Croissance USA / France : l’écart se creuse en mai ! (complément)

Comme je l’ai déjà écrit, le PMI manufacturier est un excellent indicateur de l’activité économique car il donne en fin de mois la tendance réelle du PIB pour ce mois, donc très rapidement et il est généralement très fiable
… Et comme je l’ai mis en ligne précédemment, l’écart se creuse entre la croissance aux Etats-Unis où elle est aux alentours de son potentiel optimal de 3 % et la France où elle est manifestement négative en réalité, l’Insee faisant des acrobaties pour sauver les apparences du village Potemkine : le PMI manufacturier en France était à 44,7 en mai contre 46,9 le mois précédent et 53,5 aux Etats-Unis

Document 1 :

… ce qui correspond bien à une croissance normale dans la bonne moyenne historique, cet indicateur confirmant une fois de plus mes autres analyses précédentes,

Document 2 :

Dans les années 90 et au début de ces années 2000, la croissance française suivait celle des Etats-Unis avec un temps de retard (6 mois généralement) mais par la suite cet écart a fondu car les marchés sont maintenant très ouverts (même Jean-Claude Le Tricheur l’a compris !).
Maintenant, c’est-à-dire depuis la reprise de la croissance américaine, la vieille Europe continentale a décroché, et durablement, à cause des erreurs monumentales commises par les malheureux Euro-zonards et en particulier les Français qui sont encore persuadés qu’un autre système (plus ou moins socialiste) est plus efficient que le libéralisme.
Tant pis pour eux !

5 réflexions sur “Croissance USA / France : l’écart se creuse en mai ! (complément)”

  1. Baisse de 5 point en 3 mois = 1,66/mois sauf certains mois + de 2,5/mois , contre 15 points (2,5/mois) en 6 mois en 2008…voir la suite…chute plus lente mais peut être plus durable ???? Car en 2008 les banques , les entreprises , les états étaient en état +vierge , et ont pu bénéficier d’un coup de pied du fond vers la surface , ce qui n’est plus du tout le cas , les capitalisations boursières sont au raz des paquerettes , et l’endettement impossible. On ne voit pas comment la machine pourrait repartir sans faillites bancaires et nouvel ordre européen ce qui mettra +que 3 mois à venir.
    Donc attendons nous à revenir à 35 points et en dessous ou 35 prolongé tant que la situation politicobancaire ne sera pas circonscrite.
    En attendant abstenons nous de tout investissement en zone euro. Merci qui ??????

  2. mais tout va bien… ce n’est qu’un artifice langagier

    nous sommes en période de “croissance négative”
    mais bientôt ils vont inventer la solvabilité négative pour la france
    puis la baisse du chômage négative,
    puis des salaires en “hausse négative”

    puis ils vont même rappeler Lenglet, l’économiste de génie de la 2 qui va nous expliquer qu’il n’y a aucune planche à billets quand on fera un LTRO 3 suite aux incantations faites aux dieu Draghon de la bce par les stratégistes obligataires …

    heu au fait, faut pas le dire mais un certain georges soros a dit que l’euro n’en avait que pour 3 mois…
    http://www.romandie.com/news/n/Zone_euroL_Europe_a_trois_mois_pour_sauver_l_euro_selon_George_Soros24040620120623.asp

    information relayée avec une “couverture négative” par la presse…

  3. Mardi 5 juin 2012 :

    L’Espagne, boudée par les marchés, se juge trop grande pour un sauvetage.

    L’Espagne a assuré mardi qu’elle “ne peut techniquement pas faire l’objet d’un sauvetage” en raison de sa taille importante, admettant toutefois que le moment de tension extrême qu’elle vit lui ferme l’accès aux marchés financiers.

    Le pays est la quatrième économie de la zone euro, dont il représente 12% du PIB total, contre seulement 6% pour l’Irlande, le Portugal et la Grèce réunis. Les plans de sauvetage de ces trois pays ont coûté respectivement 85 milliards, 78 milliards et 292 milliards d’euros… ce qui laisse augurer d’un coût encore plus élevé pour Madrid.

    Depuis la demande d’aide publique historique de 23,5 milliards d’euros formulée en mai par Bankia, troisième banque du pays par actifs, l’Espagne est au coeur des inquiétudes des marchés, les investisseurs craignant qu’elle ne puisse assumer seule ses obligations financières et doive demander une aide extérieure.

    Mais cela ne sera pas le cas, “entre autres parce que l’Espagne ne peut techniquement pas faire l’objet d’un sauvetage”, a affirmé le ministre du Budget Cristobal Montoro.

    Ce qui ne l’a pas empêché de reconnaître l’importance des turbulences actuelles : “ce qu’indique la prime de risque (surcoût que l’Espagne doit payer pour emprunter par rapport à l’Allemagne, ndlr) c’est que la porte des marchés n’est pas ouverte à l’Espagne, que comme Etat, nous avons un problème à l’heure d’accéder aux marchés, à l’heure de refinancer notre dette”.

    Des déclarations inquiétantes à deux jours d’une émission obligataire très attendue, où Madrid espère lever un à deux milliards d’euros, sur l’échéance symbolique des dix ans notamment.

    http://www.boursorama.com/actualites/l-espagne-boudee-par-les-marches-se-juge-trop-grande-pour-un-sauvetage-e162728c59f9f85c9b9131bd96db7ab7

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