30 juin 2016 1

La chevauchée fantastique des Marioles de la BCE

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Europe

De mystérieuses et anonymes Zadministrations publiques ont encore généreusement prêté 45 milliards d’euros supplémentaires aux Marioles de la BCE vendredi dernier, 24 juin, pour pouvoir boucler leur bilan hebdomadaire, ce qui fait un total de… 332 milliards !

Document 1 :

L’augmentation de ces prêts est très forte depuis la mi-septembre 2015 et surtout depuis les turbulences de ce début d’année 2016.

Quelques petits rappels sont nécessaires pour comprendre les problèmes qui se posent ainsi mais dont personne ne parle…

Avant les grandes turbulences financières de 2008, les banques de la zone euro qui avaient des disponibilités excédentaires en fin de journée les prêtaient à celles qui avaient une position nette débitrice vis-à-vis de la BCE.
Le marché interbancaire fonctionnait alors normalement, mais après ces turbulences, les banksters, c’est-à-dire les dirigeants des banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement savent qu’il en est de même chez leurs concurrents.

Comme ils craignent de ne pas pouvoir recouvrer leurs créances à la suite de la défaillance de banksters débiteurs, ils ne leur prêtent plus leurs disponibilités.
Ils ne les prêtent qu’à la BCE qu’ils estiment plus sûre. Le marché interbancaire est donc bloqué.

Les Marioles de la BCE sont alors obligés de prêter des disponibilités aux banques qui en manquent pour éviter des faillites en chaine.
Ces prêts (rubriques 5 et 6 de l’actif) sont complétés par des rachats de titres (rubrique 7) auprès de ces banques qui obtiennent ainsi des disponibilités quasiment gratuitement dans le cadre du QE,

Document 2 :

Les banques de la zone ont donc les disponibilités nécessaires (pour ne pas être en position débitrice) qu’elles déposent en retour à la BCE (rubrique 2 du passif, 910 milliards d’euros vendredi dernier) mais ces dépôts ne suffisent pas à assurer l’équilibre du bilan des Marioles qui sont obligés de boucher le trou en demandant à de généreuses, mystérieuses et anonymes Zadministrations publiques déjà surendettées de leur verser les milliards nécessaires,

Document 3 :

Au total, ce sont plus de 2 000 milliards d’euros qui sont ainsi généreusement mis à la disposition des banksters ! … financés par 910 milliards de dépôts bancaires, 332 milliards de ces généreuses, mystérieuses et anonymes Zadministrations publiques et par… 1 082 milliards de billets émis par la fameuse planche des Marioles,

Document 4 :

Globalement, ça marche, ouf !

Document 5 :

Les Marioles de la BCE réussissent donc l’exploit de prêter plus de 2 000 milliards d’euros grâce à une cavalerie gigantesque qui consiste pour l’essentiel à prêter aux banques l’argent qu’elles déposent en retour en jouant sur les dates de valeur ! … en leur rachetant de plus ou moins mauvais bons de Trésors et en bénéficiant du financement de ces généreuses, mystérieuses et anonymes Zadministrations publiques qui sont très certainement des entités bancaires allemandes particulièrement discrètes.

Ainsi, plus de 3 000 milliards d’euros d’actifs dont certains sont particulièrement pourris…

Document 6 :

sont financés par cette grosse cavalerie et un empilement de dettes, les 476 milliards d’euros de capitaux propres ne servant qu’à équilibrer les autres rubriques,

Document 7 :

Pour l’instant, tout va bien, mais un jour ça finira mal dixit Benoît qui est un peu éCœuré.
Tout est simple.

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28 juin 2016 9

Barclays PLC 1° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

Le multiple d’endettement réel (sans pondérer les actifs !) de Barclays, mon µ, le leverage en anglais, était de 29,6 en cette fin de dernier trimestre, ce qui correspond à un ratio Core Tier 1 réel de 3,4 % sans amélioration par rapport aux trimestres précédents, encore beaucoup trop loin des règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan,

Document 1 :

Barclays PLC2014 Q42015 Q12015 Q22015 Q42016 Q1
1 Assets1 358,691 416,411 197,561 120,011 248,88
2 Equity59,44460,69359,20754,50556,854
3 Deductions13,10414,0112,38313,76415,996
4 Goodwill4,8874,854,832--
5 Tangible eq41,45341,83341,99240,74140,858
6 Liabilities1 317,241 374,581 155,561 079,271 208,02
7 Leverage (µ)31,832,927,526,529,6
8 Tier 1 (%)3,133,63,83,4

Sommes en milliards de livres.

