dépôts à vue (alias les comptes courants bancaires) pour les seuls particuliers, en excluant les disponibilités des entreprises, ce que n’ont toujours pas compris les nuls de la Banque de France ni les super nuls de la BCE qui s’obstinent à tout mélanger parce qu’ils n’ont aucune culture monétariste.

M1 se monte à 5 019 milliards d’euros alors que le total de cet agrégat devrait se situer aux alentours de 1 500 milliards, ce qui correspond à une création monétaire de 3 500 milliards qui circulent donc dans la zone alors qu’ils ne devraient pas y être !

Document 2 :

En août, M1 a augmenté de 18 milliards d’euros,

Document 3 :

L’essentiel de la création monétaire provient des dépôts des malheureux Euro-zonards sur leurs comptes courants qui se montent à plus du tiers du PIB alors que ce ratio n’est que de 8 % aux Etats-Unis !

Document 4 :

La création monétaire dans la zone ne provient pas dramatiquement de la fameuse planche à billets comme en Allemagne pendant les années 20.
Les billets en circulation ne représentent que 10 % du PIB de la zone alors que ce ratio devrait être de l’ordre de 5 %.

Toutefois, la moitié des billets en circulation, soit pour 1 144 milliards ne devrait donc pas y être, ce qui signifie que la planche à billets a imprimé pour… 563 milliards qui ne devraient pas être dans les portefeuilles des Euro-zonards,

Document 5 :

Le plus grave est bien entendu que 3 876 milliards d’euros se trouvent sur les comptes courants des Euro-zonards alors qu’ils ne devraient y en avoir que 929 milliards, ce qui fait une création monétaire de… 2 947 milliards sur ce seul poste !

Une création monétaire importante s’est développée aux Etats-Unis au début des années 2000, mais dans l’agrégat M3-M2 et les autorités ont pris des mesures drastiques dès qu’elles ont pu le faire pour faire éclater cette bulle, ce qui a provoqué ce que les Américains appellent la Grande Dépression.

Une telle création monétaire a encore lieu dans cet agrégat M3-M2 du fait que les banques de la zone ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement, ce qui a certainement aussi des incidences dans cette création monétaire en M1.

Cependant, il est (plus que) probable que les aides dites sociales massives (la redistribution socialiste) soient la cause d’une grande partie de cette création monétaire en M1.
Dans l’état actuel des connaissances, il n’est pas possible d’élucider plus précisément toutes les causes de cette création monétaire, ce qui n’est pas préoccupant car l’essentiel est de bien identifier ce problème… ce que je suis le seul à faire, à ma connaissance du moins
.

Cette création monétaire gigantesque en M1 dans la zone a pour effet de diminuer la croissance du PIB réel, avec pour conséquences en particulier un chômage important, car l’argent circule peu, ou pas rapidement, ce qui est un phénomène que personne ne comprend en dehors des (très rares) monétaristes…
Pour rappel, la circulation monétaire est l’inverse de ce ratio des agrégats monétaires sur le PIB
(cf. document 10).

La masse monétaire M3 de la zone dépasse le montant du PIB annuel alors que le maximum à ne pas dépasser est de 78 % de ce PIB,

Document 6 :

Là aussi, il faut bien remarquer que M3 représentait moins de 70 % du PIB avant l’adoption de l’euro.
L’existence des monnaies nationales permettait de maintenir l’argent sain dans chaque pays, ce qui n’est plus le cas depuis 20 ans.

Au total, M3 se monte à 12 151 milliards d’euros alors que cet agrégat devrait être de l’ordre de 9 000 milliards. La bulle monétaire globale est donc de… 3 095 milliards, ce qui est considérable,

Document 7 :

A titre indicatif, la bulle monétaire qui s’est développée dans l’agrégat M3-M2 dans la zone à l’instar de celle qui s’est produite aux Etats-Unis n’a été que de… 2 000 milliards d’euros !

Document 8 :

Pour faire éclater cette bulle monétaire dans la zone, il faudrait prendre des mesures qui auraient des conséquences encore plus dommageables que celles qui se sont produites aux Etats-Unis lors de la Grande Récession !

