En application de la règle de logique comptable selon laquelle toute dette sur soi-même doit être annulée, 500 milliards d’euros de dettes de l’État français détenues par la Banque de France auraient dû être logiquement et comptablement annulés ainsi que leurs 13 milliards d’intérêts en 2026.
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La dette négociable de l’État français était de 2 904 milliards d’euros à la fin du mois d’août, derniers chiffres publiés à ce jour par l’Agence France Trésor qui est l’entité qui la gère,
Document 1 :
Cette dette négociable est constituée de titres (des bons du Trésor) cotés sur les marchés financiers. L’État français emprunte donc sur les marchés financiers pour financer ses déficits.
L’État français avait emprunté à la fin du mois d’août dernier 2 904 milliards d’euros à des taux déterminés par ces marchés ce qui le conduit à verser des intérêts pour un total de 79 milliards d’euros sur l’année 2026 d’après les déclarations officielles du ministère de l’Économie et des Finances et de… 91 milliards d’euros sur l’année 2027 qui débutera dans trois mois, toutes choses égales par ailleurs !
Document 2 :
Or, d’après les déclarations du gouverneur de la Banque de France, une partie de cette dette négociable est détenue par cet établissement pour un montant de… 500 milliards d’euros à la fin du mois de juin dernier, derniers chiffres connus officiellement à ce jour !
Or, les activités de la Banque de France sont indissociables de celles de l’État français et certaines d’entre elles sont spécifiquement de son ressort comme par exemple la conservation de l’or de la France et de ses devises, mais in fine ses actifs appartiennent à la nation, c’est-à-dire à l’État français.
La Banque de France est donc une entité étatique qui détient pour 500 milliards d’euros de dettes de… l’État français !
En application de la règle de logique comptable selon laquelle toute dette sur soi-même doit être annulée, ces (seuls) 500 milliards d’euros de dettes de l’État français détenues par la Banque de France auraient dû être logiquement et comptablement annulés.
Cette règle est incontestable pour toute personne comprenant la logique comptable.
La comptabilité, c’est un peu comme les math : on comprend ou on ne comprend pas…
Ces 500 milliards d’euros de dettes de l’État français détenus par la Banque de France représentaient approximativement un sixième de la dette négociable qui se montait à 2 904 milliards d’euros à la fin du mois d’août dernier.
Donc, d’après les déclarations officielles du ministère de l’Économie et des Finances, les intérêts versés par l’État français sur la totalité de la dette négociable (2 904 milliards d’euros) sont de 79 milliards d’euros sur l’année 2026 ; un sixième du montant des intérêts versés en 2026 sur ces 500 milliards (de dettes indues qui auraient dû être annulées) correspondent donc à 13 milliards d’euros qui auraient dû venir en diminution des dépenses de l’État français en 2026.
D’après les déclarations officielles du ministère de l’Économie et des Finances, les intérêts versés par l’État français sur la totalité de la dette négociable seront de 91 milliards d’euros sur l’année 2027 ; un sixième du montant des intérêts versés en 2027 sur ces 500 milliards correspondent à 15 milliards d’euros qui devraient donc venir en diminution des dépenses de l’État français, c’est-à-dire de son budget non finalisé à ce jour pour cette année 2027.
Autre formulation : 500 milliards d’euros de dettes détenues par l’État sur lui-même et leurs 13 milliards d’euros d’intérêts annuels auraient dû être logiquement annulés !
Et il serait donc indispensable et urgent qu’une telle décision soit prise au plus tôt !
En annulant ces 500 milliards d’euros de dettes détenues par l’État sur lui-même tout de suite, ce sont 15 milliards d’euros que les contribuables français pourraient ne pas payer dans les 12 mois à venir, ou, autre solution, ce seraient 15 milliards d’euros qui pourraient être affectés à d’autres dépenses publiques.
D’où une question : comment se fait-il que dans le cadre de la campagne présidentielle qui est déjà bien lancée, aucun homme politique, aucun parti, ne propose une telle solution qui bénéficierait pourtant aux électeurs français ?
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Jean-Luc Mélenchon réclame depuis des années d’annuler une partie de la dette de l’État français (en la mettant au feu ou en la congelant !) mais sans justifier d’une façon crédible cette revendication qui ne peut donc pas être retenue car tout défaut de paiement sur cette dette souveraine aurait de graves conséquences en précipitant la décadence de le France.
Matthieu Pigasse s’est exprimé en faveur de l’annulation d’une partie de la dette de l’État français mais son argumentation proche de la mienne n’est pas rigoureuse car elle ne repose pas sur l’application précise et stricte de cette règle de logique comptable exposée ci-dessus.
