19 novembre 2018 21

Natixis 3° trimestre 2018

Rédigé par dans la rubrique Banques françaises, Leverage

Le dernier bilan (comptable !!!) publié par Natixis montre que quelque chose ne va pas quelque part car le total du bilan baisse de… 18 milliards d’euros par rapport au 1° janvier 2018 (et par rapport à la fin du trimestre précédent) !

Document 1 :

Comme il ne faut jamais faire confiance a priori à des banksters, il est indispensable de prendre en considération le montant réel des capitaux propres, ce que toute banque doit publier depuis quelques années, appelé improprement par Natixis… Fonds propres CET1 !

Document 2 :

Il est alors possible de calculer le véritable multiple d’endettement, le leverage réel qui était de… 42,67 et son inverse le véritable ratio Core Tier 1 qui était de… 2,34 % en cette fin de dernier trimestre !!!

Document 3 :

Natixis2017 Q22017 Q32017 Q42018 Q22018 Q3
1 Assets510,4512,5520520,1502,2
2 Equity20,519,719,819,219,6
3 Deductions3,43,44,23,94,3
4 Goodwill3,53,53,63,73,8
5 Tangible equity13,612,81211,611,5
6 Liabilities496,8499,7508508,5490,7
7 Leverage (µ)36,5339,0442,3343,8442,67
8 Core Tier 1 (%)2,742,562,362,282,34

Sommes en milliards d’euros.

Cependant, ces chiffres ainsi retraités ne donnent toujours pas une image fidèle de la réalité car il faut tenir compte des créances dites douteuses qui sont en fait en grande partie des pertes potentielles, appelées aussi Prêts dits non-performants (NPL, Non-Performing Loans) qui se montaient en brut à 2,3 milliards d’euros à la fin de ce dernier trimestre avec des provisions de 1,8 milliards, donc une perte potentielle nette de 0,5 milliard,

Document 4 :

En admettant que ces chiffres correspondent à la réalité, ce qui sera possible de confirmer ou d’infirmer ultérieurement, les pertes potentielles (c’est à dire les Prêts dits non-performants) sont donc de 0,5 milliard d’euros en net, qui doivent être inscrites en diminution des capitaux propres ainsi évalués à leur juste valeur, soit 11,0 milliards, pour donner une image fidèle de la réalité (en colonne notée NPL),

Document 5 :

Natixis 2018 Q3NPLTang. Equity
1 Assets502,2121
2 Equity19,619,6
3 Deductions4,84,8
4 Goodwill3,83,8
5 Tangible Equity1111
6 Liabilities491,2110
7 Leverage (µ)44,6510
8 Core Tier 1 (%)2,2410

En conséquence, le véritable leverage de Natixis devrait être de… 44,65 !!! en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants (cf. colonne notée NPL).

Normalement, c’est-à-dire en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants et la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage de 10 maximum, pour des capitaux propres tangibles de 11,0 milliard d’euros, Natixis devrait avoir au maximum 10 fois plus de dettes, soit un total des actifs de… 121,0 milliards (comme indiqué dans la colonne notée 2018 Tang. Equity).

381 milliards d’euros se trouvent donc en trop dans les actifs de Natixis !

Finalement, le surendettement de Natixis est beaucoup plus important que celui des mécanos de la Générale, de BNP-Paribas et que ceux des grandes banques italiennes qui font si peur aux Marioles de la BCE et il alimente lui aussi une création monétaire gigantesque.

Patrick Artus qui en est directeur de la recherche et des études est bien l’un des plusses pires idiots nuisibles de la communauté financière française qui va entrainer la France au plus profond du gouffre

Natixis est l’entité cotée du groupe BPCE.
Sa capitalisation boursière est de 15,5 milliards d’euros, largement supérieure à ses capitaux propres tangibles réels de 11 milliards grâce à un taux de distribution de…7,5 % qui doit atteindre un record du monde pour une banque d’un pays civilisé !

