24 mai 2017 3

Masse monétaire libre et croissance (encore un complément)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Un petit complément s’impose encore au sujet de mon topo sur la masse monétaire libre

Pour rappel : les variations du PIB réel sont inversement proportionnelles à celles de la masse monétaire libre M2-M1 qui est la différence entre la variation de l’agrégat monétaire M2-M1 et (moins) le taux de croissance du PIB réel (en pourcentages d’une année sur l’autre).

Il apparait sur ce graphique que cette loi est grosso modo vérifiée depuis que ces données sont publiées,

Document 1 :

Cependant, le coefficient de corrélation calculé sur cette période à partir de la formule de Karl Pearson utilisée par Excel n’est que de -0,4 ce qui est faible mais cela ne signifie pas qu’il y ait une absence de corrélation inverse entre ces séries car cette formule n’est pas toujours très fiable lorsque des écarts sont importants, ce qui est le cas en pareilles circonstances

Un de mes lecteurs (que je remercie) a eu la bonne idée de dissocier ces séries et on obtient alors, pour la période partant de 1997 à nos jours un coefficient de corrélation de -0,8 qui signifie qu’il y a effectivement une forte corrélation inverse et elle est même encore plus forte pour les données de notre XXI° siècle : -0,9 ce qui confirme indubitablement cette corrélation !

Document 2 :

L’axe de corrélation est même bien calé à l’optimum sur 2,5 % depuis la mi-2011.

Pour la période antérieure à 1997, le coefficient de corrélation n’est que de -0,3 ce qui est un résultat très faible qui s’explique par le fait que la forte inflation qui s’est développée pour culminer dans les années 70 et que la lutte entreprise par la suite pour en venir à bout, ont créé de fortes perturbations qui ne font pas apparaitre correctement ces relations entre les variations de l’agrégat M2-M1 et du PIB réel.

Document 3 :

Il apparait clairement sur ce dernier graphique qu’à partir du moment où l’inflation a été correctement jugulée, c’est-à-dire dans les dernière années du XX° siècle, l’Amérique bénéficie enfin d’une situation normale rendant possible le rétablissement d’une croissance du PIB à son potentiel optimal,

Document 4 :

Tout est simple, finalement…

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22 mai 2017 3

Masse monétaire libre et croissance (complément)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Un petit complément s’impose au sujet de mon topo sur la masse monétaire libre

Pour rappel : les variations du PIB réel sont inversement proportionnelles à celles de la masse monétaire libre M2-M1 qui est la différence entre la variation de l’agrégat monétaire M2-M1 et (moins) le taux de croissance du PIB réel (en pourcentages d’une année sur l’autre).

La valeur critique de ces taux est de 2,5 % (d’une année sur l’autre) c’est-à-dire quand le taux de croissance du PIB réel est égal à l’augmentation de la masse monétaire libre.

Le taux de croissance du PIB réel est alors à son potentiel optimal à 2,5 % quand le taux d’augmentation de l’agrégat M2-M1 est de 5,0 %.
En effet, dans ce cas, l’augmentation de la masse monétaire libre est aussi de 2,5 %, c’est-à-dire la différence entre le taux d’augmentation de l’agrégat M2-M1 de 5,0 % et (moins) le taux de croissance du PIB réel de 2,5 %.

Le graphique représentant les courbes de ces données sur la période récente le montre clairement,

Document 1 :

Par ailleurs, cette loi est vérifiée également pour les variations de la masse monétaire globale M3 car la masse de l’agrégat M2-M1 est largement plus importante que celle des autres agrégats,

Document 2 :

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21 mai 2017 13

Croissance, plein emploi, dévaluations, franc et €

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France, Monétarisme

Un petit complément s’impose sur les relations entre les monnaies nationales et la croissance

Les informations pertinentes et fiables disponibles sur ce sujet ne sont pas abondantes, surtout lorsqu’on cherche à les analyser pour la France pendant les 30 Glorieuses afin de mieux agir actuellement.

Un article de Maurice Obstfeld tiré d’un livre publié par l’Université de Chicago en 1993 (où officiait alors Milton Friedman), rapporte que la réévaluation du Deutsche Mark n’a pas été de 4 % comme l’indiquent certaines sources que j’avais reprises, mais de 9,3 % le 27 octobre 1969,

Document 1 :

Donc, le franc français a perdu environ 20 % de sa valeur par rapport au Deutsche Mark à l’automne 1969 après la dévaluation de 12,5 % (ou de 11,1 % selon les sources qui ne sont pas toutes concordantes) du weekend du 9 août, ce qui est du même ordre qu’une dévaluation potentielle actuellement de 20 % environ du franc français par rapport au Deutsche Mark en cas d’€clatement d’après les écarts entre les rendements des bons à 10 ans des Trésors de ces deux pays qui jouent le rôle d’ersatz de monnaies nationales tant que l’euro subsiste.

