26 septembre 2016 5

L’article 21 bis de la loi Sapin 2 : les taux létaux, arnaques et crises

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France, Monétarisme

Des taux négatifs, c’est impensable, inimaginable, inconcevable ; ça n’existe pasmais depuis les turbulences financières de 2008, ce qui était impensable, inimaginable, inconcevable, peut se produire comme l’a fort justement dit Jean-Claude Le Tricheur, ce qui est bien la seule déclaration intelligente qu’il ait faite…

Les taux sont maintenant massivement négatifs pour des bons de Trésors de référence dans la vieille Europe continentale (quasiment jusqu’au 30 ans pour les petits Suisses !) et au Japon.

C’est là l’objet d’un débat théorique et historique de la plus haute importance pour les économistes mais ces taux négatifs ont aussi des conséquences pratiques très importantes, inattendues et plus ou moins occultées, d’abord pour les millions de personnes en France qui ont souscrit des contrats d’assurance-vie dits en euros, et par effet dominos, pour l’avenir de la zone euro comme le montre… l’article 21 bis de la loi Sapin 2 !

En effet, ces placements dits de pères de famille que sont les contrats d’assurance-vie en euros fonctionnent selon les modalités suivantes : les dépôts des épargnants sont investis en bons du Trésor par leur compagnie d’assurance ou leur banque qui garantissent le capital apporté avec des intérêts faibles mais normaux dans la mesure où les risques de ce type de placement sont considérés habituellement comme étant nuls.

Ainsi, par contrat, les épargnants qui ont placé par exemple un capital accumulé de 100 000 euros sont assurés de récupérer à l’avenir quand bon leur semblera cette somme quoi qu’il arrive en bénéficiant d’intérêts faibles mais encore attractifs de… 2,3 % (l’an dernier en moyenne) ce qui est quand même anormal pour des placements à taux maintenant négatifs…

Il apparait là clairement une première arnaque des intermédiaires financiers (banques et compagnies d’assurance) qui n’acquièrent pas en réalité sur le marché et au prix du marché les bons du Trésor qu’ils mettent sur le compte de leurs clients car ils portent sur ces comptes des bons qu’ils ont acquis précédemment à des prix inférieurs à ceux qui sont communiqués à leurs clients ! … mais ils leur font quand même (un peu) bénéficier de cette supercherie en leur accordant un taux d’intérêt évidemment positif pour les attirer sur ce produit financier rémunérateurs pour eux !

C’est là une arnaque subtile et rentable mais dangereuse car en cas de hausse importante des taux, tout ce dispositif devient létal.
En effet, si les taux augmentent, les prix des contrats (c’est-à-dire de ces bons du Trésor) plongeront.
Par contrat, l’assureur-vie sera alors obligé d’en supporter le coût
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En pareilles circonstances, des fonds de couverture (hedge funds) peuvent reprendre ces produits toxiques une fois titrisés à… 20 % de leur valeur faciale, soit une perte de l’ordre de 80 % pour l’assureur !
Comme le total des placements en assurances-vie en euros françaises est de l’ordre de 1 300 milliards d’euros, la perte potentielle peut se monter aux alentours de… 1 000 milliards pour les assureurs !

Ce serait alors la crise systémique : banques et compagnies d’assurance sont potentiellement en risque de faillite, ce qui serait dramatique pour la France, pour tous les Français avec même de graves conséquences ailleurs dans le monde.

Ce ne sont pas là des élucubrations dénuées de tout fondement comme les rumeurs qui circulent souvent sur le web comme le montre l’article 21 bis de la loi Sapin 2 qui prévoit que dans un tel cas, les assureurs-vie pourraient être obligés de… ne pas rembourser leurs assurés pour leur éviter la faillite ! … cette disposition étant imposée pour une période renouvelable de 3 mois, donc sans limite !

C’est incroyable mais vrai.
Seuls quelques personnes bien informées ont bien et vite compris l’importance de cet article, dont les députés Charles de Courson (UDI) et Marie-Christine Dalloz (LR) qui a déclaré : cet amendement me terrorise !

Cet article 21 bis de la loi Sapin 2 est effectivement effarant car il prévoit froidement la spoliation des épargnants pour sauver les banksters et leurs homologues assureurs qui proposent encore en toute liberté de tels produits qu’ils savent être toxiques.
Bernard Madoff (condamné à 150 ans de prison !) est un petit escroc minable et même la crise des sub-prime aura été mineure par rapport à cette arnaque monumentale sur l’assurance-vie française.

Cet article 21 bis de la loi Sapin 2 est même fortement critiqué par les assureurs-vie eux-mêmes car il révèle et officialise leur arnaque et leur fragilité qu’ils voudraient rester cachées à leurs clients.
En effet, tant que rien ne se passe, si personne ne connait ces risques, tout va bien mais si ça sent le Sapin, alors tout risque de sauter !

Dans une telle situation de taux bas létaux, qu’auraient dû faire les Zautorités ?

