22 octobre 2017 3

Position extérieure nette : €mpire germanique / France

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Après la mise à jour des chiffres de Target 2, celle de la position extérieure nette de l’€mpire germanique et de la France s’impose et elle en confirme mes analyses précédentes…

Sans surprise, la tendance antérieure se prolonge : la position extérieure nette de l’€mpire germanique continue à augmenter pour atteindre un plus haut record de… 1 829,5 milliards d’euros fin juin et celle de la France continue à baisser pour atteindre un plus bas record de – 524,1 milliards !

Document 1 :

En fait, les derniers points de ces graphiques sont trompeurs car ils correspondent à la situation de la fin du 2°trimestre 2017 alors que les points précédents correspondent à la fin des années.

Une autre série trimestrielle de ces données donne une meilleure image plus fidèle de la réalité, de la position extérieure nette de la France,

Document 2 :

Depuis le début de 2017, ce n’est donc pas une baisse mais un plongeon de cette position extérieure nette de la France qui est ainsi mise en évidence !
Le mignon poudré va devoir faire des miracles pour que sa maquilleuse payée 9 000 euros par mois puisse maquiller cette descente aux enfers en jetant un peu de poudre aux yeux des Français

Heureusement, personne n’en parle et personne ne sait interpréter ce concept abscons qu’est la position extérieure nette d’une nation…

Pour rappel, la position extérieure nette d’une nation rend compte, soit de l’enrichissement d’une nation (quand elle augmente ses créances vis-à-vis des autres nations quand le chiffre positif est en augmentation, ce qui est le cas de l’€mpire germanique), soit de son appauvrissement quand elle augmente ses dettes vis-à-vis des autres nations quand le chiffre négatif est en augmentation ce qui est le cas de la France.

Les chiffres du système Target 2 montrent clairement que la zone euro joue le rôle de gigantesque pompe à fric et que ceux de la position extérieure nette d’un gigantesque aspirateur de richesse en faveur de l’€mpire germanique au détriment des populations de ces cochons de pays du Club Med.
Le Mignon poudré joue à merveille le rôle d’idiot utile, après son prédécesseur l’idiot normal qui a succédé à l’histrion ignare…

Tout est simple.
La seule inconnue est le point de rupture de ce foutoir (comme le dit le Donald) qu’est cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro.

Cliquer ici pour lire mon analyse précédente sur la position extérieure nette de nations.
Cliquer ici pour accéder aux chiffres d’Eurostat d’où est tiré le premier graphique.
Cliquer ici pour accéder aux chiffres de la Banque de France d’où est tiré le second graphique.

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21 octobre 2017 1

Target 2 : €mpire germanique En Marche ! (septembre)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Une personne qui a lu mon article sur les données de Target 2 de fin août m’a transmis le lien de la Buba publiant ses données pour le mois de septembre, et je l’en remercie vivement.

La position nette créditrice de l’€mpire germanique est bien En Marche ! car ce sont plus de 26 milliards d’euros supplémentaires qui s’y sont réfugiés au mois de septembre, fuyant ces cochons de pays du Club Med, pour atteindre un plus haut historique total de 878,9 milliards d’euros !


Bien entendu, les nuls de la Banque de France ne publient pas leurs chiffres pour ce mois de septembre, ni les banques centrales de ces autres cochons de pays du Club Med.
De toute façon, les Français s’en footent car ils ne comprennent rien à ces problèmes économiques, financiers et monétaires.

Tout va bien.
Le mignon poudré est tout mignon et bien poudré devant les caméras de tous les médias.

Cliquer ici pour accéder aux dernières données de la Buba pour Target 2.

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20 octobre 2017 7

Target 2 : €clatement En Marche ! (août 2017)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Je reviens une fois de plus sur ces problèmes causés par cette monnaie contre nature qu’est l’euro à partir du système Target 2, le système de Transfert Express Automatisé Transeuropéen à règlement Brut en temps Réel (Trans-European Automated Real-time Gross settlement Express Transfer system) actualisés avec les derniers chiffres publiés par la BCE…

Ce système présente des déséquilibres monumentaux !
En effet, comme la zone euro comprend des pays de niveau et de gains de productivité différents les uns des autres, les flux de capitaux entrants dans les banques en Allemagne sont supérieurs à ceux qui en sortent, et inversement pour ces cochons de pays du Club Med qui présentent tous une situation nette négative,

Document 1 :

La situation s’aggrave en particulier pour les banques italiennes et espagnoles : 400 milliards d’euros environ en sont sortis dans chacun de ces deux pays pour aller se réfugier en particulier dans des banques allemandes, sans que ce soit nécessairement à la suite de transactions commerciales ordinaires.