Ainsi, Georges Pompidou a bien eu raison de procéder à une telle dévaluation (ce que refusait précédemment le général de Gaulle), car cela a permis de prolonger cette période de forte croissance des 30 Glorieuses, avec non pas le plein emploi, mais un manque de main d’œuvre important globalement, surtout dans le secteur industriel.

Il est totalement inutile et même contre-productif de vouloir mettre en place actuellement des réformes et des nouvelles règles dans le domaine social.
Il serait préférable de sortir de l’euro-système et de laisser faire les marchés : Arrêtez d’emm… les Français disait Pompidou !

Auparavant, les dévaluations du franc français par rapport au dollar (US$) ont été de l’ordre de 30 % entre 1956 et 1958 !

Document 2 :

C’est grâce à ces politiques monétaires très proactives que la croissance fut si forte pendant ces années fastes.
Evidemment, ces dévaluations étaient contestées, en particulier par les gens de la Banque de France qui ont toujours défendu une monnaie forte, ce qui est une erreur monumentale qu’ils commettent encore et toujours.

Cliquer ici pour lire l’article de Maurice Obstfeld tiré du livre Retrospective on the Bretton Woods System: Lessons for International Monetary Reform de Michael D. Bordo, Barry Eichengreen publié par University of Chicago Press

Document 3 :

Le Donald a vite compris qu’en restaurant une Amérique forte, le dollar reprenait lui aussi de la force (de la valeur) par rapport aux autres monnaies, ce qui handicape fortement les entreprises américaines.
Les hommes politiques français et leurs électeurs ne comprennent rien à ces problèmes monétaires, et tous les Français en sont victimes.
Tant pis pour eux.

Les politiques économiques sont un combat monétaire.

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19 mai 2017 10

Les vacances de M. Hulot avec le McRon hurleur

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

Les vacances de Monsieur Hulot sont originales cette année : il va les passer avec le McRon hurleur

En effet, pour les besoins de sa promotion en vue d’une nouvelle série d’émissions de télé, il s’est fait parachuter dans la jungle de la politique française pour vivre un mois, ou plus si affinités, avec le McRon hurleur.

Le singe hurleur hurle dans la jungle pour faire fuir les autres mâles de son espèce mais le McRon hurleur hurle pour attirer le plus possible de ses congénères, et ça marche ! … du moins pour l’instant : il attire à gauche et à droite.

L’idiot normal devenu historique a réussi à flinguer son adversaire principal et même son parti.
Le clan de l’histrion ignare n’a plus aucune chance de voir le jeune Baroin devenir Premier Ministre.

Le McRon hurleur n’a lui aussi aucune chance de rétablir une croissance forte et d’inverser la courbe du chômage, principalement à cause de l’existence de cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro qui est une monnaie sous-évaluée pour l’Allemagne et surévaluée pour la France, de l’ordre de 20 % par rapport au Deutsche Mark
, ce qui se voit très clairement en particulier dans les derniers chiffres des balances commerciales : sur la base du 1° trimestre, les excédents de l’Allemagne sont sur une tendance annuelle de 250 milliards d’euros alors que les déficits de la France vont vers 100 milliards !


Comme je l’ai déjà écrit, Georges Pompidou, après avoir été élu Président le 15 juin 1969, a fait dévaluer le franc de 12,5 % dès le weekend du 9 août suivant, ce qui a permis de prolonger les 30 Glorieuses, d’autant plus facilement que le Deutsche Mark a été réévalué de 4 % à cette époque.
En ce temps-là, les hommes politiques avaient des connaissances économiques élémentaires, ainsi que les Français, y compris les ménagères qui savaient très bien ce qu’est une monnaie nationale.

Le plus inquiétant est que, après avoir voté en vain pour la gauche et pour la droite pendant des décennies, les électeurs français ne voudront plus voter pour l’UMPS actuellement au pouvoir (sous prédominance ex-PS) mais pour une autre solution qui ne pourra qu’être le Merluche ou un de ses hologrammes.

Après le socialisme internationaliste (contre la France mais au service d’une partie du capitalisme libéral), ce sera l’internationale socialiste contre tous les capitalistes, et ce sera encore plusse pire !