Depuis que Montesquieu a édicté le principe de la séparation des pouvoirs qui est à la base de tout pays démocratique, ce sont les membres élus du Parlement qui devraient élaborer les lois qui doivent permettre à tout le monde de vivre normalement, l’Etat, c’est-à-dire le pouvoir exécutif dirigé par le gouvernement devant faire respecter ces lois en traduisant les personnes qui ne les respectent pas devant les tribunaux qui doivent les condamner (en application de ces lois).

A partir du moment où les taux baissaient anormalement et qu’un risque systémique pouvait se présenter sur les assurances-vie en euros, les parlementaires auraient dû prendre l’initiative de voter une loi pour les interdire et pour sanctionner les assureurs (de peines de prison et d’amendes) qui ne la respecteraient pas de façon à défendre les intérêts de leurs électeurs et de la nation.
Or, actuellement, pour pasticher les Shadocks, il n’y a pas de condamnés car il n’y a pas de délits ni de crimes prévus par des lois pour ces produits dangereux que sont les assurances-vie en euros !

Il s’agit là d’un scandale monumental. Les informations existent sur ce sujet, officiellement même, consultables sur les sites de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Rares sont les articles qui y sont consacrés sur internet et rien dans les merdias, évidemment, sauf un article édifiant du Canard Enchainé du 14 septembre 2016,

Document 1 :

Donc, pour l’instant, tout va bien : presque personne n’est au courant de ce risque systémique.
Le Krach obligataire ne s’est pas produit.
Qu’en sera-t-il à l’avenir ?
C’est-à-dire, quid de l’évolution des taux ?

Si l’on en croit le Sapin, les taux vont remonter (la distribution des cadeaux de Noël est déjà prévue pour les assureurs), d’abord parce qu’en matière financière et économique, rien n’est stable : après une période de taux anormalement bas devrait succéder une phase de remontée des taux à des niveaux normaux en suivant en quelque sorte des cycles selon les leçons de tous les professeurs d’économie et en particulier ceux de l’ENA.

C’est comme la courbe du chômage qui doit s’inverser de toute façon… un jour !
Mais pas d’bol, elle s’inverse pas !

Ce type de raisonnement mécaniciste est contestable car il ne prend pas en considération la cause réelle de la baisse anormale des taux qu’est l’hypertrophie de la masse monétaire et en particulier de l’agrégat M1, ce qui s’observe dans la vieille Europe continentale et au Japon qui constitue une antériorité de référence.

En effet, au Japon, la baisse des taux est continue et anormalement basse (c’est-à-dire sous la barre des 3 %) depuis 1996 (c’est-à-dire depuis une vingtaine d’années déjà) et en territoire négatif depuis le début 2016…

Document 2 :

… ce qui s’accompagne logiquement d’un taux de croissance qui est tombé de 1 % à quasiment 0 %

Document 3 :

… ce qui est en concordance avec l’hypertrophie de l’agrégat M1 qui est durable… tant que les autorités n’auront pas fait éclater cette bulle monétaire,

Document 4 :

Donc, si tout se passe comme au Japon, la vieille Europe continentale (dont la France) est condamnée à conserver des taux bas accompagnés d’une croissance du PIB quasiment nulle pendant au moins une vingtaine d’années, ce qui est en concordance avec la pentification des courbes des taux !
Dans ces conditions, les risques systémiques liés à l’assurance-vie en euros sont inexistants et les assureurs-vie ont raison de s’opposer aux projets funestes du Sapin qui risquent de provoquer une panique de la part des assurés qui seraient amenés à sortir intempestivement de leurs contrats, ce qui provoquerait alors le Krach obligataire redouté qui aurait pu être évitable.

Ce premier scénario optimiste (pas de hausse des taux dans les décennies à venir) peut aussi conduire à une accentuation de la crise larvée car les Européens du continent risquent de ne pas supporter encore longtemps cette absence de croissance qui s’accompagne d’un chômage important, surtout chez les jeunes dans ces cochons de pays du Club Med.
Un éclatement de la zone euro ou des troubles sociaux (ou politiques en liaison avec la présence en Europe de millions de musulmans dont certains sont très dangereux) sont possibles.
Dans ce cas, un ou des Krachs obligataires pourraient se produire dans un ou plusieurs pays dont la France, ce qui aboutirait à la faillite du système financier (banques et assureurs) en particulier à cause de ces assurances-vie en euros.

Par ailleurs, les rendements des bons du Trésor vont remonter aux Etats-Unis, ce qui peut s’accompagner d’une accentuation de l’€-crise causée par les écarts de taux pouvant conduire à des crises systémiques ou au contraire à une remontée des taux européens qui provoquerait alors un Krach obligataire à cause là encore de ces assurances-vie en euros !