Les banques en Allemagne avaient donc globalement une situation nette positive de 852 milliards d’euros vis-à-vis de banques hors d’Allemagne en aggravation par rapport à mon étude de mars…

Document 2 :

qui compense presque la situation nette des banques de ces cochons de pays du Club Med en faisant apparaitre quand même un trou de 80 milliards d’euros,

Document 3 :

Globalement, au niveau de ce système Target 2, la situation nette plonge inexorablement en territoire négatif pour atteindre 213 milliards d’euros, en aggravation par rapport à mon étude de mars, ce qui signifie que cet argent est judicieusement sorti des banques de la zone euro pour aller se réfugier… ailleurs,

Document 4 :

Il est d’ailleurs inutile de reprendre toutes ces données car les Marioles de la BCE publient des graphiques en couleurs faisant clairement apparaitre ces problèmes,

Document 5 :

Manifestement, les bons spéculateurs anticipent un €clatement, et ils ont raison !
Target 2 joue en quelque sorte le rôle de gigantesque pompe à phynances (ou d’aspirateur), en pompant l’argent des pays du Club Med pour l’amener dans l’Allemagne dominant la zone.

Il est quand même étonnant que plus de 300 millions de barbares ignares continuent à accepter un tel siphonage de leur argent !

Cliquer ici pour accéder aux données de la BCE d’où sont tirés les 4 premiers graphiques (Individual time series) et sur Report sheet pour ce dernier graphique et les données d’ensemble en PDF.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur ce sujet.

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18 octobre 2017 13

Monétarisme : le conundrum de l’inflation et la Fed

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Tous les membres (présents et potentiels) du FOMC de la Fed sont d’accord : dans une situation de croissance durable et de plein emploi (ce qui est le cas actuellement), les Américains ont toujours revendiqué et obtenu des hausses de salaires ce qui alimente l’inflation et pour contrer le risque que cette inflation ne soit plus maitrisable, le FOMC doit augmenter son taux de base préventivement.

Or, si les perspectives de croissances sont bonnes avec un plein emploi depuis un certain nombre de mois, la hausse du niveau général des prix… baisse,

Document 1 :

Zoom sur une période plus récente,

Document 2 :

Pire encore, la hausse du PCE:PILFE sur les 6 derniers mois est de 0,9 % en taux annualisé !

Comme je l’ai déjà écrit, soit les membres du FOMC n’ont pas d’explication à ce conundrum, soit ils en connaissent la cause et donc les solutions possibles mais ils ne veulent pas les rendre publiques.

Les marchés réagissent logiquement : d’une part, les rendements des Notes à 2 ans montent en concordance avec la hausse annoncée du taux de base de la Fed

Document 3 :

et d’autre part les rendements des Notes à 10 ans stagnent à cause des risques de l’€-crise et de la hausse des taux de la Fed, qui, dans une situation non inflationniste, provoquera de toute façon un arrêt de la croissance américaine,

Document 4 :

En conséquence, l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans baisse

Document 5 :

ce qui bloque la remontée du cycle haussier qui aurait dû s’enclencher plus tôt déjà,

Document 6 :

Ce blocage du cycle de croissance des Etats-Unis est dû évidemment à l’€-crise qui devrait être encore plus importante et plus grave qu’en 2011-2012 car l’hypertrophie monétaire dans la zone euro n’est pas éternellement soutenable, cf. toutes mes analyses depuis… un certain nombre d’années (!).
Manifestement les marchés, c’est-à-dire les bons spéculateurs, partagent mes analyses…

En effet, comme je l’ai déjà écrit, des taux négatifs, ça n’existe pas, c’est impensable, inimaginable, inconcevable comme l’a fort justement dit Jean-Claude Le Tricheur, la preuve : ceux du Schatz sont négatifs depuis la mi-août 2014, ceux du 10 ans helvète depuis mi-janvier 2015 !

