Jean-Luc Mélenchon propose dans le plus grand désordre, comme beaucoup d’économistes d’extrême gauche et autres, divers projets concernant les dettes publiques (en particulier pour la France) dont leur congélation ou au contraire de les mettre au feu, c’est-à-dire d’une façon ou d’une autre de les réduire, voire de les supprimer parce qu’elles sont… trop importantes !
Ce sont là des propositions qui ne peuvent évidemment pas être retenues.
Par contre, Matthieu Pigasse a présenté un projet d’annulation de dette publique qui, réinterprété par Philippe Herlin, puis modifié et complété par mes soins, est parfaitement légitime.
J’ai donc analysé, amendé, validé et parfaitement justifié un projet qui consiste à annuler 500 milliards d’euros de dettes de l’État français et… 20 milliards d’intérêts !
En effet, le projet défendu par Matthieu Pigasse (pour LFI) et évoqué par Philippe Herlin, est tout à fait différent de ceux qui ont été soutenus par Jean-Luc Mélenchon qui continue à les soutenir à tort et dans la plus grande confusion.
Par ailleurs, le gouverneur de la Banque de France vient de déclarer que l’annulation de la dette publique de la France détenue par la Banque de France n’est de toute façon pas possible et c’est là encore une erreur majeure montrant une fois de plus que les nuls de la Banque de France sont de retour en force !
Je reviens encore sur ces problèmes en les actualisant de façon à les rendre plus facilement compréhensibles car dans ces débats et combats de nuls entre nuls il est difficile d’avoir des idées claires sur la réalité…
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Le point de départ du problème de l’annulation des 500 milliards d’euros de la dette publique française détenue par la Banque de France repose sur l’application de la règle de logique comptable selon laquelle toute dette sur soi-même doit être annulée.
Cette règle est incontestable pour toute personne comprenant la logique comptable.
La comptabilité, c’est un peu comme les math : on comprend ou on ne comprend pas.
Pour les personnes qui ne comprendraient pas bien qu’une dette d’un État sur lui-même doit être annulée, cette petite histoire permet de comprendre ce problème de logique comptable élémentaire…
Monsieur Dupont veut emprunter 1 million de dollars pour développer un projet. Aucune des propositions qui lui ont été présentées par des institutions financières ne lui donne satisfaction.
Finalement, Mademoiselle Durand lui propose un contrat qui le satisfait. Affaire conclue.
Mais quelque temps après, Monsieur Dupont et Mademoiselle Durand se marient sous le régime matrimonial commun. Ils ne forment alors plus qu’une entité financière, celle du couple Dupond-Durand.
Que devient la dette de Monsieur Dupond-Durand vis-à-vis de Madame Dupond-Durand ?
Elle doit évidemment être annulée car Monsieur Dupond-Durand ne peut pas avoir une dette sur lui-même, ni la rembourser, car il fait partie du couple (financier) Dupond-Durand.
Le maintien d’une telle dette est inconcevable… et pourtant beaucoup d’États continuent à enregistrer des dettes sur eux-mêmes et à en faire payer les intérêts par les contribuables !
Donc, maintenant, tout le monde a compris que toute dette sur soi-même doit être annulée et donc que toute dette de l’État détenue par lui-même ou par une autre entité étatique comme l’est la Banque de France, doit être annulée.
C’est simple, tout est simple.
Sur la base du seul document officiel présentant le dernier bilan de la Banque de France publié à ce jour, la rubrique A7 de son actif fait apparaitre au 31 décembre 2025 pour 792 milliards d’euros de titres détenus dans le cadre de la politique monétaire, sous-entendu de la Banque Centrale Européenne.
Document 1 :
D’après les déclarations du gouverneur de la Banque de France, ce sont en réalité 488 milliards d’euros de cette dette négociable, c’est-à-dire de bons du seul Trésor français qui auraient été détenus par la Banque de France à la fin du premier semestre 2026 (derniers chiffres officiels communiqués donc à ce jour) que j’arrondirai à 500 milliards d’euros par la suite pour simplifier.
Ce sont ces seuls 500 milliards d’euros qui devraient être annulés pour ce qui concerne la France, et ils auraient même dû être déjà annulés en application de la règle de logique comptable selon laquelle toute dette sur soi-même doit être annulée !
