23 juin 2018 3

Taux : en attendant l’€-crash

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans (le spread) continue à baisser, mais par une suite de paliers et de décrochages comme si certains investisseurs essayaient, en vain, de bloquer sa descente inexorable, les forces du marché les obligeant à capituler après quelques jours de résistance,

Document 1 :

Cette résistance a des limites : un décrochage brutal peut intervenir à tout moment et ce spread peut tomber rapidement en territoire négatif

Document 2 :

comme à l’été 2011 ou en janvier 2016 quand les rendements du 10 ans ont chuté en quelques semaines,

Document 3 :

Jusqu’à présent, les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans évoluent plus ou moins en parallèle après avoir passé un point de retournement…

Document 4 :

précédant un point d’inflexion de la courbe du spread avant le plus bas du cycle en attendant sa remontée,

Document 5 :

L’évolution de ces rendements peut être cassée à tout moment par la baisse brusque du 10 ans provoquée par un regain de tensions dans la zone euro, principalement sur les rendements des mauvais bons du Trésor italien,

Document 6 :

Jeudi 21, deux membres de la Ligue, fortement hostiles à cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro ont été nommés à la tête de deux commissions parlementaires importantes : Alberto Bagnai à celle des Finances du Sénat et Claudio Borghi à celle du Budget à l’Assemblée, ce qui a fait remonter les rendements mauvais bons du Trésor italien d’une façon significative,

Document 7 :

La poudrière italienne peut exploser à tout moment comme cela s’est déjà produit, mais l’euro-système ne pourra pas s’en sortir,

Document 8 :

Cerise sur le gâteau dont personne ne parle : les rendements des mauvais bons du Trésor français ont décollé, emporté par le même mouvement,

Document 9 :

Festina lente, plus ou moins lentement…

22 juin 2018 7

Agrégats monétaires pour les nuls : leçon de monétarisme des Américains, compléments…

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France, Monétarisme

Une fois de plus, quelques compléments s’imposent à mon article précédent, surtout pour les idiots inutiles qui n’admettent pas que je puisse avoir raison contre les nuls de la Banque de France et les super nuls de la BCE

Pour rappel, pour toute personne normalement constituée (c’est-à-dire pour tout le monde sauf les nuls de la Banque de France et les super nuls de la BCE, et les idiots inutiles qui leur font confiance aveuglément), l’agrégat monétaire M1 est constitué d’une part des billets qui se trouvent dans les portefeuilles des particuliers et d’autre part des dépôts sur leurs comptes courants (Total Checkable Deposits), à l’instar de ce que publie la Fed,

Document 1 :

Le deuxième agrégat monétaire, connu sous la forme M2-M1 est constitué de la masse des dépôts dans les caisses (ou les comptes) d’épargne à l’instar de ce que publie là encore la Fed,

Document 2 :

Comme je l’ai écrit précédemment, les nuls de la Banque de France s’obstinent à publier des chiffres de M1 d’une part qui n’incluent pas les billets en circulation et d’autre part qui incluent les trésoreries des entreprises, ce qui constitue une double faute !

Document 3 :

Nuls, nuls, archi nuls, irrémédiablement nuls et jugés nuls. Zéro éliminatoire.
Ils ne comprennent rien, absolument rien aux notions les plus élémentaires en matière monétaire
!

Je suis désolé, j’ai raison, une fois de plus (après mes analyses du bilan de la Banque de France et de Target 2 entre autres) contre tous ces gens-là qui ne sont capables que de répéter en boucle et écrire en copier-coller les mêmes erreurs (… disons pour être gentil).

Hier soir (heures françaises), la Fed a publié les chiffres des agrégats monétaires arrêtés au lundi 11 juin qui montrent que les Américains ont augmenté leurs dépôts d’épargne de 69,8 milliards de dollars par rapport à la semaine précédente, et donc diminué leurs disponibilités (en fait la masse de leurs comptes courants) de 51,8 milliards,

Document 4 :

Ainsi, les dirigeants américains, et en même temps (comme dirait l’Autre !) tout le monde peut constater que les Américains craignent que les décisions du Donald sur les droits de douane aient des conséquences négatives sur leur situation à venir, mais le niveau de confiance reste quand même élevé,

Document 5 :

Malgré le risque d’€-crash, la croissance américaine reste sur une tendance haute proche de 3%,

Document 6 :

Tout est simple, sauf pour les idiots inutiles et les nuls qui le resteront irrémédiablement.

Cliquer ici pour voir le dernier communiqué de la Fed sur les agrégats monétaires.
Cliquer ici pour voir le dernier communiqué de la Banque de France sur les agrégats monétaires.
Cliquer ici pour lire mon article sur le jugement de la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris jugeant nuls la Banque de France et son gouverneur.