Document 7 :

Les titulaires de capitaux préfèrent payer actuellement un peu pour avoir des créances sur les Trésors allemands et suisses plutôt que de perdre beaucoup un jour avec de la monnaie de singe issue de l’€ffondrement.

Il s’agit là de l’aboutissement d’un long processus qui a commencé en juillet 2007 et que j’ai bien analysé depuis le début, comme tous les bons monétaristes,

Document 8 :

Les Américains pourront tenir le choc qui aura des conséquences considérables (il n’y a pas d’antériorité à l’éclatement d’une telle bulle monétaire !),

Document 9 :

Tout est simple.

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17 octobre 2017 0

Goldman Sachs 3° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Goldman Sachs est éjecté du podium (après Citigroup, Wells Fargo et Bank of America) des Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales (Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs) car son leverage réel est de 12,09 ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 8,27 % encore en détérioration par rapport aux quatre trimestres précédents,

Document 1 :

Goldman Sachs2016 Q32016 Q42017 Q12017 Q22017 Q3
1 Assets880862894,069907930
2 Equity87,1186,89386,91786,67586,292
3 Preferred st11,20311,20311,20311,20311,203
4 Goodwill4,1044,0954,0674,084,058
5 Tangible eq71,80371,59571,64771,39271,031
6 Liabilities808,197790,405822,422835,608858,969
7 Leverage (µ)11,2611,0411,4811,712,09
8 Core Tier 1 (%)8,889,068,718,548,27

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Les capitaux propres diminuent par rapport aux trimestres précédents et le total des dettes augmente, ce qui est inquiétant.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 13,5 milliards de dollars pour que Goldman Sachs ait un leverage inférieur à 10.

Document 2 :

La présentation des comptes, succincte, permet cependant de calculer correctement et facilement le véritable leverage, ce qui est loin d’être le cas pour les banques européennes,

Document 3 :

Le ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés est de 9,43 % et de 11,46 % sur le montant des capitaux propres tangibles, en nette augmentation par rapport au trimestre précédent.

La capitalisation boursière a baissé à 93,8 milliards de dollars correspondant à un PER de 12,68 malgré un taux de distribution (rendement des dividendes par action) de 1,24 % seulement.

Le cours de Goldman Sachs n’a pas encore rejoint ses plus hauts enregistrés pendant la bulle des sub-prime,

Document 4 :

Cliquer ici pour accéder aux documents justificatifs de cette analyse.
Cliquer ici pour lire mon article sur cette banque pour le trimestre précédent.

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15 octobre 2017 12

Banque Pouyanne 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

La Banque Pouyanne est l’une des dernières petites banques privées et indépendantes encore en activité en France…
C’est une vraie banque, celle d’un banquier, c’est-à-dire d’une personne, ou plutôt d’une famille qui a fait fortune jadis et qui place ses capitaux dans une banque qui est une entreprise dont l’activité principale est de prêter l’argent qu’elle a (ces capitaux propres) et l’argent qu’elle n’a pas mais qu’elle emprunte, ce qui démultiplie son pouvoir moteur.

Pour une banque, prêter de l’argent qu’elle n’a pas mais qu’elle emprunte n’est pas dangereux et est même positif tant qu’elle ne dépasse pas des limites, celles qui ont été définies par ce bon vieux Greenspan : le total des dettes ne doit pas dépasser 10 fois le montant de ses (véritables) capitaux propres, c’est-à-dire le capital initial apporté par les actionnaires augmenté des bénéfices accumulés au fil du temps.

C’est le multiple (ou levier, leverage en anglais) d’endettement (que je note par la lettre grecque µ disponible sur tout clavier normalement constitué), ou son inverse, le ratio Core Tier 1 qui est retenu par la BRI depuis les années 80, toujours sous l’impulsion de ce bon vieux Greenspan alors président de la Fed.

C’est simple, tout est simple. Tout le reste n’est que littérature inutile pour idiots eux-mêmes inutiles et même nuisibles.