Marine Le Pen a déclaré que les Français souffraient de l’importance de la dette de l’État français mais elle ne propose rien de crédible pour y remédier, et surtout pas la solution exposée ci-dessus !
En dehors des leaders de ces partis dits extrêmes, les dirigeants des partis qui ont été au pouvoir et qui sont responsables du surendettement de l’État français ne proposent évidemment aucune solution crédible pour annuler ces 500 milliards de dettes auto détenues et donc pour restaurer les fondamentaux de la France.
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D’après les déclarations du gouverneur de la Banque de France, ce sont en réalité 488 milliards d’euros de cette dette négociable, c’est-à-dire de bons du seul Trésor français qui auraient été détenus par la Banque de France à la fin du premier semestre 2026 (derniers chiffres officiels communiqués donc à ce jour) que j’arrondis ici à 500 milliards d’euros pour simplifier.
Ce sont ces seuls 500 milliards d’euros qui devraient être annulés pour ce qui concerne la France, et ils auraient même dû être déjà annulés en application de la règle de logique comptable selon laquelle toute dette sur soi-même doit être annulée !
Le problème est alors le suivant : que faire pour combler ce trou dans les actifs de la Banque de France, sans modifier évidemment le passif ?
La réponse est évidente : la Banque de France devrait acheter sur les marchés financiers des bons de Trésors de la zone euro (en dehors de ceux de la France, évidemment) pour remplacer les 500 milliards d’euros de dette française annulée, ce qui permettrait alors de maintenir un bilan équilibré toutes choses égales par ailleurs.
Cette solution est d’autant plus conforme aux traités, aux règlements et aux règles applicables à la Banque Centrale Européenne que ces titres non français ne pourraient plus être annulables en application de la règle de logique comptable selon laquelle toute dette sur soi-même doit être annulée contrairement aux déclarations du gouverneur de la Banque de France au sujet de ce trou !
Ainsi, la demande de bons du Trésor de la zone euro en dehors de ceux de la France augmenterait de 500 milliards d’euros, ce qui ferait monter leurs prix et baisser leurs rendements.
Par ailleurs, la dette négociable de la France de 2 904 milliards d’euros baisserait alors de 500 milliards d’euros, ce qui aurait les mêmes effets, à savoir de faire monter leurs prix et baisser leurs rendements. !
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Pour les personnes qui ne comprendraient pas la logique comptable de cette règle de logique comptable selon laquelle toute dette sur soi-même doit être annulée, il suffit de prendre en considération le cas d’une filiale d’un groupe qui veut investir par exemple 10 millions d’euros qu’elle ne peut pas financer elle-même alors que le groupe dispose de disponibilités largement supérieures à ce montant.
Cette filiale qui tient sa propre comptabilité emprunte alors ces 10 millions au groupe dont elle dépend, ce qui est enregistré dans sa comptabilité ainsi que ses intérêts payés, et il en est inversement de même dans la comptabilité du groupe, mais, évidemment, au final, dans la comptabilité du groupe ces opérations n’apparaissent pas dans ses comptes consolidés car ces écritures (de comptabilité interne) ont été annulées.
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Il est quand même étonnant que je sois le seul, à ma connaissance et en source ouverte, à mettre en évidence ce dispositif assez sophistiqué (mais plutôt grossier en réalité) qui consiste d’une part à financer des actifs de la Banque de France (pour 792 milliards d’euros en titres d’après son bilan de 2025 !) par de la cavalerie financière et d’autre part à racheter massivement pour 500 milliards d’euros de bons du Trésor français, ce qui n’aurait jamais dû se faire afin de financer un secteur financier en perdition tout en soutirant indument quelques douzaines de milliards d’euros annuellement aux contribuables français.
Depuis le début des années 2000, les manipulations financières sont considérables ainsi que les manipulations des opinions publiques et il est quand même étonnant de constater que personne, en France (et ailleurs aussi), n’analyse correctement ces problèmes alors qu’il y avait des débats publics pendant toute la seconde moitié du XXe siècle au cours desquels de tels problèmes financiers auraient été largement commentés et disputés par beaucoup de personnes compétentes…
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Les autorités françaises ne publient quasiment aucun document permettant d’analyser correctement ces problèmes de la dette négociable de la France. Les seules sources fiables disponibles émanent de certaines déclarations de certains de leurs dirigeants.
Cliquer ici pour accéder à la page de l’Agence France Trésor sur la dette négociable.
Cliquer ici pour lire un article des Echos sur le montant des intérêts de la dette négociable.
Cliquer ici pour lire un article de RTL relatant l’intervention du gouverneur de la Banque de France à ce sujet.
Cliquer ici pour lire mes articles au sujet du financement de la BCE par cavalerie financière.
Cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet.
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