28 août 2015 3

Inflation américaine optimale

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

L’inflation a été un très grand mal difficilement maitrisable pendant une trentaine d’années mais elle reste à un niveau optimal aux Etats-Unis depuis… 1998, surtout depuis ces derniers mois, c’est-à-dire dans la bande comprise entre + 1,0 % et 1,5 %.


En effet, il ne faut pas qu’elle descende sous cette barre critique de 1,0 % car la situation pourrait alors dégénérer en déflation, ce qui est un mal pire que l’inflation, et il ne faut pas qu’elle soit supérieure à 1,5 % car elle risquerait alors d’être difficilement maitrisable.

L’inflation doit être mesurée par le PCEPILFE, Personal Consumption Expenditures: Chain-Type Price Index Less Food and Energy car les prix de l’énergie et des produits alimentaires sont très volatils.

Donc, tout va bien ! … du moins aux Etats-Unis.

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27 août 2015 5

La croissance, elle est là ! … mais aux US !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, France, Monétarisme

Comme le dit le successeur de notre histrion ignare, la croissance, elle est là ! … mais aux Etats-Unis : + 3,6 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé contre une baisse bien réelle de 0,1 % en France, et même une baisse de 0,5 % dans le secteur privé (d’après les chiffres de l’Insee) dont personne ne parle,


La croissance anormalement élevée du 1° trimestre en France ne s’explique que par les acrobaties des experts en manipulation des gens de l’Insee.

Un petit rappel : le 29 mai dernier, sur la base de mes analyses de l’évolution des agrégats monétaires, j’avais estimé la croissance à 3,0 % aux Etats-Unis d’une année sur l’autre contre 2,7 % en 2° estimation, ce qui confirme la fiabilité de cette méthode…

Cliquer ici pour lire cet article du 29 mai sur ce sujet.

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25 août 2015 2

Compléments et précisions…

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France

Quelques compléments et précisions s’imposent sur mes deux derniers articles…

D’abord, pour ce qui concerne mes prévisions de croissance aux Etats-Unis pour ce 3° trimestre : + 1,9 % d’une année sur l’autre et + 2,7 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé (sur la base de l’évolution des agrégats monétaires) contre 2,3 % dans les deux cas au 2° trimestre.

Ensuite, pour ce qui concerne la comparaison des indices boursiers des différents pays, il est vrai que le DAX a un mode de calcul qui déroge aux règles habituelles car il incorpore curieusement les dividendes versés.
Pour établir des comparaisons fiables entre les grands indices de base, il faut donc prendre en considération le DAX PR qui est son équivalent en prix, sans incorporer les dividendes (comme tous les autres indices).

Dans ce cas, ce DAX PR a augmenté de 45 % sur les 10 dernières années et non pas de 80 % comme je l’ai indiqué sur la base du DAX communément utilisé, ce qui est de toute façon largement supérieur à la performance du CAC qui est globalement nulle sur cette période.

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25 août 2015 4

Rationalité et irrationalité des marchés et des investisseurs

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme, Suisse

Les cours des actions chinoises chutent, c’est la fin du monde. Tous les innombrables idiots sont d’accord.

L’évolution de l’indice de la bourse de Shanghai est pourtant claire : l’augmentation des cours des actions depuis 10 ans est logique (et modérée), avec deux pics qui le sont dans la mesure où les investisseurs chinois perdent parfois le sens des réalités, comme d’autres…

Document 1 :

La chute récente de ces cours est donc normale et logique, bien moins importante que celle de 2008… avec encore un gain de 40 % d’une année sur l’autre !

Quid des cours des actions américaines ?
Le plongeon récent est lui aussi compréhensible après une augmentation continue des cours depuis 2009, un peu trop forte depuis 2014,

Document 2 :

Là encore une augmentation des cours de 50 % depuis 2006 est normale et logique.