Le cours de Natixis est largement surévalué et son potentiel de baisse est très important,

Document 6 :

Ainsi s’explique la situation potentiellement catastrophique de la zone euro dans laquelle s’est produite une hypertrophie létale à terme de la masse monétaire.
Un tsunami bancaire peut se produire à tout moment.

Cliquer ici pour lire le document de Natixis d’où sont tirées ces informations.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur le rapport financier de Natixis.

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18 novembre 2018 12

€-crash : le départ est-il donné ?

Rédigé par dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Comme je l’ai écrit récemment, l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans, le yield spread 10y-2y continue à stagner juste au-dessus de la barre critique des 25 points de base (1/4 de point), ce qui devrait signifier que la Donald Company continue à maintenir cette situation tant que ses dirigeants n’ont pas pris les décisions importantes qui engagent l’Amérique pour les deux ans à venir (données arrêtées à la fin de séance du 16 novembre),

Document 1 :

Cependant, les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans plongent après avoir atteint un sommet le 8 novembre, soit deux jours après les midterms, ce qui signifie que les investisseurs avisés (pour ne pas dire initiés) portent préférentiellement leurs capitaux disponibles sur ces valeurs refuges que constituent ces bons du Trésor (les prix des contrats augmentent avec la demande, ce qui fait baisser logiquement leurs rendements),

Document 2 :

Pour le 10 ans, une telle valeur à 3,238 % n’a jamais été atteinte depuis le mois de juin… 2011.
Ainsi, depuis cette date, c’est-à-dire juste avant le début de la première grande manifestation de l’€-crise, les rendements du 10 ans ont toujours évolué sous les 3 % car les investisseurs craignaient toujours une accentuation ou une résurgence de l’€-crise
!

Document 3 :

En fait, tout se passe comme si, après avoir soutenu le Donald avant les midterms (et depuis le 19 juillet), les marchés reprenaient leur cours normal, avec une particularité : les capitaux se portent en même temps (comme dirait l’Autre !) sur le 10 ans ET sur le 2 ans.
En effet, ces investisseurs avisés réfugient leurs capitaux sur les bons les plus liquides que constituent ces échéances.

La situation actuelle est tout à fait différente de celle qui prévalait depuis que les statistiques sont disponibles, c’est-à-dire depuis 1976 d’après notre ami Fred de Saint Louis,

Document 4 :

En effet, les cycles passaient toujours par une phase négative du spread 10y-2y (correspondant à l’inversion de la courbe des taux) car les membres du Fomc remontaient le taux de base de la Fed (pour contrer un retour de l’inflation) alors que les investisseurs plaçaient leurs capitaux sur les Notes à 10 ans (qui étaient alors le meilleur et quasiment l’unique refuge) qui atteignaient ainsi un plafond (ou qui baissaient), en étant rattrapées par les rendements des Notes à 2 ans.

Les variations de ces taux étaient purement endogènes, c’est-à-dire propres à la situation économique des Etats-Unis, ce qui n’est plus le cas depuis le début des premières manifestations de cette €-crise car c’est ce risque d’€-crise qui provoque la chute des rendements des Notes (à cause de l’anticipation de ses répercussions négatives aux Etats-Unis),

Document 5 :

En conséquence, le spread 10y-2y n’est plus actuellement un indicateur pertinent de l’€-crise.
Ce sont les évolutions des rendements du 10 ans ET du 2 ans qui deviennent les meilleurs indicateurs de l’avancée vers l’€-crash
.

***

Pour rappel, si les risques d’€-crise n’avaient pas existé, les rendements des Notes auraient repris leur cours normal (indiqué dans les bandes larges en couleurs claires),

Document 6 :

Le spread 10y-2y aurait alors tendu vers sa valeur normale et optimale centrée autour de 125 points de base (cf. document 5 ci-dessus),

Document 7 :

Vue d’ensemble de l’évolution des taux depuis le début du dérapage de la zone euro…

Document 8 :

… et de l’écart (spread) entre les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor italien et ceux du Bund,

Document 9 :

Festina lente, Es muß sein !