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21 juin 2018 19

Agrégats monétaires pour les nuls : leçon de monétarisme des Américains

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

La financiarisation des activités économiques et même humaines (pour une partie de plus en plus grande) se développe depuis un certain nombre d’années, ce qui signifie que l’argent qui circule joue un rôle proactif de plus en plus important.
Ainsi, la façon dont les gens utilisent leur argent se répercute sur la variation de la création de leur richesse, c’est-à-dire sur la croissance du PIB réel à venir

L’évolution de l’agrégat monétaire M1 (d’une semaine sur l’autre) aux Etats-Unis fait apparaitre clairement que l’amplitude des variations de l’argent immédiatement disponible dont disposent les particuliers (les ménages) est de plus en plus grande,

Document 1 :

Pour rappel, l’agrégat monétaire M1 est constitué d’une part des billets qui se trouvent dans les portefeuilles des particuliers et d’autre part des dépôts sur leurs comptes courants (Total Checkable Deposits).

En fait, les variations de M1 sont essentiellement imputables à celles des dépôts sur ces seuls comptes courants des Américains,

Document 2 :

Ainsi, il apparait qu’aucune création monétaire par la fameuse planche à billets ne se produit.

Avant la mise en faillite de la banque des frères Lehman, les Américains avaient relativement peu d’argent sur leurs comptes bancaires mais par la suite, les turbulences financières et la Grande Récession ont amené les banques à exiger que leurs clients aient davantage d’argent en dépôt sur leurs comptes courants, ou autre interprétation : les Américains ont regarni leurs comptes bancaires par précaution à cause d’un environnement anxiogène,

Document 3 :

Les chiffres des billets en circulation doivent être relativisés car les deux tiers au moins des grosses coupures (les billets de 100 $) le sont hors des Etats-Unis dans des mains qui ne sont pas toujours très propres.
Ainsi par exemple Saddam Hussein s’est réfugié dans son trou avec quelques cantines pleines de bons et véritables dollars des Etats-Unis car c’est la seule monnaie qui permet d’acheter quelque chose partout dans le monde, y compris des gens, c’est-à-dire des complicités mais ce n’est pas toujours suffisant pour que certaines personnes puissent survivre longtemps…

Cet agrégat monétaire M1 est ainsi clairement et facilement identifié.
C’est simple. Tout est simple.

Le deuxième agrégat monétaire est connu sous la forme M2-M1.
Il est constitué de la masse (M) des dépôts dans les caisses d’épargne.

Il formalise la volonté des Américains de constituer une épargne, dite de précaution, en vue de pouvoir affronter une situation financière difficile résultant par exemple d’une récession envisageable. Ils veulent donc pouvoir récupérer cet argent sans délai en cas de besoin.

Les variations de M2-M1 d’une semaine sur l’autre sont de plus en plus importantes, de l’ordre de 80 milliards de dollars parfois, comme M1,

Document 4 :

Le jeu interactif de ces deux agrégats est fondamental.

En effet, quand les Américains ont confiance en l’avenir, ils retirent des dollars de leurs comptes d’épargne pour les dépenser, donc en créditant au préalable leurs comptes bancaires.
M2-M1 diminue et M1 augmente
.

Et inversement : quand les Américains n’ont pas confiance en l’avenir, ils diminuent leurs dépenses et sortent des dollars de leurs comptes bancaires pour les placer sur leurs comptes d’épargne, M1 diminue alors et M2-M1 augmente.

La corrélation inverse (ou négative) entre les variations de M1 et de M2-M1 est bien claire et bien mise en évidence sur ce graphique,

Document 5 :

C’est simple. Tout est simple.

L’épargne des familles américaines (des Etats-Unis) est considérable : elle dépasse 10 000 milliards de dollars !

Document 6 :

Elle représente 52 % du PIB annuel courant, ce qui est largement supérieur à la norme : M2-M1 devrait fluctuer aux alentours de 40 % du PIB avec un maximum de 45 %,

Document 7 :

Plus de 2 000 milliards de dollars se trouvent donc en excès, par rapport aux normes, dans les comptes des caisses d’épargne.

Il est bien visible qu’à chaque crise les Américains augmentent significativement leurs dépôts dans les caisses d’épargne : d’abord après la faillite de la banque des frères Lehman, ensuite après la première €-crise qui s’est manifestée surtout en Grèce (printemps 2011), et enfin après la deuxième €-crise qui a débuté à l’été 2015.

Comme les caisses d’épargne sont obligées de conserver une grande partie des dépôts de leurs clients (car ils ont le droit de les retirer sans préavis), elles ne peuvent donc pas faire circuler une grande partie de ces 10 000 milliards de dollars.
Une bonne solution pour stimuler la croissance serait d’inciter les Américains à diminuer leur épargne soit en dépensant davantage, soit en investissant dans des valeurs mobilières ou immobilières, ce qui ferait circuler cet argent qui stagne inutilement dans les caisses d’épargne.

Le concept le plus pertinent est celui de la variation d’une année sur l’autre de l’agrégat M2-M1 qui montre un changement de comportement des Américains depuis l’élection du Donald : ils ont confiance en lui, ce qui se manifeste par une baisse de… l’augmentation de M2-M1,

Document 8 :

Cependant, l’instauration de droits de douane sur un certain nombre de produits importés aux Etats-Unis décidée par le Donald crée depuis début mai une hausse significative de cet indicateur, sans que ce soit inquiétant car l’augmentation de M2-M1 d’une année sur l’autre reste encore à un niveau très bas.

