2 avril 2017 25

Quid après le McRon hurleur ?

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

Le McRon hurleur va succéder à l’idiot normal qui ne se représente pas (de peur de prendre une trop grande claque) et qui, après avoir atteint son niveau d’incompétence (selon le principe de Peter), reviendra à son niveau de compétence maximal, là où il excelle : la magouille et le tripatouillage électoral qui lui auront permis d’abord d’être élu Président, puis d’éliminer la droite en pérennisant le maintien au pouvoir du socialisme internationaliste (à la sauce hollandaise) après avoir lancé ce produit médiatique surprenant et d’apparence innovante qu’est ce McRon hurleur.


En effet, il ne fait plus de doutes depuis la révélation des emplois folkloriques de Pénélope par le Canard (ce qui était bien connu depuis longtemps dans le microcosme politicard) que les électeurs français vont élire ce McRon hurleur qui continue à hurler au cours de ses spectacles qui enthousiasment tant ses fans.

Le plus inquiétant est l’après McRon hurleur car la politique économique qu’il va mener ne permettra pas de restaurer une croissance acceptable par les électeurs, ce qui augmentera encore les votes des extrêmes, de droite et de gauche, qui sont déjà légèrement majoritaires.
Quand ils seront largement majoritaires, ce sera alors le plus grand désordre, ingérable
.

En effet, les électeurs français ressentent pour la plupart d’entre eux que quelque chose ne va pas quelque part sans pouvoir donner de solutions claires.
C’est pourtant simple : Yaka, faucons mais les vrais sont trop nombreux, comme je l’ai déjà écrit…

Or, le McRon hurleur ne va pas faire respecter les deux conditions nécessaires pour résoudre les problèmes économiques et financiers fondamentaux, à savoir la sortie de l’euro-système pour restaurer le franc français et la résorption de l’hypertrophie monétaire qui s’est développée en France (comme dans la zone euro).

Ces conditions ont peu de chances d’être respectées (à la suite d’un €clatement provoqué par un ou plusieurs autres pays, ce qui est assez improbable), et même dans ce cas, ce ne serait pas encore suffisant car il faudrait aussi éliminer les deux survivances majeures de l’ère communiste : la CQ et le système de retraites par répartition pour les remplacer par des solutions libérales qui ont déjà fait leurs preuves par ailleurs.

Le McRon hurleur ne fera que de petites réformes cosmétiques mais certaines risquent de faire hurler ses fans comme par exemple le projet d’instaurer une taxe sur l’immobilier comme aux Etats-Unis : à un taux moyen de 4 %, l’Etat volera aux propriétaires le prix de leur bien en 25 ans !

Conclusion : carpe diem car l’avenir s’annonce sombre, sauf si la croissance américaine, dopée par le Donald, aura la force de sauver la situation en la maintenant acceptable pendant un certain temps…

***

Cliquer ici pour voir la vidéo (à 2:04…) du Grand O’ du Notariat au cours duquel Renaud Dutreil donne des indications sur cette taxe sur l’immobilier et sa transcription par Josick en commentaire sur post précédent.

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31 mars 2017 9

Inflation, taux et croissance… aux USA

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Aux Etats-Unis, l’inflation sous-jacente (PCE:PILFE) est en faible augmentation : 1,75 % d’une année sur l’autre, ce qui est supérieur à la limite haute préconisée par ce bon vieux Greenspan, à savoir 1,5 % mais elle reste cependant à un niveau acceptable,

Document 1 :

Par contre, l’inflation totale, celle qui est subie par les Américains dépasse déjà la barre critique des 2 % et elle est en forte augmentation, surtout à cause de la hausse des prix des hydrocarbures qui répond à une logique propre.

La forte inflation (causée par les erreurs des gens de la Fed et le laxisme des Démocrates alors au pouvoir) qui a culminé au début des années 80 est jugulée depuis une vingtaine d’années grâce aux Reaganomics,

Document 2 :

Les rendements des Notes à 10 ans sont redescendus dans la bande des 3 % après les fortes turbulences crées par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, mais ils sont tombés sous cette norme à cause de l’€-crise,

Document 3 :

Pour relancer la croissance sur de bons fondamentaux, les gens de la Fed ont baissé leur taux de base au plus bas, c’est-à-dire à un niveau proche de 0 %,

Document 4 :

Ils ne pouvaient pas descendre plus bas car des taux négatifs, ça n’existe pas, c’est inconcevable, inimaginable, impensable, évidemment !

Cette politique monétaire a permis de faire tomber les rendements réels des Notes à 10 ans à des niveaux historiquement très bas, sous la barre critique des 2 %, ce qui permet de rendre peu attractif ce genre de placement dit de père de famille qui consiste à prêter de l’argent à l’Etat pour financer ses déficits, ce qui ne crée pas de richesse, favorisant ainsi les investissements en actions qui sont créatifs de richesse, eux au moins !