Le problème est alors le suivant : que faire pour combler ce trou dans les actifs de la Banque de France, sans modifier évidemment le passif ?
La réponse est évidente : la Banque de France doit acheter sur les marchés financiers des bons de Trésors de la zone euro (en dehors de ceux de la France, évidemment) pour remplacer les 500 milliards d’euros de dette française annulée, ce qui permettrait alors de maintenir un bilan équilibré toutes choses égales par ailleurs.
Cette solution est d’autant plus conforme aux traités, aux règlements et aux règles applicables à la Banque Centrale Européenne que ces titres non français ne pourraient plus être annulables en application de la règle de logique comptable selon laquelle toute dette sur soi-même doit être annulée contrairement aux déclarations du Grand Nul de la Banque de France au sujet de ce trou !
Ainsi, la demande de bons du Trésor de la zone euro en dehors de ceux de la France augmenterait de 500 milliards d’euros, ce qui ferait monter leurs prix et baisser leurs rendements.
Par ailleurs, la dette négociable de la France de 2 877,5 milliards d’euros serait alors en diminution de 500 milliards d’euros, ce qui aurait les mêmes effets, à savoir de faire monter leurs prix et baisser leurs rendements.
Se pose alors le problème des intérêts de la dette publique…
France Trésor précise que la durée moyenne des bons du Trésor français de la dette négociable est très proche de 10 ans.
Or le rendement des bons à 10 ans du Trésor français est présentement de 4,5 %.
Pour donner un ordre de grandeur du coût des intérêts versés sur 500 milliards d’euros de cette dette négociable sur un an, il suffit d’appliquer un taux de 4,0 % ce qui fait… 20 milliards d’euros !
Donc, les contribuables français versent 20 milliards d’euros par an d’impôts pour financer le paiement des intérêts de 500 milliards d’euros de dette négociable qui auraient dû être supprimées !
Là, on est chez les fous !
Comment se fait-il que dans un pays dit développé, une telle ineptie soit possible ?
Comment se fait-il que je sois le seul à dénoncer ainsi ce scandale ?
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Ce débat sur une annulation de 500 milliards d’euros de dette négociable et du paiement de 20 milliards d’euros par an d’impôts pour financer le paiement des intérêts devrait relancer l’idée de mettre fin au maintien de la France dans ce système monétaire européen et de restaurer enfin la monnaie nationale en France.
Je me suis opposé depuis toujours l’abandon de la monnaie nationale par la France, c’est-à-dire depuis la période précédant le référendum sur le traité de Maastricht du 20 septembre 1992 instituant une monnaie unique adopté à une majorité de… 51,0 % des suffrages exprimés.
Comment se fait-il que la Banque de France puisse présentement financer le rachat de 500 milliards d’euros de la dette négociable ?
J’en ai donné la réponse : par de la pure cavalerie financière à grande échelle !
Sur les six dernières années, les intérêts versés en pures pertes par les contribuables français ont donc largement dépassé 120 milliards d’euros pour financer la politique monétaire démentielle menée par la BCE !
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Au départ de ma réflexion sur l’annulation de la dette de l’État sur lui-même se trouve une question de Corinne, ma fidèle lectrice encore et toujours aussi pertinente, qui m’a interrogé sur l’article de Philippe Herlin qui a bien compris cette règle de logique comptable sans en déduire tous les aspects positifs.
Cliquer ici pour lire cet article de Philippe Herlin.
Cliquer ici pour lire un article du Figaro rapportant une intervention de Matthieu Pigasse à ce sujet.
Cliquer ici pour lire un article de RTL relatant l’intervention du Grand Nul de la Banque de France à ce sujet.
Cliquer ici pour lire un article de Mediapart relatant l’intervention de Jean-Luc Mélenchon à ce sujet.
Cliquer ici pour découvrir une belle brochette d’idiots nuisibles prétendant être des économistes qui soutiennent avec de mauvais arguments l’annulation de dettes souveraines.
Cliquer ici pour lire mon article au sujet des nuls de la Banque de France.
Document 2 :
Cliquer ici pour lire mes articles au sujet du financement de la BCE par cavalerie financière.
Cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet.
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