Comme la variation de la masse monétaire libre est inversement proportionnelle à celle du PIB réel, la croissance est et sera forte, du moins en faisant abstraction de l’€-crash à venir,

Document 9 :

Les courbes de tendance retenues ici sont des courbes polynomiales d’ordre 5 qui donnent une bonne image des phénomènes réels, sauf pour l’avenir proche car une baisse du PIB réel des Etats-Unis n’est pas envisageable du fait des conditions économiques endogènes.

Pour rappel, je définis la masse monétaire libre comme étant la différence entre la variation de l’agrégat M2-M1 et (moins) celle du taux de croissance du PIB réel.
En effet, ce qui est important, c’est la différence entre la variation de l’épargne des ménages et le taux de croissance du PIB réel : s’ils augmentent leur épargne davantage que leurs revenus réels, la croissance du PIB diminue.

Inversement, ce qui est le cas depuis le mois d’août 2017, les Américains diminuent globalement l’augmentation (d’une année sur l’autre) de leurs dépôts dans les caisses d’épargne (car le plein emploi est réalisé), ce qui fait baisser l’augmentation de la masse monétaire libre (celle de M2-M1 moins celle du PIB réel) qui est passée sous la barre critique des 2,5 % en tombant à zéro (et même exceptionnellement en territoire négatif) ce qui aurait dû se traduire par une croissance très forte du PIB réel (d’une année sur l’autre), mais ce qui ne s’est pas produit à cause du risque anticipé d’€-crash.

C’est simple (enfin presque). Tout est simple.

Un autre agrégat existe : M3-M2 qui correspond à la trésorerie des entreprises, en fait leurs dépôts en comptes courants.

Cependant, le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke en a fait supprimer la publication dès son entrée en fonction au poste de Président de la Fed de façon à ce que seuls lui et ses collaborateurs puissent disposer de ces données qui leur ont permis de maitriser la gestion puis l’éclatement de la bulle monétaire qui allait se développer dans cet agrégat.
Ainsi, les personnes extérieures à la Fed n’ont pas pu disposer de ces informations essentielles qui auraient pu leur permettre d’anticiper correctement ce qui allait devenir la Grande Récession.

Ces données sont donc tellement importantes (stratégiques même) dans le pilotage de l’économie américaine que la Fed n’en a jamais repris leur publication.

Ces informations relatives aux agrégats monétaires permettent aussi et surtout de maitriser leur évolution et donc de garder l’argent sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics, dixit Arthur, Laffer.

Comme je l’ai écrit maintes fois, les nuls de la Banque de France et les super nuls de la BCE n’ont aucune culture monétariste au point qu’ils sont incapables de calculer correctement les chiffres de M1.
Ils ne peuvent donc rien comprendre à l’évolution de la masse monétaire de la zone où s’est développée une hypertrophie considérable qui va aboutir à un €-crash difficilement gérable.

Nuls, ils sont nuls, irrémédiablement nuls, jugés nuls.

Cliquer ici pour lire mon article précédent sur ce sujet.

17 juin 2018 44

Agrégats monétaires de la zone euro pour les nuls (avril 2018)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

Une seule monnaie, l’euro, pour 19 pays indépendants et souverains ayant des niveaux et des gains de productivité différents les uns des autres est impensable, inimaginable, inconcevable… et pourtant, ça existe, encore
L’une des conséquences majeures d’une telle ineptie est une monumentale création monétaire qui se trouve plus précisément dans l’agrégat M1 qui se monte à 42,6 % du PIB annuel de la zone alors que ce ratio n’est que de 13 % aux Etats-Unis (en excluant les dollars qui se trouvent hors du territoire),

Document 1 :

Il faut bien remarquer qu’avant l’adoption de cette monnaie contre nature qu’est l’euro, M1 était de l’ordre de 17 % du PIB, comme aux Etats-Unis.
Tout a dégénéré dans l’ensemble de la zone à partir du moment où l’euro y a été adopté.

Pour rappel, l’agrégat monétaire M1 est constitué des billets en circulation et des dépôts à vue (alias les comptes courants bancaires) pour les seuls particuliers, en excluant les disponibilités des entreprises, ce que n’ont toujours pas compris les nuls de la Banque de France ni les super nuls de la BCE qui s’obstinent à tout mélanger parce qu’ils n’ont aucune culture monétariste.

M1 se monte à près de 4 500 milliards d’euros alors que le total de cet agrégat devrait se situer aux alentours de 1 500 milliards, ce qui correspond à une création monétaire de l’ordre de 3 400 milliards qui circulent donc dans la zone alors qu’ils ne devraient pas y être !

