22 septembre 2017 2

Taux : Fed, inflation, croissance et €-crise

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Après la dernière réunion du FOMC, une petite mise à jour de la structuration des taux s’impose…

L’inflation qui s’est développée aux États-Unis à partir de 1966 et qui a sévi pendant trois décennies a été jugulée et elle fluctue depuis 1997 dans la bande des 1 %, préférentiellement entre 1,0 et 1,5 % d’après ce bon vieux Greenspan, et elle devrait fluctuer autour de 2 % maintenant pour les membres du FOMC,

Document 1 :

En effet, il est indispensable qu’il y ait un peu d’inflation pour ne pas risquer de tomber en déflation (ce qui est pire que l’inflation) mais il ne faut pas que l’inflation soit trop forte car, dépassant les 2 %, elle peut vite devenir difficilement contrôlable.

Dès lors, les rendements réels des Notes à 10 ans doivent fluctuer aux alentours de 2 % pour assurer à ce type de placement dit de père de famille une rentabilité faible mais acceptable, mais ils ne doivent pas dépasser la barre des 3 % car dans ce cas la rémunération réelle des placements en actions ne devient plus rentable, ce qui pénalise l’investissement, c’est-à-dire la création de valeur, et la croissance,

Document 2 :

En conséquence, les rendements des Notes à 10 ans devraient fluctuer idéalement dans la bande des 3 %, ce qui a été le cas pendant une courte période après la crise dite des sub-prime et avant l’accentuation de l’€-crise (de 2009 à 2011),

Document 3 :

Pour casser les cycles qui se produisaient auparavant, l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans devrait fluctuer autour de 125 points de base,

Document 4 :

Les rendements des Notes à 2 ans devraient alors fluctuer autour de 2 % avec plus ou moins 25 points de base.
Comme l’écart entre les rendements des Notes à 2 ans et ceux des bons à court terme (les Bills à 3 mois qui suivent ceux du taux de base de la Fed) devrait être de 50 à 75 points de base

Document 5 :

le niveau optimal des taux de la Fed devrait être de 1,50 % avec plus ou moins 25 points de base.

Logiquement donc, les taux de la Fed sont proches de leur optimum et il est difficilement compréhensible que les membres du FOMC puissent envisager de relever leur taux de base entre 2,5 et 3 % comme ils le révèlent imprudemment dans la publication de leurs projections,

Document 6 :

Le communiqué du FOMC de sa dernière réunion a fait rebondir les rendements des Notes à 10 ans (en fait, le rebond a été antérieur, il y a donc eu soit des délits d’initiés, soit une bonne anticipation d’investisseurs), mais ces rendements ne remontent pas, ce qui montre que les bons spéculateurs ne croient pas aux prévisions des membres du FOMC.

Ces bons spéculateurs, c’est-à-dire les investisseurs qui voient juste et loin, savent que ça va mal dans la zone euro, de plus en plus mal depuis le mois de juillet 2007, ce qui fait plonger les rendements des Notes sous leurs niveaux normaux,

Document 7 :

En effet, des taux négatifs, ça n’existe pas, c’est impensable, inimaginable, inconcevable comme l’a fort justement dit Jean-Claude Le Tricheur, la preuve : ceux du Schatz sont négatifs depuis la mi-août 2014, ceux du 10 ans helvète depuis mi-janvier 2015 !

Document 8 :

Les titulaires de capitaux préfèrent payer actuellement un peu pour avoir des créances sur les Trésors allemands et suisses plutôt que de perdre beaucoup un jour avec de la monnaie de singe issue de l’€ffondrement.

Quelques petits rappels : d’après le bilan de la BCE, les Marioles sont obligés de prêter… 770 milliards d’euros à des banques de la zone pour leur éviter de faire faillite, et toujours d’après son bilan, les nuls de la Banque de France sont obligés de prêter… 330 milliards d’euros à des banques en France pour leur éviter de faire faillite, soit au total… 1 100 milliards ! … auxquels il faut ajouter les dizaines de milliards qui ont été investis en Italie et en Espagne pour sauver quelques banques qui avaient passé avec succès les tests de stress des Zautorités de supervision bancaire, et il y a encore des cadavres dans les placards des banksters ! … ce qui s’ajoute à l’hypertrophie de la masse monétaire dans la zone euro !

Les membres du FOMC ont raison de diminuer leurs avoirs en titres mais ils ont tort d’envisager de relever leur taux de base à des niveaux qui provoqueraient une crise totalement inutile.
Une autre hypothèse est envisageable : les membres du FOMC occultent volontairement la gravité des problèmes européens pour mieux laisser cette situation s’envenimer.