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15 mai 2017 24

Masse monétaire libre et croissance

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme, masse monétaire libre

Je reprends ici en les actualisant et en les complétant les explications sur ce que j’ai appelé la masse monétaire libre et ses relations avec la croissance, ce qui est un sujet particulièrement important depuis une dizaine d’années…

Les concepts utilisés dans le cadre du monétarisme sont souvent difficiles à comprendre pour les personnes qui n’ont pas de culture en ce domaine mais il suffit de prendre un exemple concret tiré du corpus des théories économiques bien connues pour pouvoir assimiler facilement ces nouvelles connaissances…

Dès que le paysan de Böhm-Bawerk a vendu sa récolte au marché de la ville voisine, ses billets en poche, il achète une charrue (pour augmenter sa productivité, sa production et ses bénéfices) au vendeur de matériel agricole qui commande 2 charrues à son fournisseur qui commande des socs de charrues au forgeron qui commande de l’acier, etc.
L’argent circule ainsi rapidement entre les uns et les autres et tout le monde travaille et gagne de l’argent, comme en France pendant les 30 Glorieuses.

Pendant les années suivantes, le paysan de Böhm-Bawerk continue à réinvestir ses bénéfices en capital productif et tout le monde dans la région en fait de même.
Des banques et des caisses d’épargne ouvrent alors des agences qui font circuler l’argent encore plus rapidement entre ceux qui en ont mais qui n’ont pas de projets d’investissement et les investisseurs qui manquent de capitaux, ce qui a permis au paysan de Böhm-Bawerk d’emprunter de l’argent à sa banque pour acheter un tracteur sans avoir eu besoin d’attendre d’avoir assez épargné pour en financer l’achat.

Tout va donc très bien pour tout ce petit monde jusqu’au jour où des hommes politiques venus de la capitale ont dit qu’il faudra payer des impôts nouveaux pour financer des services dits publics qui permettront entre autres de conquérir de nouveaux marchés à l’international et de vivre mieux.
Le paysan de Böhm-Bawerk, méfiant, n’a pas confiance en ces projets qui l’inquiètent.

Au lieu d’investir à nouveau, il préfère augmenter son épargne pour faire face à une détérioration prévisible de sa situation et tout le monde dans la région réagit comme lui.

En conséquence, l’argent ne circule plus, ou presque plus. L’épargne (de précaution) augmente.
Les clients du paysan de Böhm-Bawerk lui achètent moins de produits, et il en est de même pour tous les autres entrepreneurs.
La production stagne, ainsi que les revenus et la situation risque de s’aggraver au point de dégénérer en crise.

C’est simple.
Tout est simple
, comme le disait et le répétait Milton Friedman qui ne comprenait pas pourquoi les gens ne comprenaient pas les développements de ces théories monétaristes.

Transposons maintenant cette petite histoire simplifiée au niveau macro-économique
Seuls les Etats-Unis fournissent des séries de données sur la longue période (depuis 1959) facilement téléchargeables (grâce à notre ami Fred de Saint Louis) en particulier sur les agrégats monétaires, ce qui permet d’étudier ces problèmes monétaires sur des bases fiables.

Les dépôts des ménages américains (des Etats-Unis) dans les caisses d’épargne sont comptabilisés dans l’agrégat M2-M1.
Il apparait clairement sur ce premier graphique que la croissance du PIB réel augmente quand M2-M1 diminue, et inversement, ce qui est la parfaite transposition macro-économique du comportement du paysan de Böhm-Bawerk,

Document 1 :

Plus précisément : ce n’est pas exactement la variation de l’agrégat M2-M1 (d’une année sur l’autre en pourcentage) qui génère la variation en sens contraire du taux de croissance du PIB réel, mais la différence entre cette variation de l’agrégat M2-M1 et celle du taux de croissance du PIB réel, c’est à dire ce que j’appelle la masse monétaire libre.

En effet, ce qui est important, c’est la différence entre le taux de croissance du PIB réel et la variation de l’épargne des ménages : s’ils augmentent leur épargne davantage que leurs revenus réels, la croissance du PIB diminue, et inversement.

Cette loi est bien entendu vérifiée sur la période plus récente, à partir de 2004, c’est-à-dire depuis la période précédant les fortes turbulences financières, ce qui permet de les mettre en évidence a posteriori…

Document 2 :

… et de pouvoir suivre l’évolution du comportement des Américains avec 10 jours de décalage, les chiffres des agrégats monétaires (de la semaine se terminant le lundi de la semaine précédente) étant publiés le jeudi soir par la Fed, ce qui permet de bien anticiper les variations du PIB, toutes choses égales par ailleurs,

Document 3 :

Les relations entre les variations de la masse monétaire, et plus précisément de l’agrégat M2-M1 et celles du PIB, c’est-à-dire de la Richesse des nations, et de leurs habitants, sont ainsi clarifiées.