Document 2 :

Le pire est que la situation s’aggrave de mois en mois : M1 a augmenté de 43 milliards d’euros fin avril par rapport au mois précédent,

Document 3 :

L’essentiel de la création monétaire provient des dépôts des malheureux Euro-zonards sur leurs comptes courants qui se montent à presque un tiers du PIB alors que ce ratio n’est que de 8 % aux Etats-Unis !

Document 4 :

La création monétaire dans la zone ne provient pas dramatiquement de la fameuse planche à billets comme en Allemagne pendant les années 20.
Les billets en circulation ne représentent que 10 % du PIB de la zone alors que ce ratio devrait être de l’ordre de 5 %.

Toutefois, la moitié des billets en circulation, soit pour 1 122 milliards ne devrait pas y être, ce qui signifie que la planche à billets a imprimé pour 542 milliards qui ne devraient pas être dans les portefeuilles des Euro-zonards,

Document 5 :

Le plus grave est bien entendu que 3 800 milliards d’euros se trouvent sur les comptes courants des Euro-zonards alors qu’ils ne devraient y en avoir que 920 milliards, ce qui fait une création monétaire de… 2 852 milliards !

Une création monétaire importante s’est développée aux Etats-Unis au début des années 2000, mais dans l’agrégat M3-M2 et les autorités ont pris des mesures drastiques dès qu’elles ont pu le faire pour faire éclater cette bulle, ce qui a provoqué ce que les Américains appellent la Grande Dépression.
Une telle création monétaire a encore lieu dans cet agrégat M3-M2 du fait que les banques de la zone ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement, ce qui a certainement aussi des incidences dans cette création monétaire en M1.

Cependant, il est (plus que) probable que les aides dites sociales massives (la redistribution socialiste) soient la cause d’une grande partie de cette création monétaire en M1.
Dans l’état actuel des connaissances, il n’est pas possible d’élucider précisément toutes les causes de cette création monétaire, ce qui n’est pas préoccupant car l’essentiel est de bien identifier ce problème… ce que je suis le seul à faire, à ma connaissance du moins.

Cette création monétaire gigantesque en M1 dans la zone a pour effet de diminuer la croissance du PIB réel, avec pour conséquences en particulier un chômage important, car l’argent circule peu, ou pas rapidement, ce qui est un phénomène que personne ne comprend en dehors des (très rares) monétaristes…
Pour rappel, la circulation monétaire est l’inverse de ce ratio des agrégats monétaires sur le PIB.

La masse monétaire M3 de la zone dépasse le montant du PIB annuel alors que le maximum à ne pas dépasser est de 78 % de ce PIB,

Document 6 :

Là aussi, il faut bien remarquer que M3 représentait moins de 70 % du PIB avant l’adoption de l’euro.
L’existence des monnaies nationales permettait de maintenir l’argent sain dans chaque pays, ce qui n’est plus le cas depuis 20 ans.

Au total, M3 se monte à 12 000 milliards d’euros alors que cet agrégat devrait être de l’ordre de 9 000 milliards. La bulle monétaire est donc de 3 000 milliards, ce qui est considérable,

Document 7 :

A titre indicatif, la bulle monétaire qui s’est développée dans l’agrégat M3-M2 dans la zone à l’instar de celle qui s’est produite aux Etats-Unis n’a été que de 2 000 milliards d’euros !

Document 8 :

Pour faire éclater cette bulle monétaire dans la zone, il faudrait prendre des mesures qui auraient des conséquences encore plus dommageables que celles qui se sont produites aux Etats-Unis lors de la Grande Récession !

La répartition relative des agrégats monétaires tels qu’ils ressortent des chiffres publiés par les Marioles de la BCE montre que l’agrégat M2-M1 qui était dans les normes (40 % du PIB) avant l’adoption de l’euro est redescendu à 35 % car les malheureux Euro-zonards ne peuvent plus épargner normalement,

Document 9 :

Pour rappel, l’agrégat M2-M1 correspond aux dépôts a priori dans les caisses d’épargne, c’est-à-dire à des placements d’épargne récupérable sans préavis.

M3-M2 correspond à la trésorerie globale des entreprises (à leurs dépôts en compte courant, c’est-à-dire à leurs disponibilités).
A priori, les chiffres de cet agrégat ne doivent pas donner une image fidèle de la réalité car beaucoup de gestionnaires de trésoreries d’entreprises placent une grande parte de leurs disponibilités hors de la zone euro, en particulier en Suisse de façon à bénéficier de bons francs helvètes après un €-crash bien anticipé.

En effet, 474 milliards de francs suisses sont comptabilisés dans les comptes de virement des banques en Suisse d’après les chiffres publiés par la BNS, leur évolution montre clairement qu’il s’agit là de capitaux qui fuient la zone de tous les dangers en profitant des facilités de transferts qu’offre la zone SEPA,

Document 10 :

Tout est simple.
Les malheureux Euro-zonards ne vont pas tarder à se prendre une gigantesque baffe sans avoir su d’où elle venait !
Le manque de culture monétariste est létal.

Pour rappel : l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics dixit Arthur, Laffer.

Cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet qui donne des explications complémentaires qu’il faut connaitre et que je ne reprends pas ici.
Cliquer ici pour accéder aux chiffres des agrégats monétaires publiés par la BCE.
Cliquer ici pour lire mon article sur le jugement de la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris jugeant nuls la Banque de France et son gouverneur.

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16 juin 2018 9

Yield Spread 10-2y et €-crash : interferences et manipulations…

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans, le Yield Spread 10-2y est resté hier 15 juin en clôture au même niveau que celui de la veille à 37,2 points de base après avoir fluctué en cours de séance jusqu’à 33,8 points de base,

Document 1 :

En effet, cet écart a atteint 33,8 points de base à 9 h 48 locales, soit une baisse de plus de 3 points de base dans la séance (indiqué en étoile sur le document précédent) comme l’atteste cette copie d’écran du Wall Street Journal !

Document 2 :

En fin de séance, les rendements des Notes à 2 ans ont varié anormalement fortement : à 16 h 10, ils étaient à 2,582 %…

Document 3 :

… et les rendements des Notes à 10 ans étaient à 16 h 12 locales à 2,921 % ce qui fait un spread encore à 33,9 points de base,

Document 4 :

Tout se passe comme si on voulait cacher l’importance de la baisse de ce spread, donc la gravité de la situation car, avec une baisse de 3 points de base par jour, le spread est quasiment à zéro en deux semaines !

Pour rappel : les rendements des Notes à 10 ans baissent à cause des risques de l’€-crash et de la montée des taux de la Fed aboutissant à un spread à zéro et ensuite à une inversion de la courbe des taux préludant à une récession aux Etats-Unis,

Document 5 :

La chute de ce spread pourrait donc se produire plus rapidement que ce qui est suggéré par le petit plongeon de ces derniers jours tel qu’il apparait sur ce graphique utilisant toujours les données en fin de séance du Wall Street Journal,

Document 6 :

Ce qui est important, c’est le début de la baisse des rendements des Notes à 10 ans qui provient de la hausse logique des taux de la Fed (en considération de la croissance et des bons fondamentaux aux Etats-Unis) qui fait baisser rapidement le spread, en concordance avec la prise en considération de l’€-crash à venir qui se voit très clairement sur les bandes de fluctuations que j’ai tracées,

Document 7 :

Tout va bien, tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

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15 juin 2018 19

Yield Spread 10-2y et €-crash : interferences…

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Comme je l’ai écrit depuis… un certain temps, l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans, le Yield Spread 10-2y continue à baisser en atteignant un point très bas hier 14 juin en clôture,

Document 1 :

En séance, cet écart a même atteint 34,2 points de base, soit une baisse de 6 points de base dans la séance par rapport à la précédente (point indiqué en étoile sur le document précédent) !

Document 2 :

La tendance de ce spread est toujours baissière. La baisse peut s’accélérer comme en août 2011. Elle était de l’ordre de 5 points de base par jour pendant une quinzaine de jours.
En 8 jours de bourse, le spread peut atteindre le zéro
(données du Wall Street Journal actualisées au 15 juin vers 10 h.),

Document 3 :

Le point d’interrogation que j’ai mis pour les semaines à venir peut se transformer en point d’exclamation !

Document 4 :

Tout se passe comme je l’avais anticipé…
Les rendements des Notes à 10 ans baissent à cause des risques de l’€-crash et de la montée des taux de la Fed aboutissant à un spread à zéro et ensuite à une inversion de la courbe des taux préludant à une récession aux Etats-Unis,

Document 5 :

Les interférences entre les bons fondamentaux américains et cette monnaie contre nature qu’est l’euro produisent un cocktail explosif plus puissant que le Molotov !

Les rendements des bons à 10 ans des Trésors européens repartent dramatiquement à la baisse, y compris ceux des petits Suisses qui reviennent en territoire négatif, ceux du Schatz étant toujours négatifs,

Document 6 :

Tout va bien, le Mariole de la BCE est satisfait de lui ainsi que les malheureux Euro-zonards inconscients.

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14 juin 2018 10

Target 2 pour les nuls de la Banque de France et pour les super nuls de la BCE

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France, Monétarisme

A la suite de mes articles précédents, tout le monde a bien compris qu’utiliser les données de Target 2 pour prétendre que les Italiens devaient 439 milliards d’euros à la Buba (d’après les chiffres à fin décembre 2017) est une ineptie, une histoire de fous.

Tout le monde, c’est-à-dire toute personne sensée, a donc compris finalement que Target 2 est une arnaque, sauf les nuls de la Banque de France et les super nuls de la BCE.

Ceux de la Banque de France, qui ont contesté mes analyses dans le passé, ont déjà été jugés nuls par la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris (cf. les informations en fin d’article).
Ils persistent dans leurs erreurs, maintenant au sujet de Target 2. Les Marioles de la BCE sont encore pires dans leur nullité.

Ils ne sont pas les seuls : les dirigeants de la Banca d’Italia osent publier un bilan montrant qu’ils financent l’achat de bons du Trésor (essentiellement) italien pour un total de… 445 milliards d’euros…

Document 1 :

… grâce à… 439 milliards de dettes (issues de Target 2) vis-à-vis de la Buba
!