Tout est simple.

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21 septembre 2017 1

Le FOMC remet un peu d’ordre…

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Le FOMC vient de remettre un peu d’ordre dans la structuration des taux qui sont à la base de tous les marchés.
En conséquence, les rendements des Notes à 10 ans sont revenus dans la bande normale de fluctuation que j’ai définie après des errements dangereux au cours des semaines passées pendant lesquels ils sont sortis pendant quelques jours par le bas de cette bande,

Document 1 :

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans revient aussi dans sa tendance haussière,

Document 2 :

Ce qui vient de se passer confirme donc mes analyses précédentes qui montrent bien qu’elles sont en concordance avec celles des gens de la Fed.

Par ailleurs, l’€-crise peut se poursuivre sans grands dommages pour les Américains qui ont intérêt à ce qu’elle perdure car une Europe faible est préférable à un €ffondrement.

Tout va bien, tout est simple.

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18 septembre 2017 10

Richesse des nations et position extérieure nette (compléments)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Quelques compléments s’imposent à propos de la position extérieure nette de nations de référence et de leur richesse…

La revue de la position extérieure nette des pays européens confirme parfaitement les autres analyses que l’on peut faire sur cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro : la position extérieure nette de l’Allemagne augmente alors que celles de ces cochons de pays du Club Med diminuent, les écarts s’accentuant, ce qui met clairement en évidence le fait que l’€mpire germanique accentue sa prééminence et sa richesse au détriment des pays globalement les moins productifs de la zone.
Ce concept a l’avantage de synthétiser une situation complexe et trompeuse qui donne l’illusion que cette zone monétaire présenterait des avantages pour les pays du Club Med.

***

La grande force du Japon vient comme je l’ai indiqué du fait que les entreprises industrielles japonaises ont massivement investi leurs bénéfices dans les autres pays développés de façon à pouvoir pérenniser leur domination organisationnelle, technique et commerciale.
En effet, contrairement aux idées véhiculées par les médias, les Japonais ont considérablement innové dans les années 60 et 70, surtout dans les méthodes de production, ce qui leur a permis de contrer les positions auparavant dominantes des industriels européens et américains.
Il en a été ainsi par exemple des 5 zéros olympiques et du kanban de Toyota.

Ces investissements japonais dans les pays dits occidentaux (Europe, Amérique du Nord) sont les actifs de la position extérieure nette du Japon qui sont largement supérieurs aux dettes globales du Japon vis-à-vis de l’étranger car peu d’entreprises étrangères ont investi au Japon dont les dettes, surtout publiques, sont couvertes par des capitaux japonais, c’est-à-dire provenant d’activités localisées sur le sol japonais par des Japonais qui ont su défendre leurs intérêts au niveau de leur nation.

Les Chinois mènent une politique s’inspirant de celle du Japon, avec des modalités différentes.

***

Les Etats-Unis sont-ils au bord du gouffre ?
A priori, leur position extérieure nette présente une évolution inquiétante.
Oui, mais il faut, comme toujours, analyser correctement les données de base…

Un des conundrums posés est celui de l’abondance des réserves de la Fed : les banques y ont déposé 2 500 milliards de dollars ce qui ne s’est jamais produit.
Pourquoi ?
Aucune réponse satisfaisante n’a été officiellement donnée.
En fait, les banques regorgent de disponibilités (cash) parce que les entreprises regorgent elles-aussi de disponibilités car elles dégagent des bénéfices historiquement très élevés depuis plusieurs années (au moins depuis 2014) après le grand ménage effectué par le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke et ses acolytes.
L’épargne des Américains, c’est-à-dire des ménages des États-Unis, atteint aussi des niveaux record (plus de 10 000 milliards de dollars déposés dans les caisses d’épargne).

Or, cette richesse purement américaine, c’est-à-dire produite aux États-Unis n’est pas (ou rarement) investie hors du pays.
Les actifs situés à l’étranger détenus par ces Américains sont donc relativement faibles, du moins par rapport aux actifs américains détenus par des étrangers, en particulier par les Chinois et les Japonais en bons du Trésor américains et autres (investissements directs, titres, immobilier, etc.).
Ainsi, la balance de ces actifs pris en compte dans la position extérieure nette des États-Unis présente un déficit considérable car les dettes sont nettement supérieures aux actifs.