A ce jeu, le grand vainqueur est le DAX qui a pris 80 % depuis 2006 car la monnaie qui circule en Allemagne est largement sous-évaluée grâce à ces cochons de pays du Club Med, ce qui montre une fois de plus que des idiots peuvent être utiles à des gens intelligents,

Document 3 :

Parmi ces idiots utiles, la palme d’or revient aux capitalistes français tout heureux de se faire harakiri avec un euro surévalué et par leur copinage avec les pires socialistes du monde : en 10 ans, zéro gain ! Bravo les artistes !

Document 4 :

En cet été finissant, les mauvais investisseurs de tous pays ont pris une petite raclée.
Les plus imprudents ont trop investi en titres américains dits sexy, l’équivalent des dot-com de la fin des années 90, qu’ils ont été obligés de revendre en catastrophe à perte (à la suite d’appels de marge), pour récupérer des dollars puis de les ramener en euros dans la zone comme le montrent les indices actions qui ont plongé hier 24 août… alors que les rendements des bons à 10 ans des Trésors euro-zonards ont monté, ce qui ne se produit pas habituellement en pareilles circonstances,

Document 5 :

En effet, les mauvais investisseurs ont été obligés de récupérer leurs billes, alors qu’en cas de baisse des marchés d’actions, les investisseurs se reportent généralement sur l’obligataire dont les rendements baissent… ce qui s’est pourtant produit avec le 10 ans helvète qui a plongé en séance à un plus bas record (en dehors de celui de janvier après l’abandon de l’arrimage du franc à l’euro),

Document 6 :

Une fois de plus, la Suisse est le refuge traditionnel en cas de grands désordres en Europe.

Comme je l’ai déjà écrit maintes fois, le plus grand danger vient de l’€clatement qui s’inscrit très clairement dans la chute continue des rendements du Bund depuis juillet 2007 et qui aurait dû atteindre des valeurs négatives en l’absence des déclarations des gens de la Fed le 28 avril dernier, confirmant leur intention de relever leurs taux de base…

Document 7 :

… ce qui a fait remonter anormalement les rendements du Bund qui auraient dû rejoindre en cette fin août ceux du Schatz,

Document 8 :

Une pentification de la courbe des taux à zéro annonce toujours le pire… quand ces taux sont aux plus hauts.
Avec des taux à zéro, c’est hors normes, du jamais vu. C’est la grande inconnue de l’€clatement
.

Les turbulences à venir provenant de la zone profitent aux Américains en contenant une croissance qui sans cela aurait pu être trop forte et inflationniste,

Document 9 :

Grâce à ces tensions en zone euro, les gens de la Fed ne seront peut-être pas obligés de remonter leurs taux de base, comme l’a encore rappelé Dennis Lockhart, Président de la Fed d’Atlanta.

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24 août 2015 7

Pilotage monétariste de la Fed (suite)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Une fois de plus, les gens de la Fed nous donnent une bonne leçon de monétarisme…

Depuis le mois de décembre 2013, l’augmentation de l’agrégat M2-M1 est de l’ordre de 5 % d’une année sur l’autre…

Document 1 :

… alors que l’augmentation du PIB nominal (courant) est de l’ordre de 4 % d’une année sur l’autre…

Document 2 :

… ce qui conduit à une augmentation de la part de l’épargne des Américains (correspondant à M2-M1) qui dépasse maintenant la moitié du PIB annuel

Document 3 :

… alors que, historiquement, la part de M2-M1 ne dépassait pas 45 % du PIB, l’optimum se situant autour de 40 %.

Ainsi, ce sont quasiment 2 000 milliards de dollars qui se trouvent dans les caisses d’épargne des Américains qui devraient être soit dépensés soit investis en biens durables (immobiliers) ou en valeurs mobilières, ce qui dans tous ces cas stimulerait la croissance,

Document 4 :

Par ailleurs, M1 se stabilise à 17 % du PIB,

Document 5 :

L’augmentation de M1 est due à celle des dépôts des Américains sur leurs comptes courants (TCD) et non pas à la fameuse planche à billets !