La répartition relative des agrégats monétaires tels qu’ils ressortent des chiffres publiés par les Marioles de la BCE montre que l’agrégat M2-M1 qui était dans les normes (40 % du PIB) avant l’adoption de l’euro est redescendu à 35 % car les malheureux Euro-zonards ne peuvent plus épargner normalement,

Document 9 :

Pour rappel, l’agrégat M2-M1 correspond aux dépôts a priori dans les caisses d’épargne, c’est-à-dire à des placements d’épargne récupérable sans préavis.

M3-M2 correspond à la trésorerie globale des entreprises (leurs dépôts en compte courant, c’est-à-dire leurs disponibilités).
A priori, les chiffres de cet agrégat ne doivent pas donner une image fidèle de la réalité car beaucoup de gestionnaires de trésoreries d’entreprises placent une grande partie de leurs disponibilités hors de la zone euro, en particulier en Suisse (qui fait partie de la zone SEPA) de façon à bénéficier de bons francs helvètes après un €-crash bien anticipé.

Tout est simple, mais pas simpliste…

Les malheureux Euro-zonards ne vont pas tarder à se prendre une gigantesque baffe sans avoir su d’où elle venait !
Le manque de culture monétariste est létal à terme.

En attendant cette échéance, les malheureux Euro-zonards comprennent confusément que quelque chose ne va pas quelque part dans la zone, et ils conservent leur argent là où ils pensent (à tort) qu’il est en sécurité, à savoir sur leurs comptes courants, ce qui freine la circulation monétaire, donc aussi l’inflation,

Document 10 :

Pour rappel : une seule antériorité seulement est discernable : la période de l’Allemagne de l’entre-deux-guerres.
En effet, Pierre Jovanovic qui l’a particulièrement bien étudiée, a montré dans son livre Hitler ou la revanche de la planche à billets qu’elle a été provoquée par une création monétaire comparable à celle de la zone euro actuelle.
La seule grande différence entre ces deux bulles est que celle de l’Allemagne de l’entre-deux-guerres s’est manifestée par une hyperinflation due à l’usage immodéré de la planche à billets alors que la bulle monétaire actuelle dans la zone euro grossit plus lentement mais inexorablement, à partir des dépôts des malheureux Euro-zonards sur leurs comptes bancaires d’argent non gagné, ce qui s’accompagne de tendances déflationnistes.

L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics dixit Arthur, Laffer.

Cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet.
Cliquer ici pour lire mon article du mois d’avril à ce sujet qui donne des explications complémentaires qu’il faut connaitre et que je ne reprends pas ici.
Cliquer ici pour accéder aux chiffres des agrégats monétaires publiés par la BCE.
Cliquer ici pour lire mon article sur le jugement de la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris jugeant nuls la Banque de France et son gouverneur.

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4 octobre 2018 26

BCE et QE pour les nuls

Rédigé par dans la rubrique Europe, Monétarisme

Une actualisation et un retour sur les problèmes posés par les Marioles de la BCE et leur QE est nécessaire après la publication de leur bilan arrêté à la fin de ce troisième trimestre…

Pour rappel, le problème essentiel est le suivant : les banksters de la zone (euro) ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.
En effet, le total de leurs dettes dépasse généralement largement 10 fois le montant de leurs véritables capitaux propres (cf. mes analyses), ce qui est pourtant la règle fondamentale préconisée en particulier par ce bon vieux Greenspan et reprise plus ou moins clairement par diverses institutions.
En conséquence, ces banksters ont besoin d’apports pour survivre et seuls les Marioles de la BCE sont susceptibles de les secourir.

Dans un premier temps, les Marioles ont prêté des centaines de milliards d’euros : jusqu’à… 1 447 milliards aux banksters, et quasiment gratuitement !
Cette solution à court terme a permis à ces banksters de survivre mais l’inconvénient de ces prêts est qu’il faut les rembourser à terme, ce qui ne fait que déplacer dans le temps les problèmes sans les résoudre.

Aussi ont-ils trouvé une autre solution : racheter des titres aux banksters, en particulier des bons des Trésors dans le cadre de ce qu’ils ont appelé improprement leur politique monétaire accommodante dite d’assouplissement quantitatif ou Quantitative Easing pour un total actuellement de… 2 869 milliards d’euros !

Document 1 :

Le plus drôle dans cette affaire est que les Marioles de la BCE n’ont jamais eu les moyens de financer ces prêts et encore moins ces rachats de titres, et personne n’a soulevé clairement ce problème !