16 novembre 2018 5

Crédit Agricole (Groupe), 3° trimestre 2018

Rédigé par dans la rubrique Banques françaises, Leverage

Le dernier bilan publié par le Groupe Crédit Agricole montre que tout semble bien se passer car le total des actifs augmente ainsi que le montant des capitaux propres publiés,

Document 1 :

Comme il ne faut jamais faire confiance a priori à des banksters, il est indispensable de prendre en considération le montant réel des capitaux propres, ce que toute banque doit publier depuis quelques années, appelé improprement par le Groupe Crédit Agricole Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) !

Document 2 :

Il est alors possible de calculer le véritable multiple d’endettement, le leverage réel qui était de… 21,82 et son inverse le véritable ratio Core Tier 1 qui était de… 4,58 % en cette fin de dernier trimestre !

Document 3 :

Cdt Agricole Groupe2017 Q32017 Q42018 Q12018 Q22018 Q3
1 Assets1 764,601 763,171 784,201 824,391 829,80
2 Equity101,6102,291101,8103,623105,2
3 Deductions8,48,9039,18,7999
4 Goodwill16,215,9881616,02416
5 Tangible equity7777,476,778,880,2
6 Liabilities1 687,601 685,771 707,501 745,591 749,60
7 Leverage (µ)21,9221,7822,2622,1521,82
8 Core Tier 1 (%)4,564,594,494,514,58

Sommes en milliards d’euros.

Cependant, ces chiffres ainsi retraités ne donnent toujours pas une image fidèle de la réalité car il faut tenir compte des créances dites douteuses qui sont en fait en grande partie des pertes potentielles, appelées aussi Prêts dits Non-Performants (NPL, Non-Performing Loans) qui se montaient en brut à 24,262 milliards d’euros avec des provisions de 20,806 milliards, donc une perte potentielle nette de 3,456 milliards en interprétant correctement le charabia utilisé par le Groupe Crédit Agricole !

Document 4 :

En admettant que ces chiffres correspondent à la réalité, ce qui sera possible de confirmer ou d’infirmer ultérieurement, les pertes potentielles (c’est à dire les Prêts dits non-performants) non comptabilisées sont donc de 3,456 milliards d’euros, qui doivent être inscrites en diminution des capitaux propres ainsi évalués à leur juste valeur, soit 76,7 milliards, pour donner une image fidèle de la réalité (en colonne notée NPL),

Document 5 :

Cdt Agric Groupe 18Q3NPLStandardTang. Equity
1 Assets1 829,80844,1841 829,80
2 Equity105,2105,2105,2
3 Deductions12,45612,456
4 Goodwill161616
5 Tangible eq76,776,7166,3
6 Liabilities1 753,06767,441 663,46
7 Leverage (µ)22,841010
8 Core Tier 1 (%)4,381010

En conséquence, le véritable leverage du Groupe Crédit Agricole devrait être de… 22,84 en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants (cf. colonne notée NPL du document 5).

Normalement, c’est-à-dire en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants et la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage de 10 maximum, pour des capitaux propres tangibles de 76,7 milliard d’euros, le Groupe Crédit Agricole devrait avoir au maximum 10 fois plus de dettes, soit un total des actifs de… 844 milliards (comme indiqué dans la colonne notée Standard du document 5).

986 milliards d’euros se trouvent donc en trop dans les actifs du Groupe Crédit Agricole !

Autre formulation : toujours pour respecter la règle du multiple d’endettement qui doit être inférieur à 10, le Groupe Crédit Agricole devrait augmenter ses capitaux propres tangibles de… 89,6 milliards d’euros pour le porter à… 166,3 milliards (colonne Tangible Equity du document 5) !

***

Crédit Agricole S.A., à savoir CASA, est l’entité (partielle) cotée du Groupe Crédit Agricole qui est une usine à gaz typiquement franchouillarde.
En effet, une banque est une banque, c’est-à-dire une entreprise qui, même si elle est souvent constituée d’un grand nombre de filiales, doit être un ensemble cohérent (le groupe) dirigé par des personnes qui sont censées le gérer d’une façon cohérente et logique, ce qui n’est pas le cas ici.

