€-crise : de pire en pire

L’€-crise s’est encore accentuée vendredi 30 janvier. En effet, les rendements du Bund ont battu leur plus bas record,

Document 1 tiré du Wall Street Journal :

Les rendements des bons à 10 ans de la vieille Europe continentale continuent à plonger, ce qui entraine ceux des Notes, mais à un moindre degré compte tenu des bons fondamentaux de l’économie américaine,

Document 2 :

Les rendements du Bund baissent davantage que ceux des mauvais bons à 10 ans du Trésor français, ce qui fait grimper leur écart relatif à des sommets historiques annonciateurs de l’aggravation de l’€-crise (c’est là un concept fondamental pour tout monétariste),

Document 3 :

La structure des rendements des Notes est de plus en plus positionnée dans l’attente de l’aggravation de l’€-crise,

Document 4 :

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans a encore battu un plus bas record sous la barre critique des 120 points de base,

Document 5 :

Le cycle de croissance américaine qui aurait pu être trop fort est contenu par l’€-crise sans que les gens de la Fed aient besoin de remonter leurs taux de base, ce qui est parfait pour les… Américains,

Document 6 :

Tout concorde.

Pour l’instant, tout va bien. Il fait beau, la plage est belle.
Carpe diem.

10 réflexions sur “€-crise : de pire en pire”

  1. Dry baltic au plus bas , chine en dessous de 50, Russie out , Fr sous 45 , dettes qui remontent à la surface…….2015………..Bonne année!!!!!!

  2. Je calculerais ainsi la dévaluation :
    On suppose que d’ici à 10 ans, 1. il n’y a pas défaut et 2. les monnaies de la France et de l’Allemagne sont différentes.
    Au bout de 10 ans, l’investisseur veut obtenir un remboursement de valeur réelle égale, qu’il ait investi en bons français ou en bons allemands.
    C’est-à-dire : f^10 = c*a^10, où f est le taux des bons français à 10 ans, a le taux des bons allemands et c le taux de change.
    On a donc c = f^10/a^10
    c = 1.00541^10/1.00266^10
    c = 1.0277
    Dans 10 ans, si le marché ignore le risque de défaut, le marché s’attend à ce que 1.0277 eur français = 1 eur allemand.

    Cet écart me paraît faible vu les tensions actuelles. S’agit-il de l’effet des achats par la BCE et/ou que la supposition 2. est fausse ?

    1. Non, ces chiffres sont à interpréter de la façon suivante : après des années de convergence et de monnaie unique, la dévaluation potentielle du FRF / DM devrait être de 100 % dans un système de changes libres (pour assurer l’optimum éco) sur la base de l’ersatz de monnaies nationales que constituent les bons des Trésors. Les autres interprétations ne sont pas valables.

  3. Ah, revoilà l’écart relatif comme annonciateur de l’explosion.

    Et quand le bund à 10 ans sera à 0,00% et l’OAT 10 ans sera elle à 0,02%, vous continuerez à regarder le ratio entre les deux taux comme une valeur significative?

  4. Est-ce normal d’avoir des indices qui font des sommets et des taux qui sont au plus bas ?

    Je pense au Dax … Leurs entreprises comme leur bons bunds sont des refuges ?

    1. L’obligataire public est à la base des marchés, là où se trouvent les bons spéculateurs, les autres, les mauvais (sur les actions européennes surcotées) vont prendre leur claque. D’où la spéculation gagnante grâce à ces idiots qui deviennent miraculeusement utiles !

  5. L’obligataire public est à la base des marché…
    Si l’économie ne fonctionne pas, comment rembourser les obligations ?
    Que la bourse baisse d’accord, mais comment financer la société sans emploi ?
    Investir dans l’assurance vie me parait risqué, surtout en France.

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