A ce premier conundrum succède un deuxième : pour quelles raisons les titulaires de capitaux américains ne veulent-ils pas investir à l’étranger et inversement, pour quelles raisons les titulaires de capitaux étrangers veulent-ils investir préférentiellement aux États-Unis ?
La réponse est simple : comme je l’ai écrit à maintes reprises, les fondamentaux des États-Unis sont sains, en particulier l’argent y est redevenu sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics, ce qui n’est pas le cas des autres pays.
En effet, la zone euro est empêtrée par une hypertrophie létale de sa masse monétaire et par des banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.
La Chine et le Japon sont… bridés eux-aussi par une hypertrophie létale de leur masse monétaire.
Ainsi s’expliquent les réactions des titulaires de capitaux qui cherchent à les placer dans un pays durablement fiable, les États-Unis étant alors le meilleur choix dans le monde.

Les Etats-Unis ne sont donc pas au bord du gouffre.

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12 septembre 2017 10

Ça va mal dans la zone euro, encore ! Pour combien de temps ?

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe

Tout allait bien comme prévu : les rendements remontaient comme l’avaient anticipé les membres du FOMC et comme je l’avais anticipé aussi, mais depuis le début du mois de septembre, les rendements des Notes baissent contre cette tendance, en dessous de leur bande normale,

Document 1 :

Il en est de même pour l’écart entre les Notes à 10 ans et à 2 ans qui sort de la tendance anticipée en étant même nettement inférieur au niveau atteint juste avant l’élection du Donald,

Document 2 :

Manifestement, l’€-crise pèse davantage que ce qui était prévisible pour le court terme !

Des taux négatifs, ça n’existe pas, c’est inimaginable, impensable, inconcevable, et pourtant ils existent sur des bons de Trésors de référence depuis la mi-août 2014 pour le Schatz, ce qui signifie que la vieille Europe est totalement hors normes, les titulaires de capitaux préférant les placer en bons de Trésors, même avec des rendements négatifs, pour avoir à l’avenir des créances sur de bons Trésors plutôt que de la monnaie de singe,

Document 3 :

Ces titulaires de capitaux préfèrent payer actuellement un peu plutôt que de perdre beaucoup dans un avenir proche.
N’en parlons jamais, pensons-y toujours !

La longue descente des taux amorcée depuis juillet 2007 s’est poursuivie inexorablement mais juste avant de plonger dans les abîmes, deux sauvetages, d’abord par la Fed puis par l’élection du Donald, ont permis de maintenir en état de survie cette vieille Europe,

Document 4 :

Pour combien de temps encore ?

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11 septembre 2017 18

Richesse des nations et position extérieure nette

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Il est difficile d’évaluer la richesse des nations et de leurs habitants.
En effet, le PIB par tête n’est pas un indicateur fiable de cette richesse des nations car il faut tenir compte de leur position extérieure nette, un concept peu médiatisé mais très important car un taux de croissance élevé peut être obtenu par un endettement global important et ces dettes devront être remboursées à leur terme, ce qui entretient une illusion de richesse pendant un certain temps !

Le FMI a défini ce concept de position extérieure nette dans le cadre du système monétaire mondial qui permet de savoir quelles sont les nations qui s’enrichissent et celles qui s’appauvrissent.
La position extérieure nette de chaque nation est calculée partir des données de la balance des paiements, en mettant en balance d’une part les actifs de l’ensemble des résidents d’une nation et d’autre part les dettes globales vis-à-vis de l’étranger (c’est-à-dire du reste du monde).

Quand ces actifs d’une nation sont supérieurs aux dettes, cette nation s’enrichit (sa position extérieure nette est alors positive)… au détriment des nations qui ont une position extérieure nette inverse, donc négative.
Le système mondial est ainsi (en principe !) équilibré.
Une fois de plus, tout est simple.

Si ce concept de position extérieure nette est peu médiatisé, c’est parce que les Zautorités nationales n’aiment pas que le bon peuple soit conscient de l’existence d’un appauvrissement réel quand les chiffres de la croissance du PIB et de l’emploi sont bons.
Inversement, quand la nation s’enrichit, tous les habitants constatent généralement que tout va bien et personne n’a l’idée d’approfondir tous les aspects de cet enrichissement.
Par ailleurs, ce concept n’est pas toujours facile à comprendre, surtout quand il est expliqué par les nuls de la Banque de France…

Une petite revue de l’évolution de la position extérieure nette d’un certain nombre de nations est particulièrement instructive…

Pour ce qui concerne la France, nous avons déjà constaté précédemment que la position extérieure nette se dégrade sur une tendance lourde et longue depuis 2005, en concordance avec l’augmentation des déficits de la balance commerciale,

Document 1 :

Cette dette de la France représente 15 % du PIB annuel, ce qui n’est pas dramatique mais quand même très inquiétant car la tendance longue est mauvaise et rien ne prédit qu’elle s’arrêtera dans un avenir prévisible.