En fait, ils financent ces apports (aux banksters) par l’émission de billets (grâce à un peu de la fameuse planche idoine) et surtout par le dépôt en retour de ces rachats, ce qui constitue une opération de cavalerie à grande échelle (en jouant sur la date de valeur), qui n’est jamais dénoncée…

Document 2 :

Là se pose alors un autre problème : le total des prêts accordés et des rachats de titres est supérieur aux moyens de financement (théoriques) constitués par l’émission de billets et des dépôts en retour : cet écart (spread) sur ces deux groupes de rubriques est de l’ordre de… 500 milliards d’euros depuis la fin du premier trimestre 2018 !

Document 3 :

Ce spread, c’est-à-dire ce trou dans le bilan de la BCE, fluctue depuis lors à son plus bas historique.
Il est comblé plus ou moins bien par les apports des Etats de la zone (euro) et par ceux de mystérieux et anonymes non-résidents qui sont de l’ordre de… 700 milliards d’euros car il faut aussi boucher d’autres petits trous
!

Document 4 :

Un zoom sur la période plus récente montre que les banksters ont toujours beaucoup de mal à boucler leur bilan en fin de trimestre, ce qui les oblige à récupérer une grande partie des facilités que leur accordent les Marioles de la BCE,

Document 5 :

La dissociation de ces sources de financement montre que les apports des Etats ont atteint un maximum de l’ordre de 400 milliards d’euros et que celui de ces mystérieux et anonymes non-résidents est de l’ordre de 350 milliards,

Document 6 :

Un zoom sur les apports de ces mystérieux et anonymes non-résidents montre que ce sont bien eux qui sauvent les Marioles de la débâcle à chaque fin de trimestre, les apports des Etats ne pouvant pas suffire à les maintenir en vie,

Document 7 :

Ce sauvetage de la zone (euro) par ces mystérieux et anonymes non-résidents n’est pas nouveau puisqu’il s’est déjà produit lors de la faillite de la banque des frères Lehman en 2008,

Document 8 :

Ces mystérieux et anonymes non-résidents toujours prêts à apporter jusqu’à 350 milliards d’euros en cas de besoin ne peuvent être que des titulaires de capitaux provenant de pays producteurs d’hydrocarbures, et plus précisément des dirigeants de pays musulmans qui exigent évidemment d’autres compensations (non financières) en retour, problème qui n’est jamais abordé par ailleurs…

***

Les variations d’une semaine à l’autre des dépôts en retour des banksters auprès de la BCE et les sauvetages des Etats et des dirigeants de pays musulmans confirment que les grandes turbulences financières n’ont pas commencé avec la mise en faillite de la banque des frères Lehman mais un an plus tôt en… août 2007 comme l’a rappelé fort justement récemment Jean-Pierre Roth qui présidait alors la BNS,

Document 9 :

Ces grandes turbulences financières vont même en s’accentuant… jusqu’à l’€-crash à venir.

Pour rappel, encore, elles sont causées surtout par le fait que les banksters ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.
Pour aggraver la situation, les Marioles de la BCE font pire encore avec un total de leurs actifs de… 4 620 milliards d’euros pour seulement… 91 milliards de capitaux propres !

Document 10 :

Par ailleurs, les super nuls de la BCE se sont improprement (et illégalement) appropriés l’or des Etats membres de la zone !
Ce bien mal acquis ne leur profite pas car la BCE a enregistré 17 milliards d’euros de pertes sur l’or au cours de ce dernier trimestre

Document 11 :

… bien visibles sur la première rubrique de l’actif,

Document 12 :

Les comptes de réévaluation (rubrique 11) comptabilisent improprement et irrégulièrement les plus-values (et les moins-values) sur l’or qui auraient dû être incorporées au résultat exceptionnel et qui devraient être intégrées dans les capitaux propres, ce que j’ai fait pour le document 10,

Document 13 :

Evidemment, les Américains qui défendent les intérêts de l’Amérique, avec à leur tête le Donald, connaissent parfaitement l’état de déliquescence de la zone euro tel qu’il apparait dans cette présente analyse de l’évolution du bilan de la BCE.
Il est quand même étonnant que je sois le seul, à ma connaissance du moins, à décrypter ainsi correctement cette gigantesque arnaque que constitue cet euro-système contre nature

Cliquer ici pour lire mon article précédent sur ce thème.

