2 décembre 2016 3

Croissance et monétarisme

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

D’après les derniers chiffres des agrégats monétaires publiés par la Fed, les augmentations de M1 et de M2-M1 n’ont été que d’une vingtaine de milliards au 21 novembre par rapport à la semaine précédente.

Les Américains profitent de l’élection du Donald pour dépenser leurs dollars en achetant en particulier des voitures, ce qui fait repartir la croissance sur la base de 2,1 % d’une année sur l’autre et de 2,8 % en ce 4° trimestre par rapport au précédent en taux annualisé,


La légère baisse de M2-M1 entraine donc bien la croissance car l’argent circule mieux.

Tout est simple pour les monétaristes…

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2 décembre 2016 2

TrUmP : accélération de la croissance et krach obligataire

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France, Monétarisme

L’élection du Donald continue à accélérer la croissance américaine comme le montrent les rendements des Notes à 10 ans qui continuent à remonter rapidement en ayant déjà largement dépassé la barre critique des 2 %…

Document 1 :

avec pour objectif d’atteindre la bande normale des 3 %,

Document 2 :

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans reste parfaitement dans le cadre du cycle de forte reprise comme je l’ai annoncé précédemment,

Document 3 :

Une fois de plus, les Américains sauvent les malheureux Euro-zonards de la débâcle : le 28 avril 2015, ce furent les membres du FOMC qui ont sauvé des eaux le Bund et c’est maintenant le Donald pourtant tant décrié dans la vieille Europe continentale qui leur aura permis de survivre malgré leurs mauvais fondamentaux,

Document 4 :

En effet, les fondamentaux de la zone euro ne sont pas bons : l’argent n’y est pas sain, les banques ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement, etc.

Les variations anormales des rendements de ces cochons de pays du Club Med montrent que les Marioles de la BCE semblent intervenir pour limiter la hausse des rendements de leurs mauvais bons de Trésors, avant un crash possible,

Document 5 :

L’écart entre les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor français et ceux du bon Bund fluctue depuis le printemps 2007 dans une bande de 30 à 50 points de base, ce qui correspond à une dévaluation potentielle importante,

Document 6 :

Dans la mesure où les rendements du Bund ont atteint des valeurs négatives, il est difficile d’élaborer un raisonnement logique dans un tel désordre !

La hausse rapide des rendements va entrainer en France un krach obligataire qui aura des répercussions importantes en particulier sur une grande partie des contrats d’assurances-vie.
L’élection du Donald va avoir pour conséquence inattendue de faire passer le Sapin pour un visionnaire judicieux !

Amusant.

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29 novembre 2016 1

Double choc : TrUmP + €-crise !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Le choc que j’ai annoncé pour cette fin d’année s’est produit avec l’élection de TrUmP qui a fait bondir Up ! les marchés avec les cours des actions et les rendements des bons du Trésor

Document 1 :

… mais il pourrait y avoir un autre choc : celui de l’€-crise accentué par les problèmes bancaires en Italie.
En effet, les rendements du Schatz ont battu hier 28 novembre leur plus bas record historique
,

Document 2 :

Ce choc est profond, lourd, grave.
Il a même des incidences aux Etats-Unis puisqu’il a coupé le bond des rendements des Notes à 10 ans (cf. document 1).

L’élection du Donald ne va pas résoudre les problèmes posés par les mauvais fondamentaux de l’€-zone.

La baisse du Schatz s’inscrit dans un mouvement de grande amplitude,

Document 3 :

Cependant, l’€-crise ne va pas perturber gravement le redressement de l’Amérique car l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans reste solidement ancré dans sa tendance haussière lourde,

Document 4 :

Ainsi donc, les malheureux Euro-zonards devront affronter soit un krach obligataire (qui fera mal en France avec les assurances-vie) soit un crash venant de ces cochons de pays du Club Med comme le montre l’écart qui se creuse entre leurs rendements et ceux du Bund…

Document 5 :

… ce qui s’inscrit là aussi dans un mouvement de grande ampleur, sur une tendance longue,

Document 6 :

L’avenir proche s’annonce assez turbulent !
Pauvres Euro-zonards.