Contre-exemple de la France : la position extérieure nette de l’Allemagne est largement positive !

Document 2 :

Ainsi, il se constate une fois de plus que l’Allemagne tire sa prospérité de l’exploitation de ces cochons de pays du Club Med, dont la France.
Les dirigeants allemands ont bien tiré les leçons de l’annexion de l’ex Allemagne de l’Est : ils ont alors conservé dans les deux parties la monnaie unique de l’Ouest pour le plus grand profit des Allemands de l’Ouest au détriment de ceux de l’Est.

Il est donc compréhensible que ces dirigeants allemands insistent tant pour que l’Europe se renforce, en utilisant les idiots nuisibles des pays du Club Med qui défendent contre les intérêts de leur nation cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro.
Les Allemands auront réussi à restaurer l’€mpire germanique en dominant l’Europe non pas par leur armée, mais par l’arme monétariste, ce qui est beaucoup plus efficace et durable.

La position extérieure nette de l’Espagne est évidemment pire que celle de la France avec une dette fluctuant aux alentours de 1 000 milliards d’euros, soit plus de 80 % du PIB !

Document 3 :

… ce qui signifie que, un jour (à terme), les Espagnols devront consacrer 80 % de leurs revenus annuels pour rembourser leurs dettes !

Les électeurs du Royaume plus ou moins Uni ont voté majoritairement pour le Brexit contre la propagande de la nomenklatura pro-européenne.
Le résultat n’a pas été la catastrophe annoncée mais au contraire un grand bond
!

Document 4 :

Le Brexit est une excellente démonstration des avantages d’une sortie de l’Union Européenne et les bénéfices tirés d’une sortie de l’euro-système seraient encore bien plus importants pour les pays qui en prendraient l’initiative.

Les petits Suisses qui n’ont jamais voulu se faire dévorer par les 300 millions de barbares ignares qui les cernent, tirent le plus grand avantage de l’€-crise avec une position extérieure nette de 731 milliards de francs… suisses,

Document 5 :

Avec un PIB trimestriel de 163 milliards de francs (652,44 milliards annuel), on se demande pourquoi les petits Suisses continuent à travailler alors qu’il leur suffit de profiter des centaines de milliards d’euros que les malheureux Euro-zonards leur confient en attendant l’€ffondrement.

Les Japonais sont encore plus performants que les helvètes : leurs entreprises industrielles les plus efficientes du monde leur ont permis d’avoir une position extérieure nette positive record,

Document 6 :

Il en est presque de même pour la Chine qui enregistre elle-aussi une position extérieure nette positive importante

Document 7 :

… qui semble toutefois avoir atteint un certain palier depuis 2011,

Document 8 :

Quid des Etats-Unis ?
Tout va bien aux Etats-Unis, sauf pour ce qui concerne leur position extérieure nette qui est abominablement négative alors qu’elle était positive dans les années 80 et après l’intervention des Reaganomics,

Document 9 :

Tout s’est dégradé à partir de 1997 et surtout depuis les grandes turbulences financières.
Cette situation n’a pas échappé aux dirigeants américains qui ont cherché un Président capable de redresser l’Amérique par une réaction énergique : ils l’ont trouvé en la personne du Donald qui se bat avec beaucoup d’énergie contre le socialisme internationaliste qui était sur le point de mener l’Amérique dans le gouffre.

Cependant, le redressement de l’Amérique ne se fera pas facilement, et il se fera nécessairement au détriment des pays dont la position extérieure nette est fortement positive.

Tout est simple, finalement !