La capitalisation boursière de 21 milliards de livres est très nettement inférieure à sa valeur à la casse, à savoir ses actifs tangibles de 40 milliards !

Barclays PLC publie des informations satisfaisantes qui permettent de donner une image fidèle de la réalité en mentionnant le montant des véritables capitaux propres conformément à la directive européenne CRD IV,

Document 2 :

Il faudrait augmenter le montant des capitaux propres de 73 milliards de livres ou diminuer le total des dettes de… 800 milliards ! (par cession d’actifs) pour respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %.

Document 3 :


Barclays PLC fait partie des 30 plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique, les G-SIBs (Global Systemically Important Banks) précédemment connues en tant que SIFIs (Systemically Important Financial Institutions) du Basel Committee on Banking Supervision (BCBS).
C’est la seule des trois grandes banques du Royaume plus ou moins Uni à ne pas avoir été sauvée par l’apport de milliards de livres par l’Etat.

Le plus drôle est qu’il y ait des gens pour s’étonner que les cours de ces big banks too big to fail puissent plonger à la moindre étincelle comme celle du Brexit et créer un certain désordre.

Cliquer ici pour lire les résultats de Barclays PLC d’où sont tirées ces données.

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27 juin 2016 12

Royal Bank of Scotland 1° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

A la suite de ses pertes gigantesques en 2008, d’après différentes sources d’informations concordantes, l’Etat (du Royaume-Uni !) a dû apporter… 45 milliards de livres à son capital en 2009, remboursés partiellement à ce jour, ce qui n’apparait jamais clairement dans les comptes publiés par la banque. Il reste majoritaire à hauteur de 73 % du capital.

Pour déterminer le véritable multiple d’endettement, il faut donc soustraire cette somme du montant des capitaux propres publiés, ce qui donne un leverage réel qui culmine à… 60 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 1,7 % !

Document 1 :

Royal Bk Scotland20122013201420152016 Q1
1 Assets1 312,301 027,881 051,02815,408882,93
2 Equity68,67858,74258,70953,43153,377
3 Deductions454542,85839,00538,965
4 Goodwill-----
5 Tangible eq23,67813,74215,85114,42614,412
6 Liabilities1 288,621 014,141 035,17800,982868,518
7 Leverage (µ)54,473,865,355,560,3
8 Tier 1 (%)1,81,41,51,81,7

Sommes en milliards de livres.

Le total des dettes dépassait 2 000 milliards de livres fin 2008 ! Il a été réduit par la suite. Cette banque est totalement hors normes !
Royal Bank of Scotland est déficitaire depuis ces dernières années et a accumulé 50 milliards de livres de pertes.

Document 2 :

Des actionnaires insensés devraient donc apporter encore 66 milliards de livres supplémentaires pour que Royal Bank of Scotland respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan !

Tout est simple, et une fois de plus, il ne faut jamais faire confiance à une banque et toujours bien analyser son bilan !

D’après ces chiffres, Royal Bank of Scotland est de loin la pire des banques mondiales à risque systémique (SIFIs) !
Les 5 millions d’Ecossais sont-ils conscients qu’ils devraient sauver seuls cette banque au cas où ils voteraient en faveur de leur indépendance ?
Leurs concitoyens du Royaume-Uni sont-ils conscients qu’ils doivent sauver cette banque ?
Le flegme britannique est devenu une passivité létale.

Cliquer ici pour voir le bilan de Royal Bank of Scotland d’où sont tirées ces données.

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27 juin 2016 3

Risques systémiques et taux

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

La pentification de la courbe des taux des bons du Trésor teuton est anormalement très basse, en territoire négatif jusqu’au Bund ! … ce qui était inimaginable et inconcevable avant les turbulences financières,

Document 1 :

C’est encore plusse pire pour les petits Suisses dont les taux sont négatifs jusqu’au 30 ans !