Document 5 :

Le résultat de cette politique économique et monétaire est particulièrement positif : la croissance du PIB réel est supérieure à celle des rendements réels des Notes à 10 ans depuis le début des années 2000,

Document 6 :

Tout est simple.

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30 mars 2017 9

Agrégats monétaires pour les nuls de la zone euro (février 2017)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics disait Arthur, Laffer, car la richesse des nations (et de leurs habitants) dépend pour l’essentiel de l’évolution et de la structure des agrégats monétaires qui permettent de mettre en évidence la présence d’une création monétaire létale à terme…

C’est tellement important (et évident pour tout monétariste normalement constitué) que le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a fait supprimer (dès avant sa prise de fonction à la tête de la Fed) la publication des chiffres de M3 pour que les personnes en dehors de la Fed ne puissent plus disposer de cet instrument d’analyse, ce qui lui a permis (et à ses acolytes) de restaurer (relativement tranquillement) ces fondamentaux mais en créant la plus grande crise après la Grande Dépression et en flinguant au passage pour l’exemple la banque des frères Lehman.

Ces analyses monétaristes sont tellement importantes qu’elles sont même maintenant confinées dans le cercle restreint des gens de la Fed (elles ne sont plus développées par des universitaires ni publiées comme du temps de Milton Friedman) pour leur seul usage.
Elles sont donc plus ou moins confidentielles mais il est quand même possible de comprendre les décisions du FOMC à partir des chiffres disponibles des agrégats M2 et M1…

En Europe, et en particulier en France, la culture monétariste est totalement absente à tel point que les Marioles de la BCE osent publier des chiffres des agrégats qui ne correspondent pas à la réalité, cf. mes analyses antérieures.

Donc, quid de la zone euro ?

D’après les derniers chiffres disponibles, la masse monétaire M3 de la zone continue à augmenter si bien que la création monétaire est globalement de l’ordre de 3 000 milliards d’euros,

Document 1 :

Ce chiffrage de création monétaire globale résulte d’une hypertrophie de M1 de l’ordre de 3 000 milliards d’euros,

Document 2 :

En effet, M1 devrait ne représenter que 13 % du PIB comme aux Etats-Unis (compte tenu du fait qu’une part importante des billets en dollars se trouve à l’étranger, ce qui n’est pas le cas des euros).
M1 se montait fin février 2017 à 4 496 milliards d’euros alors que cet agrégat aurait dû se monter à 1 419 milliards correspondant à 13 % du PIB annuel (10 915 milliards, en admettant que la croissance du PIB nominal en ce 1° trimestre soit du même ordre que celle du 4° trimestre 2016 par rapport au trimestre précédent), ce qui conduit à chiffrer l’argent non gagné en M1 à 3 077 milliards.

Cependant, si les malheureux Euro-zonards ont de l’argent non gagné sur leurs comptes courants, ils n’ont pas assez d’épargne, toujours par référence aux Américains.
En effet, M2-M1 devrait se monter à 40 % du PIB, soit 4 366 milliards d’euros alors que cette épargne n’est que de 2 893 milliards, ce qui fait un manque (par rapport à la norme) de 1 473 milliards,

Document 3 :

Cette insuffisance d’épargne est grosso modo compensée par une hypertrophie de l’agrégat M3-M2 qui se monte à 4 082 milliards d’euros alors qu’il devrait se monter, toujours par référence aux Etats-Unis où l’argent y est sain, à 25 % du PIB soit 2 730 milliards, ce qui conduit à chiffrer une création monétaire de 1 352 milliards,

Document 4 :

Donc, globalement, à la création monétaire en M1 de l’ordre de 3 000 milliards d’euros, il faut ajouter celle en M3-M2 qui est compensée par un trou en M2-M1.
Ce sont là des ordres de grandeur fiables qui donnent une image la plus fidèle possible de la réalité.

L’abandon des monnaies nationales a supprimé les mécanismes régulateurs qui existaient dans chaque nation, ce qui a donc conduit à une création monétaire qui s’accentue et qui est bien visible sur tous les graphiques,

Document 5 :

L’évolution de ces agrégats dans la zone euro est assez déconcertante, ce qui correspond bien au foutoir qui y règne, pour reprendre l’expression du Donald,

Document 6 :

Fin décembre 2016, les malheureux Euro-zonards ont cassé leur tirelire en sortant 124 milliards d’euros de leurs caisses d’épargne

Document 7 :

… dont il ne restait plus que 70 milliards supplémentaires dans leurs comptes courants et dans leurs portefeuilles,

Document 8 :

L’augmentation de M1 est de l’ordre de 8 à 10 % d’une année sur l’autre depuis l’adoption de l’euro…

Document 9 :

alors que la croissance du PIB nominal n’est que de 2,4 %, ce qui montre bien l’importance de cette création monétaire en M1 que rien n’arrête,