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27 novembre 2016 6

TrUmP, UP ! et monétarisme

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Les personnes qui lisent mes articles sur ce site auront eu la chance de bénéficier d’une belle leçon de monétarisme donnée par les Américains

En effet, comme je l’ai répété au cours de ces dernières années, les Américains n’avaient pas confiance en l’avenir et ils épargnaient donc trop (par précaution), surtout sous la présidence néfaste obabamienne et dans une perspective d’une présidence Illaryenne encore pire.

Heureusement, ils ont bien réagi en élisant le Donald !
Comme je m’y attendais, dans l’enthousiasme de l’anticipation d’une reprise de la croissance, dans les jours suivant cette élection, ils ont augmenté considérablement leur argent disponible : + 95,2 milliards de dollars au 14 novembre par rapport à la semaine précédente en prévision d’achats, ce qui est visible dans l’agrégat monétaire M1,

Document 1 :

Il s’agit là de la troisième plus forte hausse de M1 en une semaine de tous les temps, après celle qui a suivi les attentats commis par des musulmans le 11 septembre 2001 aux Etats-Unis et une autre en application du monétarisme, cf. ci-dessous en complément.

En fait, l’augmentation de M1 est due pour l’essentiel à celle de leurs comptes courants (TCD) de 93,5 milliards de dollars (il n’y a pas de création monétaire par la fameuse planche à billets dans ces mouvements),

Document 2 :

En contrepartie, les Américains ont diminué logiquement leurs dépôts dans les caisses d’épargne de 44,1 milliards de dollars au cours de cette semaine par rapport à la précédente, ce qui apparait dans les chiffres de l’agrégat M2-M1,

Document 3 :

La part de l’épargne des Américains (M2-M1) par rapport au PIB est encore beaucoup trop élevée : elle représente encore plus de 50 % du PIB annuel alors qu’elle devrait être de l’ordre de 40 % par référence à la norme historique,

Document 4 :

Le montant total des dépôts des Américains dans leurs caisses d’épargne est donc encore trop élevé : 2 300 milliards de dollars auraient dû être soit dépensés soit investis en valeurs mobilières ou immobilières, ce qui pourrait se faire en partie dans l’avenir proche,

Document 5 :

Cette épargne augmente de l’ordre de 7 % d’une année sur l’autre alors que l’augmentation du PIB nominal est de 3 à 4 %,

Document 6 :

Comme la croissance du PIB réel (à prix constants) est inversement proportionnelle à celle de la masse monétaire libre, cette croissance du PIB est donc encore inférieure à son potentiel optimal,

Document 7 :

L’élection de Donald Trump va indubitablement doper cette croissance dans l’avenir proche,

Document 8 :

Complément : dans le premier document, la deuxième plus forte hausse de M1 de 102,5 milliards de dollars est intervenue début novembre 2010, lorsque l’Amérique a enfin recommencé à créer des emplois (en octobre) et après l’annonce par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, du lancement de la politique de rachats massifs de bons du Trésor, dite QE,

Document 9 :

Ainsi, il est remarquable de constater que les Américains ont fort bien compris que la crise était alors enfin terminée, ce qui ouvrait la voie à la plus longue période de création d’emplois que l’Amérique ait connue : les chiffres publiés en ce début de novembre marquent en effet le 73° mois consécutif de création d’emplois !

14,5 millions d’emplois ont été créés depuis octobre 2010,

Document 10 :

La combinaison du monétarisme et du behaviorisme permet d’analyser et de comprendre les variations des fondamentaux qui conditionnent la croissance.
Tout est simple.

Remarque : il y a une très grande différence entre les gens qui disent, sans aucune justification que leur inspiration pifométrique : moi je pense que Trump sera élu parce que les Américains en ont marre des Dems, et moi qui, me basant sur l’analyse des agrégats monétaires, en conclus que les Américains n’ayant pas confiance en l’avenir proche, sont prêts à élire le Donald.
Toute analyse doit se justifier par des séries chiffrées qui donnent une image fidèle de la réalité sinon c’est du n’importe quoi, du baratin.