Document 6 :

En conséquence, il apparait clairement que l’augmentation modérée de la masse monétaire libre engendre une croissance proche de son potentiel optimal sans inflation… après les grandes turbulences initiées par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, avec des fluctuations d’amplitudes de plus en plus faibles,

Document 7 :

Zoom plus explicite depuis 2010,

Document 8 :

Cette très grande réussite du pilotage monétariste de la croissance se fait paradoxalement avec de grandes turbulences sur le très court terme comme en témoignent les fortes variations d’une semaine à l’autre de M1

Document 9 :

et de M2-M1,

Document 10 :

Les gens de la Fed maitrisent manifestement parfaitement bien le monétarisme… sans le dire.

Tout est simple.

Cliquer ici pour lire mon article précédent sur ce sujet.

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21 août 2015 7

PMI : la croissance, elle est pas là !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

Les derniers chiffres du PMI manufacturier à 48,6 pour la France montrent une fois de plus la grande réussite du modèle social, en fait socialiste français que le monde entier nous envie parait-il alors que dans la plupart des autres pays les mentalités et les lois évoluent vers davantage de libéralisme, du moins avec moins de rigidités héritées du socialisme larvé qui dominait avant la dernière crise,

Document 1 :

Précédemment, j’avais repris le type de graphique qu’a construit Jack Kennedy, Senior Economist de Markit qui calcule le PIB du secteur privé (qui est en baisse de 0,5 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé), que j’ai complété avec celui du secteur public qui est en croissance de 1,1 % (en taux annualisé),

Document 2:

Cliquer ici pour lire les communiqués de Markit.

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21 août 2015 2

Grèce : vainqueurs et vaincus… dans le temps

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe

Le chassé-croisé entre les vainqueurs et les vaincus par rapport à l’aventure qu’aura constituée celle de la Grèce dans la zone euro, surtout depuis le début de cette année 2015, est étonnant…

D’abord, Alexis Tsipras est apparu en grand vainqueur des élections, puis en grand vaincu, flingué par toute la nomenklatura euro-zonarde qui a entrainé avec elle tous les journaleux et autres bonimenteurs sous le prétexte que les Grecs n’étaient pas sérieux en ne payant pas leurs impôts.

Ensuite, revirement total de la situation : Alexis Tsipras, alors largement soutenu par les journaleux et bonimenteurs de gauche, est devenu la victime innocente des abominables Allemands avec de très forts relents de souvenirs cruels de la guerre.

Résultat : Angela a dû capituler en catastrophe et elle a dû forcer Wolfgang Schäuble à avaler une nouvelle couleuvre.

Ce qui était présenté comme totalement impossible début juillet encore est devenu finalement possible le 13 juillet : Alexis Tsipras, grand vainqueur de ce bras de fer, a reçu brusquement la promesse d’engranger… 86 milliards d’euros, record du monde des jackpots dont 23 milliards cash versés en plein mois d’août !

Victoire éphémère car le problème majeur de la Grèce n’est pas le fait que l’Etat grec est incapable de payer ses dettes, mais que ce pays ne peut pas supporter de continuer à survivre dans une zone euro qui ne correspond pas à son niveau de productivité globale.

Pire, les mesures imposées par ses créanciers ne font qu’aggraver la situation de la Grèce car la circulation monétaire est bloquée et la pression fiscale diminue le pouvoir d’achat des Grecs.

La Grèce sera donc la grande perdante de cette aventure en zone euro.

