15 juillet 2016 32

Schumpeter : capitalisme libéral / socialisme + islam

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France

Il est peut-être utile de rappeler ce que j’ai écrit depuis 2003 sur le problème soulevé par Schumpeter au début de la Seconde guerre mondiale :
Cliquer ici pour lire mon article après les attentats perpétrés par des musulmans contre la rédaction de Charlie Hebdo,
Cliquer ici pour lire mon article après les attentats perpétrés par des musulmans au Bataclan.

Le seul homme politique, en dehors de ceux d’Israël, qui a pris clairement position contre le danger présenté par les musulmans qui appliquent rigoureusement ce qui est écrit dans le Coran et qui propose d’appliquer des solutions possiblement efficaces est Donald Trump contre lequel toutes les nomenklaturas se sont déchainées.

Une fois de plus, l’incompétence des dirigeants politiques a de graves conséquences.
Hollande a dit hier 14 juillet que l’Etat d’urgence ne serait pas prolongé pour le prolonger ce matin !
En Israël, quand un arabe dans un véhicule fonce sur une foule, il est rapidement mis hors d’état de nuire, ce qui n’est pas le cas en France, malheureusement.

Evidemment, les médias rendent compte de cet attentat sans mentionner directement et clairement qu’il s’agit d’un attentat perpétré par un musulman.

Le manque de réactions saines et radicales des Européens a maintenant des conséquences visiblement et durablement graves.

Complément :
Cliquer ici pour lire mon article La valise ou le cercueil,
Cliquer ici pour lire mon article sur le film La valise ou le cercueil,

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12 juillet 2016 40

Andorre : mode d’emploi

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Andorre

Comment faire pour sauver son patrimoine de la crise européenne en survivant au mieux tout en restant en Europe ?
Quelques remarques préliminaires s’imposent avant de répondre à cette question…

Les malheureux Euro-zonards sont tombés dans le piège que leurs dirigeants ont eux-mêmes posé : adopter une monnaie unique dans des pays indépendants et souverains qui ont des niveaux et des gains de productivité différents les uns des autres.
Pervers, les Américains, du moins ceux qui sont influents et qui ont une bonne culture monétariste héritée des Reaganomics, les y ont encouragés car ils savaient très bien que cette monnaie contre nature allait y accentuer les désordres à cause d’une création monétaire létale à terme.

Maintenant, une crise majeure ne peut plus être évitée, c’est trop tard pour trouver une solution douce, c’est-à-dire qui pourrait ne pas produire de dommages considérables qu’il est difficile de prédire précisément.
Cependant, ce qui s’est passé en Grèce et à Chypre donne des idées sur certains points…

Le pire est peut-être la perte du capital chèrement constitué au fil des années par les malheureux Euro-zonards.
Ainsi par exemple, tout le dispositif législatif et réglementaire est en place pour piquer leur argent là où il se trouve : sur leurs comptes bancaires et parfois ailleurs, dans les assurances-vie entre autres.
La limite de 100 000 euros non prélevables est celle qui est actuellement retenue mais elle peut être abaissée ainsi que le mode de calcul de ce dispositif (en regroupant par exemple tous les comptes d’une personne ou même d’un foyer fiscal).
Les biens immobiliers sont par définition immobiles donc facilement sur-taxables, etc.

Tout est déjà bien prévu par la nomenklatura pour s’en sortir au détriment du bon peuple crédule et ignare qui ignore qu’il ne peut plus rien faire pour sauver son patrimoine s’il reste dans son pays.

C’est ainsi que les Français restant en France sont et seront imposés, taxés et donc volés même s’ils réussissent à transférer leur capital hors de France.
La seule solution est de fuir, de quitter la France, au moins pendant plus de la moitié de l’année en étant résident fiscal à l’étranger et non plus en France.

Dès lors, l’Andorre est certainement la meilleure solution.
En effet, l’Andorre étant un pays indépendant et souverain, hors de l’Union Européenne et donc de la zone euro, n’est et ne sera pas soumis à leurs règles.
Toutefois, l’Andorre est devenu, au moins depuis l’adoption de sa constitution en 1993 un pays de plus en plus fiable, un Etat de droit, mais en tant que pays indépendant et souverain, ouvert sous conditions aux étrangers.