Un tableau récapitulatif de la position extérieure nette d’une sélection de pays permet de constater que le maintien dans l’euro-système de la Grèce et du Tigre celtique (flingué par une poignée de banksters) échappe à toute logique élémentaire,

Document 10 :

NationsPos. Ext. Net.PIBPos. Ext. Net. % PIB
1Japon3 237,324 939,0065,55
2Allemagne1 727,443 242,5853,27
3Chine1 731,9011 200,0015,46
4Suisse730,82652,44112,01
5Pays-Bas482,73730,1666,11
6Royaume-Uni468,542 619,0017,89
7Belgique208,7434,6348,02
8Autriche25,91362,777,14
9Finlande15,31222,556,88
10Luxembourg12,5955,4922,68
11Grèce-239,36176,1-135,92
12Croatie-244,4947,86-510,81
13Italie-250,751 694,11-14,8
14France-350,992 274,47-15,43
15Irlande-492,51286,02-172,19
16Espagne-954,81 149,05-83,09
17USA-8 217,3619 466,00-42,21

Sommes en milliards de la monnaie indiquée dans les graphiques ci-dessus et en euros pour les autres pays.

Cliquer ici pour accéder aux données de la position extérieure nette de la France.
Cliquer ici pour accéder aux données des positions extérieures nettes des pays de l’UE.
Cliquer ici pour accéder aux données de la position extérieure nette de la Suisse.
Cliquer ici pour accéder aux données de la position extérieure nette du Japon.
Cliquer ici pour accéder aux données de la position extérieure nette de la Chine.
Cliquer ici pour accéder aux données de la position extérieure nette des Etats-Unis.
Cliquer ici pour lire mon article confirmant que la Banque de France et son gouverneur ont été jugés nuls par la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris.
Le graphique 9 est réalisé à partir des données du BEA pour les années postérieures à 2005, et à partir d’une étude de la Fed de New-York pour les années précédentes.
Cliquer ici pour lire cette étude au titre étrange.

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9 septembre 2017 3

Balance des paiements : €, déficits, croissance et emplois…

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

La Banque de France vient de publier les derniers chiffres (pour fin juillet) de la balance des paiements.
Sans surprise, ils font apparaitre une accentuation du déficit de la balance commerciale (la balance des transactions courantes sur les biens seuls) pour… 5,968 milliards d’euros !

Document 1 :

Aux Etats-Unis, les autorités publient les chiffres de séries statistiques longues, généralement depuis les années 50, facilement téléchargeables et homogènes, ce qui n’est pas le cas en France.
En effet, les nuls de la Banque de France publient une série de chiffres homogène de la balance des paiements de 1997 à 2014 et une autre sur des bases différentes de… 2008 au dernier mois en date !

La balance commerciale est donc en déficit depuis le mois de juin 2004 et depuis cette date les déficits accumulés se montent à… 649 milliards d’euros (en prenant les chiffres de la nouvelle série depuis 2008) !

Document 2 :

649 milliard d’euros de déficits cumulés depuis 13 ans, ce sont 50 milliards d’euros de biens par an qui ne sont pas exportés et qui ne sont donc pas produits en France sur ces 13 dernières années !
Ce sont là des chiffres hénaurmes !

Normalement, la balance commerciale française aurait dû continuer à rester excédentaire comme pendant les 13 années précédant cette période, ou plus ou moins équilibrée comme ce fut le cas pendant les 30 Glorieuses comme le montrent les données de l’Insee (dont les déficits sont minorés par rapport à ceux de la Banque de France),

Document 3 :

Si la balance commerciale française avait été ne serait-ce qu’équilibrée, les exportations (et donc le PIB annuel) auraient été supérieures à ce qu’elles ont été de l’ordre de… 50 milliards d’euros par an, ce qui aurait dopé la croissance du PIB annuel de… 2,2 % d’une année sur l’autre (par rapport aux chiffres du PIB du 2° trimestre en montant annualisé) !
La France aurait alors connu le plein emploi, comme… jadis.

Les chiffres de la balance des paiements révèlent un autre déficit particulièrement important, celui des investissements directs étrangers (IDE) : 643,6 milliards d’euros accumulés depuis 1997 (le début de la série des chiffres publiés par la Banque de France),

Document 4 :

Ce déficit cumulé résulte de l’application des 35 heures et de l’adoption de l’euro qui a provoqué l’exacerbation d’une première crise, puis d’une deuxième actuellement,

Document 5 :

643,6 milliards d’euros de déficits accumulés depuis 1997, ce sont autant d’investissements qui n’ont pas été effectués en France par des entreprises, donc autant de PIB en moins sur cette période, ce qui correspond à un taux de croissance du PIB annuel de 1,4 % qui n’a donc pas été réalisé !

Les 35 heures et l’euro sont donc les deux grandes catastrophes que s’infligent à eux-mêmes les Français.

Toutes choses égales par ailleurs, c’est un taux de croissance supplémentaire de l’ordre de 3,5 % qui n’a pas été réalisé depuis que la France est sous l’emprise de ce socialisme larvé auquel s’accrochent les Français.