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26 novembre 2016 4

TrUmP : UP !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe

Tous les idiots nuisibles ont rabâché pendant des mois que l’élection improbable du Donald provoquerait une chute monumentale des marchés et de l’économie car ce serait alors la porte ouverte à l’inconnu, aux pires éventualités, au point que cela entrainerait une récession mondiale que certains d’entre eux avaient déjà évaluée.

Bravo la propagande des militants de la nomenklatura mondialiste de toutes les gauches !

En effet, l’élection de TrUmP a fait bondir, UP ! la plupart des indicateurs d’une croissance dopée par la perspective d’une réduction drastique des réglementations et d’une relance de l’activité dans un cadre libéral bien compris.

Ainsi, les rendements des Notes à 10 ans ont bondi après la publication des résultats de la Présidentielle largement au-dessus de la barre critique des 2 % en dessous de laquelle elle fluctuait depuis l’aggravation de l’€-crise depuis le début de l’année 2016,

Document 1 :

Le plus important est que l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans a dévié de sa trajectoire Illaryenne anticipée en accentuant sa pente

Document 2 :

… et en franchissant la barre critique des 125 points de base qui est le bas de la bande optimale dont le haut se situe à 200 points de base, l’idéal étant entre ces deux limites,

Document 3 :

Les rendements des bons du Trésor des Etats-Unis remontent vers leurs niveaux normaux, tirés par ceux des Notes à 10 ans, ce qui montre que l’Amérique est maintenant repartie sur de bonnes bases trumpiennes sans dépendre de l’€-crise,

Document 4 :

Les rendements des Bills à 3 mois sont repartis en concordance avec un relèvement de 25 points de base des taux de la Fed lors de la prochaine réunion du FOMC,

Document 5 :

Le plus drôle est que les euro-zonards vont profiter de la dynamique trumpienne tout en en disant le plus grand mal, ce qui confirme que les idiots inutiles n’ont aucune limite dans l’abjection,

Document 6 :

En effet, les rendements des bons à 10 ans des Trésors européens suivent stupidement la locomotive américaine,

Document 7 :

Les rendements des bons à 10 ans du Trésor italien commencent à manifester les plus grandes craintes à cause du surendettement des banques,

Document 8 :

Heureusement pour tout le monde que le Donald a été élu !

[Données arrêtées au 18 novembre]

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15 novembre 2016 13

BPCE 3° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

Comme je l’ai déjà écrit, BPCE est l’usine à gaz créée par le principal collaborateur de notre histrion ignare qui utilise certains de ses tuyaux pour enduire les analystes (et presque tout le monde) dans l’erreur à l’insu de leur plein gré…
En effet, nos banksters ont réussi à faire comptabiliser officiellement en France les fameux Titres Super Subordonnés à Durée Indéterminée (TSSDI) dans les capitaux propres alors qu’ils sont considérés partout dans le monde comme des dettes car ce sont des capitaux rémunérés sous la forme d’intérêts.
Cette distinction entre capital et dettes est fondamentale, comme le montre clairement la dénomination du passif en anglais : Liabilities & equity, le mot passif n’existant pas en anglais, car les actifs ne peuvent être financés que par des capitaux propres et des dettes.
C’est simple, mais trop simple pour nos banksters franchouillards qui ont trouvé là un terrain d’entente pour camoufler plus ou moins adroitement leurs turpitudes, mais ça ne marche pas pour les rares analystes compétents s’exprimant en français (le pluriel ne se justifie peut-être pas !) et pour les gens de l’EBA, l’Agence Bancaire Européenne qui ont publié les montants des véritables capitaux propres selon les règles appliquées partout dans le monde, sans les titres dits hybrides dont les TSSDI font partie, pour les bilans arrêtés au 30 juin 2013 et qui confirment mes analyses.
Les chiffres publiés dans les rapports trimestriels de BPCE ne donnent donc pas une image fidèle de la réalité pour tromper les investisseurs et les marchés, ce qui est condamnable mais pas condamné en France (seul celui qui a dénoncé cette tromperie a été sanctionné !)
.