D’abord, il faut savoir que les non-Andorrans ne peuvent bénéficier des avantages d’Andorre, en particulier sur le plan fiscal, et s’y installer que s’ils y sont autorisés et les administrations andorranes ont un certain pouvoir d’appréciation… souverain, ce qui est compréhensible et normal.
Pas de libre circulation des personnes du type Espace de Schengen en Andorre. N’importe qui ne peut pas y faire n’importe quoi n’importe comment.
Ainsi par exemple, l’identité des clients des hôtels et autres hébergements est relevée et contrôlée.
Les salariés étrangers établis durablement doivent être obligatoirement titulaires d’une autorisation de résidence.

Quid des investisseurs français ?

Deux cas sont à envisager : d’une part les investissements purement en capital (par apport financier) ouvrant le droit au statut de résidence dite passive et d’autre part les investissements en tant que sociétés (productrices de biens ou de services) correspondant au statut de résidence dite active.

Pour ce qui concerne les investissements purement en capital, l’apport financier doit être au minimum de 400 000 euros (dont 50 000 euros investis en biens immobiliers ou en fonds andorrans).
L’obligation de résidence en Andorre est de l’ordre de 3 mois par an vis-à-vis des autorités andorranes mais il est indispensable de ne pas résider en France plus de 6 mois par an sinon les autorités françaises considèrent que ces investisseurs relèvent du régime fiscal français.
Il en est de même pour leur conjoint et leurs enfants : s’ils sont présents en France pendant plus de 6 mois (scolarisés en France pour les enfants), c’est la condamnation irrémédiable à l’enfer fiscal français !

Pour ce qui concerne les investissements sous la forme de sociétés pour développer un projet en Andorre ou ailleurs, le ticket d’entrée est de l’ordre de 10 000 euros compte tenu des frais de constitution de la société (dans la mesure où sa constitution est autorisée) et de l’apport d’un capital dont le montant minimal est de 3 000 euros seulement.
L’obligation de résidence en Andorre est alors de 6 mois au moins par an vis-à-vis des autorités andorranes.

Le statut de résident andorran permet de bénéficier d’un régime fiscal en concordance avec les avantages d’un libéralisme bien conçu, c’est-à-dire avec des prélèvements obligatoires réduits au minimum permettant de financer des services publics garantissant un Etat de droit.
Ainsi par exemple existe en Andorre un régime d’assurance santé public correspondant à la CQ française et une convention permet aux Français de se faire soigner en France en se faisant rembourser ces frais de santé dans les mêmes conditions qu’en France.

Au final, il est quand même étonnant de constater que beaucoup de Français ne savent pas qu’en restant en France, ils sont irrémédiablement condamnés à l’enfer fiscal et qu’en particulier, ils ne peuvent pas ouvrir de comptes bancaires à l’étranger pour sauver leur patrimoine.
Maintenant, en Andorre comme ailleurs, pour ouvrir un compte bancaire à l’étranger et pouvoir sauvegarder son capital, il est indispensable d’y avoir le statut de résident, et de ne plus résider en France pendant plus de la moitié de l’année.
Bien entendu, il existe d’autres solutions mais elles sont considérées comme étant condamnables (en tant qu’évasion fiscale), ce qui n’est évidemment pas recommandable…

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8 juillet 2016 27

La solution : l’Andorre (pas d’enfer fiscal, pas d’U.E., pas de banksters !)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Andorre, Banques, Leverage

Tous les signaux sont concordants : la vieille Europe se rapproche de plus en plus d’une crise majeure, hors normes, du jamais vu
Ainsi par exemple se conjuguent les effets des rendements des bons à 10 ans des Trésors qui baissent depuis le mois de juin 2007 sur une tendance lourde, longue et certaine pour atteindre actuellement des niveaux proches de zéro voire négatifs, de la zone euro qui a laissé se développer une hypertrophie de l’agrégat monétaire M1 de plus de 5 000 milliards d’euros qui se retrouvent dans les comptes de big banks too big to fail et de beaucoup de petites banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement (ce qui fait courir un risque systémique d’après toutes les sources fiables), du surendettement des Etats, etc.

Il n’existe aucune antériorité permettant de se référer pour trouver des solutions à une telle crise.

Face à cette situation, les seules solutions qui sont envisageables pour les personnes qui en sont conscientes est de fuir cette zone de tous les dangers.
Les Etats-Unis sont a priori le meilleur refuge car les fondamentaux y sont respectés : l’argent y est sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics, et l’Amérique gardera son leadership sur le Monde libre.

Pour différentes raison, un exil aux Etats-Unis est difficilement envisageable pour beaucoup de d’Européens et en particulier de Français.
Une issue de secours existe cependant : l’Andorre !