Document 10 :

Il s’agit manifestement d’argent non gagné donné sans contrepartie d’un travail réel, c’est-à-dire pour l’essentiel des aides dites sociales (et non pas à une généralisation de Pénélopes…)

Cette création monétaire ne profite même pas finalement aux malheureux Euro-zonards puisqu’ils sont obligés de désépargner pour survivre, alors que le gros problème aux Etats-Unis est que les ménages épargnaient trop par crainte de l’avenir Obabamesque et Illarien,

Document 11 :

***

J’ai révisé à la hausse la création monétaire en M3-M2 par rapport à mon étude précédente car, compte tenu de la part de cet agrégat dans le PIB des Etats-Unis, de 25 % avant l’arrivée de B-2, ce chiffre doit être considéré comme un maximum à ne pas dépasser.

Les Américains ont donc bien joué, c’est-à-dire bien défendu leur leadership sur le Monde libre en incitant les Européens à adopter cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro.
Seuls les Anglais ne sont pas tombés dans le piège, en sortant même de l’U.E. !

Le manque de culture économique et surtout monétariste des Européens du continent est quand même étonnant et il a des conséquences considérables.
Evidemment, cette ignorance des fondamentaux économiques et financiers est particulièrement importante en France.

Normalement, ce sont les gens de la banque centrale qui doivent maitriser et gérer ces problèmes mais comme je l’ai déjà écrit, la Banque de France et son gouverneur ont la réputation d’être particulièrement nuls dans leur domaine de compétence, déjà jugés nuls (par rapport à mes analyses) par la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris, nuls et archi nuls en monétarisme

Tout est simple finalement.

Cliquer ici pour accéder aux chiffres des agrégats monétaires publiés par la BCE.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur les agrégats monétaires de la BCE.
Cliquer ici pour lire mon article confirmant que la Banque de France et son gouverneur ont été jugés nuls par la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris.

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26 mars 2017 7

USA : croissance, emploi et capitalisme libéral

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, France

Après mon topo sur l’emploi en France, qu’en est-il aux Etats-Unis ?

Comme je l’ai déjà écrit, l’emploi est sur une trajectoire longue linéaire depuis que ces données statistiques sont disponibles, c’est-à-dire depuis… 1939 !

Document 1 :

mais avec parfois de fortes fluctuations à court terme : après une crise majeure (8,7 millions d’emplois détruits en net en 2008-2009), 16 millions d’emplois (en net) ont été créés depuis 2010 !

Document 2 :

Et ce ne sont pas des emplois bidon dans des administrations publiques (Government) comme en France car ils sont proportionnellement en baisse depuis… 1975 pour ne représenter que 15 % du total des emplois, contre… 29 % en France !

Document 3 :

Les emplois dits publics (en français) ne se montent aux Etats-Unis qu’à 22 millions contre 7,8 millions en France,

Document 4 :

Bien entendu, aux Etats-Unis comme en France, les emplois dans l’agriculture ont massivement disparu, en deux temps : d’abord dans les années 50 et 60 grâce au progrès technique et ensuite, brusquement en 2000 a priori à la suite de l’ouverture des frontières liée à des accords internationaux mal négociés,

Document 5 :

Les emplois dans l’agriculture (au sens large), ne correspondent plus qu’à 1,6 % de l’emploi total, sans provoquer de drames car les anciens agriculteurs ont pu retrouver un emploi ailleurs,

Document 6 :

Comme en France, la part des emplois dans l’industrie a baissé, régulièrement sur la longue période pour ne représenter plus que 8 % de l’emploi total, ce qui est très faible,

Document 7 :

5 millions d’emplois ont été supprimés dans l’industrie en deux fois depuis 2000, ce qui correspond au décollage de la Chine dont les produits ont effectivement détruit ceux qui étaient produits auparavant aux Etats-Unis, donnant ainsi raison au Donald,

Document 8 :

Bien entendu, des emplois ont été créés en grand nombre dans d’autres secteurs mais la perte de 5 millions d’emplois industriels a été douloureusement ressentie par… les électeurs du Donald !

La résilience des Américains est très forte : la part de ceux qui travaillent par rapport au total de la population est très variable, sans que cela déclenche de mouvements dits sociaux comme en France à la suite du moindre évènement nouveau modifiant une situation antérieure,

Document 9 :

Les effectifs de l’Etat fédéral sont en fait très réduits : ils ne représentent que 1,9 % des emplois totaux,

Document 10 :

Les emplois des Etats fédérés sont eux-aussi modestes par rapport au total des emplois,

Document 11 :

Seuls, les emplois dans les administrations locales sont plus importants, sans atteindre toutefois 10 % du total des emplois,

Document 12 :

Pas de millefeuilles aux Etats-Unis, mais de vrais zemplois !