Cependant, les banksters de BPCE publient prudemment le montant des véritables capitaux propres en concordance avec ceux de l’EBA dans une annexe,

Document 1 :

Les chiffres publiés dans le bilan publié par BPCE doivent donc être retraités en fonction de ces données pour donner une image fidèle de la réalité,

Document 2 :

Dans ces conditions, il est possible de calculer des ratios qui se rapprochent de la réalité en appliquant les règles internationales.

Le ratio Core Tier 1 réel, c’est-à-dire le rapport entre les capitaux propres et (sur) le total des dettes (du bilan moins les capitaux propres) est de 4,70 % en pourcentage, ce qui correspond à un leverage (que l’on peut traduire par ratio de levier) de 21,27 qui s’interprète de la façon suivante : le total des dettes représente 21,27 fois le montant des véritables capitaux propres, ce qui correspond à un multiple d’endettement, expression que j’ai adoptée, avec le symbole µ pour simplifier.

Document 3 :

BPCE2015 Q32015 Q42016 Q12016 Q22016 Q3
1 Assets1 173,201 166,541 197,011 219,741 209,08
2 Equity63,01557,63257,94158,42859,832
3 Deductions9,2132,3782,0581,111,214
4 Goodwill4,3024,3544,2834,3184,318
5 Tangible eq49,550,951,65354,3
6 Liabilities1 123,701 115,641 145,411 166,741 154,78
7 Leverage (µ)22,721,9222,222,0121,27
8 Core Tier 1 (%)4,414,564,54,544,7

Sommes en milliards d’euros.

Les banksters de BPCE publient curieusement un « ratio de levier Bâle 3 »… de 5,0 % proche de celui que j’ai calculé, ce qui confirme la justesse de mes analyses passées et présentes.

Document 4 :

Comme je l’ai déjà écrit, Bien entendu, les ratios et multiples de ce tableau sont calculés à partir des actifs qui ne sont pas pondérés des risques car tout actif est par définition risqué, selon les préconisations de ce bon vieux Greenspan, de la BRI, d’Axel Weber, de la Fed, de la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), en conformité avec les accords de Bâle I comme le rapporte entre autres la CRR/CRD IV.

BPCE est donc dans une mauvaise situation car son multiple d’endettement réel, le leverage, reste à un niveau trop élevé alors que pour ce bon vieux Greenspan, le leverage devrait être inférieur à 10 (donc avec un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %) pour respecter les règles prudentielles d’endettement bancaire en vigueur après les turbulences de 2008.

Il faudrait pour cela augmenter les capitaux propres de 55,6 milliards d’euros ou diminuer le total du bilan de l’ordre de… 600 milliards (par cessions d’actifs par exemple) !

Les dirigeants de BPCE ne parlent pas évidemment des 19,744 milliards que la Banque de France leur prête généreusement en mettant en pension des titres sous la forme de Certificats de Dépôt Négociables et de 832 millions pour les Bons à Moyen Terme Négociables dans le cadre des Titres de Créances Négociables (TCN),

Document 5 :

Pour l’instant, ça marche. Tout va bien : il n’y a pas eu de tsunami mais le marché interbancaire est complètement bloqué dans la zone euro.
Heureusement que peu de gens lisent ce que j’écris car ça fait peur !

Cliquer ici pour voir les résultats de BPCE d’où sont extraites ces informations,

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14 novembre 2016 1

Crédit Agricole, 3° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

O miracle ! Nos péquenots du Crédit Agricole ont donc enfin compris (après d’autres banksters de big banks too big to fail) ce que j’explique depuis des années, à savoir que l’essentiel pour les banques est qu’elles doivent respecter les règles prudentielles telles qu’elles ont été édictées par ce bon vieux Greenspan : un leverage réel non pondéré des actifs calculé avec le montant des capitaux propres réels (les capitaux propres tangibles, sans les écarts d’acquisition ni les autres titres folkloriques), ou son inverse, le ratio Core Tier 1 comme le préconisent aussi la BRI, Axel Weber, l’EBA, la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni, la Banque du Portugal, la CRR/CRD IV et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Ils publient un slide montrant que le montant de leurs capitaux propres réels est de… 74,8 milliards d’euros pour ce dernier trimestre…