Document 2 :

Ces taux sont anormalement très bas au Royaume encore Uni, mais sur les 6 prochains mois seulement alors qu’ils sont à un niveau acceptable au-delà de cette échéance (ce qui pourrait contredire les prédictions d’effondrement systémique à partir de banques anglaises),

Document 3 :

Les désordres dans la vieille Europe tirent les taux américains vers le bas mais ils restent à des niveaux compatibles avec une croissance du PIB proche de son potentiel optimal sans inflation, ce qui permet à la Fed de maintenir des taux très bas qui favorisent tout le monde sauf les banques,

Document 4 :

Dans cette situation, les banques euro-zonardes qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement ont le plus grand mal à survivre.
Les Marioles de la BCE leur prêtent pourtant quasi gratuitement les centaines de milliards d’euros
(pour leur éviter de sombrer tout de suite) qu’elles replacent en presque totalité à la BCE (ce qui constitue une cavalerie gigantesque !), mais lors de l’accentuation des désordres comme c’est le cas en ce moment, certaines ne peuvent même plus replacer ces disponibilités à la BCE qui est alors obligée de réclamer en urgence quelques dizaines de milliards d’euros supplémentaires le vendredi soir pour boucler son bilan : + 66 milliards d’euros le 17 juin,

Document 5 :

Ce sont comme toujours de mystérieuses administrations publiques pourtant déjà surendettées qui ont apporté généreusement et miraculeusement 183,7 milliards d’euros à la BCE qui s’ajoutent à d’autres apports encore plus anonymes et mystérieux pour totaliser 287 milliards, histoire de combler ce petit trou (du Q€ !).

Tout va bien, aucun tsunami bancaire ne s’est produit.
Les cours de nos Gos Banques ne baissent que de 10 % car elles seront parmi les moins impactées par la débâcle bancaire, dixit le chef mécano de la Générale.

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27 juin 2016 10

Risques systémiques : la cata est là !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques, Europe, Leverage

Le Brexit fait mal mais ce sera pire dans un avenir très proche …

En effet, ce Brexit n’est en fait qu’un épiphénomène comme je l’ai déjà écrit.
Les risques principaux sont ailleurs : dans l’hypertrophie de l’agrégat monétaire M1 de la zone euro et dans les banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement, le mélange des deux accentuant le potentiel explosif.

Les bons spéculateurs, ceux qui voient juste et loin, ont déjà pris leurs positions depuis juin… 2007, cf. mes articles depuis lors, ce qui se voit entre autres dans l’évolution des rendements du Bund qui est maintenant arrivé en territoire négatif, ce qui était auparavant inimaginable et impensable.
Dès lors, on est dans l’inconnu. C’est une configuration sans antériorité. Tout peut se produire.

La première étincelle aura été ce Brexit qui a mis le feu à un dépôt de poudres mais il ne s’agit que d’un petit feu d’artifice car les véritables risques systémiques sont ailleurs : dans les big banks too big to fail qui ont un multiple d’endettement dépassant de loin les normes prudentielles édictées par ce bon vieux Greenspan, ainsi que dans de petites banques plus ou moins pourries comme en Italie.

Fred Rabeman, analyste technique émérite, prédit un €ffondrement majeur du système financier(une catastrophe) dans moins de deux semaines à partir du Royaume encore Uni et plus particulièrement de ses banques largement hors normes avec évidemment des conséquences particulièrement graves ailleurs dans le monde.

Il est difficile de prédire pour ma part à partir d’analyses fondamentales plus précisément un tel €ffondrement mais les prédictions de Fred Rabeman sont parfaitement en concordance avec les miennes maintenant non datées.
Comme nous avons eu raison lors de nos prédictions en avril, celles-ci ont une forte probabilité de se produire !

Les cours de nos Gos banques continuent de chuter mais il leur reste encore un potentiel de baisse très important.
Le big bang des big banks too big to fail devrait venir de celles du Royaume plus ou moins Uni, ce qui devrait faire un effet boule de neige redoutable et ce qui commence à se vérifier dès aujourd’hui…

Pour l’instant, tout va bien !
Carpe diem.

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27 juin 2016 4

Brexit et nations

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

Nigel Farage a de la suite dans les idées, et elles sont bonnes !

Ce Brexit n’est pas une victoire du populisme (ou d’un socialisme nationaliste) mais celle d’un libéralisme bien pensé dans le cadre de nations libres, indépendantes et souveraines mais largement ouvertes sur le monde.

En effet, surtout depuis la fin du XIX° siècle, l’économie se développe dans le cadre de nations c’est-à-dire de communautés homogènes regroupant des hommes qui expriment leur sentiment d’appartenir à une même nation et qui ont la volonté de vivre en commun en partageant une histoire commune, des institutions politiques centralisées, les mêmes lois et règlements, de mêmes usages et habitudes, une même monnaie et une même banque centrale (propre à leur nation !), etc.