En effet, comme je l’ai déjà expliqué, ce petit pays indépendant et souverain est l’un des plus libéraux du monde, ce qui explique son dynamisme : le taux d’impôt sur les bénéfices des sociétés est de 10 % (mais de 2 % pour celles qui opèrent à l’étranger), pas d’impôt sur les dividendes, ni sur la fortune, ni sur l’immobilier, une TVA au taux normal (maximal) de 4,5 %, des impôts sur les revenus à des taux très faibles, etc.

Et cerise sur le gâteau : pas de big banks too big to fail ! Seules subsistent des banques créées par des Andorrans et qui respectent les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan avec un leverage réel inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel supérieur à 10 % !

En effet, les Andorrans qui se sont toujours méfiés des errements des grandes entreprises en général et des grandes banques étrangères en particulier, leur refusent le droit de s’y installer, ce que d’autres petits pays (qualifiés à tort par l’expression déshonorante de paradis fiscaux) n’ont pas eu la sagesse de faire.

Credit Andorra est la grande banque généraliste locale,

Document 1 :

Credit Andorra2012201320142015
1 Assets5 898,535 678,246 106,626 197,23
2 Equity546,078574,488589,47622,863
3 Preferred st----
4 Goodwill8,76214,1314,1314,13
5 Tangible eq537,316560,358575,34608,733
6 Liabilities5 361,215 117,885 531,285 588,50
7 Leverage (µ)109,19,69,2
8 Tier 1 (%)10,0210,9510,410,89

Sommes en millions d’euros.

Document 2 :

Document 3 :

AndBank est une banque plus orientée vers les entreprises,

Document 4 :

AndBank2012201320142015
1 Assets3 701,024 042,984 898,405 064,00
2 Equity446,269481,946538,761551,739
3 Preferred st----
4 Goodwill----
5 Tangible eq446,269481,946538,761551,739
6 Liabilities3 254,753 561,034 359,644 512,26
7 Leverage (µ)7,37,48,18,2
8 Tier 1 (%)13,7113,5312,3612,23

Document 5 :

MoraBanc est une banque de plus petite dimension,

Document 6 :

MoraBanc2012201320142015
1 Assets2 147,472 165,252 296,782 583,87
2 Equity310,201322,925347,27343,642
3 Preferred st----
4 Goodwill3,4223,4229,7719,179
5 Tangible eq306,779319,503337,499334,463
6 Liabilities1 840,691 845,741 959,282 249,40
7 Leverage (µ)65,85,86,7
8 Tier 1 (%)16,6717,3117,2314,87

Document 7 :

Document 8 :

Banc Sabadell d’Andorra est une banque d’Andorrans filiale de la grande banque espagnole Sabadell,

Document 9 :

Banco Sabadell2012201320142015
1 Assets641,675636,3654,156657,321
2 Equity58,56762,64467,22771,887
3 Preferred st----
4 Goodwill----
5 Tangible eq58,56762,64467,22771,887
6 Liabilities583,108573,656586,929585,434
7 Leverage (µ)109,28,78,1
8 Tier 1 (%)10,0410,9211,4512,28

Document 10 :

Ces quatre banques respectent largement les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan ce qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde !

Document 11 :

Total2012201320142015
1 Assets12 388,7012 522,7613 955,9514 502,41
2 Equity1 361,121 442,001 542,731 590,13
3 Preferred st----
4 Goodwill12,18417,55223,90123,309
5 Tangible eq1 348,931 424,451 518,831 566,82
6 Liabilities11 039,7611 098,3112 437,1312 935,59
7 Leverage (µ)8,27,88,28,3
8 Tier 1 (%)12,2212,8312,2112,11

Une cinquième banque, Banca Privada d’Andorra (BPA) existait mais elle avait le plus grand tort de faire des opérations qu’elle n’aurait jamais dû faire avec des clients qu’elle n’aurait jamais dû avoir, ce que tout le monde savait en Andorre… sauf les fonctionnaires des autorités chargées de la surveillance des activités bancaires et financières !
En effet, BPA effectuait des opérations en dollars émanant du Venezuela de Chavez, de mafias russes et chinoises qui passaient aux Etats-Unis par l’intermédiaire de cette banque…

Ce sont les autorités américaines qui ont exigé que leurs homologues andorranes mettent fin à ces activités condamnables, ce qu’elles se sont empressées de faire.