Les bons spéculateurs ne s’y sont pas trompés : les capitaux euro-zonards continuent à affluer dans leur refuge traditionnel en Helvétie comme le montre l’évolution des rendements des bons bons du Trésor à 10 ans suisse qui bat depuis plusieurs jours ses plus bas historiques

Document 1 :

… en dehors du plus bas atteint lors de l’abandon de l’arrimage du franc suisse à l’euro,

Document 2 :

Si les gens de la Fed n’étaient pas intervenus le 28 avril pour confirmer qu’ils avaient la ferme intention de relever leurs taux de base, les rendements du Bund auraient percuté ceux du Schatz à des plus bas historiques fin août, situation totalement hors normes, aux conséquences incontrôlables, sans antériorité connue,

Document 3 :

Seuls, les rendements du 10 ans helvète restent sur la tendance longue et lourde baissière… de ceux du Bund !

Document 4 :

Les grands désordres qui s’annoncent dans la zone euro font revenir les rendements des Notes à 10 ans vers le bas, les empêchant d’atteindre la bande heureuse au-dessus des 2,5 %,

Document 5 :

Le très beau cycle inscrit par l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans reste ainsi dans sa bande haute optimale, à l’abri sous les zones trop hautes d’une trop forte croissance inflationniste, alors que son homologue teuton plonge de fait dans des plus bas de tous les dangers,

Document 6 :

Le grand vainqueur de l’aventure extraordinaire qu’aura constituée celle de la zone euro sera indéniablement l’Amérique, c’est-à-dire les Etats-Unis dont les dirigeants ont poussé leurs homologues euro-zonards à la faute.

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17 août 2015 24

La croissance, elle est pas là ! La baisse du PIB, elle est là, elle !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

Pour causer peuple (ou petit enfant primaire), comme le successeur de notre histrion ignare, la croissance, elle est pas là ! La baisse du PIB, elle est là, elle !

En effet, d’après les chiffres publiés par l’INSEE, le PIB du 2° trimestre a baissé de 100 millions d’euros par rapport au précédent, ce qui correspond à une baisse de… 0,10 % en taux annualisé,

Document 1 :

D’une année sur l’autre, la croissance est de 1,0 % contre 2,3 % aux Etats-Unis,

Document 2 :

Sur la longue période, le socialisme croissant en France poursuit ses effets négatifs, essentiellement depuis le début des années 80,

Document 3 :

En effet, la croissance en France a été nettement supérieure à celle des Etats-Unis jusqu’en 1983, et inversement par la suite,

Document 4 :

Depuis le début des années 80 (1983), la création de richesse supplémentaire aux Etats-Unis a même été pratiquement le double de celle de la France : 147 % contre 76 %,

Document 5 :

Pire : au 2° trimestre, la croissance du secteur privé a été… négative de – 0,5 % et celle du secteur public positive de + 1,1 % toujours d’après les chiffres de l’INSEE (par rapport au trimestre précédent en taux annualisé),

Document 6 :

Depuis fin 2011, les dépenses des Zadministrations publiques ont augmenté de 4 %,

Document 7 :

Aux Etats-Unis, les dépenses publiques continuent à baisser (par rapport au PIB) sur leur tendance de longue période pour atteindre un plus bas à 17 % du PIB contre une stagnation à 28 % de ces mêmes dépenses depuis plus de 50 ans en France !

Document 8 :

Les Américains dépensent presque 70 % de ce qu’ils produisent alors que les Français n’en ont que 53 % parce qu’ils engraissent leur mammouth,

Document 9 :

L’INSEE a publié ces chiffres (en volume, à prix constants) le vendredi 14 août : tout va bien car tout le monde est en vacances.
Tout est simple.

15 août 2015 12

15 août

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme

15 août : gnia plus personne !
Tout le monde est en vacances.
Il ne se passe rien.

Le 15 août est pourtant l’anniversaire de la date la plus importante de l’Histoire économique mondiale car c’est le 15 août 1971 que le Président Richard Nixon a supprimé la libre convertibilité du dollar en or, ce qui a eu pour conséquence que toutes les monnaies du monde sont depuis cette date fixées les unes par rapport aux autres sans être arrimées à un métal précieux, l’or en l’occurrence qui n’est finalement qu’un métal ayant un certain prix exprimé en unités monétaires, comme tout autre produit.