Le problème des assurances-vie en euros françaises, en particulier via cet article 21 bis de la loi Sapin 2 peut déclencher une chute de dominos incontrôlable dans tous ces cas de figure.
La probabilité d’une issue heureuse des crises qui se développent dans la vieille Europe continentale est quasiment nulle car leurs causes profondes, à savoir l’hypertrophie de l’agrégat monétaire M1 ne peut conduire qu’à des dommages considérables.
Les seules inconnues en sont les modalités et les échéances.

Un candidat à l’élection présidentielle déclarait que son « véritable adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti, qu’il ne présentera jamais sa candidature, et pourtant il gouverne (…), c’est le monde de la finance« .
Dans cette affaire franco-française, le plus choquant est que c’est un ministre parmi les plus fidèles de ce Président une fois élu qui propose en catimini un amendement à une loi, d’une part pour spolier les épargnants et d’autre part pour sauver les pires banksters et leurs acolytes en les laissant s’enrichir en vendant des produits qu’ils savent être toxiques et en les protégeant de toutes poursuites.

Ils profitent honteusement de l’aléa moral qui consiste à vendre des produits hautement toxiques en sachant très bien que l’Etat (c’est-à-dire les hommes politiques qui sont au gouvernement) viendra à leur secours pour éviter leur propre faillite qu’ils auront ainsi provoquée car ces faillites menaceraient de créer une crise systémique en France.

Cliquer ici pour lire le point sur l’article 21 bis de la loi Sapin 2 par LegiFrance,
Cliquer ici pour lire le compte rendu des débats à l’Assemblée Nationale du 24 mai 2016 sur l’article 21 bis de la loi Sapin 2,
Cliquer ici pour lire le compte rendu des débats de la commission mixte paritaire du 14 septembre 2016 sur l’article 21 bis de la loi Sapin 2,
Cliquer ici pour lire le compte rendu des derniers débats sur l’article 21 bis de la loi Sapin 2 publié le 22 septembre par le site Le Blog Patrimoine,

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22 septembre 2016 8

Démocrates du FOMC / économistes

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Les militantes Démocrates du FOMC ont réussi à imposer leurs positions face aux économistes compétents et honnêtes en ne relevant pas leur taux de base lors de leur réunion du 21 septembre pour favoriser l’élection d’Illary.

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans qui avait augmenté pour revenir dans une structure amorçant son retournement après les déclarations d’Eric Rosengren a baissé vigoureusement après la décision du FOMC

Document 1 :

ce qui retardera le retour des taux à des niveaux normaux,

Document 2 :

Alan Greenspan, ouvertement Républicain n’avait pas voulu baisser les taux de la Fed pour favoriser la réélection de papy Bush parce qu’il voulait avant tout défendre les intérêts de l’Amérique en continuant à casser les tensions inflationnistes.
Les militantes Démocrates du FOMC n’ont pas cette honnêteté.

Complément : comme je l’ai écrit précédemment, des taux bas permettent de diminuer les frais financiers, donc d’augmenter les bénéfices, les indices d’actions montent donc vers des sommets après la décision du FOMC (après avoir plongé après les déclarations d’Eric Rosengren), ce qui conforte la politique Obabamienne donc celle d’Illary…

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19 septembre 2016 7

Monétarisme et politique, débats et des bas (pour les taux)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Les débats politiques et économiques étaient intenses au XX° siècle, opposant les communistes d’abord triomphants aux capitalistes finalement vainqueurs après l’effondrement de l’URSS qui passait pour être éternelle.

Au tout début de XXI° siècle, seuls Milton Friedman et Alan Greenspan entretenaient encore des débats sur l’optimisation du capitalisme libéral repris par des médias de référence.

Maintenant, ya plus rien, c’est la pensée unique, le politiquement correct, la propagande de la nomenklatura d’un socialisme larvé prédit par Schumpeter.
Le conformisme est le totalitarisme d’aujourd’hui pour pasticher Jacques Ellul.

Ce manque de débats, de réflexion et surtout d’idées peut s’expliquer aussi par le fait que la guerre économique et financière qui sévit dans le monde a pour base certains aspects du monétarisme qui sont développés par les seuls gens de la Fed et qui sont en grande partie secrets, du moins non divulgués.

Ainsi par exemple, le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a fait supprimer la publication des chiffres de l’agrégat monétaire M3 dès avant son entrée en fonction à la tête de la Fed, pour que personne d’autre (aucun business économiste en dehors de ceux de la Fed) puisse disposer de ces données indispensables pour analyser l’évolution des agrégats monétaires des Etats-Unis, ce qui a permis aux autorités américaines de faire éclater cette bulle en M3-M2 avec des dommages collatéraux très importants qui ont constitué la plus grande crise depuis la Grande Dépression en prenant à contre-pied tout le monde.

Encore moins visible (pour les ignares en monétarisme) est la guerre monétariste qui est menée par les Américains (ceux qui défendent in fine le leadership de l’Amérique sur le Monde libre) contre leurs partenaires mais concurrents que sont les Japonais, les Européens et les Chinois qui ont laissé se développer une hypertrophie létale de la masse monétaire, surtout en M1.