Document 1 :

… ce qui est loin du montant des capitaux propres publiés,

Document 2 :

En reprenant les bons chiffres, le multiple d’endettement réel, mon µ, le leverage est de 22,60 ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 4,42 % pour ce dernier trimestre, en légère amélioration par rapport au précédent,

Document 3 :

Cdt Agric Groupe2015 Q32015 Q42016 Q12016 Q22016 Q3
1 Assets1 701,101 698,901 745,301 770,701 765,30
2 Equity90,792,994,896,698,1
3 Deductions8,7910,299
4 Goodwill14,214,214,214,214,3
5 Tangible eq67,869,770,473,474,8
6 Liabilities1 633,301 629,201 674,901 697,301 690,50
7 Leverage (µ)24,0923,3723,7923,1222,6
8 Core Tier 1 (%)4,154,284,24,324,42

Sommes en milliards d’euros.

Nos péquenots du Crédit Agricole publient même un ratio de levier de 4,7 % qui est très proche de celui que j’obtiens (compte tenu des différences dans le mode de calcul), confirmant là, une fois de plus, la justesse de mes analyses,

Document 4 :

Il faudrait augmenter les capitaux propres du groupe Crédit Agricole de… 85,7 milliards d’euros pour respecter la règle prudentielle d’endettement de ce bon vieux Greenspan !

La capitalisation boursière de CASA de 30 milliards d’euros, largement inférieure aux actifs tangibles du groupe (74,8 milliards) montre que les spéculateurs avisés se méfient de cette bad bank dont le cours peut encore replonger. Il a déjà perdu les deux tiers de son pic de 2006 !
Le PER élevé de 15,05 s’explique par une capitalisation encore anormalement élevée par rapport aux fondamentaux de la banque.

Le cours de CASA est maintenu en survie grâce à un taux de distribution anormalement élevé lui aussi de 5,62%.

Comme je l’ai déjà écrit, Les péquenots du Crédit Agricole montrent une fois de plus que le leverage est bien le problème le plus important pour cette banque comme pour les autres, comme je le répète à maintes reprises.
Ce sont les clients et les salariés du Crédit Agricole qui vont renflouer la banque, en espérant que ce ne soit pas… les contribuables.
La grosse différence entre les Etats-Unis et l’Europe, dont la France, est que les autorités américaines n’hésitent pas à flinguer les grandes banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été édictées par les gens de la Fed et en particulier par ce bon vieux Greenspan, tandis qu’en Europe, et surtout en France, les dirigeants des Gos banques font ce qu’ils veulent, et le résultat est catastrophique comme le montre le marché interbancaire qui est totalement bloqué, la BCE étant obligée de s’y substituer, ce qui a des conséquences dramatiques, en accentuant et en prolongeant la crise.
Enfin, nos péquenots qui bricolent avec le crédit ne parlent évidemment pas des dizaines de milliards d’euros qu’ils obtiennent (quasiment gratuitement) de la Banque de France en mettant chaque jour des titres en pension dans le cadre des Titres de Créances Négociables, d’après les chiffres de la Banque de France et d’autres milliards encore de la BCE pour lesquels aucune information n’est donnée.

Tout le reste est mauvaise littérature pour idiots inutiles voire nuisibles qui font confiance à leurs Gos banques.
Pour l’instant, tout va bien : pas de tsunami bancaire
.

Cliquer ici pour lire le rapport financier du Crédit Agricole S.A. d’où sont tirées ces informations.