Document 2 :

C’est un exploit remarquable qu’aucun grand cabinet d’audit n’ose certifier, évidemment.

Pour rappel, les nuls de la Banque de France n’ont jamais eu véritablement les moyens pour financer les 553 milliards d’euros de bons du Trésor français qui figurent dans leurs actifs,

Document 3 :

Il s’agit là du résultat d’une gigantesque cavalerie à grande échelle organisée par les Marioles de la BCE qui jouent sur le même jour de valeur pour comptabiliser les achats de ces titres et les dépôts en retour des banques qui les leur ont vendus.

La réglementation de Target 2 a été effectuée en respectant les règles relatives à l’organisation de l’euro-système mais ce sont les Marioles de la BCE qui les ont imaginées et finalisées sans que personne ne s’y soit opposé, surtout par ignorance de l’existence de cette tromperie.

Pour comprendre cette manip, il suffit de prendre un exemple simple et amusant…

Vous jouez avec un petit enfant et vous lui proposez un nouveau jeu qu’il ne connait pas : pile ou face.
Vous lui expliquez les règles, vos règles en fait : Pile je gagne, face tu perds !
D’accord, on joue ! dit le petit enfant… qui n’a pas compris la règle mais qui comprend vite qu’il s’est fait avoir.
C’est pas du jeu, je joue plus ! Na !

Cette arnaque de Target 2 est du même type que la mésaventure dont a été victime ce petit enfant qui a accepté des règles qu’il ne pouvait pas comprendre en fait.
Les dirigeants de l’€mpire germanique ont bien compris qu’en imposant ces règles de Target 2 que personne n’en comprendrait les conséquences et qu’en réalité, ils allaient gagner à tous les coups !

Comme je l’ai déjà écrit précédemment, Target 2 est légal mais pas légitime.
C’est l’équivalent d’une clause léonine (pour les contrats) : les Allemands se sont octroyé la part du lion au détriment de ces cochons de pays du Club Med qui se sont fait abuser.

En effet, l’évolution des balances des transactions courantes de la France et de l’Italie montre clairement que l’Allemagne gagne à tous les coups : pile, avec une telle balance positive pour l’Italie depuis mars 2013, d’après ces règles, les Italiens devraient payer 439 milliards à la Buba et, face, avec une telle balance négative pour la France, les Allemands coulent l’industrie française en pillant les entreprises encore rentables, comme Alstom par exemple.

Document 4 :
Hors de l’euro-système, les excédents de la balance des transactions courantes de l’Italie permettraient de dégager des capitaux s’investissant à l’étranger (car une balance des paiements est toujours équilibrée, comme un bilan), ce qui enrichirait les Italiens au lieu de les appauvrir comme c’est le cas actuellement.

Hors de l’euro-système, les déficits de la balance des transactions courantes de la France obligeraient les Français à adopter des réformes pour améliorer la productivité globale, ou, sinon, le franc français plongerait, ce qui reviendrait au cas précédent, à savoir, obliger les Français à adopter des réformes…

Une monnaie est… une monnaie ! Une et indivisible. Une monnaie est celle d’une nation.
Ce sont là des principes irréfragables
. C’est comme ça, et pas autrement.

Un dollar des Etats-Unis, c’est 1 dollar (USD), qu’il ait son origine en Californie, en Floride ou ailleurs, pour tout le monde, pour les Américains (des Etats-Unis) comme pour tout le monde ailleurs.
Un euro est un euro, qu’il ait son origine en Italie, en Allemagne ou ailleurs, etc

***

Comme la Banque de France en tant que telle et son Gouverneur ont déjà été jugés nuls (par rapport à mes analyses), pour ne pas subir un nouvel affront, un sous-marin de la Banque de France s’est manifesté en commentaires sur mon premier article au sujet de Target 2, confirmant leur nullité et la super-nullité de leurs homologues de la BCE dont Vincent Brousseau qui a fait partie de cette BCE et qui est le spécialiste en la matière dans la bande d’Asseline No !

Reproduction de ces commentaires :
L’Euro est effectivement une monnaie commune et non pas unique. Il y a bien consolidation au niveau des Banques Centrales Nationales. Cet article de JP Chevallier est complètement erroné.

Puis un autre commentaire :
Divergence totale, oui. Cet article de JPC est totalement erroné.
L’euro est-il une monnaie commune ou une monnaie unique
? (cliquer ici)
Le crépuscule de l’euro == TARGETS : LE DÉGEL DE LA PENSÉE – par Vincent Brousseau (cliquer ici)
Ce que doit à ses consœurs une banque centrale qui quitte l’euro : La prime de sortie – Vincent BROUSSEAU (cliquer ici)
Pourquoi l’euro est condamné – Analyse de Vincent Brousseau (cliquer ici)

Cliquer ici pour voir mon article sur Target 2 où se trouvent les commentaires de ce sous-marin de la Banque de France qui n’a plus refait surface par la suite.

