L’écart entre les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor français et ceux du Bund a explosé au cours de la dernière semaine de septembre. Était-ce le coup de grâce pour la France ?
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Cet écart a atteint 155,3 points de base le vendredi 2 octobre.
C’était le plus haut niveau atteint depuis le… 18 novembre 2011, juste après avoir atteint son plus haut record de 187,1 points de base deux jours plus tôt, c’est-à-dire lorsque les banques françaises étaient au bord du gouffre,
Document 1 :
Par la suite, au cours de la première semaine d’octobre 2026, cet écart a fluctué autour de 140 points de base.
Zoom sur la période récente,
Document 2 :
Ce bond des rendements des bons à 10 ans du Trésor français signifie que les titulaires de capitaux les ont vendus précipitamment et en masse pour sortir leurs capitaux de ce type de placement qui aurait risqué de majorer leurs pertes dans l’avenir proche.
Les prix des contrats ont baissé et donc leurs rendements ont augmenté logiquement.
Ces capitaux sont donc sortis des bons du Trésor français pour se réfugier sur leurs homologues allemands, ce qui y a produit l’effet inverse : les prix des contrats du Bund ont monté car la demande était forte et donc leurs rendements ont baissé.
Cet effet de ciseaux a donc accentué l’écart entre ces titres,
Document 3 :
Cependant, cette divergence des rendements s’est légèrement résorbée au cours de la première semaine d’octobre.
L’évolution des rendements des bons à 10 ans du trésor français et du Bund met bien en évidence la très nette dégradation, historique, de la France au cours des premières séances d’octobre.
Document 4 :
Les variations des rendements des bons des Trésors européens suivaient celles de leurs homologues américains mais la détérioration des bons français est nettement plus forte que celles des notes à 10 ans et du Bund,
Document 5 :
L’intervention de la Marine nationale le 6 octobre n’a eu un effet positif qu’au cours des heures qui ont suivi…
Document 6 :
Les CDS à 5 ans sur les mauvais bons du Trésor français atteignent un sommet historique en fluctuant dans les 80 points de base distançant de très loin ceux de tous les autres pays européens mais sans poursuivre leur ascension !
Document 7 :
Pour rappel, les CDS (Credit Default Swaps) sont des produits financiers dérivés d’assurance contre le risque de défaut de paiement sur un sous-jacent.
Un CDS de 79,2 points de base le 9 octobre signifie qu’un investisseur dans ces mauvais bons du Trésor français doit payer une prime de 0,79 % du montant notionnel de ces titres pour être assuré en cas de défaut de paiement de la France.
Donc, au 11 octobre, il apparait que le coup de chaud sur la dette souveraine française a été plus ou moins bien maitrisé par ceux qui manipulent ces marchés financiers.
Cependant, le gros problème qui se pose présentement en France n’est donc pas celui de cette dette souveraine, mais c’est celui de ses banques !
En effet, les CDS des quatre banques françaises cotées sont parmi les pires des grandes banques des pays occidentaux d’après les données publiées par Boursorama,
Document 8 :
En 2011, c’est la dégradation de la situation des big banks françaises qui a provoqué la crise de la dette souveraine car c’est l’État français (c’est-à-dire les contribuables) qui aurait été obligé de sauver ces banques du naufrage !
En effet, les cours de BNP-Paribas est tombé à 22,72 euros le 19 septembre 2011, donc deux mois avant le 16 novembre 2011 jour où l’écart entre l’OAT et le Bund a bondi à 187 points de base !
Document 9 :
Donc, présentement, en octobre 2026, c’est la dette souveraine de la France qui a plongé avant le grand plongeon des banques.
Cependant, les relations entre le plongeon de la dette souveraine et celui des banques restent étroitement liées.
En effet, le cours de BNP-Paribas a baissé de 21 % par rapport à un plus haut historique de 113,8 euros atteint le 13 aout dernier alors que la chute de 2011 a été de 40 %… ce qui peut se produire dans l’avenir proche !
Toutefois, les CDS des banques françaises en 2011 étaient largement supérieurs à ceux atteints au cours des séances récentes.
En effet, les CDS des BNP-Paribas étaient de 300 points de base le 12 septembre 2011 (contre 62,90 le 9 octobre dernier), ceux de Société Générale étaient de 414 contre 67,50 présentement, ce qui signifie que ces CDS montrent indubitablement que la situation des banques françaises est objectivement très solide en 2026 alors que ces banques étaient réellement au bord du gouffre en 2011 !
Et il en est de même pour ce qui concerne la dette souveraine de la France qui fluctuait de 180 à 190 points de base en novembre 2011 contre 140 points de base actuellement.
Certes, la dette publique de la France est trop forte et elle va générer des charges d’intérêts de 91 milliards d’euros en 2027 d’après les déclarations du Ministère de l’Economie, ce qui constitue le poste de dépenses de l’État le plus élevé.
Le budget de l’Éducation nationale est le deuxième poste de dépenses les plus importantes avec 65,5 milliards d’euros et le suivant est celui des armées avec 63,4 milliards d’euros, ce qui correspond à 2,1 % du PIB (sur la base du deuxième trimestre 2026).
Comme rien ne justifie l’importance de ce budget, il devrait revenir à 1,5 % du PIB qui est la norme, soit à 46 milliards d’euros.
Ainsi, ce sont 17,4 milliards d’euros de dépenses publiques qui devraient être supprimées, ce qui permettrait de diminuer d’autant le budget de l’État.
En supprimant les 500 milliards d’euros de la dette de l’État sur lui-même qui feraient diminuer les charges d’intérêts de 13 milliards d’euros, le déficit du budget prévisionnel de 2027 pourrait donc diminuer de 30 milliards d’euros (17,4 + 13) toutes choses égales par ailleurs.
La conclusion est simple : ce sont les dirigeants de la France qui créent et aggravent ses problèmes alors qu’il existe des solutions pour améliorer la situation des électeurs français qui s’obstinent à élire ces mêmes dirigeants !
Pour rappel, la brusque dégradation de la situation économique en France qui se manifeste par ce bond de l’écart entre les rendements de l’OAT et ceux du Bund a vraisemblablement été provoquée par les dirigeants des grandes banques des États-Unis qui refuseraient de livrer des dollars (USD) à leurs homologues français, cf. mon article à ce sujet, ce qui serait une manifestation des manipulations des marchés et des opinions publiques par, disons, les mondialistes…
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Le plus drôle est que j’ai donné une solution pour faire baisser les rendements des bons du Trésor français mais personne, absolument personne, ne la prend en considération, à part… deux exceptions !
D’après tous les médias, les causes de cette brusque détérioration de la situation française sont multiples…
Evidemment, l’endettement de l’Etat français est inquiétant, beaucoup d’entreprises ont cessé leur activité, le PIB réel a diminué au deuxième trimestre par rapport au précédent, des troubles sociaux se développent dangereusement, et les banques dont les dirigeants restent très discrets sont peut-être au bord du gouffre comme en 2011-2012 car beaucoup de leurs clients ont de moins en moins d’argent à y déposer…
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Cliquer ici pour accéder aux données des CDS publiées par Boursorama.
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