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13 novembre 2016 13

Les Américains de se sont pas Trumpés !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Les Américains de se sont pas Trumpés : ils ont voté pour un Président qui va remettre en ordre le libéralisme, c’est-à-dire qui va œuvrer pour modifier certaines règles qui ne permettaient pas à la croissance d’atteindre son potentiel optimal pour les Américains, dans un cadre très libéral (au sens français du terme), beaucoup plus libéral que précédemment…

En effet, derrière le Donald se trouvent les gens du Tea Party, dont et surtout le vice-Président Mike Pence qui vont, non pas se diriger vers moins de libéralisme mais au contraire vers plusse de liberté, plusse de libéralisme, mais correctement appliqué.

Document 1 :

Le Tea Party est un mouvement, c’est-à-dire un ensemble d’idées (et non pas une théorie) qui concernent les libertés et qui sont partagées par un grand nombre de personnes, sans qu’il y ait une organisation structurée, un parti (!), une direction ni même un ou des leaders.

Bien entendu, les Reaganomics, les monétaristes, toutes les personnes et tous les mouvements opposés au socialisme rampant ont leur place dans ce Tea Party.

Le monétarisme est une théorie économique très élaborée, très technique, une école de pensée qui s’est développées à partir des travaux de Milton Friedman.

Les partisans du Tea Party ne sont pas tous des théoriciens mais ils partagent tous le même substrat d’idées liées aux libertés, au maximum de libertés pour vivre au mieux dans une nation, donc avec le moins d’intervention possible de l’Etat et de ses taxes.

Cette liberté de pensée a des inconvénients car son absence de structuration rend fragile ce Tea Party.
Ainsi par exemple, cet idiot de libertarien de Gary Johnson a maintenu sa candidature aux élections présidentielles.
Les 4 millions de voix qui se sont portées sur lui ont manqué au Donald qui aurait dû apparaitre comme l’homme fort et incontestable de ces dernières élections.

Ronald Reagan avec ses Reaganomics aura été plus cohérent et efficace que le seront les gens du Donald qui aura cependant l’avantage d’avoir mis fin aux dérives socialistes des Démocrates et réinsufflé les débats sur la liberté que ce bon vieux Greenspan était le dernier à défendre.

Le libéralisme est basé sur la liberté, celle de la main invisible d’Adam Smith.
Cette liberté bien réelle dont bénéficient tous les Américains a des répercussions logiques sur les marchés, ce qui est l’objet des analyses appliquées du monétarisme…

Ainsi par exemple, les rendements des Notes à 10 ans viennent de passer allègrement la barre symbolique de 2 %, ce qui signifie que l’Amérique se détache enfin de l’€-crise, la croissance du PIB repartant très fortement après les années de marasme du socialisme rampant des Démocrates,

Document 2 :

Bien entendu, les veaux de Français et même de la vieille Europe continentale ne comprennent rien à ces problèmes.
Tant pis pour eux.

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11 novembre 2016 17

Les marchés (les idiots nuisibles) se sont Trumpés !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France, Non classé

Les marchés, du moins les idiots nuisibles qui interviennent sur les marchés et qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui rabâchent toutes les idioties que les autres idiots nuisibles colportent, se sont magistralement Trumpés !

Mardi 8 juste après la fin de la séance des bourses américaines, pendant que les Américains votaient, Reuters a publié une dépêche mentionnant entre autres : Les sondages donnent Hillary Clinton gagnante. Elle a 90 % de chances de s’imposer selon la dernière étude Reuters/Ipsos publiée lundi.

Bravo les artistes ! Difficile de faire pire, ça c’est de l’information financière !

En fonction de l’évolution d’un certain nombre d’indicateurs économiques et financiers, dont et surtout les variations des agrégats monétaires pour ma part, j’ai montré avec Fred Rabeman, analyste technique, qu’il allait y avoir de fortes turbulences sur les marchés en cette fin d’année, cf. mes articles antérieurs.

Comme les bons spéculateurs, ceux qui voient juste et loin, l’élection du Donald n’est pas une surprise ni surtout un cataclysme, mais elle est logique et dynamisante.