Exit donc BPA (qui a été jadis une filiale de BNP !). Ses clients normaux ont alors ouvert des comptes dans les autres banques andorranes qui ont bénéficié de ces nouveaux clients dans des conditions particulièrement très favorables pour elles.

Ce qui reste de cette banque devenue Vall Banc est repris par une société de capital-investissement JC Flowers & Co fondée par James Christopher Flowers qui est l’un des plus talentueux banquiers de la planète et qui fut en son temps nommé le plus jeune partner de Goldman Sachs.
C’est un spécialiste des opérations financières les plus complexes et hors normes, devenu milliardaire qui a manifestement été attiré par les bons fondamentaux des autres banques andorranes mais qui aurait pu être intrigué par les multiples d’endettement de BPA qui étaient supérieurs à ses concurrents locaux, ce qui était déjà un signe de dysfonctionnements potentiels,

Document 12 :

MoraBanc2012201320142015
1 Assets2 147,472 165,252 296,782 583,87
2 Equity310,201322,925347,27343,642
3 Preferred st----
4 Goodwill3,4223,4229,7719,179
5 Tangible eq306,779319,503337,499334,463
6 Liabilities1 840,691 845,741 959,282 249,40
7 Leverage (µ)65,85,86,7
8 Tier 1 (%)16,6717,3117,2314,87

Le système bancaire andorran est donc totalement fiable compte tenu des bons fondamentaux de ces banques et de ce l’on en sait car, comme il s’agit d’un tout petit pays, tout le monde se connait, du moins dans le monde des affaires, et ceux qui ne sont pas fiables sont bien connus.
Il suffit donc de disposer de bonnes sources d’informations, c’est-à-dire émanant d’Andorrans dignes de confiance, pour bénéficier de ce système.

Finalement et globalement, l’Andorre est bien la seule et la meilleure solution pour échapper à la crise majeure qui se développe en Europe tout en y restant mais il faut y entrer par la bonne porte.
Les personnes qui sont intéressées par un investissement en Andorre peuvent me contacter par l’intermédiaire d’un commentaire qui ne sera pas mis en ligne.

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6 juillet 2016 31

Pentification de la courbe des taux

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Les rendements des bons des Trésors sont à la base de tous les marchés. Ceux des bons à échéance de 10 ans jouent un rôle critique car ils sont en quelque sorte les pivots de tous les autres.

Compte tenu d’une inflation au taux optimal de 1,0 à 1,5 % et d’une rémunération de père de famille de l’ordre de 2 à 2,5 %, ils devraient fluctuer dans la bande des 3 %.

Des taux négatifs, surtout à cette échéance, ça n’existe pas, c’était inconcevable, inimaginable (dixit Jean-Claude le Tricheur) mais c’est devenu maintenant une réalité !
Aujourd’hui 6 juillet, la plupart des taux à 10 ans dans le monde ont encore battu leurs plus bas record en séance, comme par exemple ceux des petits Suisses, de l’Allemagne et de la France…

Document 1 :

… ainsi que les Notes,

Document 2 :

Ce dernier document montre clairement le jeu des taux…

Lorsque la croissance du PIB est forte, trop forte, la banque centrale est obligée de relever ses taux de base pour la freiner car des taux d’emprunts bancaires élevés freinent les investissements, donc la croissance, comme cela s’est passé de 2003 à 2005.
Les rendements des bons à 2 ans qui suivent ceux de la banque centrale remontent alors pour rejoindre ceux à 10 ans.
La pentification de la courbe des taux est alors nulle
comme cela a été le cas en 2006-2007, ce qui annonce une chute de la croissance.

Par la suite, après la chute du PIB ou une crise, pour relancer la croissance, la banque centrale baisse ses taux car cela diminue les frais financiers des entreprises qui veulent investir.
L’écart entre les taux longs (à 10 ans) et les taux courts (à 2 ans) est alors élevé, ce qui annonce une reprise de la croissance forte, comme cela s’est produit en 2008-2009.
La Fed sous la présidence d’Alan Greenspan a ainsi initié des cycles… que ses successeurs ont voulu briser, le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke assénant un grand coup de pied dans la fourmilière,

Document 3 :

Ces analyses sont bien connues, du moins par les analystes financiers qui les connaissent (!), c’est-à-dire par les bons spéculateurs, ceux qui voient juste et loin.
Cependant, elles doivent être complétées par les analyses monétaristes qui montrent que, après le Japon et la Chine, une hypertrophie de certains agrégats monétaires s’est développée dans la zone euro et elle entraine une situation tout à fait nouvelle.