C’est évidemment un exemple de la réussite du capitalisme libéral contre le socialisme à la française.
Dans le cadre des campagnes électorales françaises, de tels graphiques devraient servir de base à des discussions passionnées entre les différents protagonistes, mais les débats politiques ont disparu depuis un certain temps en France où il ne reste plus aucune réflexion…

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23 mars 2017 40

France : emploi, crise et socialisme

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

Après des recherches infructueuses sur le site confus de l’Insee, j’ai pu trouver finalement des statistiques sur l’emploi en France, mais les données les plus anciennes remontent à 1989 seulement et elles ne sont qu’annuelles, les plus récentes étant des… évaluations pour 2015 !

La France, ce n’est pas l’Amérique : pas d’élasticité de l’emploi, pas de résilience… pas de vagues : les pertes d’emplois pendant la grande crise de 2008 et suivantes ont été faibles et par la suite, les créations d’emplois ont été également faibles, ce qui est logique,

Document 1 :

Pour rappel : 16 millions d’emplois ont été créés aux Etats-Unis depuis 2010

Depuis la convergence des monnaies et des économies en vue de l’adoption de l’euro, les pertes d’emplois ont été régulières dans l’agriculture : la moitié des emplois a disparu en un quart de siècle,

Document 2 :

Les emplois dans l’agriculture (au sens large, comprenant aussi la pêche et la sylviculture), ne représentent plus que 2,4 % du total des emplois, ce qui n’intéresse évidemment aucun candidat aux Pestillentielles car cela concerne peu d’électeurs,

Document 3 :

Idem dans l’industrie : la tendance baissière est également très claire !

Document 4 :

Les Américains ont élu le Donald qui veut recréer des emplois dans l’industrie aux Etats-Unis contre l’avis de tous les journaleux et bonimenteurs de tous les médias (auxquels il faut ajouter un R) mais les Français s’apprêtent à élire un McRon hurleur socialiste internationaliste qui ne fera que perpétuer ce qui s’est passé depuis un quart de siècle.

Les emplois dans l’industrie ne représentent plus que 12 % des emplois totaux,

Document 5 :

Heureusement, pour compenser ces pertes d’emplois productifs, les hommes (et les femmes) politiques créent des emplois dans… les administrations publiques : pas de crise dans ce secteur qui embauche toujours, crise ou pas crise,

Document 6 :

D’après les chiffres de l’Insee, les emplois dans les administrations publiques représentent 29,2 % des emplois totaux, ce qui correspond au secteur le plus important en France !

Document 7 :

Ces données sur l’emploi devraient faire réfléchir les Français et être au centre de leurs préoccupations en vue des prochaines élections pour remettre un peu d’ordre dans ce foutoir, mais il n’en est rien : les Français sont des veaux incurables.
Tant pis pour eux.

Cliquer ici pour accéder à ces données de l’Insee (télécharger les séries longues).

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20 mars 2017 7

La guerre Janet Yellen / Alan Greenspan et le Donald / Angela

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France

C’est la guerre !
C’est la guerre entre ces personnalités dominantes du monde économique et financier et ce qu’ils représentent…

C’est d’abord la guerre entre Janet Yellen et Alan Greenspan qui est énergiquement opposé à la politique monétaire menée par ses successeurs et qui ne supporte pas qu’on oublie ce qu’il a fait, pire : qu’on puisse l’accuser de ne pas avoir déminé plus tôt ce qui allait devenir la plus grave crise que l’Amérique ait connue depuis la Grande Dépression.

Alan Greenspan était pourtant très fier d’avoir fait éviter une crise majeure pendant les presque 20 années de sa présidence de la Fed alors que le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, n’a pas hésité à crever la bulle qui s’était développée en provoquant des dommages collatéraux considérables.

Cependant, il faut remarquer qu’Alan Grenspan a quand même contribué à créer trop d’emplois par rapport à la tendance longue, surtout de 1993 à 2006,

Document 1 :

Dès lors, la crise provoquée par le bombardier furtif B-2 n’aura été qu’une remise en ordre particulièrement énergique puisque 8,7 millions d’emplois ont été supprimés, en net, en 2008 et 2009

Document 2 :

mais plus de 16 millions d’emplois ont par la suite été créés depuis 2010, ce qui montre l’extraordinaire élasticité de la population américaine (et en même temps sa résilience), ce qui lui aura été finalement bénéfique.

Le mois de février dernier a été le 77° mois consécutif de création nette d’emplois

Document 3 :

ce qui ne s’est jamais produit depuis que de telles statistiques sont tenues aux Etats-Unis,

Document 4 :

Après une petite récession, Alan Greenspan prenait toujours soin de faire repartir vigoureusement l’activité économique, ce que n’ont jamais fait ni le bombardier furtif B-2 ni Janet Yellen qui ont commenté, tristement comme toujours, leurs décisions pour calmer les marchés et réduire les anticipations de croissance.