Pour la première fois dans l’Histoire, une théorie économique aura été élaborée plus ou moins en secret pour affaiblir durablement des concurrents en les laissant faire ou en les poussant à la faute alors que les informations de base sont pourtant publiques et bien connues depuis longtemps comme en témoigne par exemple l’article d’Arthur Laffer rappelant que l’argent sain est le premier des piliers du Reaganomics.

Pas de création monétaire aux Etats-Unis donc qui reste le seul grand pays du monde à avoir conservé les bons fondamentaux nécessaires pour que la croissance puisse atteindre son potentiel optimal.
Cependant, les Américains sont un peu piégés à leur tour par les… pièges qu’ils ont semés dans la mesure où cette hypertrophie monétaire chez leurs partenaires rejaillit sur eux car le manque de croissance hors des Etats-Unis se répercute aussi aux Etats-Unis avec des taux anormalement bas.

Dans ces conditions, que faire ?

La réponse logique est celle qu’a faite d’Eric Rosenberg : il faut rétablir aux Etats-Unis des taux normaux, indépendamment à ceux du reste du monde, pour revenir aux fondamentaux.

A l’opposé se trouve la position défendue par les militant(e)s Démocrates du FOMC que sont Janet Yellen et Lael Brainard qui veulent temporiser pour doper la croissance Obabamienne et favoriser Illary contre l’abominable Donald.

Les décisions qui seront prises par le FOMC au cours des trois prochaines réunions seront donc anormalement politiques.

Les déclarations d’Eric Rosenberg ont fait rebondir l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans, les marchés intégrant les fondamentaux retrouvés et anticipant de toute façon un retour des taux dans les normes, rapidement ou plus tard…

Document 1 :

… mais les déclarations de Lael Brainard ont fait plonger les rendements des Bills à 3 mois, les marchés anticipant le maintien des taux lors de la prochaine réunion du FOMC,

Document 2 :

Que la décision soit prise dès ces prochains jours ou plus tard, le retournement de l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans est bien amorcé exactement comme je l’ai écrit récemment,

Document 3 :

Le retour des taux américains dans les normes sera lent à cause de l’€-crise, mais il pourrait être beaucoup plus rapide si Donald est élu car, en promettant d’augmenter les investissements publics et de baisser les impôts, en particulier sur les bénéfices des sociétés (à 15 %) et des Américains, le déficit et donc la dette de l’Etat fédéral augmenteront, ce qui fera rebondir les rendements des Notes !

Document 4 :

Pour ce qui concerne les taux dans la vieille Europe continentale, le retour à des taux normaux est a priori problématique dans la mesure où ils sont tombés trop bas, à des niveaux totalement hors normes à cause de l’hypertrophie monétaire colossale qui s’y est développée,

Document 5 :

Donc, débats et des bas (pour les taux) à suivre…

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14 septembre 2016 19

Illary out, Trump Président !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

Un certain nombre de vidéos de la blogosphère, dont les liens m’ont été donnés par certains de mes lecteurs (cf. dans les commentaires de mes posts précédents) que je remercie, confirment maintenant clairement qu’Illary est bien malade au point de ne pas pouvoir poursuivre normalement sa campagne électorale,

Cliquer ici pour voir une longue vidéo en anglais,
Cliquer ici pour en voir une plus courte montrant des convulsions déjà reprises dans la précédente vidéo.

Pour ma part, j’ai été intrigué le dimanche 11 septembre par le fait qu’Illary, au bras de son médecin, s’était vivement reprise par une sorte de sursaut ou de convulsion avant de s’écrouler devant le van qui allait l’éloigner, alors qu’en pareilles circonstances, comme c’est souvent le cas lorsque des soldats sont obligés de rester au garde à vous prolongé, de telles personnes s’écroulent doucement, sans jamais réagir et sans dommages, sans réagir, surtout pas brusquement,
Cliquer ici pour (re)voir cette vidéo (le sursaut anormal à 12 secondes).

Le lendemain, mon expert en matière médicale et ami m’a confirmé qu’il s’agissait d’une réaction tout à fait anormale pour une victime d’une insolation.

Les réactions de Donald Trump lui souhaitant un prompt rétablissement ont été la deuxième confirmation de la gravité de la maladie d’Illary car, en application d’un behaviorisme bien compris, il est évident qu’il aurait dû logiquement l’attaquer sur sa santé, ce qu’il n’a pas fait sachant qu’elle était enfin hors course

Et une fois de plus, toutes nos félicitations à tous les journaleux de tous les merdias de la planète pour la couverture de cet évènement.

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14 septembre 2016 9

FOMC : Donald Trump / Démocrates

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Donald Trump est déjà dans la peau de Président : il vient d’attaquer énergiquement les positions soutenues par les Démocrates qui siègent au FOMC, et en particulier celles de Lael Brainard nommée par Obaba. Elle a servi pendant de longues années à divers postes sous sa présidence et sous celle de Bill Clinton.