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2 octobre 2018 15

Dur dur de lutter contre les marchés ! Suite…

Rédigé par dans la rubrique Europe

Comme je l’ai déjà écrit, il est difficile de lutter contre les marchés !

En effet, les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor italien ont atteint un sommet de cette période à 3,442 % ce matin, mardi 2 octobre vers 9 heures 20,

Document 1 :

Les rendements grimpent au fil des séances et des déclarations des hommes politiques italiens dont Claudio Borghi, président de la commission Budget de la Chambre des députés, responsable des questions économiques de la Ligue, qui a déclaré être « hyper-convaincu que l’Italie pourrait résoudre une grande partie de ses problèmes si elle avait sa propre monnaie».

En fin de séance de ce mardi 2 octobre, les rendements du 10 ans italien ont même battu leur plus haut de ce cycle à 3,446 % !

Inversement, les rendements du Bund baissent car les capitaux se réfugient sur ces titres qui sont susceptibles de devenir de bons deutsche marks après l’€clatement,

Document 2 :

Le Bund a atteint ce matin du mardi 2 octobre vers 9 heures 20 un plus bas de cette période à 0,422 % ce qui fait un écart avec le 10 ans italien de 302 points de base à son plus haut de ce cycle,

Document 3 :

Tout peut se produire très rapidement, comme à l’été 2011, mais avec un €-crash,

Document 4 :

La Donald Company maintient le spread 10y-2y aux alentours des 25 points de base (1/4 de point) pour éviter de tomber à zéro,

Document 5 :

Il existe peut-être un accord (un deal comme on dit maintenant) entre le Donald et les dirigeants italiens pour maintenir l’Italie dans l’euro-système avant les élections de mi-mandat

Pour l’instant, ça marche, mais les échéances sont inéluctables,

Document 6 :

Es muß sein !

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27 septembre 2018 21

Dur dur de lutter contre les marchés !

Rédigé par dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Il est difficile de toujours lutter contre les marchés !

Hier 26 septembre, après la décision des membres du FOMC, les rendements des Notes à 10 ans ont plongé

Document 1 :

ce qui a fait plonger le spread 10y-2y de presque 4 points de base en fin de séance,

Document 2 :

Comme je l’ai déjà écrit, ce spread peut tomber à zéro en une semaine,

Document 3 :

Dans l’avenir prévisible, les membres du FOMC seront amenés à remonter le taux de base de la Fed lors de leur réunion de décembre, si l’€-crash ne se produit pas avant,

Document 4 :

Ne pas oublier que le cycle ne peut que se poursuivre, Es muß sein !

Document 5 :

Ça peut péter de partout, en Italie, en Turquie, en Syrie, ailleurs, et de toute façon, en remontant les taux de la Fed…
Tout est simple.

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25 septembre 2018 11

Le Donald m’a tuer ! Je joue plus ! Il triche !

Rédigé par dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Tout se passait bien : le spread 10y-2y se dirigeait tout droit vers le zéro avant la fin août comme je l’avais prédit depuis le… 17 décembre,

Document 1 :

Malheureusement, le Donald est intervenu spectaculairement le 19 juillet, selon son habitude, pour repousser cette funeste échéance après les midterms… comme j’en avais aussi laissé la possibilité : ce spread reste méticuleusement dans les 26 points de base, c’est-à-dire au-dessus des 25 points de base, soit ¼ de point, avec donc une marge de sécurité au-dessus des 20 points de base (1/5 de point) qui est la dernière barre symbolique avant le zéro,

Document 2 :

Comme je l’ai déjà écrit précédemment, les Américains qui défendent les intérêts pour que l’Amérique garde son leadership sur le monde, interviennent sur les marchés pour que le Donald conserve une confortable majorité lors de ces élections afin qu’il puisse poursuivre le redressement de son pays.

De toute façon, le cycle doit se poursuivre, Es muß sein !

Document 3 :

Les membres du FOMC vont relever le taux de base de la Fed comme c’était anticipé de longue date, cf. ce que j’en ai écrit à ce propos,

Document 4 :

Tout va bien aux Etats-Unis. Les Américains (des Etats-Unis) se sont enrichis grâce au Donald en lequel ils ont de plus en plus confiance et ils sont priés de voter pour les candidats qui soutiennent sa politique,

Document 5 :

Le plus drôle est que ces investisseurs américains soutiennent le spread entre les mauvais bons à 10 ans de l’Italie et le Bund (pour retarder l’€-crash), ce que je pensais être inimaginable,

Document 6 :

Des rendements de bons de Trésors à 10 ans inférieurs à 2 %, c’est hors des normes.
Des rendements négatifs, c’est impensable, inconcevable, inimaginable,

Document 7 :

Le gros avantage de ce report de l’€-crash est qu’il permet de sauver ses billes, c’est-à-dire son capital, pendant qu’il est encore temps !