Pire encore : Janet Yellen continue ainsi à casser les cycles que la Fed initiait sous l’impulsion d’Alan Greenspan (ce qu’avait déjà entrepris auparavant le bombardier furtif B-2) par son manque d’enthousiasme.
Ainsi, ses commentaires la semaine dernière, après la réunion du FOMC, ont fait replonger les rendements des Notes à 10 ans aux alentours de 2,50 %

Document 5 :

ce qui contient l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans

Document 6 :

ce qui met en évidence le maintien d’une croissance proche de son potentiel optimal en cassant la reprise d’un cycle haussier,

Document 7 :

Pour l’instant, Janet Yellen mène cette guerre contre le Donald, en ignorant même les aspects a priori positifs de la politique qu’il inaugure : le retour à la normale des rendements se fait comme si l’élection présidentielle n’avait aucune importance pour la croissance américaine !

Document 8 :

Comme le mandat de Janet Yellen viendra à son terme en février 2018, le Donald se fera certainement un plaisir de lui choisir un successeur…

Le Donald est également en guerre contre la Kaiserin von Europa, Angela qui refuse de modifier quoi que ce soit à l’ordre germanique qu’elle impose à la vieille Europe continentale, en faisant bénéficier au passage son pays d’une monnaie sous-évaluée en considération du niveau de productivité des entreprises allemandes.

Le Donald digère mal cette résistance.
Il l’a montré en refusant de serrer la main à Angela, sans un regard pour elle, pendant la prise de photos traditionnelle dans le Bureau Ovale alors qu’il avait précédemment spectaculairement serré celle de Shinzo Abe qu’il avait invité ensuite pour un weekend dans son golf de Floride, alors qu’Angela a dû rentrer chez elle.

Le Donald est donc en guerre contre la sous-évaluation de la monnaie en vigueur en Allemagne et le foutoir (selon son expression) que constitue la zone euro où le désordre augmente.

Ainsi, l’écart entre les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor français et ceux du Bund continue de fluctuer à des niveaux élevés correspondant à une dévaluation du franc français supérieure à 20 % par rapport au Deutsche Mark,

Document 9 :

Pour l’instant, il est difficile de prédire quelles seront les modalités de cette guerre.
Cependant, il est intéressant de constater une convergence entre Janet Yellen et le Donald à ce sujet…

En effet, Janet Yellen a déjà laissé entendre dans le passé à plusieurs reprises que l’Amérique pouvait subir les contrecoups de chocs extérieurs, sans citer explicitement un €clatement.
Lors de ses dernières déclarations, elle s’est contentée de dire que « Les risques sont plus équilibrés mais il reste des risques significatifs à moyen terme dont on discutera sûrement« , ce qui laisse planer certaines incertitudes, ou des… quasi certitudes !

Ainsi par exemple, comme les deux tiers de la dette publique française sont détenus par des investisseurs étrangers, dont certainement beaucoup de capitaux américains, une sortie de leur part ferait grimper les rendements des mauvais bons du Trésor français à des niveaux insoutenables.
Il s’agit là d’un aspect possible de cette guerre économique et financière Amérique contre vieille Europe continentale.

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13 mars 2017 25

€ : enfin la fin ! ou ?

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe

L’écart entre les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor français et ceux du Bund était faible en 2007 : de l’ordre de 5 points de base.
Il a augmenté par la suite aux alentours de 10 points de base puis bien davantage,

Document 1 :

Comme les rendements du Bund étaient alors dans les 4 %…

Document 2 :

la dévaluation potentielle du franc français par rapport au Deutsche Mark était alors inférieure à 5 %, ce qui était très faible,

Document 3 :

S’il y avait eu le début du commencement de l’existence d’un soupçon d’intelligence sous le scalp de notre histrion ignare, il aurait fait comme Pompidou : il aurait fait dévaluer le franc en août 2007 (comme je l’avais écrit à cette époque), donc en sortant (par surprise) la France de l’euro-système, ce qui aurait permis aux Français de bénéficier d’une croissance soutenue avec des créations d’emplois, comme pendant les 30 Glorieuses, et il aurait été réélu.

Les écarts entre les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor français et ceux du Bund ont augmenté d’abord avec les turbulences financières de 2008, puis et surtout lors de l’€-crise qui s’est exacerbée à partir de l’été 2011, et à nouveau récemment après l’élection du Donald puis à cause des craintes d’un Frexit, du moins d’après la propagande de la nomenklatura (cf. document 1).

Pendant l’accentuation de l’€-crise, les capitaux se sont réfugiés préférentiellement sur les bons du Trésor teuton car, en cas d’€clatement, c’est-à-dire de Deutschexit, les titulaires de ces zeuros auront en contrepartie de bons Deutsche Marks et non pas de mauvais francs français fortement dévalués.

Quid de cette dévaluation du franc français par rapport au Deutsche Mark ?