Elles peuvent se formuler de la façon suivante : les variations du PIB réel sont inversement proportionnelles à celles de la masse monétaire libre M2-M1 qui est la différence entre la variation de l’agrégat monétaire M2-M1 et (moins) le taux de croissance du PIB réel (en pourcentages d’une année sur l’autre).

En d’autres termes, ce sont les variations de cette masse monétaire libre qui sont motrices : l’augmentation de la masse monétaire libre M2-M1 entraine une baisse de la croissance du PIB réel, et inversement, ce qui est bien visible en particulier aux Etats-Unis sur la longue période, depuis 1960, c’est-à-dire depuis que ces données sont publiées.

Les autres agrégats monétaires, à savoir M1 et M3-M2 qui constituent avec M2-M1 la masse monétaire globale M3 ne devraient pas avoir d’effet sur la croissance tant que l’argent reste sain, c’est-à-dire tant qu’ils ne sont pas la source de création monétaire car l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics disait Arthur, Laffer.

***

Cette loi de la masse monétaire libre est proche de la vieille théorie quantitative de la monnaie, ou de la vitesse de la circulation monétaire (V pour Velocity) qui s’énonce de la façon suivante : M*V = P*Q d’où V = PIB / M

Ainsi par exemple, en janvier 1960, le PIB nominal (annualisé) était de 543,3 milliards de dollars et l’agrégat M2-M1 de 158,2 milliards, ce qui correspond à une vitesse de circulation monétaire V = 543,3 / 158,2 ce qui donne V = 3,43
En mars 2017, le PIB nominal était de 19 007,3 milliards de dollars et M2-M1 de 9 942,8 milliards, ce qui donne une vitesse de circulation monétaire V = 1,91

Ainsi, au cours de cette période, la vitesse de circulation monétaire est tombée de 3,43 à 1,91 (il s’agit de multiples, donc sans unité) ce qui s’accompagne logiquement d’une baisse de la croissance du PIB réel de 4,3 % à 2,4 %.

Document 4 :

Pour restaurer une croissance du PIB réel dans les 4 % d’une année sur l’autre, il faudrait donc que M2-M1 diminue fortement pour restaurer une vitesse de circulation monétaire de l’ordre de 3,5.
Dans ce cas, M2-M1 devrait se monter aux alentours de 5 500 milliards de dollars.
Environ 4 400 milliards de dollars devraient donc sortir de M2-M1
, soit pour être dépensés par les Américains en biens de consommation, soit en investissement en biens durables ou (et) immobiliers, soit investis dans la création d’entreprises ou en valeurs mobilières, ce qui stimulerait effectivement dans tous ces cas la croissance du PIB.

Tout est cohérent.

Cependant, plutôt que d’utiliser le concept de vitesse de circulation monétaire, à savoir :
V = PIB / M il est préférable d’utiliser maintenant son inverse, à savoir le rapport M / PIB (en pourcentage) car il est ainsi plus facile de mettre en évidence les mécanismes de la croissance et de la création monétaire et d’en trouver les causes et les remèdes.

***

Cette loi de la masse monétaire libre n’a pas qu’un intérêt théorique : elle est particulièrement utile pour guider la politique économique afin que la croissance et l’emploi atteignent leur potentiel optimal sur la longue période.

Ainsi par exemple, les autorités américaines devraient inciter présentement les Américains à désépargner.

Autres exemples : Alan Greenspan qui maitrisait bien ces concepts monétaristes a bien pris soin, après les attentats du 11 septembre 2001 perpétrés par des musulmans, d’inciter les Américains à continuer à dépenser leurs dollars en voyageant, en allant au restaurant, aux spectacles, dans les centres commerciaux et de loisirs de façon à ce que la croissance du PIB ne faiblisse pas.
Il a agi pour que les Américains continuent à avoir confiance en l’avenir et qu’ils n’augmentent pas leur épargne.

A contrario, dans une situation comparable, après les attentats de Paris et de Nice perpétrés là aussi par des musulmans, les autorités françaises ont alimenté les réactions de défiance et de peur en faisant état d’une situation de guerre avec des soldats patrouillant en armes, ce qui a contribué à faire fuir les touristes, surtout étrangers, entrainant ainsi une diminution de l’activité économique alors que la croissance était déjà faible par ailleurs, les Français dépensant moins, donc épargnant davantage, ce qui n’a pas fait rebondir le PIB ni fait inverser la courbe du chômage.

***

La politique monétaire menée par la Fed après les turbulences financières de 2008, dite de Quantitative Easing (QE), a été particulièrement adroite car elle a fait circuler les disponibilités considérables qui y ont été placées par les banques et qui provenaient de trésoreries surabondantes de grandes entreprises américaines.