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22 septembre 2018 6

Banques canadiennes, 2° trimestre 2018

Rédigé par dans la rubrique Autres, Leverage

Après l’étude des agrégats monétaires du Canada, l’analyse du leverage des grandes banques canadiennes s’impose…

TD Bank est devenue la plus grande banque du Canada par le total de ses actifs.
Comme les autres grandes banques canadiennes, elle est loin de respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan avec un leverage qui fluctue aux alentours de 22,

Document 1 :

TD Bank2017 Q32017 Q42018 Q12018 Q22018 Q3
1 Assets1 202,381 279,001 261,321 283,841 292,50
2 Equity72,18875,6776,694
3 Deductions3,2273,0673,287
4 Goodwill15,55816,16916,36
5 Tangible eq52,24653,75153,40356,43457,047
6 Liabilities1 150,141 225,241 207,911 227,401 235,46
7 Leverage (µ)2222,822,621,721,7
8 Core Tier 1 (%)4,54,44,44,64,6

Sommes en milliards de dollars canadiens.

Les banques canadiennes publient clairement les montants de leurs capitaux propres tangibles, ce qui permet de calculer leur leverage réel,

Document 2 :

La Banque Royale du Canada présente les mêmes caractéristiques que TD Bank,

Document 3 :

Royal Bk Canada2017 Q32017 Q42018 Q12018 Q22018 Q3
1 Assets1 201,051 212,851 276,281 274,781 292,37
2 Equity72,27473,82972,73675,42577,781
3 Deductions22,66622,25721,59122,14822,727
4 Goodwill
5 Tangible eq49,60851,57251,14553,27755,054
6 Liabilities1 151,441 161,281 225,131 221,501 237,32
7 Leverage (µ)23,222,52422,922,5
8 Core Tier 1 (%)4,34,44,24,44,4

Document 4 :

Document 5 :

Le total des actifs de la Banque de Montréal est inférieur à ceux de ces deux grandes banques ; son leverage fluctue aux alentours de 23,

Document 6 :

Bank Montreal2017 Q22017 Q32017 Q42018 Q12018 Q2
1 Assets718,943708,617709,58727,909743,569
2 Equity
3 Deductions
4 Goodwill
5 Tangible eq30,55529,60430,63330,16530,793
6 Liabilities688,388679,013678,947697,744712,776
7 Leverage (µ)22,522,922,223,123,1
8 Core Tier 1 (%)4,44,44,54,34,3

Au total, ces trois banques auraient dû céder 1 757 milliards de dollars canadiens pour avoir un leverage de 10, ce qui représente… 79 % du PIB annuel courant du Canada, et c’est ce qui alimente la bulle monétaire en M3 qui se monte à… 489 milliards soit 21,1 % du PIB.

Pour rappel : la masse monétaire M3 ne doit pas dépasser 78 % du PIB annuel courant qui se monte à 2 225 milliards de dollars canadiens, soit 1 735 milliards.

A titre de comparaison, l’hypertrophie monétaire qui s’était développée aux Etats-Unis et qui a été résorbée en provoquant la Grande Récession a culminé aux alentours de 2 200 milliards de dollars (USD), soit 14 % du PIB annuel courant lors de la faillite de la banque des frères Lehman.

Document 7 :

Document 8 :

Une fois de plus, il apparait clairement que lorsque les banques ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement, une hypertrophie de la masse monétaire (létale à terme) se développe irrémédiablement.

Dans ces conditions, la croissance du PIB est inférieure à son potentiel optimal, toutes choses égales par ailleurs.

Lorsqu’une bulle monétaire s’est installée, les autorités doivent la faire éclater le plus tôt possible, ce qui crée dans tous les cas une récession avec des dommages collatéraux importants.
La laisser se développer ne peut qu’aggraver la situation et ses conséquences
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Cliquer ici pour accéder aux rapports financiers de TD Bank.
Cliquer ici pour accéder aux rapports financiers de la Banque Royale du Canada.
Cliquer ici pour accéder aux rapports financiers de la Banque de Montréal.
Cliquer ici pour voir mon article de 2012 sur les banques canadiennes.

