Le grand risque, systémique, créé par les politicards français n’est pas un défaut sur la dette de l’État mais celui constitué par les conséquences de leurs décisions sur les big banks too big to fail.
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En un seul discours, Bayrou a fait perdre une quinzaine de milliards d’euros de capitalisation boursière aux deux principales banques françaises !
En effet, lorsque Bayrou annonçait l’engagement de l’article 49.1 le 26 août à partir de 16 heures 30, les cours des deux big banks too big to fail ont chuté violemment…
Ainsi, le cours de BNP-Paribas est passé de 83,32 € à 16 heures 30, heure du début de sa déclaration…
Document 1 :
… à 74,66 € le lendemain matin à 10 heures 05, ce qui correspond à une baisse de 10,4 % en deux heures de séance, soit une perte de capitalisation boursière de l’ordre de… 10 milliards d’euros !
Document 2 :
Le cours de BNP-Paribas est encore largement inférieur à son plus haut historique de 95 € atteint à la mi-mai 2007, ce qui signifie que cette banque n’a toujours pas résolu ses problèmes fondamentaux depuis cette crise de 2008 et qu’elle est encore dans une situation qui peut l’empêcher de poursuivre normalement son activité, comme le rapportent les commissaires aux comptes dans leur jargon dans leurs rapports d’audit, c’est-à-dire qu’elle peut à tout moment, d’un jour à l’autre cesser son activité comme en 2011-2012, d’après les confidences tardives de certains de ses dirigeants !
Document 3 :
Il en est de même pour Société Générale dont le cours est passé de 58,16 € le 26 août à 16 heures 30…
Document 4 :
… à 51.06 € le lendemain à 10 heures 10, ce qui correspond à une baisse de 12,2 % en deux heures de séance, soit une perte de capitalisation boursière de l’ordre de… 5,5 milliards d’euros !
Document 5 :
La situation de la Générale est bien pire que celle de BNP car son cours est très largement inférieur à son plus haut historique de… 144 € atteint à la mi-mai 2007, ce qui correspond à une baisse de… 64 % !
Document 6 :
Au total, sur ces seules deux banques, en deux heures de séance boursière, la perte de capitalisation boursière aura été d’une bonne quinzaine de milliards d’euros !
Bravo l’artiste, en deux heures, Bayrou fait pire que le Mozart de la finance !
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Pour survivre, les dirigeants de BNP-Paribas accordent des très généreux dividendes à leurs actionnaires : 4,79 € par action, ce qui fait une rentabilité hors normes de 6,2 % (c’est le taux de distribution) alors que celui de la Générale est dans le haut des normes à 3,3 %.
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Pour donner une idée de la dangerosité de BNP-Paribas, ses dirigeants osent accorder à leurs clients des engagements de financement pour 371,567 milliards d’euros en ne prenant que 88,904 milliards d’euros de garanties, ce qui fait une perte potentielle proche de… 300 milliards d’euros en cas de fortes turbulences financières !
Document 7 :
Pour rappel, aux États-Unis, les banques qui prennent de tels engagements exigent des garanties supérieures à au moins deux fois leurs engagements, ce qui est le minimum.
Autre exemple de dangerosité de BNP-Paribas : le montant de ses engagements notionnels sur les produits dérivés était de… 40 719 milliards d’euros fin juin dernier !
Document 8 :
En se référant aux banques américaines, BNP-Paribas serait sur la quatrième marche du podium quant au montant de ses produits dérivés !
Document 9 :
Les Français sont complètement inconscients de laisser ainsi en liberté (non surveillée !) de tels banksters, surtout quand les politicards qu’ils élisent accumulent des décisions qui aggravent les turbulences financières et leur niveau de vie.
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Ces deux banques ont donc perdu plus de 10 % de leur capitalisation boursière en deux heures sur un simple discours d’un premier ministre, ce qui montre qu’elles sont au bord du gouffre, ce qui n’est pas le cas des entreprises françaises, y compris celles qui sont cotées sur le CAC 40 qui n’a baissé que de 3,4 %, y compris la baisse de ces deux big banks.
Cliquer ici pour accéder au site du gouvernement des États-Unis publiant les données des produits dérivés des banques de son ressort.
Cliquer ici pour visionner ou revisionner ce film documentaire datant de 2018 particulièrement édifiant et plus que jamais d’actualité : BNP Paribas Dans Les Eaux Troubles De La Plus Grande Banque Européenne.
Cliquer ici pour accéder à mon article précédent sur BNP-Paribas.
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