La (petite) Banque (locale) Pouyanne a été créée par une famille partie d’Orthez faire fortune en Uruguay et revenue à son point de départ au début du XX° siècle pour investir ses capitaux d’abord dans des entreprises industrielles locales puis finalement dans une banque qui est actuellement toujours dirigée par un membre de la famille Pouyanne.

La Banque Pouyanne publiait sur son site ses résultats (dont son bilan) jusqu’en 2011 mais elle ne les publie plus que dans un journal local d’annonces légales. De ce fait, j’ai arrêté d’en faire les analyses.
Par contre, son directeur général communique ce document aux personnes qui sont susceptibles de devenir clientes de cette banque…

Document 1 :

… ce qui permet à nouveau d’en calculer les ratios pertinents et de constater que c’est toujours une banque fiable car elle respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieure à 10,

Document 2 :

Pouyanne20092010201120152016
Actifs188,271196,023200,22277,272304,038
Capitaux propres23,30721,53325,1730,18630,375
Total des dettes164,96174,49175,05247,09273,66
Leverage (µ)7,088,16,958,199,01
Core Tier 1 (%)14,112,314,412,211,1

Sommes en millions d’euros.

Rien à voir avec les banksters des Gos banques françaises et les Marioles de la BCE qui jonglent dangereusement et impunément avec les milliards d’euros de leurs clients.
Ces petites banques locales ont permis au XIX° et au début du XX° siècle de financer les projets industriels innovants partout en France, ce qui en a fait un des pays les plus prospères du monde car le système économique et financier était alors très libéral.
Malheureusement, les calamités se sont abattues en France après-guerre avec les Zénarques et le socialisme internationaliste larvé allié à un certain capitalisme mondialiste, l’euro-système achevant ce désastre.

La Banque Pouyanne souffre de ces difficultés venues d’ailleurs (sa rentabilité est divisée par deux par rapport à la période antérieure aux grandes turbulences financières), mais elle reste une banque durablement fiable.
Evidemment, en cas de tsunami bancaire, elle ne pèsera pas lourd face aux banksters et à leurs affidés.
Cependant, elle reste la meilleure solution, surtout pour les personnes et les entreprises du bassin de l’Adour et au-delà car elle accepte des clients (sous conditions) en dehors de sa région d’origine.

Cliquer ici pour accéder au site de la Banque Pouyanne.
Cliquer ici pour lire mon article sur les résultats de la Banque Pouyanne en 2010 et les années précédentes.
Cliquer ici pour mon dernier article sur les résultats de la Banque Pouyanne en 2011.

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14 octobre 2017 0

JPMorgan Chase & Co. 3° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

JPMorgan Chase & Co est la plus grande banque américaine par le total de son actif, équivalant à celui de BNP-Paribas,

Document 1 :

Le leverage réel de JPMorgan est de 12,85 et son véritable ratio Core Tier 1 de 7,78 % toutes les données étant sans aucun changement par rapport au trimestre précédent (!), ce qui reste loin des exigences de ce bon vieux Greenspan, à savoir des chiffres à 10,

Document 2 :

JPMorgan2016 Q32016 Q42017 Q12017 Q22017 Q3
1 Assets2 521,032 490,972 546,292 563,172 563,07
2 Equity254,331254,19255,863258,483258,382
3 Preferred st26,06826,06826,06826,06826,068
4 Goodwill47,30247,28847,29247,347,309
5 Tangible eq180,961180,834182,503185,115185,005
6 Liabilities2 340,072 310,142 363,792 378,062 378,07
7 Leverage (µ)12,9312,7712,9512,8512,85
8 Core Tier 1 (%)7,737,837,727,787,78

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles, c’est-à-dire le véritable montant de ces capitaux propres publiés diminué des écarts d’acquisition (goodwill) et des actions de préférence, sans pondérer les actifs selon les préconisations de ce bon vieux Greenspan et comme le préconisent aussi Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 48 milliards de dollars pour que JPMorgan respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan. Des mesures énergiques ont été prises précédemment pour redresser la situation, et elles donnent de bons résultats.

En effet, les bénéfices de 6,73 milliards d’euros correspondent à un ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés de 10,4 % et de 14,6 % sur le montant des capitaux propres tangibles, ce qui est très élevé !