Lael Brainard soutient que des taux très bas, proches de zéro, sont maintenant normaux aux Etats-Unis, compte tenu des problèmes qui se posent… au Japon, en Chine et dans la vieille Europe continentale… ce qui signifie, sans le dire évidemment, qu’elle sait très bien comme les autres gens de la Fed, que ces pays sont victimes d’une hypertrophie monétaire durable, ce qui est en concordance avec mes analyses.
Il en est de même pour Janet Yellen, officiellement Démocrate nommée par Obaba.

Des taux anormalement bas ne se justifient plus aux Etats-Unis comme je l’ai écrit récemment car ils entrainent des effets négatifs qui sont supérieurs à leurs effets positifs.
En effet, pour l’essentiel, ils laissent se développer des bulles dangereuses et ils accentuent les difficultés des banques mais pour les Démocrates, ils ont l’avantage de maintenir une certaine stimulation de l’activité économique en diminuant les frais financiers.

Donald Trump, comme beaucoup d’autres personnes, est au contraire partisan d’un retour à des taux normaux, en concordance avec les bons fondamentaux de l’Amérique, ce qui stimulerait en fait la croissance sur des bases saines.

Un petit rappel : des taux normaux sont ceux des taux de Notes à 10 ans dans la bande des 3 % compte tenu d’une inflation dite sous-jacente de l’ordre de 1,0 à 1,5 % et donc autour de 1,5 % pour les Notes à 2 ans et de l’ordre de 1 % pour les taux courts à 3 mois en concordance avec ceux de la Fed, ce qui est un minimum à ne pas dépasser (par le bas) mais qui peut être légèrement dépassé par le haut.

Dans ces conditions, les placements dits de père de famille que sont les bons du Trésor assurent une rémunération réelle faible mais certaine et les autres placements, en particulier en actions, sont alors plus rémunérateurs mais plus risqués, ce qui est dans la logique d’une croissance basée sur de bons fondamentaux.

Donald Trump n’est pas un grand économiste théoricien mais un Américain qui a le sens des réalités et des affaires et qui comprend finalement mieux certains problèmes économiques et financiers que les Démocrates sectaires.

Cette intervention de Donald Trump pose à nouveau certains problèmes importants concernant les banques centrales…
Les membres du FOMC doivent être indépendants du pouvoir politique car ils doivent mener une politique monétaire optimisant la croissance indépendamment de la couleur politique du gouvernement mais ils sont nommés par le Président des Etats-Unis, ce qui est particulièrement contestable comme on le voit avec Janet Yellen et Lael Brainard.

Un petit rappel là encore : pour tout monétariste, c’est la banque centrale qui doit initier le rythme de la croissance pour qu’elle atteigne son potentiel optimal sans inflation en menant une politique monétaire appropriée par le maniement de son taux de base et par sa politique d’open-market, le gouvernement ne devant que gérer au mieux les affaires de l’Etat dont le rôle doit être minimal et neutre.
C’est la raison pour laquelle, la personnalité des membres du FOMC a une très grande importance.

La solution retenue aux Etats-Unis a eu des effets positifs lorsque Ronald Reagan a viré ce Démocrate incompétent de Paul Volcker pour mettre à sa place Alan Greenspan mais il n’en a pas été de même précédemment lorsque la Fed, présidée par le Démocrate William McChesney Martin (nommé par le Président Démocrate Harry S. Truman) a laissé se développer une inflation galopante à la fin des années 60.

Donald Trump a déjà bien compris l’importance du rôle des membres du FOMC et il sait très bien, qu’une fois élu, qu’il aura à y placer une personne compétente dans le genre de ce bon vieux Greenspan.

Evidemment, en France, on est à des années lumières de ces préoccupations et le fait que les gens de la Banque de France dont et surtout son gouverneur aient été jugés nuls ne dérange personne.

Cliquer ici pour (re)lire mon article sur les jugés nuls de la Banque de France et de son gouverneur.

Par ailleurs, cliquer ici pour lire un post particulièrement instructif de Charles Gave sur les agissements réels d’Illary.

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13 septembre 2016 15

Illary Clinton

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

Illary (sans H !) Clinton est malade et ce n’est pas une pneumonie bénigne ni une déshydratation passagère comme le rapportent aussi un certain nombre d’articles…

En 2012, alors qu’elle était Secrétaire d’Etat (Ministre des affaires étrangères), elle a déjà été victime d’un problème de santé grave avec un caillot de sang dans le cerveau qui lui a fait perdre connaissance et la mémoire pendant un certain temps d’après les informations publiées mais sans préciser davantage ce qu’il en était de cette maladie présentée officiellement comme étant une commotion cérébrale.

Le 11 septembre, elle vient d’être victime d’un autre problème de santé présenté dans un premier temps comme étant un malaise passager résultant d’une déshydratation en assistant dans la chaleur aux commémorations des attentats du 11 septembre, puis dans un deuxième temps à une pneumonie qui aurait été diagnostiquée 3 jours plus tôt alors que précédemment ses quintes de toux lors de meetings avaient été attribuées à des allergies.

Les informations sur la santé d’Illary Clinton diffusées par son entourage, à plusieurs reprises, ne correspondent pas à la réalité.

Par ailleurs, tout le monde s’attendait à ce que Donald Trump attaque violemment sa rivale sur sa santé une fois de plus après ce soi-disant malaise, or, au contraire, il n’en a rien fait. Il a même… formulé ses vœux de prompt rétablissement.

Tous ces éléments a priori discordants deviennent cohérents quand on prend en considération qu’Illary Clinton est bien atteinte de problèmes de santé graves qui vont l’empêcher de pouvoir enfin devenir Présidente.

En effet, Donald Trump a très certainement des informations fiables sur l’état de santé réel de sa rivale et il sait très bien qu’elle ne pourra pas poursuivre normalement sa campagne électorale.
Il ne l’attaque donc plus sous cet angle car les électeurs plus ou moins indécis ne feront de toute façon pas confiance à une personne diminuée physiquement et intellectuellement, incapable de pouvoir assumer normalement les lourdes charges qu’impose la Présidence des Etats-Unis.
Par contre, il accentue sa campagne en la rendant plus incisive et plus présidentiable, ce qui lui permet de recevoir, enfin, le soutien de l’establishment Républicain qui était jusqu’ici réticent.


Illary Clinton est très (trop) active depuis longtemps, d’abord en faisant élire son gros Bill à la Présidence, puis en continuant une carrière politique personnelle très éprouvante avec en particulier une campagne perdue contre Obaba, des primaires plus ardues qu’elle ne le pensait.
Par ailleurs, elle est certainement victime également d’une mauvaise hygiène de vie, sans activité physique avec un mauvais régime alimentaire qui fait apparaitre un visage boursouflé et un certain embonpoint associé possiblement à un excès de mauvais cholestérol qui provoque de graves problèmes de santé chez une femme surmenée à la fin de la soixantaine.

Pour les Américains (leurs dirigeants les plus influents), l’essentiel est que l’Amérique garde le leadership sur le Monde (libre).
Trump est justement en pleine forme pour défendre les intérêts de l’Amérique après les années Obaba.

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11 septembre 2016 10

Le FOMC maitre du monde

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Hillary Clinton a été la femme la plus heureuse du monde lorsque son Bill a été élu Président mais elle a vite compris que l’homme le plus puissant des Etats-Unis est en fait le Président de la Fed !

Effectivement, ce sont seuls les gens de la Fed, et surtout son Président qui ont une action effective sur les fondamentaux de l’économie et donc sur l’évolution de la croissance, le gouvernement ne faisant que gérer les affaires de l’Etat dont l’action est finalement quasiment neutre sur le plan économique.

Les gens de la Fed ont évidemment en tête ce graphique,

Document 1 :

Comme je l’ai écrit maintes fois, après le départ de ce bon vieux Greenspan de la présidence de la Fed, ses successeurs veulent casser les cycles qu’il initiait auparavant, ou plus précisément, ils veulent en réduire l’amplitude au point de tendre vers un lissement du taux de croissance du PIB réel.

L’optimum est atteint quand l’écart (spread) entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans fluctue dans la bande de 1,50 à 1,75 % c’est-à-dire avec un peu plus de trois bandes dans le graphique suivant,

Document 2 :

Les gens de la Fed avaient presque atteint leur objectif fin 2015 mais l’accentuation de la crise dans la vieille Europe continentale depuis le début de cette année 2016 a perturbé leurs prévisions : le point bas est atteint maintenant, avec un minimum de 75 points de base (partie en rouge clair de la courbe de tendance du graphique 1) au lieu de 125 points de base qui aurait dû être atteint à la fin du 1° trimestre 2016 (partie en vert clair de la courbe de tendance du graphique 1) en concordance avec une augmentation du taux de base de la Fed, cf. les annonces faites par Janet Yellen fin 2015.

Les déclarations d’Eric Rosengren, membre du FOMC, vendredi 9 septembre, ont fait bondir les rendements en ce sens,

Document 3 :

En effet, des rendements très bas, proches de zéro pour les échéances courtes des bons du Trésor américain sont tout à fait anormaux car ils déstabilisent beaucoup de marchés.

Il importe maintenant que ces taux remontent dans leurs normes, c’est-à-dire dans la bande des 3 % pour les Notes à 10 ans compte tenu d’une inflation dite sous-jacente de l’ordre de 1,0 à 1,5 % et donc autour de 1,5 % pour les Notes à 2 ans et de l’ordre de 1 % pour les taux courts à 3 mois en concordance avec ceux de la Fed.

Dans ces conditions, la croissance pourra atteindre son potentiel optimal sans inflation et en respectant tous les fondamentaux.

Le retour à une pentification normale de la courbe des taux est une nécessité pour y parvenir, ce qui restaurera le plein emploi.
Ce serait une erreur que de faire l’inverse, c’est-à-dire attendre que l’emploi se renforce pour remonter les taux.

Il est très amusant de constater que ce sont les déclarations des gens de la Fed qui ont une action majeure sur les taux européens et non la politique monétaire menée par les Marioles de la BCE comme le montre le rebond des rendements des bons de Trésors de référence de la vieille Europe continentale,

Document 4 :

Les rendements des autres pays du Club Med ont même rebondi !

Document 5 :

Cependant, ce rebond des bons européens ne signifie pas que la croissance y sera de retour à cause de l’hypertrophie de l’agrégat monétaire en M1, ce qui est visible dans la baisse des taux qui est continue depuis le mois de juin 2007,

Document 6 :

La croissance, elle est pas là, la courbe du chômage, elle s’inverse pas, pas d’bol avec le chômage, l’unique client du coiffeur qui a pris un bail en or de 5 ans au 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré est en train de couler irrémédiablement dans la Grande Bleue,

Document 7 :

Tout va bien.

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8 septembre 2016 4

AfrAsia Bank Limited

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques, Leverage

Encore sur la suggestion de certains de mes lecteurs (cf. en commentaires sur mes articles précédents), je confirme qu’il faut se méfier et donc éviter des destinations exotiques (pour y investir) qui sont évidemment très tentantes mais qui peuvent parfois être risquées…

Ainsi en est-il d’AfrAsia Bank, une banque mauricienne qui a connu des déboires en 2015 comme l’attestent des pertes importantes qui ont dû être épongées par une augmentation de capital,

Document 1 :

De plus, des articles de presse mentionnent qu’il y a eu des enquêtes sur des opérations qui n’auraient pas dû se faire

Document 2 :

AfrAsia Bank2013201420152016 Q1
1 Assets31 564,0048 990,0074 856,0084 950,00
2 Equity2 997,003 450,004 285,004 838,00
3 Preferred st----
4 Goodwill
5 Tangible eq2 997,003 450,004 285,004 838,00
6 Liabilities28 567,0045 540,0070 571,0080 112,00
7 Leverage (µ)9,513,216,516,6
8 Tier 1 (%)10,497,586,076,04

Sommes en millions de roupies locales.

Une fois de plus, ce leverage calculé selon les recommandations de ce bon vieux Greenspan permet de mettre en évidence rapidement et d’une façon fiable la situation de toute banque.
Une petite banque peut créer de gros problèmes dans un petit pays !

Cliquer ici pour accéder aux rapports financiers de cette banque.

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8 septembre 2016 2

Mauritius Commercial Bank

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques, Leverage

Pour les gens qui veulent fuir l’enfer fiscal français et qui n’aiment pas les montagnes andorranes mais l’océan, les plages paradisiaques et l’exotisme, tout en voulant vivre dans un pays en partie francophone, l’Ile Maurice peut être un bon choix car les prélèvements fiscaux sont généralement bas.

La principale banque, Mauritius Commercial Bank a d’excellents fondamentaux a priori,

Document 1 :

Mauritius Com. Bk2015 Q12016 Q1
1 Assets267 714,40307 453,60
2 Equity35 193,3039 556,20
3 Preferred st--
4 Goodwill898,5880,8
5 Tangible eq34 294,8038 675,40
6 Liabilities233 419,60268 778,20
7 Leverage (µ)6,86,9
8 Tier 1 (%)14,6914,39

Sommes en millions de roupies locales, et c’est là un problème : l’économie de ce petit pays isolé dans l’océan indien est vulnérable à d’éventuels évènements et dans ce cas personne n’ira le sauver.

Document 2 :

Cliquer ici pour voir les caractéristiques de la fiscalité mauricienne.
Cliquer ici pour voir les rapports financiers de Mauritius Commercial Bank.

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5 septembre 2016 17

Agrégats monétaires du Japon

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme, masse monétaire libre

J’ai commencé à étudier les agrégats monétaires du Japon en 2004 et j’avais alors observé une hypertrophie surtout en M3-M2 qui représentait autour de 90 % du PIB d’après les chiffres publiés par la banque centrale.
Comme il était particulièrement pénible de récupérer ces chiffres sur le site de la Bank of Japan qui est manifestement infestée de gens aussi nuls que leurs homologues français (ceux de la Banque de France jugés nuls par ailleurs…), ce problème me semblait résolu dans la mesure où il est impossible de faire éclater une telle bulle sans provoquer une crise majeure, ce qui condamnait irrémédiablement la croissance du Japon à être… bridée, ce qui perdure effectivement.

Cependant, notre ami Fred de Saint Louis a eu la bonne idée par la suite de publier des séries statistiques longues sur les agrégats monétaires du Japon qui donnent une image fidèle de la situation compte tenu des compétences des gens de la Fed en ce domaine.
Ces séries ne sont pas toutes toujours aussi longue qu’il le faudrait, mais elles sont quand même très instructives…

Les séries les plus longues, celles des agrégats M1 et M2-M1 qui remontent à 1955, montrent que ces deux agrégats ont augmenté lentement et sagement pendant une vingtaine d’années, puis, de 1975 à 1991, les Japonais, sentant plus ou moins confusément que quelque chose n’allait pas bien quelque part, ont manifestement profité de la croissance pour accroitre anormalement leur épargne de précaution (M2-M1),

Document 1 :

Les chiffres sont en… milliers de milliards de yens !

Dans une troisième période, depuis le début des années 2000, rien ne va plus, c’est le plus grand désordre.

L’hypertrophie des agrégats monétaires s’est donc développée à la fin des années 70 et dans les années 80 en affectant également la trésorerie globale des entreprises (M3-M2),

Document 2 :

Comme les statistiques de M3 de notre ami Fred de Saint Louis ne débutent qu’à partir de 1980, il n’est pas possible de pouvoir affiner ces observations d’autant plus qu’il ne fournit qu’à partir de 1994 les chiffres du PIB nominal qui montrent clairement que l’hypertrophie en M2-M1 et en M3-M2 était déjà considérable,

Document 3 :

En effet, à titre de comparaison, aux Etats-Unis qui sont la référence en la matière, au début des années 90, M3-M2 fluctuait autour de 15 % du PIB et M2-M1 autour de 40 % (du PIB) !
Les Américains ont donc laissé faire les Japonais qui se sont fourvoyés dans une hypertrophie monétaire qui allait leur être irrémédiablement fatale, empêchant leurs entreprises très performantes de contrer le leadership américain.

Le Japon a connu lui aussi ses 30 Glorieuses mais depuis la fin des années 70, l’hypertrophie monétaire a cassé la croissance qui est tombée à 1 % (d’une année sur l’autre) à la fin du XX° siècle pour atteindre un 0 % fatidique depuis le début des années 2000,

Document 4 :

Comme notre ami Fred de Saint Louis ne publie plus les chiffres de la série de M3 depuis 2014, il n’est pas possible d’actualiser depuis cette date cette loi que j’ai découverte et mise en évidence, et qui est parfaitement respectée sur la base de ces données de 1995 à 2013, à savoir que la variation du PIB réel est inversement proportionnelle à celle de la masse monétaire libre,

Document 5 :

En effet, les variations opposées de la masse monétaire libre et du PIB réel sont clairement visibles sur ce graphique.

Un petit rappel pour comprendre ces problèmes : lorsque l’argent ne circule plus, c’est-à-dire lorsqu’un ou des agrégats monétaires augmentent, la demande stagne, ce qui fait diminuer la croissance du PIB réel, et inversement.

Par ailleurs, l’hypertrophie d’un ou de plusieurs agrégats est le résultat de la circulation d’argent non gagné qui provient généralement de la distribution d’aides dites sociales par des administrations publiques surendettées (pour M1 et M2-M1) et par l’application de règles comptables qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité pour M3-M2.

D’après d’autres sources que celles de notre ami Fred, il est possible d’extrapoler les séries statistiques pour les actualiser : les tendances antérieures se poursuivent pour ce qui concerne la bulle en M1 qui s’accroit, les malheureux Japonais diminuant même leur épargne (proportionnellement au PIB),

Document 6 :

Pour ce qui concerne les trésoreries des entreprises, la situation semble stabilisée mais les chiffres peuvent ne pas donner une image fidèle de la réalité car beaucoup d’entreprises japonaises ont des disponibilités abondantes à l’étranger.

Compte tenu de ces données, la masse monétaire M3 du Japon représente maintenant 252 % du PIB annuel !

Document 7 :

Conclusions :

D’abord, une fois de plus, on constate que l’argent sain qui est le premier pilier des Reaganomics est la condition sine qua non de la croissance.

Ensuite, l’ancienneté de l’hypertrophie des agrégats monétaires du Japon montre que ce problème peut être durable et non rapidement létal, la croissance tombant irrémédiablement et durablement à zéro.

Enfin, pour restaurer une croissance normale, il est donc indispensable de rétablir les fondamentaux, à savoir de faire éclater les bulles monétaires, ce qui ne peut se faire que lors d’une crise majeure douloureuse, ce qu’ont fait les autorités américaines lors des dernières grandes turbulences financières qui se sont accompagnées de la plus grande crise depuis la Grande Dépression.
Une politique monétaire dite accommodante (c’est-à-dire une augmentation des crédits distribués par la banque centrale et des taux anormalement bas, voire négatifs) et (ou) une relance keynésienne par l’augmentation de l’endettement des administrations publiques ne produisent aucun effet positif.
Ces mesures ne font qu’aggraver la situation des entreprises et de la population
.

Tout est simple, pour tout monétariste normalement constitué.

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