Ainsi par exemple, les disponibilités (cash) d’Apple dépassent actuellement 250 milliards de dollars ! … qui se retrouvent en grande partie sur des comptes bancaires aux Etats-Unis, et donc placés en partie auprès de la Fed qui a fait circuler cet argent dormant (c’est-à-dire auparavant non utilisé) en l’investissant en bons du Trésor et en titres hypothécaires.

La politique de QE menée par les Marioles de la BCE n’a en fait aucun point commun de base avec celle de la Fed et elle n’entraine aucun effet positif car la BCE ne dispose pas de réserves : elle prête des centaines de milliards d’euros à des banques qui les ont placés en retour à la BCE qui les utilise pour acquérir des bons de Trésors de la zone euro.
Il s’agit là d’opérations de cavalerie à grande échelle qui ne font qu’augmenter la masse monétaire (en M3-M2) et qui contribuent donc paradoxalement à faire diminuer la croissance du PIB !

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Cliquer ici pour lire mon article de l’an dernier sur le même sujet.

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12 mai 2017 18

Target 2 : €clatement En Marche ! (mars)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

Je reviens une fois de plus sur ces problèmes causés par cette monnaie contre nature qu’est l’euro à partir du système Target 2, le système de Transfert Express Automatisé Transeuropéen à règlement Brut en temps Réel (Trans-European Automated Real-time Gross settlement Express Transfer system) actualisés avec les derniers chiffres publiés par la BCE à fin mars…

Ce système présente des déséquilibres monumentaux !
En effet, comme la zone euro comprend des pays de niveau et de gains de productivité différents les uns des autres, les flux de capitaux entrants dans les banques en Allemagne sont supérieurs à ceux qui en sortent, et inversement pour ces cochons de pays du Club Med qui présentent tous une situation nette négative,

Document 1 :

La situation s’aggrave en particulier pour les banques italiennes et espagnoles : 400 milliards d’euros environ en sont sortis dans chacun de ces deux pays pour aller se réfugier en particulier dans des banques allemandes, sans que ce soit nécessairement à la suite de transactions commerciales ordinaires.

Les banques en Allemagne avaient donc globalement une situation nette positive de 830 milliards d’euros vis-à-vis de banques hors d’Allemagne

Document 2 :

qui compense presque la situation nette des banques de ces cochons de pays du Club Med en faisant apparaitre quand même un trou d’une centaine de milliards d’euros,

Document 3 :

Globalement, au niveau de ce système Target 2, la situation nette plonge inexorablement en territoire négatif pour atteindre 183 milliards d’euros, ce qui signifie que cet argent est judicieusement sorti des banques de la zone euro pour aller se réfugier… ailleurs,

Document 4 :

Il est d’ailleurs inutile de reprendre toutes ces données car les Marioles de la BCE publient des graphiques en couleur faisant clairement apparaitre ces problèmes,

Document 5 :

Manifestement, les bons spéculateurs anticipent un €clatement, et ils ont raison !
Target 2 joue en quelque sorte le rôle de gigantesque pompe à phynances (ou d’aspirateur), en pompant l’argent des pays du Club Med pour l’amener dans l’Allemagne dominant la zone.

Il est quand même étonnant que plus de 300 millions de barbares ignares continuent à accepter un tel siphonage de leur argent !
S’il y avait un début d’intelligence économique et financière dans la petite tête des candidats aux Pestilentielles, ils dénonceraient ce système…

Cliquer ici pour accéder aux données de la BCE d’où sont tirés ces graphiques.
Cliquer ici pour accéder aux données de la BCE d’où est tiré ce dernier graphique…
… et cliquer ici pour accéder plus précisément ce document.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur ce sujet.

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11 mai 2017 5

Agrégats monétaires : France (mars 2017)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France, Monétarisme

La Banque de France publie des chiffres des agrégats monétaires qui peuvent être en concordance avec leurs définitions communément admises ailleurs dans le monde mais ce n’est pas certain…
Par ailleurs, il règne un certain désordre dans ces publications : la série des chiffres de la masse monétaire M3 part de janvier 1970, celle de M1 de décembre 1977 et celle de M2 de janvier 1980. Les derniers chiffres disponibles sont ceux de mars 2017.
En admettant qu’ils soient fiables et qu’ils donnent une image fidèle de la réalité, ils confirment ceux de la BCE en faisant apparaitre une hypertrophie monétaire globale létale à terme

Les données les plus pertinentes sont celles qui sont constituées par les chiffres des agrégats par rapport au PIB nominal, et d’abord pour ce qui concerne la masse monétaire globale M3,

Document 1 :

Il apparait clairement sur ce premier graphique que M3 fluctuait dans une bande centrée sur la valeur critique de 50 % par rapport au PIB (avec plus ou moins 5 points d’écarts) à la fin des 30 Glorieuses, et donc pendant cette période faste de forte croissance sans chômage, ce qui est logique.
Par la suite, la part de M3 par rapport au PIB a augmenté en deux paliers pour bondir à partir du début des années 2000 du fait de l’adoption de cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro, ce qui correspond à une forte création monétaire qui s’amplifie inexorablement.