En effet, cette création monétaire (surtout dans la zone euro, du fait de son existence) bloque la reprise de la croissance en Europe d’abord évidemment, et par répercussion aux Etats-Unis et partout dans le monde.

L’agrégat monétaire M1 représente 63 % du PIB dans la zone euro fin mai contre 13 % aux Etats-Unis !

Document 4 :

Au mois de mai dernier, M1 a augmenté de 42 milliards d’euros (par rapport au mois précédent),

Document 5 :

Ainsi, comparativement aux Etats-Unis, ce sont presque 5 500 milliards d’euros qui sont en excédent dans la zone euro, et qui se trouvent dans des banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement !

Document 6 :

C’est le résultat d’une gigantesque création monétaire létale car la croissance du PIB est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre.
En d’autres termes, plus les malheureux Euro-zonards gardent de l’argent sur leurs comptes bancaires, plus la croissance faiblit car la demande faiblissant fait baisser la croissance, ou autre formulation : moins l’argent circule, plus la croissance du PIB faiblit.

Dans la mesure où les anticipations de croissance sont faibles, les rendements des bons à 10 ans des Trésors baissent logiquement (parce qu’ils n’anticipent pas de croissance) mais comme les banques centrales baissent leurs taux pour relancer (en vain) la croissance, tous les taux baissent si bien que l’on arrive à une configuration inédite dans laquelle la courbe des taux est plate à des niveaux très bas, tellement bas qu’ils ont atteint des niveaux inimaginables : à zéro, voire en territoire négatif !

Le Japon a été chronologiquement le premier touché et le plus gravement,

Document 7 :

L’Allemagne qui fut vertueuse, est touchée aussi évidemment, par contagion,

Document 8 :

Les Etats-Unis subissent eux-aussi les conséquences négatives de l’€-crise,

Document 9 :

La baisse des taux a commencé en juin 2007 car c’est à partir de cette date que les bons spéculateurs, ceux qui voient juste et loin, ont intégré l’€clatement,

Document 10 :

Le fameux Brexit n’est qu’un épisode anecdotique dans cette saga de longue haleine dont on ne connait pas exactement comment elle se termine mais on le saura bientôt.

Pour terminer, une petite devinette : quelle est la seule issue de secours envisageable en Europe ?

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5 juillet 2016 10

Brexit / €- crise

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Europe, Suisse

Depuis l’annonce d’un référendum sur le Brexit, c’est-à-dire depuis le mois de juin 2007, les rendements des bons des Trésors plongent, ayant atteint aujourd’hui 5 juillet leur plus bas historique en séance pour les principaux… ce qui est l’interprétation de tous les idiots inutiles !

Document 1 :

Comme je l’ai déjà écrit, le Brexit n’est qu’un petit incident qui permettra aux sujets d’étonnement du Royaume plus ou moins Uni de rebondir grâce à une dévaluation salutaire de la livre et une baisse du taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés.

La véritable cause profonde de cette baisse historique et hors normes des taux est évidemment la poursuite de l’€-crise.
Même les petits Suisses sont touchés !

Document 2 :

Les Américains en supportent aussi les conséquences mais avec des effets positifs car ces taux bas y favorisent l’activité économique,

Document 3 :

La Fed n’a même plus besoin de monter ses taux pour contenir une croissance qui aurait pu être inflationniste,

Document 4 :

Les banques sont les dominos qui risquent de tout faire tomber, et en premier lieu celles du pays du Mariole de la BCE comme Banca Monte dei Paschi di Siena,

Document 5 :

Le désordre est total dans la zone euro : les rendements des mauvais bons à 10 ans des Trésors de l’Italie et de l’Espagne rebondissent car les investisseurs ne savent plus très bien s’il est préférable de récupérer des lires et des pesetas ou s’en débarrasser !

Document 6 :

Plus que jamais, il faut fuir les bad banks européennes qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.

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3 juillet 2016 17

Taux, manipulations et réalité

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Etats-Unis, Europe, Suisse

La semaine post Brexit s’est terminée sur des plus bas record pour les rendements des bons à 10 ans des Trésors helvète, français et anglais mais pas pour ceux du Bund qui sont restés au-dessus de leur plus bas atteint le 24 juin (le lendemain de la votation fatale) ce qui montre clairement que des opérations anormales ont eu lieu (par des entités allemandes) pour sauver des eaux le Bund !