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21 septembre 2018 10

Agrégats monétaires du Canada et les mystères des bulles monétaires en M1…

Rédigé par dans la rubrique Monétarisme

La courbe représentant l’évolution de la masse monétaire M3 par rapport au PIB (courant annuel, en pourcentage) du Canada révèle l’existence d’une bulle aussi importante que celle de la zone euro,

Document 1 :

Cette hypertrophie monétaire du Canada a commencé à se développer à partir de 2005 et elle s’est accélérée après la faillite de la banque des frères Lehman pour stagner à un haut niveau depuis début 2016.

Dans la zone euro, le dérapage monétaire s’est produit dès l’adoption de cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro pour dépasser la barre critique des 80 % en 2004, puis atteindre des sommets après la faillite de la banque des frères Lehman et en stagnant par la suite à ce haut niveau,

Document 2 :

L’agrégat monétaire M1 du Canada a atteint un bon niveau très bas à 13,0 % du PIB (courant annuel) fin 1981 début 1982 mais il a augmenté par la suite pour exploser à partir de la faillite de la banque des frères Lehman,

Document 3 :

L’agrégat monétaire M1 du Canada a atteint le même niveau que celui de la zone euro, comme pour M3,

Document 4 :

Il est étonnant de constater dans les deux cas, au Canada comme dans la zone euro, d’une part, que les autorités monétaires n’ont pas maitrisé l’évolution de leurs agrégats monétaires (surtout par manque de culture monétariste) et d’autre part, que c’est une hypertrophie de l’agrégat M1 qui s’est développée.

Paradoxalement, le Canada est donc plus proche de la vieille Europe continentale que des Etats-Unis, pour ce qui concerne les problèmes monétaires !

Pour rappel, l’agrégat M1 comprend les billets que possèdent les particuliers ainsi que le total des encours sur leurs comptes courants.

Aucune étude fiable n’a été effectuée sur cette hypertrophie de M1, que ce soit dans la zone euro ou au Canada.
Deux explications peuvent être envisagées a priori

La première relève du behaviorisme, c’est-à-dire du comportement des gens (des particuliers) qui n’ont plus confiance (plus ou moins consciemment) dans leur système monétaire.
En conséquence, ils conservent toujours de l’argent qu’ils pensent pouvoir être immédiatement disponible afin de faire face à des dépenses supplémentaires en toutes circonstances.

Les malheureux Euro-zonards sont effectivement légitimement amenés à s’interroger sur la fiabilité et la pérennité de cette monnaie contre nature qu’est l’euro.
Les Canadiens peuvent être eux-aussi légitimement inquiets à la suite des agissements des banksters… des Etats-Unis qui ont des répercussions dans leur pays.

La seconde explication plausible se trouve dans le non-respect par les banksters des règles prudentielles d’endettement.

En effet, les banques de la zone euro ont des multiples d’endettement qui dépassent largement les normes (cf. mes analyses), ce qui les conduit à accorder des crédits (surtout pour financer des acquisitions immobilières) qu’elles n’auraient pas dû accepter, ce qui donne à ces emprunteurs l’illusion d’une certaine richesse.
Les emprunteurs ont ainsi (indûment) des disponibilités excédentaires sur leurs comptes courants qui dépassent les normes.

Quelles que soient les causes de cette bulle monétaire en M1, elle a pour conséquence de ralentir l’activité économique, c’est-à-dire la croissance du PIB car la circulation monétaire représentée par le ratio du PIB sur la masse monétaire (qui est l’inverse du ratio M/PIB en pourcentage) est faible, et même inférieure à 1,

Document 5 :

La seule solution pour faire repartir la croissance dans la zone euro et au Canada serait de faire éclater cette bulle monétaire, ce qui provoquerait alors des dommages collatéraux considérables.

L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics dixit Arthur, Laffer.

Les autorités américaines (des Etats-Unis) ont fait éclater une telle bulle (dans l’agrégat M3-M2) en mettant en faillite la banque des frères Lehman, ce qui a provoqué la Grande Récession mais par la suite, la croissance est repartie à son potentiel optimal sur de bons fondamentaux.
Tel est le prix à payer en cas d’hypertrophie monétaire qui est toujours létale à terme.