La capitalisation boursière est de l’ordre de 338 milliards de dollars correspondant à un PER de 13,77 très élevé. Le taux de distribution a augmenté à 2,33 %, ce qui est un peu élevé pour une banque américaine.

Le cours de JMorgan est largement supérieur à ce qu’il était lors de la bulle internet et avant les grandes turbulences des années 2008 et suivantes, ce qui est là aussi très rare pour une big bank too big to fail. Seule Wells Fargo a aussi réussi cette performance !

Document 3 :

Cliquer ici pour lire les données du dernier trimestre de JPMorgan Chase.

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14 octobre 2017 0

Bank Of America 3° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Même en prenant en considération les écarts d’acquisition qui se montent encore à près de 70 milliards de dollars, Bank Of America va peut-être (dans l’attente des résultats de Goldman Sachs) monter sur le podium du classement des Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales (Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs), avec un leverage réel de 11,61 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 8,62 % en amélioration par rapport au trimestre précédent mais sans progrès d’une année sur l’autre,

Document 1 :

Bank of America2016 Q32016 Q42017 Q12017 Q22017 Q3
1 Assets2 195,312 187,702 247,702 254,532 283,90
2 Equity270,083266,84268,153270,987272,459
3 Preferred st25,2225,2225,2225,2222,323
4 Goodwill69,74468,96968,96968,96968,968
5 Tangible eq175,119172,651173,964176,798181,168
6 Liabilities2 020,202 015,052 073,742 077,732 102,73
7 Leverage (µ)11,5411,6711,9211,7511,61
8 Core Tier 1 (%)8,678,578,398,518,62

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC),

Document 2 :

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 26,5 milliards de dollars pour que Bank Of America respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan.

Document 3 :

Avec un bénéfice de 5,1 milliards de dollars, le ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés est de 7,49 % et de 11,26 % sur le montant des capitaux propres tangibles.

La capitalisation boursière est de l’ordre de 272 milliards de dollars correspondant à un PER de 14,98 qui est très élevé malgré un taux de distribution (rendement des dividendes par action) de 1,86 %.

Même après le rebond du TrUmP, Bank Of America a perdu plus de la moitié de sa capitalisation boursière par rapport à celle qui a précédé les grandes turbulences financières de 2008,

Document 4 :

L’incidence des deux bulles monétaires (de l’internet en 2000 et des sub-prime) est très nette sur l’évolution du cours de la banque sur la longue période.

Cliquer ici pour lire le document financier de Bank Of America d’où sont tirés ces chiffres.

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14 octobre 2017 0

Wells Fargo 3° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Wells Fargo qui avait récupéré au 2° trimestre la deuxième marche du podium des grandes banques systémiques mondiales va peut-être la conserver (dans l’attente des résultats de Goldman Sachs).
En effet, Wells Fargo respecte presque les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan à savoir un multiple (mon µ, le leverage en anglais) de 11,58 en cette fin de dernier trimestre, ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 8,63 %, en très légère amélioration par rapport au trimestre précédent,

Document 1 :

Wells Fargo2016 Q32016 Q42017 Q12017 Q22017 Q3
1 Assets1 942,121 930,121 951,561 930,871 934,94
2 Equity203,028199,581201,5205,23205,929
3 Preferred st24,59424,55125,50125,78525,576
4 Goodwill26,68826,69326,66626,57326,581
5 Tangible eq151,746148,337149,333152,872153,772
6 Liabilities1 790,381 781,781 802,231 778,001 781,17
7 Leverage (µ)11,812,0112,0711,6311,58
8 Core Tier 1 (%)8,488,338,298,68,63

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent entre autres Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Le montant des véritables capitaux propres augmente ainsi que le total des dettes par rapport au trimestre précédent, ce qui montre que les problèmes passés sont en cours de résorption.

Document 2 :

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 22,2 milliards de dollars pour respecter les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan à savoir un multiple d’endettement (mon µ, le leverage en anglais) de 10 au maximum.

Les bénéfices de 4,2 milliards de dollars assurent un ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés de 8,16 % et de 10,93 % sur le montant des capitaux propres tangibles, ce qui est normal pour une grande banque malgré des provisions importantes pour les litiges en cours.