Document 1 :

Les rendements des Notes à 10 ans n’ont pas battu leur plus bas record mais ils n’en ont pas été loin,

Document 2 :

L’écart entre les rendements du Bund et du Schatz est tombé à un niveau très bas malgré les interventions intempestives pour sauver les apparences,

Document 3 :

Dans ces conditions, les écarts entre les rendements des bons à 10 ans et à 2 ans continuent à plonger, ce qui est annonciateur de l’accentuation de l’€-crise,

Document 4 :

Une fois de plus, le Brexit n’est qu’un épiphénomène qui n’a fait que donner un coup d’accélérateur à un mouvement de chute des rendements des bons des Trésors (entamé en juin 2007 !) en concordance avec l’accentuation de l’€-crise,

Document 5 :

Les rendements des mauvais bons des Trésors de ces autres cochons de pays du Club Med que sont ceux de l’Italie et de l’Espagne ont même plongé après le Brexit, ce qui signifie que des investisseurs de ces pays préfèrent avoir dans leurs comptes ces bons plutôt que des zeuros,

Document 6 :

Les indices actions américains et britanniques ont retrouvé leur niveau précédant le Brexit, ce qui signifie que l’Amérique est suffisamment forte cette année pour supporter le choc de l’€-crise et que la dévaluation de la livre stimulera l’activité du Royaume encore Uni.
Par contre, les cours des banques de la zone sont encore au plus mal…
Pour l’instant, tout va bien.

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1 juillet 2016 4

€ : mites et réalité

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

L’euro est une couverture pleine de trous de mites pour cacher la déroute des banksters et des hommes politiques qui en profitent pour accumuler les dettes et les impayés…

Avant de développer ces points, quelques rappels s’imposent sur des notions de base en matière économique, financière et monétaire…

Une monnaie est celle d’une nation. Elle a pour contrepartie une création de richesse qui s’accompagne donc d’une création saine d’argent, ce qui se fait naturellement et spontanément si les règles sont respectées en particulier grâce à la comptabilité en partie double qui permet de tenir les comptes de toutes les personnes (hommes, entreprises, Etats).
L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics. Il permet d’optimiser la richesse de tout le monde lorsque la circulation monétaire s’effectue normalement.
Toute monnaie est donc dématérialisée et repose sur la confiance.
Une monnaie unique pour des nations indépendantes et souveraines qui ont des niveaux et des gains de productivité différents est donc contre nature et ne peut conduire à terme qu’à un effondrement de ce système.
Toute est simple.

Le maillon le plus fragile de cet euro-système est constitué par les banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.
Les big banks too big to fail européennes présentent toutes des risques systémiques élevés mais ils sont bien identifies comme le montrent les cours de leurs actions qui plongent rapidement quand les risques augmentent, ce qui vient encore de se produire en ce début d’année 2016 et après le Brexit.

Cependant, les chiffres publiés peuvent ne pas être fiables, cachant une réalité pire encore.
Ainsi par exemple, Unicredit publie un bilan qui donne l’impression que le multiple d’endettement, le leverage réel, est de 18,0 ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 5,5 %

Document 1 :

alors que la banque publie par ailleurs un ratio Core Tier 1 de 4,42% (correspondant à un leverage réel de 22,5) mais la capitalisation boursière de 12 milliards d’euros, largement inférieure aux actifs tangibles (38 milliards) montre que les investisseurs estiment que la situation réelle est pire encore,

Document 2 :

Le cours d’Unicredit est ainsi tombé d’un plus haut de plus de 40 € à 2 € !

Document 3 :

Les petites banques italiennes sont très nombreuses et leur situation réelle est mal connue à l’étranger et beaucoup d’entre elles sont en état de survie comme par exemple Banca Monte dei Paschi di Siena qui est considérée comme étant la plus ancienne banque du monde encore en activité : son cours est tombé d’un plus haut à plus de 80 € à moins de 0,40 € !

Document 4 :

Sa capitalisation boursière de l’ordre d’un milliard d’euros est largement inférieure au montant de ses capitaux propres publiés : 9,6 milliards !

D’après des informations qui circulent, reprises en particulier par un article du Wall Street Journal, un plan de sauvetage des banques italiennes porterait sur 150 milliards d’euros de garanties apportées par l’Etat auquel s’ajouterait un apport de 40 milliards pour les recapitaliser !
Pour l’instant, seules manquent les autorisations de diverses autorités européennes et en particulier d’Angela…

L’euro-système est mité de partout.
Il est difficilement compréhensible que la nomenklatura puisse s’accommoder de cette situation qui ne peut conduire qu’à sa perte avec le naufrage de ce système.
Il est encore plus difficilement compréhensible que si peu de gens réagissent positivement.