CASA publie un bilan différent du Groupe Crédit Agricole

Document 6 :

et le montant réel de ses capitaux propres, appelé improprement Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1)…

Document 7 :

dont il faut soustraire les Prêts dits Non-Performants (NPL, Non-Performing Loans) qui se montaient en brut à 13,990 milliards d’euros avec des provisions de 10,485 milliards, donc une perte potentielle nette de 2,505 milliards.
Les capitaux propres tangibles de CASA se montent donc à 35,4 milliards d’euros (CET 1) moins 2,5 milliards de NPL soit 32,9 milliards
,

Document 8 :

Avec une capitalisation boursière de 31,5 milliards d’euros inférieure au montant de ses capitaux propres tangibles, c’est-à-dire de sa valeur à la casse, les investisseurs avertis se méfient de Crédit Agricole S.A. (CASA, entité cotée du Groupe) qui ne survit qu’avec un taux de distribution de 5,7 %.

Le potentiel de baisse de CASA est important,

Document 9 :

Finalement, le Groupe Crédit Agricole est moins surendetté que les mécanos de la Générale, BNP-Paribas et que les grandes banques italiennes qui font si peur aux Marioles de la BCE mais il alimente lui aussi une création monétaire gigantesque.

Il s’agit bien là d’un problème de grande ampleur comme l’ont fort justement bien écrit les Marioles de la BCE qui reconnaissent que dans les pays anglo-saxons (Etats-Unis et Royaume-Uni) les banques ont des prêts non-performants quasiment négligeables.

Ainsi s’explique la situation potentiellement catastrophique de la zone euro dans laquelle s’est produite une hypertrophie létale à terme de la masse monétaire.
Un tsunami bancaire peut se produire à tout moment.

Cliquer ici pour lire le rapport financier du Groupe Crédit Agricole d’où sont tirées ces informations.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur le rapport financier du Groupe Crédit Agricole.

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15 novembre 2018 2

En attente d’évaluation après les midterms…

Rédigé par dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Après les midterms, le Donald et la Donald Company, c’est-à-dire les Américains qui défendent les intérêts de l’Amérique, sont en train d’évaluer la situation…
Dans cette attente, tout est encore figé.

C’est ainsi que l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans, le yield spread 10y-2y continue à stagner juste au-dessus de la barre critique des 25 points de base (1/4 de point), données du Wall Street Journal de la fin de la séance du 14 novembre,

Document 1 :

La Donald Company maitrise parfaitement la situation en maintenant scrupuleusement ce spread malgré de grands écarts dans l’évolution des rendements,

Document 2 :

La seule anomalie de marché est constituée par la courbe des rendements des bons à 3 mois qui évolue au-dessus de sa tendance normale,

Document 3 :

Vue d’ensemble de l’évolution de ces bons,

Document 4 :

Quelles décisions vont prendre les acteurs de cette Donald Company ?
Logiquement, ils devraient décider de laisser faire les marchés pour qu’ils suivent leur cours normal qui les conduit à un €-crash qui aura des répercussions aux Etats-Unis en créant une récession qui sera vite résorbée, avant les prochaines élections présidentielles américaines
,

Document 5 :

Un quatrième sauvetage de l’euro-système est possible mais peu probable.

L’écart entre les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor italien et ceux du Bund est proche du grand bond salvateur,

Document 6 :

Vue d’ensemble de l’€ perdition engagée depuis juillet 2007,

Document 7 :

Seuls les rendements des Notes à 10 ans sont revenus dans leur bande normale de fluctuation, mais ils vont redescendre dès que la guerre monétariste sera enclenchée dans sa phase finale,

Document 8 :

Tout va bien, tout est simple.

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14 novembre 2018 10

Manifestations du 17 novembre, suite…

Rédigé par dans la rubrique France

J’ai écrit précédemment que je ne comprends pas pourquoi beaucoup de Français veulent manifester le 17 novembre contre la hausse des prix des carburants car les prix du pétrole ont baissé de 20 % depuis le début du mois d’octobre.