C’est logique en effet, car plus l’argent en circulation dans une nation est rare, plus il circule rapidement et plus l’activité est stimulée, ce qui correspond à une croissance forte et au plein emploi, et inversement.

Pour comprendre ces concepts, il suffit de prendre ces deux exemples bien concrets…

Prenons d’abord le cas du paysan de Böhm-Bawerk : dès qu’il a vendu sa récolte, ses billets en poche, il achète une charrue (pour augmenter sa productivité, sa production et ses bénéfices) au vendeur de matériel agricole qui commande 2 charrues à son fournisseur qui commande des socles au forgeron qui commande de l’acier, etc.
L’argent circule ainsi rapidement entre les uns et les autres et tout le monde travaille et gagne de l’argent, comme pendant les 30 Glorieuses.

Prenons ensuite le contre-exemple : celui des paysans indiens qui, après avoir vendu leur récolte, achètent de l’or.
Ils n’augmentent pas leur capital productif ni leur productivité.
En ayant de l’or, ils ont l’illusion de la richesse mais ils ne s’enrichissent pas car l’argent ne circule pas.
Personne ne s’enrichit en Inde, pire même : comme l’or est importé, ces pratiques accentuent le déficit commercial et la faiblesse de la roupie par rapport aux monnaies fortes, ce qui y perpétue la pauvreté.

Dans une situation intermédiaire, si le paysan de Böhm-Bawerk conserve ses billets en les cachant sous son matelas, cet argent ne circulera pas, le marchand de matériel agricole ne vendra rien, etc.
S’il dépose ces billets à la caisse d’épargne, il en sera quasiment de même car cette banque ne peut prêtre qu’une toute partie des dépôts reçus car ils peuvent être retirés sans préavis.

Tout est simple disait Milton Friedman.

En d’autres termes, il s’agit là d’un aspect de la vieille théorie quantitative de la monnaie, ou de la vitesse de la circulation monétaire (V pour Velocity) qui s’énonce de la façon suivante :
M*V = PIB d’où V = PIB / M

Ainsi par exemple, à la fin des années 70 : V = 2 et maintenant V = 1

Cependant, il est préférable d’utiliser maintenant son inverse, à savoir le rapport M / PIB (en pourcentage) car il est ainsi plus facile de mettre en évidence les mécanismes de la création monétaire et d’en trouver les causes et les remèdes.

Un zoom sur la période plus récente permet de mieux voir les deux pics de création monétaire de ces années 2000 avec d’abord ce que l’on appelle la crise dite des sub-prime puis celle qui se développe, pour le moment sans couverture médiatique, depuis 2014,

Document 2 :

En France, la première de ces crises s’est traduite par une hypertrophie des agrégats M2-M1 (l’épargne des ménages) et M3-M2 qui correspond à la trésorerie des entreprises, la seconde par une hypertrophie de l’agrégat M1 (l’argent que possèdent les ménages dans leurs portefeuilles et sur leurs comptes courants),

Document 3 :

M1 se monte presque à la moitié du PIB nominal alors que, par rapport à la situation qui prévaut aux Etats-Unis, M1 aurait dû continuer à baisser pour atteindre 13 % par rapport au PIB,

Document 4 :

La bulle monétaire en M1 est donc de l’ordre de… 800 milliards d’euros !

Document 5 :

Il s’agit là d’un montant considérable qui peut s’expliquer soit par une mauvaise comptabilisation de cet agrégat par la Banque de France comme le font les Marioles de la BCE, soit par des placements de Français sur des comptes bancaires qui ne sont pas assimilés à des comptes d’épargne, soit encore par des dépôts de personnes habitant dans la zone euro désirant placer leur épargne sur des comptes bancaires en France, soit par une combinaison de ces éventualités.

La première source de cette hypertrophie monétaire liée à la crise des sub-prime en France est celle qui se trouvait dans l’agrégat M3-M2 qui correspond à la trésorerie des entreprises.
Elle a été de l’ordre de 200 milliards d’euros en France… seulement
!