En effet, rares sont les économistes qui s’expriment à ce sujet après avoir analysé les données disponibles.
Ainsi par exemple, je suis le seul à ma connaissance, à avoir relevé que les Marioles de la BCE publient dans leur dernier bilan que des administrations publiques (dont ils refusent de divulguer l’identité) aient apporté 332 milliards d’euros pour sauver des banques et ces Marioles de la faillite !

Les informations existent mais plus personne ne se donne la peine de les rechercher ni de les analyser.
Tant pis pour les malheureux Euro-zonards qui se seront sabordés eux-mêmes.

Cliquer ici pour lire l’article du Wall Street Journal sur les projets de sauvetage de banques italiennes.

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30 juin 2016 14

La chevauchée fantastique des Marioles de la BCE

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Europe

De mystérieuses et anonymes Zadministrations publiques ont encore généreusement prêté 45 milliards d’euros supplémentaires aux Marioles de la BCE vendredi dernier, 24 juin, pour pouvoir boucler leur bilan hebdomadaire, ce qui fait un total de… 332 milliards !

Document 1 :

L’augmentation de ces prêts est très forte depuis la mi-septembre 2015 et surtout depuis les turbulences de ce début d’année 2016.

Quelques petits rappels sont nécessaires pour comprendre les problèmes qui se posent ainsi mais dont personne ne parle…

Avant les grandes turbulences financières de 2008, les banques de la zone euro qui avaient des disponibilités excédentaires en fin de journée les prêtaient à celles qui avaient une position nette débitrice vis-à-vis de la BCE.
Le marché interbancaire fonctionnait alors normalement, mais après ces turbulences, les banksters, c’est-à-dire les dirigeants des banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement savent qu’il en est de même chez leurs concurrents.

Comme ils craignent de ne pas pouvoir recouvrer leurs créances à la suite de la défaillance de banksters débiteurs, ils ne leur prêtent plus leurs disponibilités.
Ils ne les prêtent qu’à la BCE qu’ils estiment plus sûre. Le marché interbancaire est donc bloqué.

Les Marioles de la BCE sont alors obligés de prêter des disponibilités aux banques qui en manquent pour éviter des faillites en chaine.
Ces prêts (rubriques 5 et 6 de l’actif) sont complétés par des rachats de titres (rubrique 7) auprès de ces banques qui obtiennent ainsi des disponibilités quasiment gratuitement dans le cadre du QE,

Document 2 :

Les banques de la zone ont donc les disponibilités nécessaires (pour ne pas être en position débitrice) qu’elles déposent en retour à la BCE (rubrique 2 du passif, 910 milliards d’euros vendredi dernier) mais ces dépôts ne suffisent pas à assurer l’équilibre du bilan des Marioles qui sont obligés de boucher le trou en demandant à de généreuses, mystérieuses et anonymes Zadministrations publiques déjà surendettées de leur verser les milliards nécessaires,

Document 3 :

Au total, ce sont plus de 2 000 milliards d’euros qui sont ainsi généreusement mis à la disposition des banksters ! … financés par 910 milliards de dépôts bancaires, 332 milliards de ces généreuses, mystérieuses et anonymes Zadministrations publiques et par… 1 082 milliards de billets émis par la fameuse planche des Marioles,

Document 4 :

Globalement, ça marche, ouf !

Document 5 :

Les Marioles de la BCE réussissent donc l’exploit de prêter plus de 2 000 milliards d’euros grâce à une cavalerie gigantesque qui consiste pour l’essentiel à prêter aux banques l’argent qu’elles déposent en retour en jouant sur les dates de valeur ! … en leur rachetant de plus ou moins mauvais bons de Trésors et en bénéficiant du financement de ces généreuses, mystérieuses et anonymes Zadministrations publiques qui sont très certainement des entités bancaires allemandes particulièrement discrètes.

Ainsi, plus de 3 000 milliards d’euros d’actifs dont certains sont particulièrement pourris…

Document 6 :

sont financés par cette grosse cavalerie et un empilement de dettes, les 476 milliards d’euros de capitaux propres ne servant qu’à équilibrer les autres rubriques,

Document 7 :

Pour l’instant, tout va bien, mais un jour ça finira mal dixit Benoît qui est un peu éCœuré.
Tout est simple.