Cliquer ici pour voir mon article relatant que la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris a donné suite aux conclusions de… nullité (!) de mon avocat en déclarant… nulle la citation directe de la Banque de France et de Christian Noyer (son gouverneur) qui m’avaient poursuivi pour diffamation à la suite de mes articles montrant que la Banque de France avait perdu en réalité 31,942 milliards d’euros en 2013 alors qu’elle a publié 2,441 milliards d’euros de bénéfices.

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14 juin 2018 7

Fed / €-crash

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Les membres du FOMC ont relevé hier 13 juin le taux de base de la Fed, ce qui ne constitue pas une surprise, mais les mauvais investisseurs panurgistes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui changent de position d’un instant à l’autre en fonction des rumeurs, c’est-à-dire de ce que disent les autres, ont provoqué des mouvements erratiques très importants sur les rendements des Notes à 10 ans

Document 1 :

ainsi que sur ceux des Notes à 2 ans,

Document 2 :

En conséquence, l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans, le Yield Spread 10-2y a beaucoup fluctué et il a terminé la séance à 40,2 points de base selon les chiffres fournis par le Wall Street Journal…

Document 3 :

Aujourd’hui 14 juin, les rendements et ce spread ont encore baissé, à 38,9 points de base et même à 38,3 d’après Tradingview.

Ce spread continue inexorablement à baisser sur sa tendance longue avec pour objectif le zéro de tous les dangers et des valeurs négatives annonciatrices de l’€-crash,

Document 4 :

Le cycle baissier de ce spread se poursuit donc normalement, en considération, non pas des caractéristiques de l’économie américaine, mais du risque de l’€-crash qui provoquera par contagion une récession aux Etats-Unis,

Document 5 :

La situation dans la zone euro peut dégénérer très rapidement et entrainer une chute vertigineuse des rendements des Notes et de leur spread 10-2y comme cela s’est produit en août 2011,

Document 6 :

Comme je l’ai marqué sur mes graphiques depuis un certain temps, les membres du FOMC vont continuer à relever leur taux de base, ce qui va encore aggraver la situation dans la zone euro.
En effet, les Marioles de la BCE vont avoir beaucoup de difficultés pour gérer cet écart important entre leur taux de base et celui de la Fed,

Document 7 :

Tout est simple.

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12 juin 2018 20

Target 2 pour les nuls et pour les super nuls, et Italexit

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

Quelques rappels et compléments s’imposent encore à propos de cette histoire de fous (mais édifiante) qu’est Target 2 et d’une façon générale de cet euro-système…

Comme je l’ai déjà écrit, quand des Italiens achètent des produits made in Germany, l’argent qui se trouvait sur leurs comptes bancaires (italiens) est transféré par différents intermédiaires pour arriver finalement à ceux de leurs fournisseurs allemands.
Il en est de même pour tout transfert d’argent d’Italie vers l’Allemagne, quelle qu’en soit la raison
.

C’est simple, tout est normal, tout le monde comprend.

Non ! Parce que les dirigeants de l’euro-système ont conçu une usine à gaz, c’est-à-dire un ensemble de réglementations absconses qui aboutissent à des situations qui sont en dehors de toute réalité et de toute logique économique, financière et monétaire.

Ces dirigeants ne sont pas élus. Ils sont nommés par d’autres dirigeants, politiques, donc incompétents (surtout en matière monétaire).
Pire : ils ne sont même pas contrôlés ! En effet, il n’existe aucun organisme pouvant sanctionner leurs décisions ni remettre en cause les réglementations qu’ils adoptent en toute liberté, sous prétexte que toute banque centrale doit être indépendante selon les principes de la séparation des pouvoirs tels qu’ils sont conçus à notre époque, enrichis par les développements du… monétarisme !

Ainsi, ils ont inventé ce système qui prétend que les Allemands, après avoir été payés (au niveau des fournisseurs), soient encore payés (au niveau de la Buba) par les Italiens !
Comme je l’ai déjà écrit, ils veulent non seulement le beurre, mais aussi l’argent du beurre, la crémière, sa fille et encore… que la Mannschaft gagne la coupe du monde !

La construction de l’euro-système est comparable au système économique qui a subsisté en URSS.
Ces deux systèmes sont le résultat des élucubrations sans fin d’apparatchiks qui forment une nomenklatura qui impose ses lois (léonines) à ses avantages, c’est-à-dire en s’appropriant la part du lion.

Target 2 n’est qu’un ensemble de données (en fait des statistiques) qui montre que l’euro-système est un aspirateur à richesses pompées par les pays qui ont les niveaux de productivité les plus élevés au détriment des pays les moins performants.

Comme le confirme l’étude de JPMorgan citée par ZeroHedge, non seulement les Italiens subissent les inconvénients de l’euro-système mais encore, ils auraient grandement avantage à récupérer leur souveraineté monétaire dans la mesure où leur balance des transactions courantes est positive depuis mars 2013, même avec un euro qui est surévalué pour eux.