Comme toute balance des paiements est par définition équilibrée (à l’instar des bilans des sociétés), ces déficits sont comblés par l’apport de capitaux étrangers, en particulier ceux qui financent la dette de l’Etat !

Document 6 :

Ainsi, d’après les derniers chiffres publiés par l’AFT, 57,7% des 1 682 milliards d’euros de la dette négociable sont détenus par des capitaux étrangers, soit 970 milliards.

La France finance donc les déficits de sa balance commerciale et des IDE par la dette publique !
Le plus drôle est que les nuls de la Banque de France s’en réjouissent car ils prétendent que cela signifie que les investisseurs internationaux apprécient les obligations publiques françaises qui sont dignes de leur confiance.
Affligeant.

Pour terminer joyeusement cette analyse des chiffres de la balance des paiements, il faut rappeler que les nuls de la Banque de France ont bien mérité leur qualificatif donné par les juges de la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris car ces chiffres sont soumis à des erreurs (et omissions !) qui varient selon les mois de plus (+) ou moins 20 milliards d’euros avec des pics historiques de 50 milliards !

Document 7 :

Les réformes lancées par le Mignon poudré ne sont qu’à son image : de la poudre qui maquille un pays accroché à un socialisme larvé du XIX° siècle.

Tout est simple, mais au final, tous comptes faits, compte tenu de tous les mouvements financiers de tous types entre la France et l’étranger (c’est-à-dire le reste du monde), la question vitale qui se pose est la suivante : les Français s’enrichissent-ils ou s’appauvrissent-ils ?

La réponse est donnée dans les chiffres de la série de la position extérieure nette, qui font apparaitre un… déficit qui plonge à 460 milliards d’euros à la fin du 1° trimestre 2017

Document 8 :

ce qui signifie que les Français doivent davantage d’argent à des étrangers que l’inverse, et de plus en plus de mois en mois, c’est-à-dire qu’ils s’appauvrissent.
En langage officiel, les nuls de la Banque de France ont quand même compris qu’ils ont reçu davantage de capitaux de l’étranger (sous forme d’endettement ou d’investissement en capital principalement) qu’ils n’y ont investi.

Le manque de culture économique des Français (et des euro-zonards) dépasse l’entendement.

Cliquer ici pour accéder aux données de la Banque de France.
Cliquer ici pour accéder aux explications de la Banque de France sur la balance des paiements.
Cliquer ici pour voir mon article précédent sur le même sujet, au 4 février 2017.
Cliquer ici pour lire mon article confirmant que la Banque de France et son gouverneur ont été jugés nuls par la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris.

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5 septembre 2017 16

USA : €mpire germanique / start up France

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France

Pour les Américains, la start up France promue par le Mignon poudré est loin de la réalité car les entreprises industrielles françaises sont restées figées dans l’ancien temps : des ateliers sombres avec des machines dépassées sur le plan technique et des ouvriers âgés accrochés à leurs croyances socialistes comme c’est le cas par exemple chez ce sous-traitant GM&S de la Souterraine dans la Creuse qui fait la Une des médias,

Document 1 :

A l’opposé, les entreprises de l’€mpire germanique sont des exemples de techniques de pointe qui conçoivent et fabriquent des machines les plus performantes du monde dans beaucoup de domaines, comme par exemple les moissonneuses-batteuses de Claas,

Document 2 :

Les industriels allemands se sont très bien adaptés à l’évolution des marchés et les hommes (et les femmes !) politiques les ont accompagnés, en particulier en incitant les autres pays européens à adopter une monnaie unique qui renforce leur domination,

Document 3 :

Il s’agit là d’une très grande réussite que le Donald a du mal à encaisser.
Cependant, le manque de culture monétariste des Allemands leur sera fatal à cause de l’hypertrophie de la masse monétaire.

Cliquer ici pour voir les photos de Bloomberg correspondant aux deux premiers documents ci-dessus.
Cliquer ici pour voir le site de Claas France avec un écorché technique d’une moissonneuse-batteuse.

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3 septembre 2017 10

Agrégats monétaires (France, juillet 2017) : les bons chiffres, enfin !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France, Monétarisme

Mon mulot a dû avoir pris un coup de chaud fin juin : il s’est planté en prenant les mauvaises colonnes de chiffres des agrégats monétaires pour la France alors que mes analyses étaient justes !

