Wells Fargo 4° trimestre 2013

Wells Fargo est une fois encore l’un des meilleurs élèves de la classe des big banks américaines et des banques systémiques mondiales car, non seulement cette banque respecte presque les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un multiple (mon µ, le leverage en anglais) de 10,9 en cette fin de dernier trimestre, ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 9,2 %, mais encore, elle est rentable avec un bénéfice de 5,4 milliards de dollars sur le trimestre, ce qui fait un ROE de 12,7 % (annualisé) très proche de la norme de 15 %, ou de 16,8 % sur le montant de ses véritables capitaux propres, ce qui est plus que parfait !

Document 1 :

Wells Fargo2012 Q42013 Q12013 Q22013 Q32013 Q4
1 Assets1 422,971 436,631 440,561 488,061 527,02
2 Equity157,554162,086162,421167,165170,142
3 Preferred st12,88314,41212,88315,54916,267
4 Goodwill25,63725,63725,63725,63725,637
5 Tangible eq119,034122,037123,901125,979128,238
6 Liabilities1 303,931 314,601 316,661 362,081 398,78
7 Leverage (µ)10,9510,7710,6310,8110,91
8 Tier 1 (%)9,19,39,49,259,17

Sommes en milliards de dollars. Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est la cas avec le ratio Tier 1 et comme le préconise lui-aussi Axel Weber.

Le montant des véritables capitaux propres augmente régulièrement de trimestre en trimestre, ce qui est parfait, mais le total des dettes augmente à nouveau un peu trop rapidement, ce qui montre que l’activité de cette banque repart, sur de bons fondamentaux.

Document 2 :

Comme je l’ai déjà écrit, évidemment, la meute des pires idiots nuisibles ne peut que se déchainer contre les banques, surtout celles des Etats-Unis, ce qui leur assure un succès facile et garanti auprès de leurs innombrables congénères.
Il est curieux de constater que les moyens de communication les plus modernes et les plus sophistiqués ne conduisent pas à une meilleure connaissance des problèmes économiques et financiers (comme le prédisait ce bon vieux Greenspan) mais à l’obscurantisme le plus total, le retour aux croyances les plus folles, sans aucun rapport avec la réalité. C’est le triomphe de l’absence totale de réflexion, des réactions panurgistes de l’immédiat (avec par exemple les Tweets, Facebook, etc.).
Cependant, ces idiots a priori inutiles deviennent miraculeusement utiles car ils alimentent la spéculation gagnante qui est basée sur des analyses justes
.

Cliquer ici pour voir les résultats de Wells Fargo pour ce dernier trimestre.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *