22 octobre 2018 0

Banques andorranes systémiques

Rédigé par dans la rubrique Andorre, Leverage

Un complément de mon article sur les banques andorranes fin 2017 s’impose…

L’Andorre ne représente que dans les 1 pour 1 000 de la France, que ce soit par le nombre d’habitants (de l’ordre de 75 000) ou par le PIB (2,653 milliards d’euros en 2017), or le total des actifs des quatre banques andorranes est dans les… 13 à 14 milliards d’euros, soit 5 fois le PIB de l’Andorre !

Comparativement, si les actifs des quatre Gos banques françaises étaient multipliés par 1 000 par référence à l’Andorre, leur total se monterait à… 14 000 milliards d’euros alors qu’il n’est que de 7 000 milliards, ce qui est déjà beaucoup trop élevé !

A titre de comparaison, le total des actifs des quatre plus grandes banques des Etats-Unis ne représente que 43 % de son PIB

Conclusion : des banques andorranes ont des clients qu’elles ne devraient pas avoir et elles font des opérations qu’elles ne devraient pas faire… ce que tout le monde sait

Le problème est que deux banques andorranes respectent parfaitement les règles prudentielles d’endettement, depuis des années pour Banc Sabadell d’Andorra et maintenant (après des écarts passés) pour Morabanc avec un leverage inférieur à 9 pour ces deux banques alors que les deux autres banques sont loin de respecter ces règles,

Document 1 :

2017Banc Sabadell d'AMoraBancAndbankCredit AndorraTotal
1 Assets773,7232 577,704 423,245 459,9213 234,58
2 Equity81,352277,25506,833412,3491 277,78
3 Deductions-----
4 Goodwill0,25710,55251,284112,717374,808
5 Tangible equity81,095266,7255,549299,632902,976
6 Liabilities692,6282 311,004 167,695 160,2912 331,60
7 Leverage (µ)8,58,716,317,213,7
8 Core Tier 1 (%)11,7111,546,135,817,32

Pour avoir un leverage de 9, Credit Andorra devrait diminuer le total de ses actifs de 2,464 milliards d’euros et Andbank de 1,868 milliards,

Document 2 :

2017AndbankCredit Andorra
1 Assets2 555,492 996,32
2 Equity506,833412,349
3 Deductions--
4 Goodwill251,284112,717
5 Tangible equity255,549299,632
6 Liabilities2 299,942 696,69
7 Leverage (µ)99
8 Core Tier 1 (%)11,1111,11

Sur un total de leurs actifs de 9,883 milliards d’euros, ces deux banques devraient donc se délester de 4,331 milliards soit 44 % de leurs actifs sur la base de leurs bilans fin 2017 !
Fin 2017, elles n’avaient diminué leurs actifs que pour un total de 1,4 milliard d’euros par rapport à leurs plus hauts passés, ce qui nettement insuffisant
.

Ces deux bad banks présentent donc un risque systémique pour un pays souverain et indépendant ne faisant pas partie de l’Union Européenne et encore moins de la zone euro bien qu’ayant adopté l’euro comme monnaie officielle…
Le pire serait qu’elles fusionnent pour former une grande banque, comme en France !

Dans tous les pays normalement constitués, les banques centrales ont, entre autres, pour fonction de surveiller les banques de leur ressort de façon à ce qu’elles respectent les règles prudentielles de bonne gestion, et de maintenir le système bancaire dans l’état de fonctionner normalement, c’est-à-dire qu’elles doivent prendre les décisions nécessaires pour éviter qu’une ou des banques risquent de créer une crise majeure.

En cas de manquement à ces obligations, les banques centrales ont eu, jusqu’à présent du moins, la possibilité de sauver de la faillite les big banks too big to fail, or l’Andorre est dépourvue de véritable banque centrale (faisant partie de la BRI), ce qui est une anomalie dangereuse pour les Andorrans et inacceptable par la communauté bancaire internationale.

Cliquer ici pour voir mon article précédent sur les banques andorranes.

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21 octobre 2018 13

La Donald Company En Marche ! vers les midterms

Rédigé par dans la rubrique Etats-Unis

Tout se présente bien pour le Donald en vue des prochaines élections de mi-mandat : l’économie américaine est en superforme avec un plein emploi qui sape le vivier traditionnel des électeurs socialistes.

Le Donald a fait arrêter la baisse du spread 10y-2y (l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et de ceux des Notes à 2 ans) par ses déclarations du 19 juillet puis par d’autres, avec en support les investisseurs qui défendent les intérêts de l’Amérique alors que toutes les droites de tendance allaient droit vers le zéro avant la fin août,

Document 1 :

Zoom sur la période plus récente,

Document 2 :

En conséquence, le cycle présent est suspendu pendant encore au moins trois semaines

Document 3 :

La Donald Company en fait un peu trop en relevant exagérément les rendements du Bill à 3 mois au-dessus de sa tendance longue

Document 4 :

ce qui propulse les rendements des Notes à 10 ans trop haut,

Document 5 :

Dans la zone euro, ça va toujours aussi mal avec le Schatz qui est revenu très bas,

Document 6 :

Des rendements de bons à 10 ans de Trésors inférieurs à 2 %, c’est anormal.
Des rendements négatifs, ça n’existe pas, c’est impensable, inimaginable, inconcevable,

Document 7 :

Carpe diem !
Il faut profiter du sursis…

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20 octobre 2018 2

Italie / UE : 1-0

Rédigé par dans la rubrique Banques Européennes

Dans le match de l’Italie contre l’Union Européenne, l’Italie vient de remporter la première manche

En effet, vendredi 19 octobre peu après 11 heures, heures françaises, l’écart entre les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor italien et ceux du Bund a atteint un plus haut record (de ce cycle américain) à 337,40 points de base d’après les données du Wall Street Journal…

Document 1 :

car les rendements du 10 ans italien ont atteint quasiment leur plus haut (de ce cycle) à 3,783 % (du fait que les prix des contrats baissent, logiquement et inversement les rendements montent)…

Document 2 :

… alors que ceux du Bund ont logiquement et inversement plongé à 0,409 % du fait que les gestionnaires de capitaux libres ont investi massivement en bons futurs deutsche marks que constitue le Bund dont les prix des contrats montent et les rendements baissent,

Document 3 :

Panique chez les banksters italiens qui possèdent dans leurs actifs des bons du Trésor italien pour au moins 400 milliards d’euros car les pertes potentielles sur ce poste risquent de les obliger à se déclarer en faillite !

Le grand chef de la mafia des banksters italiens est alors énergiquement intervenu en fin de matinée (avant l’apéro) auprès du Moscovite et autres Junk(ers) de l’Union Européenne et de la BCE pour leur ordonner de modifier leurs déclarations de la veille particulièrement dures vis-à-vis du gouvernement italien qui refuse a priori de capituler face à leurs exigences.

La marionnette Moscovite n’a pu que s’exécuter lamentablement et déclarer que tout allait s’arranger avec les dirigeants de la Liga et du Mouvement 5 étoiles.
Aussitôt, le spread est redescendu avec les rendements du 10 ans italien, et même vigoureusement lorsque la Donald Company a commencé à redevenir opérationnelle (cf. document 2).

Les banksters italiens ont serré les fesses ce matin-là, ainsi que leurs homologues de la zone qui risquent gros en cas de chute des dominos italiens.

De toute façon, la situation des banques italiennes (car elles ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement) et de la zone euro (à cause de l’hypertrophie monétaire) ne sont plus gérables.
Ce ne sont pas les décisions des hommes politiques de la zone qui pourront résoudre ces problèmes.
Même si les marchés ne fonctionnent pas totalement librement, les tendances lourdes ne peuvent que suivre leur cours logique,

Document 4 :

Contrairement aux déclarations d’un certain nombre de bonimenteurs et de journaleux, les risques d’Italexit sont létaux à partir du moment où ce spread a dépassé 200 points de base et non pas 400,

Document 5 :

A 400 points de base, ce sera l’Italexit… mais pas avant les midterms !

Festina lente.

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19 octobre 2018 12

Le spread 10 ans italien-Bund encore et toujours au plus haut !

Rédigé par dans la rubrique Europe, Monétarisme

Les mauvais bons à 10 ans du Trésor italien ont encore battu un plus haut de ce cycle à… 3,732 % peu avant 9 heures, heures françaises ce vendredi 19 octobre…

Document 1 :

ce qui a fait plonger les rendements du Bund à 0,414 %

Document 2 :

et ce qui a donc propulsé leur écart, le spread comme on dit, à un plus haut de ce cycle à… 331,8 points de base,

Document 3 :

Comme je l’ai indiqué précédemment, le 10 ans italien est sur une trajectoire ascendante.
La barre critique des 300 points de base a donc été franchie allègrement, ce qui laisse la porte ouverte à une envolée comme en 2011 mais quand cela se produira, il n’y aura pas de retour,

Document 4 :

Le 10 ans italien s’envoie donc magistralement en l’air, a priori en pleine connaissance de cause par les dirigeants de la coalition au pouvoir et le 10 ans espagnol décolle lui aussi après une malheureuse décision de la Cour Suprême qui oblige les banques à payer un impôt sur… les prêts immobiliers qu’elles accordent !

Document 5 :

Les capitaux libres se réfugient sur les ersatz de deutsche mark que constituent le Bund et le Schatz,

Document 6 :

Des taux négatifs, ça n’existe pas, c’est inconcevable, inimaginable, impensable, évidemment.

Tout va toujours très bien dans la zone…

Les dirigeants italiens au pouvoir qui bénéficient d’un large soutien de leurs électeurs (la Liga recueille 30 % des intentions de vote contre 15 % obtenus lors des dernières élections, le Mouvement 5 étoiles restant au même niveau de 30 % dans les sondages actuels), sont manifestement prêts et en position de force pour affronter les Junk(er)s de la nomenklatura de la zone, surtout qu’ils savent très bien que les Italiens seraient plus riches en quittant cette zone monétaire contre nature.

Complément : tout va très vite ! Une heure plus tard (un peu avant 10 heures), le 10 ans est monté à un plus haut record de ce cycle de 3,776 % alors que le Bund était à 0,405 % soit un spread record à 337,10 points de base

Cliquer ici pour lire mon article précédent sur le même sujet.

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16 octobre 2018 12

Banques américaines, 3° trimestre 2018

Rédigé par dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Trois grandes banques américaines (des Etats-Unis) parmi les plus grandes (présentant un risque systémique) respectent parfaitement les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan avec un multiple d’endettement aux alentours de 10, Wells Fargo surperformant les autres avec un leverage de… 8,89 ! … en prenant en considération les rachats d’actions, ce qui donne l’image la plus fidèle possible de la réalité,

Document 1 :

2018 Q3Wells FargoCitigroupJPMorganBank of AmericaTotal
1 Assets1 872,981 925,172 615,182 338,838 752,16
2 Equity198,741177,969258,956262,158897,824
3 Deductions49,90745,8282,46197,772275,96
4 Treasury stock40,53839,67854,98135,196
5 Tangible equity189,372171,827231,475164,386757,06
6 Liabilities1 683,611 753,342 383,712 174,457 995,10
7 Leverage (µ)8,8910,210,313,2310,56
8 Core Tier 1 (%)11,259,89,717,569,47

C’est absolument parfait.

Le total de ces rachats d’actions effectués par ces trois grandes banques se monte (à la fin de ce troisième trimestre) à… 135 milliards de dollars !
Il s’agit là d’une réserve de capital considérable qui leur donnera la possibilité d’encaisser à l’avenir d’éventuelles nouvelles turbulences.

Autre atout : ces 135 milliards de dollars sont de l’argent gagné qui n’est pas mis en circulation et qui reste donc en valeurs mobilières et non pas en valeurs monétaires.

En effet, si ces banques n’avaient pas racheté leurs actions pour un tel montant, ces 135 milliards d’euros auraient dû être distribués sous la forme de dividendes (donc intégrés dans l’agrégat monétaire M1) et en disponibilités pour financer des investissements (donc intégrés dans l’agrégat monétaire M3-M2).
Ces rachats massifs d’actions empêchent donc la masse monétaire M3 d’augmenter intempestivement, ce qui en accélère la circulation et stimule donc la croissance du PIB !

Les Américains qui défendent (d’abord et avant tout) les intérêts de l’Amérique (c’est-à-dire des Etats-Unis), dont les dirigeants de ces grandes banques, gèrent subtilement ces banques et mènent en même temps (comme dirait l’Autre) une politique monétaire éminemment subtile que ne comprennent pas les innombrables idiots nuisibles qui les critiquent stupidement.

***

Tous les indicateurs étaient concordants : ces grandes banques américaines respectent parfaitement depuis un certain nombre d’années (après les grandes turbulences financières) les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan avec un multiple d’endettement aux alentours de 10 mais les leverages obtenus à partir des capitaux propres publiés ne le confirmaient pas !
En fait, ces données étaient et sont encore biaisées par ces rachats d’actions (dont personne n’en saisit l’importance) qui occultent la superforme de ces grandes banques américaines.

Ainsi se confirme ce que j’ai écrit à maintes reprises : les réglementations pondues par les socialistes (les Démocrates) à la suite des interventions de cet idiot nuisible de Paul Volcker n’ont aucune utilité.

Il a suffi que ce bon vieux Greenspan (alors qu’il n’était même plus Président de la Fed) édicte une nouvelle version de sa règle prudentielle d’endettement, à savoir que le total des dettes des banques ne doit pas dépasser 10 fois le montant de leurs (véritables) capitaux propres, pour que les dirigeants des grandes banques américaines s’y plient (en toute discrétion par l’intermédiaire de ces rachats d’actions) de façon à ce que ces banques redeviennent fiables afin que l’Amérique garde son leadership sur le monde.

Et ça marche parfaitement bien comme le montre clairement l’évolution du leverage de Citigroup depuis le début des années 2000 !

Document 2 :

[Le leverage des trois derniers trimestres de Société générale correspond à une nouvelle série donnant mieux une image fidèle de la réalité car les prêts sont corrigés des créances dites douteuses.]

Cerise sur le gâteau, ou subtilité supplémentaire : les Américains (ceux qui défendent les intérêts de l’Amérique) ne font rien pour faire adopter cette règle prudentielle d’endettement et ils laissent les banksters européens s’engluer dans leurs erreurs en admettant des modalités de calcul de leverage basées sur les actifs dits pondérés des risques qui ne donnent pas une image fidèle de la situation des banques.

Ainsi, la vieille Europe est irrémédiablement plombée par ses banksters qui imposent leurs lois et les malheureux Euro-zonards ne comprennent même pas pourquoi ni comment ils en sont les premières victimes.

Pour rappel, à ma connaissance, je suis le seul, à avoir mis en évidence le fait que les grandes banques américaines respectent effectivement cette règle prudentielle d’endettement… ce qui est bien connu de beaucoup d’Américains qui ne divulgue rien à ce sujet.

***

Les banques américaines n’ont plus respecté cette règle prudentielle d’endettement au début des années 2000 et la situation est devenue incontrôlable à partir du moment où leur leverage a dépassé 20.
En pareilles circonstances, cela signifie qu’il y avait dans les banques américaines des actifs (de l’argent) qui n’aurait pas dû s’y trouver.
Cet argent indu était donc en circulation aux Etats-Unis, ce qui a été la source de cette hypertrophie monétaire qui s’est développée via les crédits hypothécaires dits sub-prime.

Pour faire éclater cette bulle monétaire, le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke et ses acolytes ont flingué sans préavis à bout portant pour l’exemple la banque des frères Lehman, en précisant qu’ils avaient encore des munitions…
Tous les banksters ont vite compris et ils ont fait retomber très rapidement le leverage de leurs banques à 10 comme l’atteste Citigroup (cf. document 2), ce qui a provoqué la Grande Récession mais, une fois les fondamentaux restaurés, la croissance est repartie magistralement jusqu’à nos jours.

Dans la zone euro, les banksters ont réussi à survivre grâce à la nomenklatura dont ils font partie, sans respecter la règle prudentielle d’endettement, ce qui provoque comme aux Etats-Unis une hypertrophie monétaire mais plus importante encore.
Tant qu’elle n’éclatera pas, la situation empirera et lorsqu’elle éclatera, elle aura des conséquences pires que celles de la Grande Récession
.

***

Seule Bank of America gâche le tableau avec un leverage trop fort mais qui est nettement inférieur à ceux des autres banques, en particulier européennes.
Bank of America, qui a dû verser… une quarantaine de milliards de dollars pour éviter des condamnations ! … subit encore les conséquences de sa gestion par ses banksters qui n’ont jamais été condamnés.

La solution qui a été adoptée aux Etats-Unis, à savoir obliger les banques à payer de lourdes amendes pour éviter des condamnations par des tribunaux, n’est pas bonne car des banques comme Bank of America se trouvent maintenant privées de dizaines de milliards de dollars (en capitaux propres) qui les fragilisent.
Il aurait été préférable de condamner ces banksters à des peines de prison car ce ne sont pas les banques qui ont fait des opérations condamnables mais les banksters.

Cependant, ils sont encore très puissants et très influents. Les électeurs américains n’ont jamais pu obtenir que les élus au Congrès élaborent des lois les condamnant.
Par ailleurs, le Donald pourtant très volontariste et très puissant n’a jamais rien fait contre les banksters…

Tout est simple.

Cliquer ici pour lire mon article précédent sur les banques américaines (2° trimestre 2018).

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15 octobre 2018 4

Bank of America 3° trimestre 2018

Rédigé par dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Bank of America redescend brutalement de la troisième marche du podium du classement des Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales (Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs), avec un leverage réel de 13,23 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 7,56 % en détérioration par rapport aux trimestres précédents,

Document 1 :

Bank of America2017 Q42018 Q12018 Q22018 Q22018 Q3
1 Assets2 281,232 328,482 291,672 291,672 338,83
2 Equity267,146266,224264,216264,216262,158
3 Preferred stock29,73432,44530,39330,39328,821
4 Goodwill68,95168,95168,95168,95168,951
5 Tangible equity168,461164,828164,872164,872164,386
6 Liabilities2 112,772 163,652 126,802 126,802 174,45
7 Leverage (µ)12,5413,1312,912,913,23
8 Core Tier 1 (%)7,977,627,757,757,56

Sommes en milliards de dollars.

Bank of America ne fait pas état de rachats d’actions, ce qui l’éloigne des performances des trois autres grandes banques américaines qui ont des leverages parfaits.

Document 2 :

Cependant, il est vraisemblable que Bank of America conserve la quatrième place dans le classement des G-SIFIs.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Document 3 :

Bank of America, comme les autres banques américaines enregistre les prêts à leur juste valeur à l’actif, ce que ne font pas du tout les banques européennes !
Ainsi, les prêts accordés, sont enregistrés en net, Loans net of allowance à l’actif, c’est-à-dire en brut moins les provisions pour pertes, Allowance for loan losses.

Document 4 :

Comme je l’ai écrit précédemment, la comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

Cliquer ici pour lire le document financier de Bank of America d’où sont tirés ces chiffres.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur cette banque avec d’autres informations.

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15 octobre 2018 3

JPMorgan Chase & Co. 3° trimestre 2018

Rédigé par dans la rubrique Banques américaines, Leverage

JPMorgan Chase a publié son bilan à la fin de ce 3° trimestre passé.
Le passage de ces chiffres dans ma nouvelle grille d’analyse modifie là encore les conclusions erronées qui auraient pu être tirées d’analyses qui n’incorporeraient pas les incidences des rachats d’actions

D’abord, JPMorgan Chase ne respecterait pas les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un multiple d’endettement (mon µ, leverage en anglais) de 13,11 ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 7,63 % sans amélioration apparente par rapport aux trimestres précédents !

Document 1 :

JPMorgan (pub.)2017 Q32017 Q42018 Q12018 Q22018 Q3
1 Assets2 563,072 533,602 609,792 590,052 615,18
2 Equity258,382255,693256,201257,458258,956
3 Preferred stock17,05917,83417,6526,06827,764
4 Goodwill53,85554,39254,53354,53554,697
5 Tangible equity187,468183,467184,018185,323185,323
6 Liabilities2 375,612 350,132 425,772 404,732 429,86
7 Leverage (µ)12,6712,8113,1812,9813,11
8 Core Tier 1 (%)7,897,817,597,717,63

Sommes en milliards de dollars.

Cependant, il faut tenir compte que les dirigeants de JPMorgan Chase ont décidé de racheter pour… 4,151 milliards de dollars d’actions de la banque (54,980-50,829) grâce aux bénéfices réalisés, ce qui correspond à l’augmentation des actions d’auto contrôle (treasury stock) !

Document 2 :

En réintégrant ces rachats d’actions (treasury stock) dans les capitaux propres, le leverage tombe à… 10,30 ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 de… 9,71 % !

Document 3 :

JPMorgan (pot.)2017 Q32017 Q42018 Q12018 Q22018 Q3
1 Assets2 563,072 533,602 609,792 590,052 615,18
2 Equity258,382255,693256,201257,458258,956
3 Deductions70,91472,22672,18380,60382,461
4 Treasury stock37,98542,59545,95450,82954,98
5 Tangible equity225,453226,062229,972227,684231,475
6 Liabilities2 337,622 307,542 379,812 362,372 383,71
7 Leverage (µ)10,3710,2110,3510,3810,3
8 Core Tier 1 (%)9,649,89,669,649,71

C’est presque parfait !

La gestion des dirigeants de JPMorgan Chase est particulièrement subtile comme le montrent ces deux tableaux car, d’abord, la banque donne l’impression que le leverage se maintient apparemment à un niveau trop élevé, mais, en tenant compte des rachats d’actions (ce qui donne une image fidèle de la réalité) qui se montent à… 17 milliards de dollars depuis ces quatre derniers trimestres, que ce leverage fluctue très régulièrement aux alentours de la barre critique des 10 !

Ma grille d’analyse des banques ainsi complétée par l’incorporation des rachats d’actions (treasury stock) dans les capitaux propres donne d’excellents résultats qui permettent d’apprécier à leur juste valeur la santé de toute banque, ce qui est une innovation majeure que l’on ne retrouve nulle part ailleurs !

Le plus drôle est qu’aucun idiot inutile dans le genre journaleux, bonimenteur ou analyste patenté n’a compris la subtilité de la gestion de ces dirigeants des grandes banques américaines.

Par ailleurs, JPMorgan Chase publie un tableau aboutissant (par les mêmes moyens que les miens) quasiment aux mêmes résultats pour ce qui concerne le montant des capitaux propres tangibles, en se référant aux chiffres publiés (cf. document 1),

Document 4 :

Pour rappel, les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent entre autres Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC),

Comme je l’ai écrit précédemment, la comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

Tout est simple.
Cliquer ici pour lire les données du dernier trimestre de JPMorgan Chase.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur cette banque avec d’autres informations.

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15 octobre 2018 9

Citigroup 3° trimestre 2018

Rédigé par dans la rubrique Non classé

Citigroup a publié son bilan à la fin de ce 3° trimestre passé.
Le passage de ces chiffres dans ma nouvelle grille d’analyse modifie les conclusions erronées qui auraient pu être tirées d’analyses qui n’incorporeraient pas les incidences des rachats d’actions

D’abord, Citigroup ne respecterait pas les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un multiple d’endettement (mon µ, le leverage en anglais) de 13,57 ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 7,37 % en nette détérioration apparente par rapport aux trimestres précédents !

Document 1 :

Citigroup (pub.)2017 Q32017 Q42018 Q12018 Q22018 Q3
1 Assets1 889,131 843,061 922,101 912,331 925,17
2 Equity208,381181,487182,759181,059177,969
3 Preferred stock19,25319,25319,15619,03519,035
4 Goodwill27,07726,84427,10926,78726,785
5 Tangible equity162,051135,39136,494135,237132,149
6 Liabilities1 727,081 707,671 785,611 777,101 793,02
7 Leverage (µ)10,6612,6113,0813,1413,57
8 Core Tier 1 (%)9,387,937,647,617,37

Sommes en milliards de dollars.

Cependant, il faut tenir compte que les dirigeants de Citigroup ont décidé de racheter pour… 5,265 milliards de dollars d’actions de la banque (39,678-34,413) grâce aux bénéfices réalisés, ce qui correspond à l’augmentation des actions d’auto contrôle (treasury stock) !

Document 2 :

En réintégrant ces rachats d’actions (treasury stock) dans les capitaux propres, le leverage tombe à… 10,20 ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 de… 9,80 % !

Document 3 :

Citigroup (pot.)2017 Q32017 Q42018 Q12018 Q22018 Q3
1 Assets1 889,131 843,061 922,101 912,331 925,17
2 Equity208,381181,487182,759181,059177,969
3 Deductions46,3346,09746,26545,82245,82
4 Treasury stock24,82930,30932,11534,41339,678
5 Tangible equity186,88165,699168,609169,65171,827
6 Liabilities1 702,251 677,361 753,501 742,681 753,34
7 Leverage (µ)9,1110,1210,410,2710,2
8 Core Tier 1 (%)10,989,889,629,739,8

C’est presque parfait !

Après avoir failli déraper au-dessus des limites au premier trimestre 2018, les dirigeants de Citigroup ont pu restaurer une situation satisfaisante en faisant retomber le leverage au niveau de la barre critique de 10 !

Ma grille d’analyse des banques ainsi complétée par l’incorporation des actions d’auto contrôle (treasury stock) dans les capitaux propres donne d’excellents résultats qui permettent d’apprécier à leur juste valeur la santé de toute banque, ce qui est une innovation majeure que l’on ne retrouve nulle part ailleurs !

Le plus drôle est qu’aucun idiot inutile dans le genre journaleux, bonimenteur ou analyste patenté n’a compris la subtilité de la gestion de ces dirigeants des grandes banques américaines.

Par ailleurs, Citigroup publie un tableau ne donnant… jamais le montant des capitaux propres tangibles réels !

Document 4 :

Pour rappel, les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent entre autres Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC),

Comme je l’ai écrit précédemment, la comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

Citigroup va certainement conserver la deuxième marche du podium des grandes banques systémiques mondiales…

Cliquer ici pour lire le dernier rapport financier de Citigroup.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur cette banque.

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14 octobre 2018 2

Wells Fargo 3° trimestre 2018

Rédigé par dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Wells Fargo a publié son bilan à la fin de ce 3° trimestre passé.
Le passage de ces chiffres dans ma nouvelle grille d’analyse donne des résultats étonnants

D’abord, Wells Fargo respecte presque les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan à savoir un multiple d’endettement (mon µ, le leverage en anglais) de 11,58 ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 8,63 % exactement au même niveau au centième près qu’au 3° trimestre 2017 !

Document 1 :

Wells Fargo (pub.)2017 Q32017 Q42018 Q12018 Q22018 Q3
1 Assets1 934,941 951,561 915,391 879,701 872,98
2 Equity205,929206,936205,752205,188198,741
3 Preferred stock25,57625,35826,22725,23723,482
4 Goodwill26,58126,58726,44526,42926,425
5 Tangible equity153,772154,991153,08153,522148,834
6 Liabilities1 781,171 796,571 762,311 726,181 724,15
7 Leverage (µ)11,5811,5911,5111,2411,58
8 Core Tier 1 (%)8,638,638,698,898,63

Sommes en milliards de dollars.

Cependant, il faut tenir compte que les dirigeants de Wells Fargo ont décidé de racheter pour… 7,918 milliards de dollars d’actions de la banque (40,538-32,620) grâce aux bénéfices réalisés, ce qui correspond à l’augmentation des actions d’auto contrôle (treasury stock) !

Document 2 :

En réintégrant ces actions d’auto contrôle (treasury stock) dans les capitaux propres, le leverage tombe à… 8,89 ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 de… 11,25 % !

Document 3 :

Wells Fargo (pot.)2017 Q32017 Q42018 Q12018 Q22018 Q3
1 Assets1 934,941 951,561 915,391 879,701 872,98
2 Equity205,929206,936205,752205,188198,741
3 Deductions52,15751,94552,67251,66649,907
4 Treasury stock27,77229,89231,24632,6240,538
5 Tangible equity181,544184,883184,326186,142189,372
6 Liabilities1 753,401 766,671 731,061 693,561 683,61
7 Leverage (µ)9,669,569,399,18,89
8 Core Tier 1 (%)10,3510,4710,6510,9911,25

C’est absolument parfait !

La gestion des dirigeants de Wells Fargo est particulièrement subtile comme le montrent ces deux tableaux car, d’abord, la banque donne l’impression que le leverage se maintient apparemment à un niveau acceptable, puis, en tenant compte des rachats d’actions (ce qui donne une image fidèle de la réalité) que ce leverage s’améliore très régulièrement de trimestre en trimestre en tombant même nettement sous la barre critique des 10 !

Ma grille d’analyse des banques ainsi complétée par l’incorporation des actions d’auto contrôle (treasury stock) dans les capitaux propres donne d’excellents résultats qui permettent d’apprécier à leur juste valeur la santé de toute banque, ce qui est une innovation majeure… que l’on ne retrouve nulle part ailleurs !

Le plus drôle est qu’aucun idiot inutile dans le genre journaleux, bonimenteur ou analyste patenté n’a compris la subtilité de la gestion de ces dirigeants qu’ils vilipendent par ailleurs abondamment à la suite de dérapages passés aux conséquences négligeables.

Par ailleurs, Wells Fargo publie un tableau aboutissant par d’autres moyens que les miens quasiment aux mêmes résultats pour ce qui concerne le montant des capitaux propres tangibles,

Document 4 :

Pour rappel, les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent entre autres Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC),

Comme je l’ai écrit précédemment, la comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

Wells Fargo va certainement conserver la première marche du podium des grandes banques systémiques mondiales…

Cliquer ici pour voir les résultats de Wells Fargo pour ce dernier trimestre.
Cliquer ici pour voir mon article précédent sur cette banque avec d’autres informations.

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14 octobre 2018 10

Banquiers / banksters : grille d’analyse

Rédigé par dans la rubrique Banques

Comment évaluer la fiabilité des banques ?
Comment distinguer les banquiers sérieux des banksters ?
Comment séparer le bon grain de l’ivraie ?

Pour Alan Greenspan, la réponse est simple (tout est simple, mais pas simpliste) : le total des dettes des banques ne doit pas dépasser 10 fois le montant de leurs capitaux propres.
Le rapport entre le total de leurs dettes et (sur) le montant de leurs capitaux propres est le multiple d’endettement, le leverage en anglais qui doit donc être inférieur à 10, son inverse (en pourcentage), le ratio Core Tier 1 devant être supérieur à 10 %
.
C’est là une norme, c’est-à-dire une règle prudentielle de bonne gestion qui s’impose.

Le problème est alors de déterminer le montant des véritables capitaux propres des banques car les banksters ont des groupes de pression très influents qui réussissent à faire la loi, leurs lois, qui les autorisent à publier des capitaux propres, des leverages et des ratios qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité

Pourtant, a priori, la solution de ce problème est simple : les actifs des banques (assets) sont financés par l’argent qu’elles ont, c’est-à-dire leurs capitaux propres (equity) et par l’argent qu’elles n’ont pas mais qu’elles empruntent, c’est-à-dire des dettes (liabilities).
En anglais, le mot passif n’existe pas : les actifs ne peuvent être financés que par des capitaux propres et des dettes (formant le passif en français) sous l’intitulé en anglais de liabilities and equity (dettes et capitaux propres).

C’est simple, trop simple pour les banksters qui ont introduit tant de complexité que beaucoup de gens, et non des moindres, sont incapables d’évaluer correctement la fiabilité des banques.

***

Le point de départ pour déterminer le véritable montant des capitaux propres d’une banque est le montant des capitaux propres parts du groupe (stockholder’s equity) qui est toujours publié.
Pour le déterminer, il faut partir du total des capitaux propres (common equity ou total equity) et en retrancher le montant des intérêts minoritaires (noncontrolling interests) qui correspondent à des capitaux qui appartiennent à des actionnaires dits minoritaires c’est-à-dire de filiales dont la banque ne possède pas la majorité des actions.

Document 1 :

Cependant, les banksters ont réussi à concevoir et à faire admettre par les autorités comptables des titres hybrides comme par exemple les actions de préférence (preferred stock) qui sont comptabilisées dans les capitaux propres du fait de leur dénomination mais qui sont des actions sans droits de vote dont la rémunération est fixée non pas en fonction des bénéfices mais en pourcentage du montant de ces actions, ce qui les apparente en fait à des obligations, d’autant plus qu’en cas de faillite, leurs titulaires sont remboursés préférentiellement, d’où leur nom, c’est-à-dire avant les actionnaires ordinaires et même avant certains autres créanciers obligataires.

Les Contingent Convertibles (CoCos), les titres subordonnés et autres sont des titres hybrides du même genre que les actions de préférence qui doivent être déduits du montant des capitaux propres parts du groupe (stockholder’s equity) pour se rapprocher de la détermination du montant des véritables capitaux propres des banques.

Ensuite, il faut soustraire de ce dernier montant les actifs dits intangibles qui sont des actifs à distinguer des… actifs tangibles qui seuls sont des actifs réels (dont la réalité est indéniable).
Ces actifs intangibles (intangible assets), survaleurs ou écarts d’acquisition (goodwill) sont en fait des actifs qui ont une très forte probabilité (ou une quasi-certitude) d’être surévalués mais dont la valeur réelle au moment d’établir le bilan n’est pas constatée, donc pas comptabilisée en pertes
.

Dès lors, le montant réel des capitaux propres obtenu correspond à ce qu’on appelle les capitaux propres tangibles (tangible equity) qui permettent enfin de calculer le multiple d’endettement réel (leverage) d’une banque qui est censé donner une image fidèle de la réalité.

Cependant, les dirigeants des banques bien gérées qui font de confortables bénéfices ont pris l’habitude de racheter une partie de leurs actions, ce qui représente parfois des sommes importantes.
Ces rachats d’actions sont comptabilisés dans le poste treasury stock (actions d’autocontrôle).

Pour donner une image fidèle de la réalité des capitaux propres tangibles réels, il faut donc réintégrer ces actions d’autocontrôle (treasury stock) dans les derniers chiffres obtenus, ceux des capitaux propres tangibles ce qui permet d’obtenir enfin le véritable leverage des banques !

Ces actions d’autocontrôle sont comptabilisées en diminution des capitaux propres tangibles tant qu’elles ne sont pas réintroduites sur les marchés mais les dirigeants des banques peuvent bien entendu les réintégrer dans les capitaux propres en cas de nécessité.
Elles ont l’avantage de doper les cours des actionnaires ordinaires.

***

Les banksters profitent du manque de culture financière de la population en matière bancaire et de leur influence déterminante sur les autorités bancaires et sur la nomenklatura au pouvoir pour enduire dans l’erreur à l’insu de leur plein gré tout le monde en publiant des données, des leverages et des ratios qui ne donnent pas une image fidèle de la réalité.

Pour l’essentiel, ils se basent au départ non pas sur le total des actifs mais sur les actifs dits pondérés des risques qu’ils obtiennent à la suite de règles absconses qui ne donnent pas de résultats fiables.
Ainsi par exemple, aucune des données publiées par Citigroup ne correspond à cette grille d’analyse !

Document 2 :

Il est pourtant simple de décrypter ces manips en utilisant cette grille d’analyse afin d’évaluer la fiabilité des banques, de distinguer les banquiers sérieux des banksters et de séparer le bon grain de l’ivraie.

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