L’écart (entre les rendements du 10 ans français et ceux du Bund) de 30 à 50 points de base était significatif d’une dévaluation potentielle (du franc français par rapport au Deutsche Mark) de 10 à 15 % environ tant que les rendements du Bund étaient normaux, c’est-à-dire au-dessus de la barre critique des 3 %, donc jusqu’en août 2011, cf. document 2.

Par la suite, avec le plongeon des rendements du Bund vers zéro, tout est devenu hors normes : la zone euro est devenue un foutoir ingérable pour reprendre l’expression du Donald avec des taux négatifs, ce qui était impensable, inconcevable, inimaginable auparavant comme l’a dit Jean-Claude Le Tricheur.

Comme l’écart (entre les rendements du 10 ans français et ceux du Bund) est monté récemment jusqu’à 80 points de base, la dévaluation potentielle (du franc français par rapport au Deutsche Mark) peut être de l’ordre de 25 à 30 % si l’on prend en considération un rendement normal du Bund de l’ordre de 3 %, donc sans l’effet de refuge sur ce titre,

Document 4 :

Ces analyses préliminaires prennent de l’importance à partir du moment où il apparait un mouvement bizarre de hausse homogène et échelonnée des rendements des bons à 10 ans des Trésors de l’Allemagne, de la France, de l’Espagne et de l’Italie depuis l’été dernier, 2016,

Document 5 :

Bizarre, bizarre, comme c’est étrange !
Une telle configuration ne s’est jamais produite depuis 2007 (cf. document 2).

Ces grands écarts ne sont donc pas dus à un risque de Frexit provenant d’une improbable élection de la Marine nationale comme le rapporte la propagande de la nomenklatura.

En effet, il y a des tensions [dans la zone euro] comme le Mariole de la BCE a été obligé de l’avouer (d’après une dépêche du 9 mars de l’AFP).

D’après une dépêche Reuters du 7 mars, des institutions étrangères ont placé des montants record de liquidités auprès de la banque centrale allemande, montrent des données publiées mardi [7 mars] qui laissent penser qu’elles sont à la recherche d’un refuge pour leurs euros dans un contexte de regain des incertitudes sur l’avenir de la monnaie unique européenne.
Le scepticisme croissant à l’égard de la construction européenne et dans une moindre mesure de l’euro avant des élections déterminantes aux Pays-Bas puis en France et les difficultés persistantes du système bancaire italien ont ravivé les craintes d’un éclatement de la zone euro.
Les gouvernements et les banques centrales de pays n’appartenant pas à la zone euro, et même des organisations internationales, semblent de plus en plus partager ces inquiétudes préférant déposer leurs euros à la Bundesbank, considérée comme le meilleur refuge au sein de la zone euro grâce à la solidité des finances publiques et de l’économie allemandes.
Le passif de la Bundesbank vis-à-vis de déposants situés en dehors de la zone euro est passé de 16 milliards d’euros en janvier 2016 à 94 milliards d’euros au 2 février 2017
.

Comme je l’ai relevé précédemment, le Donald n’accepte pas que des pays tels l’Allemagne (et la Chine) pénalisent les entreprises américaines en abusant de monnaies dévaluées par rapport au dollar (US$).
Comme Angela a répondu qu’elle ne pouvait rien faire quant à la parité de l’euro par rapport au dollar, il ne reste qu’une solution : mettre fin à cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro, ce qui fera remonter le Deutsche Mark par rapport au dollar, rétablissant ainsi les conditions d’un commerce international équitable.

Ainsi, plus de Grexit ni de Frexit ni de Deuteschexit, etc., mais : plus d’euro !
Retour aux monnaies nationales. C’est simple et clair.

Cette solution est maintenant possible et (relativement) peu douloureuse car la croissance de l’économie américaine est bien repartie (à son potentiel optimal sans inflation) sur de bons fondamentaux comme l’attestent les rendements des bons du Trésor qui reviennent dans les normes…

Document 6 :

… et même en brisant les cycles qui étaient initiés précédemment par la Fed,

Document 7 :

L’écart entre les rendements du Bund et ceux du Schatz vient de dépasser cette semaine celui des Notes (à 10 ans et à 2 ans), ce qui signifie que la sous-évaluation du Deutsche Mark stimule encore davantage la croissance allemande au détriment des entreprises américaines, ce qui est un argument supplémentaire en faveur du Donald pour qu’Angela accepte ce qui était inenvisageable, à savoir un €clatement, avec la fin généralisée de l’euro,

Document 8 :

Après les discussions avec Mike Pence, Angela va pouvoir en aborder ces problèmes cette semaine directement avec le Donald lui-même.

Comme dans le cadre du système de Bretton Woods, les projets de dévaluation doivent évidemment être tenus secrets (et démentis !) avant de prendre ces décisions qui sont pourtant objectivement attendues par les bons spéculateurs.