***

Les données utilisées pour établir les graphiques relatifs au Canada sont celles de notre ami Fred de Saint Louis car celles de la Banque du Canada sont difficilement exploitables.

Cliquer ici pour accéder aux chiffres de l’agrégat M1 qui donnent l’impression de donner une image fidèle de la réalité, ce qui n’est pas le cas des chiffres de M2, ce qui empêche de calculer les autres agrégats.

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19 septembre 2018 15

Agrégats monétaires de la Suisse

Rédigé par dans la rubrique Monétarisme, Suisse

Une mise à jour, des corrections, de nouvelles analyses et de nouvelles conclusions s’imposent au sujet des agrégats monétaires de la Suisse…

D’après les chiffres publiés par la BNS, une hypertrophie considérable de la masse monétaire M3 apparait clairement lorsqu’elle est exprimée en fonction du PIB annuel courant,

Document 1 :

Pour rappel, M3 devrait représenter normalement un peu moins de 80 % du PIB annuel courant.

L’augmentation de M3 s’est produite surtout après les grandes turbulences financières marquées par la faillite de la banque des frères Lehman.

Document 2 :

Cependant, une grande partie de cette masse monétaire M3 est composée de capitaux ayant fui la zone euro pour se réfugier en Suisse afin d’échapper à l’€-crash et au retour de monnaies nationales, ce qui apparait clairement dans le poste des comptes de virement des banques en Suisse du passif de la BNS, cf. mes articles à ce sujet,

Document 3 :

Or, il s’agit là d’argent exogène, c’est-à-dire d’argent qui n’est pas généré par l’activité propre en Suisse et qui joue donc un rôle… passif.

Dès lors, il est logique de soustraire cet argent exogène de M3 afin que cet agrégat donne une image fidèle de la réalité de l’argent gagné qui circule en réalité en Suisse.
L’évolution de la masse monétaire M3 endogène se présente alors tout à fait différemment,

Document 4 :

Et ô surprise, cette masse monétaire réelle fluctue dans une bande de 80 à 85 % par rapport au PIB annuel courant depuis 2016, ce qui est presque parfait !

Document 5 :

Cette analyse de la masse monétaire apporte des éléments nouveaux qui justifient que la Suisse puisse conserver sa réputation de pays refuge et fiable pour les capitaux dans un environnement financier non fiable.

Cependant, les 477 milliards de francs de ces capitaux provenant de la zone euro représentent 70 % du PIB annuel courant, ce qui peut présenter des risques considérables lors de l’€-crash à venir bien qu’ils soient investis en titres, dont de la zone euro !

Les deux big banks too big to fail (UBS et Crédit Suisse) qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement font peser elles-aussi des risques considérables aux petits Suisses mais à partir de capitaux provenant de pays étrangers.

Les gens de la BNS, c’est-à-dire ses dirigeants et leurs collaborateurs font l’erreur de ne pas obliger ces banksters à respecter les règles de bonne gestion bancaire pourtant imposées par le Conseil Fédéral.

Pire : ils imposent aux entreprises suisses (et aux épargnants) des taux négatifs qui n’ont aucune justification par rapport à la situation monétaire helvète, ce qui les pénalise considérablement alors qu’ils auraient dû pénaliser au contraire les seules entrées indues de capitaux provenant de pays étrangers et en particulier de la zone euro.

Par ailleurs, il faut rappeler que ces gens de la BNS n’ont manifestement aucune culture monétariste comme le prouve le fait qu’ils comptabilisent dans l’agrégat monétaire M1 les encours des comptes courants des particuliers et des entreprises (comme les Marioles de la BCE) alors que seuls ceux des particuliers font partie de cet agrégat M1, les trésoreries des entreprises devant être comptabilisées dans l’agrégat M3-M2.

La dissociation entre l’argent (endogène) gagné circulant dans une nation et l’argent (exogène) introduit dans cette nation à partir de la fuite de capitaux d’autres nations mise en évidence ici dans le cas de la Suisse est une innovation inattendue qui prend de l’importance dans la mesure où les risques liés aux flux internationaux de capitaux sans contrepartie réelle augmentent.

Une fois de plus, l’existence de cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro aura de graves conséquences partout dans le monde… après les midterms.

Cliquer ici pour accéder aux statistiques de la BNS d’où sont tirés les chiffres de ces graphiques.