En fait, la réponse est simple : c’est le résultat logique de la politique menée par l’incommensurable génie que des Français ont élu comme Président.

En effet, selon l’expression favorite de ce Mignon poudré, les prix du pétrole baissent et en même temps, ils augmentent… à la pompe !

Tout est simple.

Mots-clés:

12 novembre 2018 21

Manifestations du 17 novembre

Rédigé par dans la rubrique France

Je ne comprends pas pourquoi beaucoup de Français veulent manifester le 17 novembre contre la hausse des prix des carburants car les prix du pétrole ont baissé de 20 % depuis le début du mois d’octobre,

Document 1 :

Idem pour les prix du pétrole aux Etats-Unis,

Document 2 :

Ça doit être encore une conséquence d’un touite du Donald !
Ras le bol du Donald !

Mots-clés:

9 novembre 2018 5

Les mécanos de la Générale, 3° trimestre 2018

Rédigé par dans la rubrique Banques françaises, Leverage

Abstract
Les éléments exposés dans l’abstract sur les comptes de BNP-Paribas permettent de décrypter correctement ceux de Société Générale…
Le total des actifs de Société Générale qui se monte à 1 303,873 milliards d’euros est proche de celui de Wells Fargo : 1 872,989 milliards de dollars.
Wells Fargo, ce sont 189,4 milliards de dollars (USD) de capitaux propres tangibles et 250 milliards de capitalisation boursière.
Société Générale : 32,2 milliards d’euros de capitaux propres tangibles et 27,4 milliards de capitalisation boursière !
Là encore, yapa foto !
Pire encore, Société Générale ne publie pas d’informations pertinentes sur les pertes concernant les prêts réputés sûrs, c’est-à-dire non douteux, ni sur certains autres actifs considérés comme sûrs eux-aussi comme ceux de pays et de banques non fiables comme c’est le cas en Turquie, en Grèce, en Italie et ailleurs.

Comme je l’ai écrit à propos de BNP-Paribas, Société Générale ne survit que grâce au soutien de la BCE, à un taux de distribution très élevé de 6,5 % contre 3,25 % pour Wells Fargo et… à l’ignorance totale des Français !
Comme les Gos banques françaises ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement, elles accordent des prêts qu’elles ne devraient pas accorder, ce qui provoque une hypertrophie de la masse monétaire qui ralentit la croissance du PIB et qui est létale à terme
.

***

Les données du bilan de Société Générale sont le point de départ de l’analyse,

Document 1 :

Le montant des véritables capitaux propres dits tangibles est indiqué sous l’expression incorrecte et en pur franglais de Fonds propres Common Equity Tier 1,

Document 2 :

C’est cette donnée, le CET 1 qui permet de calculer une première évaluation du leverage de Société Générale,

Document 3 :

Société Générale2017 Q32017 Q42018 Q22018 Q22018 Q3
1 Assets1 338,701 275,131 271,901 298,021 303,87
2 Equity60,359,37358,960,13360,149
3 Deductions14,114,18513,715,05914,587
4 Goodwill4,94,98854,8744,862
5 Tangible eq41,340,240,240,240,7
6 Liabilities1 297,401 234,931 231,701 257,821 263,17
7 Leverage (µ)31,4130,7230,6431,2931,04
8 Core Tier 1 (%)3,183,263,263,23,22

Les banksters de Société Générale ne provisionnent pas tous les prêts dits douteux, c’est-à-dire les prêts qui ont une forte probabilité de ne pas être remboursés à l’échéance, alias les prêts dits non performants, les NPL (Non Performing Loans) comme ils l’indiquent clairement sur un tableau sur les diapositives publiées en complément du communiqué sur les comptes trimestriels,

Document 4 :

Pour donner une image fidèle de la réalité, les banksters de Société Générale auraient dû passer en provisions tous ces NPL, c’est-à-dire augmentées de la différence entre le total des engagements douteux (19,0 milliards d’euro) et des provisions comptabilisées (10,5 milliards) soit 8,5 milliards qui doivent donc venir en diminution du montant des capitaux propres tangibles calculé précédemment (colonne NPL du document 6).