70 % des électeurs italiens ont voté pour des partis qui ont en commun d’être opposés à cet euro-système mais ils ne comprennent pas clairement ces problèmes qui mettent en jeu des techniques qui leur sont peu familières mais que maitrisent fort bien Paolo Savona et d’autres.

Pour l’instant, Giovanni Tria, le ministre italien de l’Economie joue bien son rôle en affirmant clairement que les membres du gouvernement ne veulent pas sortir de l’euro-système, ce qui est indispensable pour… pouvoir le faire plus tard, à la mi-août par exemple.

Resteront alors les problèmes des dettes publiques avec quelques bonnes et mauvaises surprises et surtout ceux des banques italiennes qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement ni les règles comptables qui auraient dû être adoptées de façon à enregistrer les prêts à leur juste valeur, c’est-à-dire en net (en brut diminué des prêts dits non performants).

Paolo Savona qui connait bien les banksters italiens pourra peut-être trouver les solutions qui permettront alors à l’Italexit d’être une réussite car rester dans l’euro-système est de toute façon létal à terme et une trahison vis-à-vis des électeurs comme l’a montré Alexis Tsipras.

Compte tenu de ces analyses, le plus drôle est d’en tirer les conséquences au niveau du futur bilan de la banque centrale italienne, la Banca d’Italia.

Les 437,6 milliards d’euros de dettes (rubrique 9) correspondant à Target 2 doivent donc être retirés du passif de la Banca d’Italia car c’est de l’argent (sous forme de dettes) qui n’existe pas en réalité,

Document 1 :

Comme tout bilan est par définition équilibré, le même montant doit être retiré dans les actifs au niveau des titres que ces dettes ont permis de financer (!), rubriques 7 et 8,

Document 2 :

Dès lors, le bilan de la Banca d’Italia donnerait une image plus fidèle de la réalité que le bilan publié actuellement… qui n’est d’ailleurs pas certifié par une grande agence reconnue internationalement.

Le plus amusant est que ces 450 milliards d’euros (environ) de dettes du Trésor italien seraient alors effacés d’un coup de baguette magique !

De toute façon, l’euro-système est un ensemble d’absurdités qui n’a aucun rapport avec la réalité, comme ce fut le cas avec l’URSS avant son effondrement car dans l’état actuel, il est évident que la Banca d’Italia n’a jamais eu ces 450 milliards d’euros pour financer l’achat des bons du Trésor qui se trouvent comptabilisés dans ses actifs.
Il en est de même au niveau de la BCE : les 2 700 milliards d’actifs sous forme de titres (en très grande partie de bons de Trésors) n’ont été payés que par une gigantesque cavalerie.

En supposant que Paolo Savona puisse profiter de l’Italexit pour remettre en ordre les comptes des banques italiennes, elles seraient alors amenées à récupérer les 142 milliards d’euros qu’elles y ont déposés, rubrique 2,

Document 3 :

Une partie des prêts accordés par la Banca d’Italia seraient alors effacés pour le même montant, rubrique 5,

Document 4 :

L’Europe, c’est le foutoir dixit le Donald qui n’a pas besoin d’en rajouter beaucoup pour faire éclater cet euro-système contre nature, ce qui obligera l’actuel €mpire germanique à récupérer des deutsche marks qui seront alors correctement réévalués, ce qui contribuera à diminuer le déficit de la balance commerciale des Etats-Unis.

Cerise sur le gâteau, l’€-crash plombera durablement les Européens, ce qui est un des objectifs du Donald.

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10 juin 2018 33

Italexit, €-crash, marchés et monétarisme

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

Le Président de la République italienne a fait un coup d’Etat en refusant d’admettre que Paolo Savona puisse devenir ministre de l’économie en justifiant sa décision par un risque de déstabilisation des marchés, en particulier à cause de l’envol des rendements des mauvais bons du Trésor italien.

Il a eu triplement tort : d’abord, Paolo Savona est au gouvernement à une place où il pourra dire à la nomenklatura euro-zonarde ce qu’il en pense (ce qui risque d’être assez amusant), ensuite, parce que les bons à 10 ans du Trésor italien sont revenus à la clôture de vendredi 8 juin au même niveau record qu’ils avaient atteint le 29 mai, enfin parce que ses décisions (celles du Président de la République italienne) n’empêcheront pas l’Italie de sortir de l’euro-système dans un avenir désormais très proche,

Document 1 :

La hausse du 10 ans italien est fulgurante !

Document 2 :

Ainsi se confirme une fois de plus ce que j’ai écrit précédemment à maintes reprises, à savoir que l’€-crise va se précipiter en donnant en fait un €-crash.

Zoom sur la période la plus récente de façon à mieux voir l’évolution des rendements du 10 ans italien,

Document 3 :

L’écart en points de base entre les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor italien et ceux du Bund, le désormais fameux spread, a déjà atteint les niveaux de la période du paroxysme de l’€-crise de 2011,

Document 4 :

La France suit le même mouvement, à un étage inférieur, mais personne n’en parle !

Document 5 :

Tout va bien.

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