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28 juin 2016 9

Barclays PLC 1° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

Le multiple d’endettement réel (sans pondérer les actifs !) de Barclays, mon µ, le leverage en anglais, était de 29,6 en cette fin de dernier trimestre, ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 3,4 % sans amélioration par rapport aux trimestres précédents, encore beaucoup trop loin des règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan,

Document 1 :

Barclays PLC2014 Q42015 Q12015 Q22015 Q42016 Q1
1 Assets1 358,691 416,411 197,561 120,011 248,88
2 Equity59,44460,69359,20754,50556,854
3 Deductions13,10414,0112,38313,76415,996
4 Goodwill4,8874,854,832--
5 Tangible eq41,45341,83341,99240,74140,858
6 Liabilities1 317,241 374,581 155,561 079,271 208,02
7 Leverage (µ)31,832,927,526,529,6
8 Tier 1 (%)3,133,63,83,4

Sommes en milliards de livres.

La capitalisation boursière de 21 milliards de livres est très nettement inférieure à sa valeur à la casse, à savoir ses actifs tangibles de 40 milliards !

Barclays PLC publie des informations satisfaisantes qui permettent de donner une image fidèle de la réalité en mentionnant le montant des véritables capitaux propres conformément à la directive européenne CRD IV,

Document 2 :

Il faudrait augmenter le montant des capitaux propres de 73 milliards de livres ou diminuer le total des dettes de… 800 milliards ! (par cession d’actifs) pour respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %.

Document 3 :


Barclays PLC fait partie des 30 plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique, les G-SIBs (Global Systemically Important Banks) précédemment connues en tant que SIFIs (Systemically Important Financial Institutions) du Basel Committee on Banking Supervision (BCBS).
C’est la seule des trois grandes banques du Royaume plus ou moins Uni à ne pas avoir été sauvée par l’apport de milliards de livres par l’Etat.

Le plus drôle est qu’il y ait des gens pour s’étonner que les cours de ces big banks too big to fail puissent plonger à la moindre étincelle comme celle du Brexit et créer un certain désordre.

Cliquer ici pour lire les résultats de Barclays PLC d’où sont tirées ces données.

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27 juin 2016 12

Royal Bank of Scotland 1° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

A la suite de ses pertes gigantesques en 2008, d’après différentes sources d’informations concordantes, l’Etat (du Royaume-Uni !) a dû apporter… 45 milliards de livres à son capital en 2009, remboursés partiellement à ce jour, ce qui n’apparait jamais clairement dans les comptes publiés par la banque. Il reste majoritaire à hauteur de 73 % du capital.

Pour déterminer le véritable multiple d’endettement, il faut donc soustraire cette somme du montant des capitaux propres publiés, ce qui donne un leverage réel qui culmine à… 60 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 1,7 % !

Document 1 :

Royal Bk Scotland20122013201420152016 Q1
1 Assets1 312,301 027,881 051,02815,408882,93
2 Equity68,67858,74258,70953,43153,377
3 Deductions454542,85839,00538,965
4 Goodwill-----
5 Tangible eq23,67813,74215,85114,42614,412
6 Liabilities1 288,621 014,141 035,17800,982868,518
7 Leverage (µ)54,473,865,355,560,3
8 Tier 1 (%)1,81,41,51,81,7

Sommes en milliards de livres.

Le total des dettes dépassait 2 000 milliards de livres fin 2008 ! Il a été réduit par la suite. Cette banque est totalement hors normes !
Royal Bank of Scotland est déficitaire depuis ces dernières années et a accumulé 50 milliards de livres de pertes.

Document 2 :

Des actionnaires insensés devraient donc apporter encore 66 milliards de livres supplémentaires pour que Royal Bank of Scotland respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan !

Tout est simple, et une fois de plus, il ne faut jamais faire confiance à une banque et toujours bien analyser son bilan !

D’après ces chiffres, Royal Bank of Scotland est de loin la pire des banques mondiales à risque systémique (SIFIs) !
Les 5 millions d’Ecossais sont-ils conscients qu’ils devraient sauver seuls cette banque au cas où ils voteraient en faveur de leur indépendance ?
Leurs concitoyens du Royaume-Uni sont-ils conscients qu’ils doivent sauver cette banque ?
Le flegme britannique est devenu une passivité létale.

Cliquer ici pour voir le bilan de Royal Bank of Scotland d’où sont tirées ces données.

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