Par ailleurs, un des documents publiés dans le rapport financier annuel audité de 2017 montre que l’exposition aux risques de défaut des crédits accordés, EAD pour Exposure At Default se monte à… 872 milliards d’euros sans donner de précisions sur ces risques !

Document 5 :

Compte tenu de tous ces éléments, l’évaluation du leverage qui donne l’image la plus fidèle de la réalité est au moins de 40 sachant que certains cadavres peuvent encore être cachés dans des placards (les pertes potentielles sur les EAD ne sont certainement pas évaluées ni provisionnées correctement),

Document 6 :

Société Générale 18Q3NPLStandardTang. Equity
1 Assets1 303,87354,21 303,87
2 Equity60,14960,14960,149
3 Deductions23,08723,087-63,213
4 Goodwill4,8624,8624,862
5 Tangible eq32,232,2118,5
6 Liabilities1 271,673221 185,37
7 Leverage (µ)39,491010
8 Core Tier 1 (%)2,531010

Pour avoir un leverage respectant les normes, c’est-à-dire les règles prudentielles édictées par ce bon vieux Greenspan, ce qui est le cas des grandes banques américaines comme Wells Fargo, le total des actifs de Société Générale devrait se monter à… 354 milliards d’euros, ce qui signifie que ces banksters devraient céder pour… 1 304 milliards d’actifs (colonne Standard du document 6) !

Autre formulation : toujours pour respecter la règle du multiple d’endettement qui doit être inférieur à 10, les banksters de Société Générale devraient augmenter leurs capitaux propres tangibles de… 86,3 milliards d’euros pour les porter à… 118,5 milliards (colonne Tangible Equity du document 6) !

Comme je l’ai écrit pour BNP-Paribas, bien entendu, aucune de ces deux solutions, ou une combinaison des deux, ne peut se faire sans dommages considérables car Société Générale est une banque too big to fail.

Sur ces deux exemples, BNP-Paribas et Société Générale, les Gos banques françaises accordent des crédits qu’elles ne devraient pas accorder : les actifs de Société Générale devraient diminuer de… 1 304 milliards d’euros et ceux de BNP-Paribas de… 1 658 milliards soit au total de près de 3 000 milliards, ce qui alimente la création monétaire indue.
C’est de l’argent non gagné qui circule en Europe et surtout en France
.

Pour rappel, l’hypertrophie monétaire qui s’était développée aux Etats-Unis au début des années 2000 a été causée par le fait que les banques américaines ne respectaient plus cette règle prudentielle d’endettement, à savoir un leverage de 10 au maximum.
Les autorités américaines ont fait éclater cette bulle monétaire en flinguant la banque des frères Lehman, ce qui a eu pour effet d’amener les banksters à respecter cette règle sous peine de subir le même sort, comme le montre très bien l’exemple de Citigroup
.

Document 7 :

Cependant, l’éclatement d’une telle bulle ne peut produire que des dommages collatéraux considérables, ce qui s’est manifesté aux Etats-Unis par la Grande Récession.
La vieille Europe continentale est proche d’une telle issue dont les conséquences seront d’autant plus graves que la bulle monétaire dans la zone euro est plus importante que celle qui s’est produite aux Etats-Unis et que les autorités de la zone sont totalement incompétentes et de connivence avec les banksters.

Cliquer ici pour voir les résultats de la Générale de ce dernier trimestre.
Cliquer ici pour voir mon article précédent sur les exploits des mécanos de la Générale.