Or, quid de ces populations qui vivent dans ces iles à l’Ouest de l’Europe ?
La réponse à cette question n’est pas simple…
Actuellement, deux nations existent officiellement, c’est-à-dire politiquement vis-à-vis de l’étranger : le Royaume Uni et l’Irlande (après une guerre d’indépendance contre l’Angleterre !) mais l’Irlande est aussi une ile divisée entre la partie Nord, l’Ulster faisant partie du Royaume Uni et la partie Sud, la République d’Irlande indépendante faisant partie de la zone euro.
Au rugby, l’équipe d’Irlande est celle de l’ile réunifiée mais pas à… l’Euro du foot !
Le concept de nation irlandaise est difficile à définir !

Le Brexit a été voté majoritairement par les Anglais et les Gallois mais rejeté par les Ecossais qui veulent (majoritairement maintenant ?) recouvrer leur indépendance.
Dans ce cas, ils auraient à supporter la charge de Royal Bank of Scotland dont le total du bilan est de 883 milliards de livres avec des capitaux propres quasiment inexistants compte tenu de 45 milliards d’apports des contribuables du Royaume Uni, de la perte de 50 milliards depuis le début des turbulences financières, d’ardoises à venir et d’autres cadavres dans les placards, ce qui fait au bas mot plus de 150 000 livres de dettes pour 5,3 millions d’Ecossais réputés pour leur avarice…

La richesse des nations ne dépend pas nécessairement de leur taille : les petits Suisses sont riches, l’Amérique ne garderait pas son leadership sur le Monde libre si les Etats fédérés éclataient en nations indépendantes.

Les fondamentaux ne sont plus respectés dans la vieille Europe à cause de l’existence d’unions, monétaires ou pas, de nations indépendantes et souveraines qui ne sont pas viables.

Après le Brexit, les Ecossais devraient déterminer clairement leur volonté de rester sans ambiguïté dans le Royaume Uni ou d’en sortir.
Ce problème politique est aussi et surtout un problème économique, financier et monétaire majeur qui, s’il n’est pas résolu entretient un certain désordre qui fragilise les économies européennes en difficulté et qui accentue les risques systémiques.

Un minimum de cohérence s’impose d’autant plus que ce Brexit peut inciter d’autres nations de la zone euro à la quitter, ce qui déclencherait un €clatement difficilement maitrisable !

De toute façon, le maintien de la zone euro ne peut conduire à terme qu’à un €clatement dont les conséquences seront pires encore.

Dans tous les cas de figures envisageables, tout peut se produire, sauf le meilleur !

Avec Fred Rabeman, analyste technique, nous avions prédit le 10 avril un €ffondrement majeur pour fin mai (qui s’est produit début juin en fait !) avec évidemment des conséquences particulièrement graves.

Nous avons eu raison !
Cliquer ici pour lire cet article.

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25 juin 2016 14

Brexit : premières leçons

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Etats-Unis, Europe, Monétarisme, Suisse

Il est possible de tirer les premières leçons de ce Brexit qui est très instructif car il constitue une sorte de répétition générale du futur €clatement

D’abord, il permet de distinguer les bons spéculateurs, ceux qui voient juste et loin des innombrables idiots, a priori inutiles voire nuisibles mais qui peuvent devenir miraculeusement utiles car leurs erreurs alimentent la spéculation gagnante.

En effet, en concordance avec Fred Rabeman, analyste technique, j’ai prédit que la chute des rendements du Bund, commencée en juin… 2007 (!) s’inscrivant dans une tendance lourde et longue mais incontournable allait plonger à zéro voire en territoire négatif fin mai (ou début juin !) et c’est ce qui s’est produit, le Brexit (qui est en fait un épiphénomène sur le plan économique et financier) accentuant sa baisse.

Tout est donc clair et normal, tout était donc prévisible et prédit, seuls quelques petits détails dans les formes ne peuvent pas être déterminés précisément à l’avance comme par exemple ce Brexit car de toute façon, les rendements du Bund auraient plongé ainsi que les cours des actions et en particulier des banques européennes qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan.

Ces idiots se sont tous monumentalement trompés, et ça fait plaisir ! … et surtout les pires d’entre eux : les banksters, et parmi les pires, le meilleur est peut-être le chef mécano de la Générale, Frédéric Oudéa (X, énarque, Sharkoziste notoire) qui a osé dire que les Gos Banques françaises seront parmi les moins impactées par le Brexit.
Le cours de la Générale a plongé de plus de 20 % le 24 juin, bravo l’artiste !

Ces idiots se sont donc monumentalement trompés, ce qui alimente la spéculation gagnante des investisseurs qui ont une bonne culture monétariste qui voient que cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro a fait se développer une hypertrophie monétaire kolossale dans l’agrégat monétaire M1 de plus de 5 000 milliards d’euros ! (une paille mais une poutre qui est dans l’œil des idiots) qui s’accompagne d’un surendettement des big banks too big to fail, ce qui constitue un cocktail particulièrement explosif (un risque vraiment systémique).