Document 6 :

La part de l’agrégat M3-M2 par rapport au PIB sur la longue période fait apparaitre une situation globalement négative de la trésorerie des entreprises jusqu’en 1987.
Par la suite, leur situation s’est améliorée pour atteindre un niveau relatif proche de celui des entreprises américaines,

Document 7 :

La baisse de la part de l’agrégat M3-M2 par rapport au PIB depuis 2011 (l’après sub-prime) peut s’expliquer par le fait que beaucoup d’entreprises placent autant que possible leur trésorerie en dehors de la France, principalement en Allemagne ou en Suisse, de façon à échapper aux conséquences d’un Frexit anticipé.

La seconde source de cette hypertrophie monétaire liée à la crise des sub-prime en France est celle qui se trouvait dans l’agrégat M2-M1 qui correspond à l’argent déposé dans les caisses d’épargne : elle a été de l’ordre de 100 milliards d’euros… seulement !

Document 8 :

Cette première bulle monétaire liée à la crise des sub-prime a donc été de l’ordre de 300 milliards d’euros en France.
Cependant, pour faire éclater cette crise aux Etats-Unis qui s’est transmise aussi en Europe et en particulier en France, les autorités américaines ont déclenché une crise particulièrement importante, la plus grande après la Grande Dépression qui a provoqué des dommages collatéraux considérables.

En conséquence, il est évident que l’éclatement de la bulle de 800 milliards d’euros en M1 ne pourrait se faire qu’en provoquant un effondrement difficilement imaginable de l’économie.

Comme il est impossible de concevoir la continuation de cette création monétaire létale à terme, l’avenir ne peut qu’être sombre dans la zone euro et en France en particulier !

***

Sur la longue période, l’évolution de l’épargne en France est assez déconcertante puisqu’elle a fortement baissé par rapport au PIB dans les années 80, puis elle est revenue à un niveau proche de la norme depuis… cette crise des sub-prime !

Document 9 :

Il peut s’agir là d’une évolution normale si l’on considère que c’est une épargne dite de précaution : les Français ont relativement désépargné dans les années 80 (grâce à une confiance en un avenir qui était ressenti comme pouvant être meilleur) et relativement augmenté leur épargne depuis l’adoption de l’euro en pressentant ainsi un avenir proche inquiétant en lequel ils n’ont pas confiance.

***

Sur la longue période, l’augmentation de la masse monétaire M3 a… baissé, a priori en liaison avec la baisse de l’inflation mais elle reprend de l’ampleur depuis 2014 à cause de l’augmentation de la création monétaire, surtout dans l’agrégat M1

Document 10 :

qui augmente de l’ordre de 10 % d’une année sur l’autre…

Document 11 :

alors que la croissance du PIB nominal est tombée dans les 1 % depuis 2013 !

Document 12 :

Toujours sur la longue période, la croissance du PIB nominal a baissé par paliers avec l’inflation mais pour atteindre un niveau très faible à cause justement de cette création monétaire létale.

***

Un petit rappel de ce que j’ai écrit précédemment sur le monétarisme :
L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics, or l’argent n’est pas sain dans la zone euro et en France en particulier qui sont condamnés à une crise larvée durable, de tendance déflationniste comme au Japon.
L’analyse de l’évolution des agrégats monétaires est fondamentale pour tout monétariste.
C’est la raison pour laquelle le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a décidé tout seul, juste avant de prendre ses fonctions en tant que président de la Fed, d’arrêter la publication des chiffres de M3 pour que personne ne puisse déceler le développement de l’hypertrophie monétaire en M3-M2 qui n’est visible que sur les séries d’autres nations comme celles de la zone euro.
Ainsi, les gens de la Fed ont pu piloter en toute quiétude les turbulences financières qui en ont été la conséquence pour restaurer de bons fondamentaux… mais aux Etats-Unis.
Hypertrophie de la masse monétaire, création monétaire, structure totalement hors normes des agrégats, banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement, la zone euro et ses pays membres sont dans une situation qui conduit dans l’inconnu car il n’y a pas d’antériorité à de tels désordres.

Cliquer ici pour accéder aux séries des agrégats monétaires publiées par la Banque de France.
Cliquer ici pour lire mon article de l’an dernier sur le même sujet.

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10 mai 2017 2

Comment choisir les candidats députés du McRon hurleur ?

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

La file d’attente des candidats députés du McRon hurleur est longue car la gamelle sera bien remplie pendant quelques années,


Choisir les candidats députés du McRon hurleur, c’est tout un art !
C’est encore un petit Suisse qui nous donne la solution :


Une fois de plus, Mix et Remix doit être mort de rire là-haut en voyant s’agiter le marigot politicard franchouillard.