La masse monétaire M3 de la France se monte à 105,5 % du PIB annuel fin juillet, derniers chiffres publiés, en tenant compte des billets imprimés par la fameuse planche !

Document 1 :

La masse monétaire M3 bondit clairement par rapport au PIB annuel depuis l’an 2000, c’est-à-dire depuis l’adoption de l’euro pour dépasser la limite maximale de 78 % du PIB depuis le mois d’août 2005 alors qu’avant 1987, la proportion de M3 par rapport au PIB était encore optimale dans les 60 %.

La situation actuelle est pire que celle qui prévalait lors de la faillite de la banque des frères Lehman !

En prolongeant la tendance de M3 à son niveau optimal du début des années 80, c’est-à-dire 60 % du PIB, M3 devrait aurait dû se monter fin juillet à 1 364 milliards d’euros.
L’hypertrophie monétaire est donc de… 1 036 milliards soit 45 % du PIB
!

Document 2 :

M3 devrait se monter à 1 774 milliards d’euros au maximum.
La bulle monétaire actuelle est donc de 625 milliards d’euros, ce qui correspond à 27 % du PIB
.
L’accélération de la création monétaire fait un bond depuis le mois de mars dernier.

Les variations de M3 d’un mois sur l’autre sont importantes et la courbe de tendance (polynomiale d’ordre 5) montre une nette augmentation depuis quelques mois,

Document 3 :

La planche à billets fonctionne à plein régime depuis l’adoption de l’euro !

Document 4 :

Inversement, la vitesse de circulation de la monnaie baisse : de 1,7 à des valeurs inférieures à 1 depuis le début de 2016 en s’accentuant,

Document 5 :

Pour l’instant, tout va bien !

Pour rappel : l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics mais personne, à part un microcosme microscopique, ne comprend ces problèmes monétaristes.
Et pourtant, tout est simple disait Milton Friedman

Le général de Gaulle n’avait pas de culture monétariste mais il avait compris que les gens de la Banque de France n’étaient pas fiables, déjà à cette époque.
C’est la raison pour laquelle, pour les problèmes monétaires qui se posaient alors, il faisait confiance à un monétariste confirmé en son temps comme Jacques Rueff, et il avait raison !
Les Français et les hommes politiques font actuellement confiance aux gens de la Banque de France, et ils ont tort !

***

Comme même les banques centrales des pays membres de la zone euro ne peuvent pas fournir de données fiables sur les montants des agrégats M1 et M2, il est inutile d’essayer d’analyser les chiffres fournis car leurs conclusions seraient sans rapport avec la réalité.
Par ailleurs, contrairement aux Marioles de la BCE, la Banque de France ne distingue pas les dépôts à vue des ménages des autres agents, ce qui ôte de toute façon toute fiabilité aux chiffres de M1.

***

Cliquer ici pour accéder aux séries des agrégats monétaires publiées par la Banque de France.
Cliquer ici pour lire mon dernier article sur le même sujet.
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1 septembre 2017 6

La cavalerie des Marioles de la BCE pour les nuls

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes

Tout est simple

Pour comprendre le mécanisme de la cavalerie qu’utilisent les Marioles de la BCE, il suffit de prendre l’exemple de ce qui s’est passé à la fin du premier trimestre de cette année.

Au 24 mars, les Marioles de la BCE avaient déjà généreusement prêté 586,8 milliards d’euros presque gratuitement à des banques de la zone, sans publier la liste ni les montants de ces heureux bénéficiaires,

Document 1 :

Normalement, une banque centrale ne doit pas prêter d’argent à des banques. Ce n’est pas son rôle.
A la limite, si des banques risquent de faire faillite en entrainant un effondrement du système bancaire, c’est l’Etat qui peut (ou doit) en dernier ressort les sauver en augmentant leurs capitaux propres sous la forme d’actions de préférence.
C’est ce qui s’est passé aux Etats-Unis lors des grandes turbulences de 2008.

Les banques (dites commerciales) doivent toujours avoir une situation saine, c’est-à-dire présentant des risques normaux, ce qui devrait être le cas tant qu’elles respectent les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage réel inférieur à 10.

En tant que responsables de la banque centrale, les Marioles de la BCE devraient sanctionner (ou faire sanctionner) les banques qui présentent des risques systémiques du fait qu’elles ne respectent pas ces règles prudentielles d’endettement, ce qu’ils ne font pas.
Là se trouve leur première erreur.