Les cours d’un grand nombre de banques, en particulier dans ces cochons de pays du Club Med, ont baissé dans les 20 % : Banca di Milano, Banca Populare Emilia Romagna, Intesa Sanpaolo, Unicredit toutes à - 24 % et même à – 30 % pour Alpha Bank, Euro Bank et National Bank of Greece…

Avec ce Brexit, le Royaume encore Uni redevient un pays indépendant et souverain comme, en Europe la Suisse et la Norvège, et ailleurs comme les Etats-Unis, le Canada, le Japon, etc., ce qui ne les a jamais empêché de vivre normalement dans le système économique et financier mondial qui est maintenant très ouvert.

La chute de la livre (une dévaluation compétitive) stimulera l’activité des entreprises opérant au Royaume Uni, en augmentant les bénéfices de celles qui en font hors de ses frontières !

La nomenklatura euro-zonarde a pris une sacrée claque avec ce Brexit.
Elle réussit à faire croire que les Angliches ont fait une erreur monumentale en la rejetant, ce qui est au contraire une saine réaction de rejet d’une tumeur létale.

Jusqu’à présent, l’avenir était prévisible mais ce n’est plus le cas maintenant car il n’y a aucune antériorité à l’€clatement, et ça va faire mal, très mal même !

Un petit rappel : comme je l’ai écrit maintes fois, les Américains sont venus au secours de l’euro-système le 28 avril 2015 en sauvant des eaux le Bund, ce qu’ils n’ont pas fait cette année car maintenant l’économie américaine est suffisamment forte pour supporter le choc de l’€clatement.

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24 juin 2016 9

Brexit : ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme, Suisse

Pour pasticher Bastiat, dans le Brexit, il faut distinguer ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

En effet, ce qu’on voit dans ce Brexit (du moins ce qu’en présente la propagande anti-Brexit) est en fait un épiphénomène spectaculaire qui s’inscrit dans un mouvement profond et inéluctable d’€clatement de cette Union Européenne (et surtout de l’euro) dont les fondamentaux sont hors normes, ressortissant d’une folie incompréhensible de la part d’une nomenklatura qui profite du décervellement de 300 millions de barbares ignares et d’une saine réaction salutaire des sujets du Royaume plus ou moins Uni qui va redevenir sainement indépendant et souverain, comme jadis.

Cette nomenklatura surtout euro-zonarde fait encore croire que le monde va s’écrouler, surtout au Royaume Uni mais ce Brexit ne fait que restaurer les grandes tendances profondes et lourdes, à savoir cet €clatement qui se voit dans l’évolution des rendements des bons à 10 ans des Trésors de la zone euro qui jouent le rôle d’ersatz de monnaies nationales qui ont battu leur plus bas historique en séance, ainsi que ceux des petits Suisses, du Royaume Uni et du Schatz,

Document 1 :

Ce qu’on ne voit pas dans ce Brexit (du moins par la propagande anti-Brexit), c’est qu’il s’inscrit dans cette tendance lourde et longue de baisse des rendements qui a commencé en juin 2007,

Document 2 :

La nomenklatura surtout euro-zonarde fait tout pour occulter ces problèmes mais l’€clatement est inéluctable, seules les échéances sont repoussées.

Les rendements des Notes à 10 ans sont retombés dans des bas dans cette perspective…

Document 3 :

… ainsi que ceux des Notes à 2 ans,

Document 4 :

La structure des taux américains restent dans un cadre normal compte tenu de l’impact de l’€clatement,

Document 5 :

Les écarts entre les rendements des bons à 10 ans et à 2 ans continuent à baisser,

Document 6 :

Toutes mes analyses antérieures depuis des années sont confirmées, y compris et surtout celles sur les banques européennes qui se révèlent particulièrement vulnérables : leurs cours ont logiquement plongé, pour les Gos Banques françaises (les Mécanos de la Générale se sont distingués !) mais aussi et surtout les banques de ces autres cochons de pays du Club Med.

Carpe diem car ce sera pire à l’avenir (pour les €-zonards, pas pour les Anglais) !

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24 juin 2016 18

Abandon Ship

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

24 juin 2016 9

BREXIT !!!

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Je n’y croyais pas !
C’est inespéré !


Bravo les Britt !

Euh… ça confirme parfaitement mes prédictions !
Cliquer ici pour lire mon article du 10 avril…