La hausse de l’augmentation de l’agrégat monétaire M2 en février provoque logiquement une baisse de la croissance du PIB réel, en application de ma loi de la masse monétaire libre.
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L’augmentation d’un mois sur l’autre de l’agrégat monétaire M2 des États-Unis fluctuait dans une bande haussière depuis la fin de l’année 2022 et elle a brusquement rebondi au cours du mois de février 2026 (derniers chiffres publiés à ce jour) en atteignant un pic que de 198,2 milliards de dollars pour un total de 22 667 milliards de dollars,
Document 1 :
En d’autres termes et plus précisément, après des fluctuations dans une bande plate en 2025, une dérivée haussière de cet agrégat monétaire M2 se poursuit sur la longue période débutant en 2022 avec une dérivée seconde très fortement haussière au mois de février dernier.
Les variations d’un mois sur l’autre de l’agrégat monétaire M2 ont été de faible ampleur au XX° siècle mais tout a changé à partir de l’an 2000 : ces variations sont devenues de grande ampleur, totalement hors normes, surtout en 2020 (à cause de cette histoire de coronavirus) et en 2023 du fait du stress provoqué par le plongeon de trois banques américaines sauvées de la faillite dans des circonstances extraordinaires.
L’augmentation de la masse monétaire M2 de l’ordre de 200 milliards de dollars au cours du mois de février 2026 juste avant le déclenchement de la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran est très importante et même hors normes, préludant à de fortes turbulences financières.
Elle a possiblement été causée par les problèmes posés par le crédit privé.
Document 2 :
En valeurs absolues, la croissance de cet agrégat monétaire M2 a encore largement dépassé sa tendance longue (en pointillés).
Fin février 2026, derniers chiffres publiés à ce jour, cet agrégat monétaire M2 a atteint un total de 22 667,3 milliards de dollars dont…5 264 milliards de dollars hors normes, surtout à cause de 6 294 milliards de dollars indus à la suite de cette histoire de coronavirus,
Document 3 :
Pour rappel, d’après les normes définies à partir de l’observation des variations des agrégats monétaires depuis que ces données sont publiées (1959), le montant de cet agrégat monétaire M2 ne devrait pas dépasser 55 % du PIB annuel courant.
Ces normes ont été plus ou moins respectées pendant 50 ans mais elles ont été dépassées après la Grande récession de 2008 en explosant en 2020 sans revenir dans une zone acceptable.
La hausse du ratio M2/PIB en pourcentage sur le mois de février 2026 est de faible ampleur et il est difficilement concevable qu’il revienne dans les normes dans un avenir envisageable,
Document 4 :
Cette hausse du ratio M2/PIB d’une année sur l’autre (en pourcentage) donne l’impression qu’elle est normale mais à cause du dépassement de ce ratio depuis 2011, la masse monétaire reste hors normes,
Document 5 :
La vitesse de circulation de la monnaie qui est le rapport PIB/M2, c’est-à-dire l’inverse du ratio M2/PIB (en pourcentage), calculée à partir de l’agrégat monétaire M2, fluctuait dans une tendance plate avec une baisse marginale en février.
Document 6 :
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Ces données ainsi précisées et analysées permettent de comprendre les relations entre les variations de la masse monétaire d’une nation et celles de son PIB réel…
Pour simplifier, l’augmentation de cette masse monétaire M2 détenue par les Américains entraine une baisse du PIB réel, et inversement, ce qui se vérifie sur la longue période, depuis que ces données sont publiées par notre ami Fred de Saint Louis.
Plus précisément, c’est la variation de ce que j’appelle la masse monétaire libre M2, qui est la différence entre, d’une part la variation (d’une année sur l’autre en pourcentage) de l’agrégat monétaire M2, et d’autre part (moins) la variation du PIB réel (d’une année sur l’autre en pourcentage), qui provoque une réaction inverse de ce PIB réel.
La hausse de 200 milliards de dollars de l’agrégat monétaire M2 en février a ainsi déjà suffit à contribuer à faire baisser significativement le PIB réel du premier trimestre 2026 !
Document 7 :
Un zoom sur la période récente depuis le début des années 2000 montre plus précisément cette baisse du PIB qui n’est pas négative sur la base des variations de l’agrégat monétaire M2 sur la base du mois de février mais qui sera très forte au deuxième trimestre à cause de la guerre contre l’Iran et de la bulle monétaire.
Document 8 :
L’augmentation de l’agrégat monétaire M2 devrait logiquement se poursuivre dans les mois à venir en particulier à cause de l’inflation induite par cette guerre contre l’Iran, ce qui accentuera la baisse du PIB aux États-Unis et partout ailleurs dans le monde à cause des pénuries dans certains produits liés aux hydrocarbures et aux perturbations dans les chaines d’approvisionnement.
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Les analyses et conclusions concernant les incidences des variations des agrégats monétaires sur celles du PIB réel ne sont plus prises en considération par les personnes qui interviennent sur les marchés financiers depuis une vingtaine d’années alors qu’il s’agit là de problèmes et de solutions qui sont à la base de l’activité économique de toute nation.
C’est la raison pour laquelle Ben Bernanke a pris soin de prendre ses dispositions pour que la Fed ne publie plus les chiffres hebdomadaires des agrégats monétaires M1, M2 et M3 à partir du moment où il a pris ses fonctions de chairman de la Fed en février 2006.
Par la suite, Jerome Powell a rajouté une couche d’opacité en ne publiant plus que les seules données mensuelles du seul agrégat monétaire M2.
Ainsi, seules les personnes qui agissent en interne disposent de ces données fondamentales et elles peuvent manipuler à leur guise la communication financière et les marchés financiers !
Cette augmentation de l’agrégat monétaire M2 peut s’expliquer par le fait que les Américains ont déjà anticipé au mois de février une accentuation possible de la détérioration de leur situation financière et ils ont ainsi globalement augmenté leur épargne de précaution (M1-M2).
Ces Américains sont les consommateurs et les épargnants qui sont à la base de l’activité économique et ils sont aussi des électeurs qui peuvent manifester leur mécontentement lors des prochaines élections de midterm.
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