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8 mai 2017 16

Le McRon hurleur élu : que faire ? I Problématique

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France, Monétarisme

Que faire après l’élection du McRon hurleur ?
Pour répondre à cette question, il est indispensable de rappeler d’abord comment se posent les problèmes économiques et politiques de base…

Comme je l’ai déjà écrit à maintes reprises, ce McRon hurleur prétend être de gauche mais il va appliquer une politique libérale dans le cadre du socialisme internationaliste tel qu’elle est conçue par la nomenklatura de l’Union Européenne qui consiste (entre autres mais principalement) à supprimer ce que les Français appellent les conquêtes sociales (ou les avantages acquis), c’est-à-dire qu’il va mener une politique économique que la droite aurait dû mener !

La problématique simple qui opposait la gauche à la droite ou le socialisme au capitalisme libéral pendant les deux siècles précédents est révolue.
En effet, les plus grands bénéficiaires du capitalisme libéral utilisent les arguments et les leaders de la gauche pour faire accepter leur réussite qui se fait au détriment de la plus grande partie de la population ainsi dupée.

C’est Bill Clinton qui a le premier inauguré ce type de politique en lâchant la bride aux banksters en leur permettant de ne plus respecter les règles prudentielles d’endettement qu’Alan Greenspan avait édictées.
De plus, toujours sous l’influence d’Alan Greenspan, l’Amérique a permis à la Chine de décoller en laissant les produits fabriqués par ses entreprises entrer facilement et massivement dans les pays développés et en particulier aux Etats-Unis.
Cette politique a eu l’immense avantage de permettre à la Chine de sortir du communisme qui l’a appauvrie pour adopter un capitalisme libéral qui répond en fait aux aspirations bien ancrées depuis longtemps chez les Chinois qui sont des consommateurs et des travailleurs (achar)nés.

Le Donald a bien compris que beaucoup d’électeurs étaient les victimes de cette forme de capitalisme défendu par les Démocrates.
Il a été élu pour défendre le véritable capitalisme libéral, celui qui permet d’optimiser la Richesse des nations et de leurs habitants, dont les Américains qui ont donc voté pour lui.
Les plus grandes fortunes issues des entreprises qui utilisent des techniques dites nouvelles et les banksters, aidés par tous les journaleux de tous les médias qu’ils contrôlent ont mené en vain une propagande très violente contre le Donald et les Américains qu’il défend.

A côté de tous ces mouvements désordonnés, les petits Suisses donnent pourtant le bon exemple en menant une politique économique libérale sensée : ils ont toujours refusé d’intégrer l’Union Européenne et ils ont conservé évidemment leur franc.
Un système de fonds de pension et un système d’assurances santé en concurrence fonctionnent parfaitement bien.
Ils protègent certains de leurs producteurs grâce à des droits de douane parfois élevés
. Ainsi par exemple, les importations de viandes sont taxées de l’ordre de 25 francs par kilo, ce qui permet aux éleveurs helvètes de vivre confortablement.

Rien de tel en France qui ne quittera pas l’euro-système sous la présidence du McRon hurleur, ce qui maintiendra de toute façon une croissance inférieure à son potentiel optimal et un chômage toujours aussi important et mal supporté.
La création monétaire létale induite par cet euro-système continuera à augmenter tant qu’elle n’éclatera pas dans le plus grand chaos (ou K.O.).
Les réformes de fond comme le financement des retraites par des fonds de pension et des dépenses de santé par un système d’assurances ne seront pas mises en place
.

Au mieux, la présidence du McRon hurleur sera pire que celle de son prédécesseur ; au pire, ce sera pire encore…
Il est quand même étonnant que les Français puissent être ainsi manipulés par les médias au service de la nomenklatura !


Cliquer ici pour (re)lire mon article sur l’emploi en France.
Cliquer ici pour (re)lire mon article sur l’emploi aux Etats-Unis à titre de comparaison.
Cliquer ici pour (re)lire mon article sur la création monétaire créée par l’euro-système.

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7 mai 2017 11

Pestilentielles : suite et ce ne serait pas la fin !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

J’invite les personnes qui lisent ce que j’écris sur ce site à lire aussi, avant de voter ou non, les articles de l’agence de presse Metula News Agency qui fournit habituellement des informations fiables qui ne sont pas reportées généralement par les médias qui préfèrent diffuser leur propagande convenue.

Ce qui est certain à propos du McRon hurleur, c’est que tout est faux chez lui : il se présente en tant que libéral alors qu’il est promotionné par tous les leaders du PS (dont le lider maximots) et en même temps (selon son expression favorite), en tant que de gauche alors qu’il veut mener une politique en grande partie libérale largement partagée par beaucoup de leaders de ce qui reste de la droite (dont le motodidacte entre autres) et qu’il est issu en grande partie de la banque française la mieux gérée qui est aussi le symbole du capitalisme libéral…

Cliquer ici pour accéder au site de l’agence de presse Metula News Agency pour lire ses articles.

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