La capitalisation boursière qui est de l’ordre de 266 milliards de dollars stagne depuis 2015. Elle correspond à un PER de 13,89 qui est considéré comme élevé pour une banque mais avec un taux de distribution (rendement des dividendes par action) lui aussi élevé pour une banque américaine de 2,91 %.

Le cours de Wells Fargo est supérieur à ce qu’il était avant les grandes turbulences des années 2008 et suivantes, ce qui est là aussi très rare pour une big bank too big to fail. Seule JPMorgan a aussi réussi cette performance !

Document 3 :

Le cours de Wells Fargo n’a pas été anormalement dopé par les bulles internet ni par celles des sub-prime, ce qui montre que les bons spéculateurs (ceux qui voient juste et loin) ont confiance en cette banque et ont toujours bien su apprécier ses bons fondamentaux.
Une réussite presque parfaite !

Cliquer ici pour voir les résultats de Wells Fargo pour ce dernier trimestre.

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12 octobre 2017 8

Citigroup 3° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Citigroup est depuis le 1° trimestre 2015, la première et la seule grande banque (de la liste des Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales, Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs) à (presque) respecter la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan car son leverage réel est égal ou inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel supérieur à 10 % (en légère dégradation par rapport aux quatre trimestres précédents) et sans tricher,

Document 1 :

Citigroup2016 Q32016 Q42017 Q12017 Q22017 Q3
1 Assets1 818,121 792,081 821,881 864,061 889,13
2 Equity212,322205,867208,723210,766208,381
3 Preferred st19,25319,25319,25319,25319,253
4 Goodwill22,53921,65922,26522,34922,345
5 Tangible eq170,53164,955167,205169,164166,783
6 Liabilities1 647,591 627,121 654,671 694,901 722,35
7 Leverage (µ)9,669,869,910,0210,33
8 Core Tier 1 (%)10,3510,1410,119,989,68

Sommes en milliards de dollars.

La performance est absolument remarquable !

Document 2 :

Les dirigeants de Citigroup ont pris les bonnes décisions, ce qui a conduit à dégager un bénéfice de 4,13 milliards de dollars lors de ce dernier trimestre, supérieur aux prévisions.

Le ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés est de 7,9 % et de 9,9 % sur le montant des capitaux propres tangibles, c’est-à-dire le véritable montant de ces capitaux propres diminués des écarts d’acquisition (goodwill) et des actions de préférence, sans pondérer les actifs selon les préconisations de ce bon vieux Greenspan et comme le recommandent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).
Ces deux ROE sont en nette progression par rapport à ceux de la fin 2016.
Une réussite parfaite !

La capitalisation boursière est de l’ordre de 204 milliards de dollars (en nette progression depuis le début du mois de février 2016) correspondant à un PER de 14,94 qui est considéré comme normal mais élevé pour une banque malgré un taux de distribution (rendement des dividendes par action) particulièrement faible de 1,71 %,

Document 3 :

Comme je l’ai déjà écrit,
Partout dans le monde, les autres grandes banques ne respectent pas les règles de bonne gestion prudentielle d’endettement, ce qui est particulièrement dangereux.
La situation est encore pire dans la vieille Europe comme le montrent les chiffres des leverages réels et le blocage du marché interbancaire dans la zone euro.
Les dirigeants des big banks américaines too big to fail ont très bien compris qu’il fallait qu’elles respectent cette règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage réel de 10,0 au maximum correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 10,0 % au minimum sans qu’il soit nécessaire de la faire passer en tant que règle impérative, c’est-à-dire en tant que loi.
Il est très instructif de constater qu’en Europe, c’est le contraire qui se passe : les dirigeants des big banks too big to fail ont réussi à faire adopter des réglementations absconses qui les arrangent, en particulier avec ces actifs pondérés des risques.
Comme les Européens lambda ne comprennent rien à ces problèmes bancaires fondamentaux, personne (ou presque !) ne réagit comme il aurait fallu le faire
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Pour l’instant, tout va bien, enfin presque, apparemment, en Europe.

Cliquer ici pour lire le dernier rapport financier de Citigroup.

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