En effet, la victoire du Donald est logique car avant cette élection présidentielle, les Américains n’avaient pas confiance en leur avenir : ils augmentaient donc trop leur épargne, de l’ordre de 7 % d’une année sur l’autre, alors que la croissance du PIB nominal est de 3 à 4 %,

Document 1 :

D’après les derniers chiffres publiés par la Fed hier soir, le total des dépôts des Américains dans leurs caisses d’épargne se montait à un plus haut record de 9 850 milliards de dollars au 31 octobre dernier, soit, pour donner des ordres de grandeur compréhensibles, environ 33 000 dollars pour chacun des 300 millions d’Américains,

Document 2 :

Leur épargne représente 52,8 % du PIB annuel, là encore un plus haut, largement au-dessus de son optimum historique de 40 %,

Document 3 :

2 330 milliards de dollars se trouvent donc inutilement dans cette épargne de précaution car les Américains n’avaient pas confiance en l’avenir.
En effet, beaucoup d’entreprises industrielles ferment aux Etats-Unis, comme celles des constructeurs automobiles alors que d’autres sont créées au Mexique, profitant des accords de libre-échange signés par le gros Bill.

Le libéralisme est basé sur la liberté, mais pas de faire n’importe quoi n’importe comment par n’importe qui. L’application du libéralisme demande une certaine intelligence…
Des lois doivent organiser les marchés pour que la croissance atteigne son potentiel optimal dans chaque nation, c’est-à-dire en y atteignant aussi le plein emploi
.

Ricardo n’a jamais prétendu que les Anglais s’enrichiraient en délocalisant leurs usines (de drap) au Portugal pour y profiter du bas prix de la main d’œuvre en développant des services financiers pour financer ces opérations tout en développant des activités lucratives liées au football !

Le libre-échange, l’ouverture internationale des marchés ont des limites qui ont été dépassées.

Les Américains victimes de cette mauvaise application du libéralisme ont voté pour Donald Trump car il leur promet de faire repartir l’activité économique aux Etats-Unis, ce qui va créer des emplois et doper leurs revenus.
De ce fait, ils les dépenseront plus facilement, sans craintes pour leur avenir, ce qui fera augmenter la demande, donc la croissance.
Un processus cumulatif est engagé.

Les chiffres d’affaires des entreprises augmenteront ainsi que leurs bénéfices, surtout avec une baisse du taux de leur imposition à 15 %.
Au fil des heures dans la journée du 9, les idiots inutiles des marchés ont commencé à comprendre que la politique qui sera menée dans les prochaines années aux Etats-Unis fera repartir vivement la croissance sur de bons fondamentaux car l’argent y est demeuré sain grâce aux gens de la Fed.

Les bons spéculateurs, ceux qui voient juste et loin, ne se sont pas Trumpés : leurs investissements s’inscrivent dans la remontée logique du cycle déjà amorcée bien avant l’élection présidentielle comme le montre clairement l’évolution de l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans,

Document 4 :

En effet, l’élection du Donald ne fait que doper les marchés et les anticipations de bénéfices comme le montre la très vive remontée des rendements des Notes à 10 ans qui est en concordance avec la reprise du cycle haussier,

Document 5 :

Pour mémoire : l’€-crise a empêché la reprise du cycle haussier américain fin 2015 comme je l’avais relevé,

Document 6 :

Les rendements des Bills à 3 mois ont commencé leur fulgurante remontée… dès le lundi 7, anticipant l’élection du Donald et la remontée des taux de la Fed,

Document 7 :

La forte reprise économique américaine, dopée par le Donald se répercute dans la vieille Europe continentale comme le montre la brusque remontée des rendements de leurs bons de Trésors à 10 ans…

Document 8 :

ce qui peut aussi engendrer une accentuation de l’€-crise comme le montre l’envolée de ces rendements,

Document 9 :

Cette reprise de la croissance se fait donc logiquement avec une remontée rapide des rendements, ce qui correspond aussi à… un Krach obligataire !

L’élection du Donald aura donc la conséquence paradoxale de faire passer le Sapin pour un génie avec sa loi qui donnera la possibilité d’interdire aux assureurs-vie de rembourser leurs clients pour… maintenir en vie les banksters qui sont ainsi bien assurés !