Deux fenêtres se présentent : d’abord, celle de la mi-août qui est la meilleure période pour prendre des décisions de cette importance (cf. la dévaluation Pompidou du 8 août 1969, l’arrêt de la libre convertibilité du dollar en or du 15 août 1971) et une autre plus proche : le weekend élargi de Pâques prochain.

Objectivement, c’est-à-dire dans une logique purement économique, le Donald devrait obliger Angela à mettre fin à l’euro-système et elle devrait accepter de le faire, dans son intérêt et dans celui de l’Allemagne et de l’Europe.
Cette décision sera-t-elle prise ?
Seuls ces décideurs peuvent y répondre.

Dans le cas où une telle décision ne serait pas prise, le foutoir dans la zone euro continuera, ce qui signifie que la croissance y restera inférieure à son potentiel optimal, avec encore et toujours beaucoup trop de chômeurs, surtout dans les cochons de pays du Club Med, et avec un désordre croissant, ce qui constituera un volant d’inertie pour la croissance américaine, avec donc des effets positifs non négligeables (la Fed pourra ne pas augmenter son taux de base trop haut).

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10 mars 2017 21

Yaka, faucons ! … mais les vrais sont trop nombreux !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

Quel est le candidat aux élections présidentielles qui a le plus de chances d’augmenter la Richesse de la nation, c’est-à-dire de ses habitants ?
Telle est la question que se posent les électeurs français (dont les électrices), qui dans ce cas, voteraient pour lui (ou pour elle).

Ou, autre formulation : que faudrait-il faire en France pour augmenter la Richesse de la nation, c’est-à-dire de ses habitants ?

Euh, ben c’est simple : yaka

Yaka sortir de l’euro-système d’abord, c’est la condition nécessaire, car une monnaie est celle d’une nation, et non pas celle d’un ensemble de nations dont les niveaux et les gains de productivité sont différents les uns des autres.
C’est évident. C’était évident pour tout le monde avant que des idiots nuisibles envisagent de créer une monnaie unique en Europe !

La sortie de l’euro-système entrainera une dévaluation de la monnaie qui a cours en France en ce moment, par rapport aux monnaies des pays dont les niveaux et les gains de productivité sont supérieurs à la France, ce qui dopera l’activité en France, donc les revenus des Français.
Dans les années 60, tout le monde le savait, y compris les ménagères.

Pas de chance, les trois quarts des Français veulent conserver l’euro !
Y comprennent plus rien.

Yaka restaurer de l’argent sain, c’est le premier pilier des Reaganomics.
Là, ya plus personne (à part un microcosme microscopique) pour comprendre ce que ça signifie !
Inutile d’insister.

Yaka supprimer ensuite les vestiges du communisme de l’après-guerre comme la CQ et les retraites par répartition pour mettre en place un système libéral d’assurances santé privées et de retraites avec des fonds de pension.

Là, il ne reste plus grand monde pour soutenir un tel programme : 2 à 3 % des voix, au grand maximum !

Ce sont pourtant là des réformes qui ont déjà fait leurs preuves depuis longtemps dans les pays développés comme aux Etats-Unis, en Suisse et ailleurs…
Ainsi par exemple, le premier acte signé par le Donald aura été pour démanteler l’Obabacare car les contribuables américains qui paient leur assurance santé ne veulent pas payer aussi celles des Américains qui ne veulent pas (ou ne peuvent pas) en payer une pour eux-mêmes.
Par ailleurs, le meilleur placement pour assurer un capital finançant des revenus pendant la retraite est celui qui est fait en actions d’entreprises américaines.

Yaka obliger aussi les banques à respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan et condamner à des peines de prison leurs patrons tant qu’elles ne les respectent pas.

Dans ce cas, seuls les dirigeants de la banque Rothschild s’en sortiraient (ainsi que ceux de quelques rares banques locales).
Pour remettre un peu d’ordre dans le système bancaire français, il faudrait par exemple élire quelqu’un qui a déjà fait ses preuves dans cette banque.
Euh… Le McRon hurleur, socialiste internationaliste, n’envisage pas de mettre en place de telles mesures, évidemment.

Inutile d’aller plus loin dans ces projets, car ya plus personne (ou presque, à part un microcosme microscopique) pour proposer les autres réformes qui s’imposent.

Ah ! Il aurait fallu aussi que la France reste la France, comme l’a dit le Donald, mais là, c’est trop tard.
Ya plus rien à faire.

Les faucons qui sont des animaux très intelligents comme leur nom l’indique clairement, s’envolent (ou se sont déjà envolés) vers d’autres cieux.

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8 mars 2017 12

Pestilentielles = destruction ! … Créatrice ?