Il est quand même étonnant qu’il aura fallu attendre 1971 pour qu’une telle décision soit prise !
Avant cette date, la plupart des hommes (et non des moindres !) étaient encore persuadés que la valeur de toute monnaie nationale était fonction du montant des réserves d’or détenues par la nation, ce qui est une erreur monumentale de raisonnement économique le plus élémentaire.

En effet, ce qui fait la richesse d’une nation est l’aptitude des hommes (travaillant dans des entreprises) à créer des richesses, et non la possession d’un certain stock d’or.
Bien mieux : pour constituer un stock d’or significatif, il faut pour cela l’avoir acheté, c’est-à-dire avoir dépensé des sommes importantes… en pures pertes car l’or ne rapporte rien !

Ainsi par exemple, le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, bien avant d’être nommé président de la Fed, a montré avec ses collègues que la Grande Dépression avait été créée en fait par les autorités françaises qui avaient investi des sommes considérables en or, en étant persuadées que la France s’enrichissait ainsi. Erreur fatale.

Autre exemple : les paysans indiens font une double faute en achetant des bijoux en or pour leur femme quand les récoltes ont été bonnes, au lieu d’investir dans leur exploitation pour en augmenter la productivité comme l’a si bien montré Böhm-Bawerk.

L’optimum économique est atteint quand les monnaies, nationales évidemment, sont librement convertibles car ce n’est que dans ce cas que les agents économiques peuvent atteindre leur propre optimum de production par rapport aux autres intervenants dans le monde.

Ainsi par exemple, le niveau de vie des habitants des pays européens du Club Med a beaucoup progressé quand leurs frontières se sont ouvertes et quand ils ont bénéficié de dévaluations officielles dans le cadre du système de Bretton-Woods ou de fait par la suite.

Inversement, Markus Blocher, directeur général du fabricant helvète de spécialités chimiques Dottikon ES, fils de… son père Christoph, figure emblématique du principal parti suisse (UDC), est une des rares personnalités qui a bien compris que la force du franc suisse n’est pas un handicap mais un atout que doivent exploiter les entreprises établies en Suisse pour s’adapter au fil du temps en bénéficiant par exemple de matières premières bon marché pour vendre des produits toujours plus efficients, ou en bénéficiant de la réputation du pays le plus prospère du monde.
Dans ce cas, les trois membres de la Direction générale de la BNS font une très grave erreur en voulant maintenir un franc faible par rapport à l’euro car cette décision est intenable à terme et elle n’incite pas les entreprises suisses à s’adapter progressivement au fil du temps à ce franc fort.

Evidemment, le pire est cette monnaie unique inique contre nature qu’est l’euro qui n’est pas une monnaie nationale mais celle d’une zone constituées de pays indépendants et souverains qui auraient dû conserver leur propre monnaie, ce qui leur aurait permis de bénéficier d’une croissance normale et durable en créant normalement des emplois.

Tout est simple.

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11 août 2015 20

€-crise : investisseurs US et €-spéculateurs

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

Ce graphique est étrange :


Les rendements des bons bons à 10 ans du Trésor helvète sont très précisément dans la droite de tendance de ceux du Bund !

Une explication plausible est la suivante : les mauvais investisseurs américains, faisant confiance aux informations optimistes des gens de la Fed et des Zautorités de la zone euro, ont vendu du Bund dont les rendements ont donc monté, alors que les bons spéculateurs de la zone (ceux qui voient juste et loin), ont encore transféré une partie non négligeable de leurs capitaux dans le refuge traditionnel helvète dont les rendements continuent à baisser sur leur tendance longue.

Cette explication est confortée par l’augmentation de 15 milliards de francs suisses des réserves en devises de la BNS en juillet.
Certes, ça eût été pire aux plus forts des tensions euro-zonardes en 2011 et 2012 mais tout peut se produire à tout moment.
Pour l’instant tout va bien : tout le monde est en vacances…

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