Par contre, la palme d’or des idiots inutiles voire nuisibles pourrait être décernée au gouverneur de la Banque de France sur la foi de ses déclarations après l’élection de Donald Trump : « C’est évidemment un choc sur beaucoup de plans mais je vais me limiter au plan économique« , a déclaré M. Villeroy de Galhau lors d’une conférence organisée par la Toulouse School of Economics (TSE). « Il est trop tôt pour en évaluer les conséquences et pour les commenter. La seule certitude en matière économique, c’est l’incertitude… Quel sera le programme économique effectif (de M. Trump, ndlr) ? Quelle sera son équipe ? » (in Le Figaro)

Tout est simple.

9 novembre 2016 16

Trump Président !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

Ouf !
Les Américains ont enfin réagi positivement en élisant le Donald.

L’Amérique est de retour, comme avec Reagan mais sans les Reaganomics !
En effet, les Chicago boys, c’est-à-dire les monétaristes menés par Milton Friedman étaient nombreux et influents au début des années 80.
Comme je l’ai déjà écrit, Ronald Reagan n’était pas qu’un cow-boy de série B. Il avait une culture libérale (au sens français) très solide et il était porté par un fort courant qui a fait repartir la croissance américaine sur des bases saines.

Donald Trump ne bénéficie pas de ces atouts. C’est un pragmatique qui défend l’Amérique de la libre entreprise, sans passer par les grands théoriciens.
Il va remettre les Américains au travail.

C’est aussi et surtout une victoire des Américains, justement de l’Amérique profonde, de ceux qui travaillent contre ce qu’on appelle l’establishment, c’est-à-dire la nomenklatura qui s’est renforcée au cours de ces dernières années, qui contrôle tous les médias (auxquels il manque un R) et qui submerge tout le monde par sa propagande.

Ce n’est pas la victoire du populisme comme le prétendent ses adversaires, mais la victoire du peuple, des sans dents comme dirait l’autre.

Schumpeter avait bien compris que le plus grand danger qui menace le capitalisme libéral n’est pas le socialisme nationaliste (le nazisme), ni le communisme des soviets, mais cette lente dérive vers un socialisme doux, larvé, lénifiant, qui imprègne petit à petit tout le monde, ou quelque chose d’autre comme une religion, un fanatisme.

Schumpeter n’avait pas pensé à l’islam. La vieille Europe continentale est maintenant complètement gangrénée par ces deux causes de son déclin (qui s’ajoutent au manque de culture monétariste…).

Seuls les Américains réagissent encore positivement. C’était peut-être là une de leurs dernières chances.
En contrôlant les deux chambres, le Donald aura la possibilité de mettre en œuvre le redressement de l’Amérique.

Quelques petits rappels s’imposent…

J’ai écrit à maintes reprises qu’il y aurait à nouveau de fortes turbulences d’ici la fin de l’année, sans prédire tout de suite l’élection du Donald.
Ainsi, le 15 août, Fred Rabeman confirmait par ses analyses techniques ce que j’avais déjà écrit précédemment, cliquer ici pour lire cet article.

J’ai montré sur la base de l’analyse des variations des agrégats monétaires, que les Américains de base ne réagissaient pas comme la propagande des Démocrates le prétendaient, cliquer ici pour lire cet article.

Les Démocrates étaient partout, ils ont infesté le FOMC pour soutenir en toutes circonstances Illary, cliquer ici pour lire un de mes articles à ce sujet,
cliquer ici pour en lire un autre.

Avec le Donald, l’apocalypse annoncée par ses adversaires ne se produira pas : il va très certainement tenir ses promesses, lui au moins, en faisant baisser le taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés à 15 % ce qui dynamisera les marchés, la relocalisation d’activités américaines remettra au travail les Américains de base, etc.

De toute façon, les gens de la Fed, en dehors des militantes Démocrates du FOMC, veilleront toujours à ce que l’argent soit sain aux Etats-Unis, sans création monétaire, ce qui est le premier pilier des Reagnomics.

L’élection du Donald, c’est surtout une grosse baffe à la nomenklatura et aux veaux de Français.

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