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

Les Pestilentielles sont devenues un jeu de massacre.
Pour reprendre le concept de Schumpeter, c’est une destruction mais qui ne sera pas nécessairement créatrice d’un nouveau paradigme meilleur que l’ancien

L’idiot normal qui ne se représente pas n’avait aucune chance d’être réélu, ni un autre idiot du même parti. Les élections s’annonçaient historiquement catastrophiques, surtout pour les députés du PS.

Un boulevard se présentait donc pour la droite, pour le vainqueur de ses premières Primaires et de ses députés qui allaient être largement majoritaires à l’Assemblée Nationale.

C’était là une vision simpliste qui ne tenait pas compte de l’art de la magouille de l’idiot normal qui ne se représente pas mais qui a imaginé un plan diabolique consistant à lancer un libéral de gauche : le McRon hurleur, c’est-à-dire un pur produit marketing défendant explicitement ce socialisme internationaliste au service de la nomenklatura qui évolue au fil du temps

Les derniers éléphants (et éléphantes) du PS avec leurs courants qui n’intéressent plus personne sont au cimetière ou sur son chemin.
L’idiot normal qui ne se représente pas a donc pris le risque de devenir un idiot historique en faisant sombrer son parti (comme précédemment le PCF) mais en faisant émerger ce socialisme internationaliste qui est un avatar (ou une évolution) du capitalisme libéral vers un socialisme larvé déjà bien avancé, létal à terme comme le disait encore Schumpeter.

Tout a été soigneusement préparé, le timing a été bien respecté.
Le McRon hurleur a été exfiltré de ce gouvernement de la gauche ancienne condamnée à disparaitre pour commencer à se placer plus ou moins discrètement dans la course à la Présidence.

Quel que soit son adversaire de droite, l’idiot normal qui ne se représente pas avait de toute façon des biscuits en réserve pour le flinguer.
Avec notre histrion ignare, il n’avait que l’embarras du choix. Idem pour ce mauvais vieux de Juppé déjà condamné pour emplois fictifs avec certainement d’autres casseroles à ressortir.

Finalement c’est Fillon qui en prend plein pot.
Madame n’a manifestement fourni aucun travail réel en contrepartie du million d’euros (en valeur non actualisée), ce qui est condamnable, par les tribunaux et moralement.


Fillon n’aurait jamais dû s’obstiner à se maintenir en tant que candidat de la droite qui est maintenant encore plus discréditée en le soutenant.

L’idiot normal qui ne se représente pas va donc revenir au poste qui correspond à son potentiel maximal, celui d’expert magouilleur en rétrogradant d’un cran, celui qu’il a obtenu où il a fait preuve de son incompétence.
C’est une exception au principe de Peter obtenue grâce aux électeurs.

Le socialisme internationaliste du McRon hurleur est du socialisme repeint au goût du jour.
Les Français se condamnent donc à conserver la même équipe qui perd.
Tant pis pour eux.

La Marine nationale s’inscrit dans un socialisme nationaliste… français, heureusement pas allemand mais là aussi, ce n’est encore que du socialisme sous une autre couche de peinture.
Elle n’a rien à voir avec le Donald qui est un libéral (au sens français)… très libéral, dans le genre de Reagan, qui va restaurer un capitalisme très performant profitant à tous les Américains qui ne se sont pas trompés en l’élisant.

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8 mars 2017 0

Taux : croissance US / foutoir européen

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France, Monétarisme

Depuis hier 7 mars, l’écart entre les rendements des bons à 10 ans et à 2 ans de l’Allemagne a rejoint et même en le dépassant celui des Etats-Unis aux alentours de 120 points de base !

Document 1 :

Cependant, ce résultat est obtenu dans le cadre d’une remontée des rendements des Notes vers des niveaux normaux

Document 2 :

alors que pour l’Allemagne, l’écart est obtenu surtout par la continuation de la chute des rendements du Schatz à des niveaux toujours plus bas, négatifs, ce qui était considéré comme étant impensable, inimaginable, inconcevable !

Document 3 :

Des rendements de bons de Trésors de référence négatifs, et en Allemagne, c’est le signe qu’il y a bien un foutoir monumental dans la zone euro pour reprendre l’expression du Donald.

Théoriquement, un tel écart fluctuant dans une bande de 100 à 150 points de base est idéal car il correspond à une croissance du PIB réel aux alentours de son potentiel optimal… mais à des niveaux normaux de taux, pas avec des taux négatifs qui n’ont jamais existé auparavant !

Document 4 :

En conséquence, les rendements des bons du Trésor américain continuent à progresser vers des niveaux normaux en concordance avec une croissance normale

Document 5 :

alors que le désordre s’accentue dans la zone euro comme le montre l’écart entre les rendements des bons à 10 ans du Trésor français qui augmente par rapport à ceux du Bund

Document 6 :

… comme aux pires heures des €-crises précédentes…

Document 7 :

… et il en est de même pour les autres cochons de pays du Club Med,

Document 8 :

Tout va bien ! … surtout en France…

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