Deuxième erreur : les Marioles de la BCE prêtent des centaines de milliards d’euros à des banques qui présentent des risques systémiques, c’est-à-dire qui risquent de ne pas les rembourser, bien qu’ils ne disposent pas de moyens de financement !

En effet, la BCE n’a pas de disponibilités à son actif et le montant de ses capitaux propres, rubrique 12 du passif est ridiculement insuffisant pour financer de telles opérations,

Document 2 :

Les Marioles de la BCE pourraient évidemment emprunter des milliards d’euros sur les marchés… auprès de banques pour les prêter à d’autres banques mais ça ne ferait vraiment pas sérieux.
Cependant, cette solution aurait été à la limite préférable car faire de la grosse cavalerie, ça fait encore moins sérieux !
Cette issue est pourtant ouverte (au cas où) : la rubrique 4, Certificats de dette émis est à zéro.

Les Marioles de la BCE préfèrent donc adopter la pire des solutions : ils ont prêté dans la semaine du 24 au 31 mars 197 milliards d’euros supplémentaires à 474 banques dans le cadre de la quatrième série de prêts à long terme sur quatre ans (TLTRO II) sans avoir un rond de côté, sans capitaux propres et sans emprunter !

Document 3 :

Chapeau les artistes !
Ça c’est de la bonne très grosse cavalerie car, d’après les chiffres de leur bilan au 31 mars, ils ont financé ces prêts principalement par les dépôts de 177 milliards d’euros en retour de ces banques auprès de la BCE, et marginalement par 65 milliards prêtés par des non-résidents, c’est-à-dire par des étrangers (ce qui correspond à des dettes mal camouflées), en jouant sur les dates de valeur !

Document 4 :

Le plus drôle est que personne, du moins à ma connaissance, n’a posé cette question simple et évidente aux Marioles de la BCE : comment financez-vous les plus de 4 000 milliards d’actifs de la BCE ?
Les Marioles de la BCE prennent les gens pour des idiots, et ils ont raison finalement !

A titre de comparaison, le bilan de la Fed montre à ce jour qu’elle dispose de 2 500 milliards de dollars déposés par des banques du fait qu’elles ont des disponibilités excédentaires qu’elles placent auprès d’elle et de 1 500 milliards de billets émis

Document 5 :

pour financer l’acquisition pour plus de 4 000 milliards de titre publics,

Document 6 :

La Fed ne prête pas des centaines de milliards de dollars à des banques pourries !
Les autorités bancaires américaines se contentent de flinguer à bout partant sans sommation pour l’exemple une banque, en l’occurrence ce fut celle des frères Lehman, les banksters comprennent alors très vite ce qu’ils doivent respecter les règles prudentielles d’endettement.
Tout est simple.

P.S. : à propos des auteurs de cavalerie,

Document 7 :

Cliquer ici pour lire la documentation juridique sur les peines encourues par les auteurs de cavalerie dépositaires de mission d’ordre public en bande organisée (7 à 10 ans de taule).

Qu’on se rassure : les Marioles de la BCE ne risquent rien car ils se sont préventivement accordé l’immunité juridique dans le cadre de leurs fonctions.

Tout va bien !

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1 septembre 2017 0

Le nouveau paradigme US se confirme…

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Pour la deuxième semaine consécutive, au cours de la semaine finissant le 21 août, les Américains ont fortement diminué leurs dépôts dans les caisses d’épargne (M2-M1) : de 70 milliards de dollars en tout

Document 1 :

pour augmenter leur argent disponible (M1) d’une cinquantaine de milliards de dollars au cours de chacune de ces deux dernières semaines afin de les dépenser,

Document 2 :

Pour la première fois, le total de leurs avoirs sur leurs comptes courants dépassait 2 000 milliards de dollars,

Document 3 :

L’augmentation des dépôts des Américains dans leurs caisses d’épargne… continue à diminuer

Document 4 :

… ce qui entraine logiquement une augmentation du PIB réel de 2,5 % d’une année sur l’autre, et de 3,9 % d’un trimestre à l’autre en taux annualisé (!) après la révision des deniers chiffres du PIB,

Document 5 :

Cette croissance du PIB à un taux optimal s’effectue sans inflation (mesurée par le PCE et le PCE:PILFE), dans la bande idéale préconisée par ce bon vieux Greenspan à savoir entre 1,0 et 1,5 %,

Document 6 :

Tout va bien, aux Etats-Unis du moins, grâce à la politique monétaire menée par la Fed et à l’optimisme généré par le Donald, et un peu aussi grâce aux bulles monétaires en Asie et en Europe.

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