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8 novembre 2018 19

BNP-Paribas : 3° trimestre 2018… et les stress tests

Rédigé par dans la rubrique Banques françaises, Leverage

Abstract :
Le meilleur indicateur synthétique de la (bonne ou de la mauvaise) santé des banques est le multiple d’endettement, le leverage, qui est le rapport entre le total des dettes et (sur) le montant des véritables capitaux propres dits tangibles.
Les banques doivent publier ce montant des capitaux propres tangibles qui apparait sous l’expression CET 1 (Common Equity Tier 1) qui élimine tous les titres dits hybrides que les banques européennes continuent à intégrer à tort dans leurs capitaux propres sous la pression de leurs banksters.
Cependant, ce CET 1 ne donne pas une image fidèle de la réalité car les banques européennes continuent à pouvoir comptabiliser les prêts qu’elles accordent à leur clientèle sans provisionner tous les prêts dits non performants (NPL, Non Performing Loans) alors que les banques américaines comptabilisent à juste titre leurs prêts en net, compte tenu des pertes potentielles que sont ces NPL.
Par ailleurs, les banques européennes ne comptabilisent pas les pertes sur les prêts réputés sûrs, c’est-à-dire non douteux ni sur certains autres actifs considérés comme sûrs eux-aussi comme ceux de pays et de banques non fiables comme c’est le cas en Turquie, en Grèce et en Italie.
Lorsque l’on prend en considération tous ces éléments, le leverage de BNP-Paribas atteint… 41,67 alors que ce bon vieux Greenspan préconise un maximum de 10
et que celui de la banque des frères Lehman était de 32 lorsque les autorités américaines l’ont mise en faillite.
BNP-Paribas va peut-être conserver sa place de la pire des banques mondiales présentant un risque systémique, ce qui n’empêche pas les autorités de la zone euro de lui accorder un satisfecit dans le cadre de leurs derniers tests de stress (stress tests en anglais) !
En fait le véritable test de stress est celui qui est effectué par les marchés, c’est-à-dire par les investisseurs.
Ainsi, JPMorgan Chase a une capitalisation boursière de… 365 milliards de dollars (USD) alors que celle de BNP-Paribas n’est que de… 58 milliards d’euros pour des actifs portant sur quasiment les mêmes montants (2 615 milliards de dollars et 2 234 milliards d’euros respectivement) !

Yapa foto !
Ce grand écart s’explique par le fait que le montant des capitaux propres tangibles de JPMorgan est de… 231,5 milliards de dollars alors que celui de BNP-Paribas n’est que de… 52,4 milliards d’euros !
Yapa foto !
Bien entendu, les autorités et la communauté financière américaines connaissent parfaitement l’état de délabrement des banques européennes dont celui de BNP-Paribas.
Une fois de plus, à ma connaissance, je suis le seul à décrypter correctement les données des banksters européens en me basant sur les documents officiels en accès libre (et en les citant) alors qu’aucun journaleux ni spécialiste en finances patenté ne publie ce type d’analyse.

***

Comme je l’ai écrit à maintes reprises, la situation des big banks (européennes) too big to fail dépasse largement les normes au point que certaines d’entre elles sont au bord de la faillite mais elles sont miraculeusement maintenues en survie, jusqu’à présent du moins.

C’est le cas de BNP-Paribas.
Pour me faire mieux comprendre, une bonne idée est de comparer cette Gos banque à la banque américaine (des Etats-Unis) qui s’en rapproche le plus de par le montant de ses actifs : JPMorgan Chase avec 2 615 milliards de dollars d’actifs car ceux de BNP-Paribas sont de 2 234 milliards d’euros.

JPMorgan, ce sont 231,5 milliards de dollars (USD) de capitaux propres tangibles et 365 milliards de capitalisation boursière.
BNP-Paribas : 52,4 milliards d’euros de capitaux propres tangibles et 58 milliards de capitalisation boursière !

Sur ces deux seules données, les plus nuls des pires idiots comprennent tout de suite que BNP-Paribas est tout ce qu’on veut mais pas une banque.
L’état de délabrement intellectuel des Euro-zonards et des Français en particulier qui n’ont encore jamais réagi face à une telle situation est impressionnant.
Inutile d’en rajouter davantage.

***

Les données du bilan de BNP-Paribas sont le point de départ de l’analyse,

Document 1 :

Le montant des véritables capitaux propres dits tangibles est indiqué sous l’expression en pur franglais de Capitaux propres Common Equity Tier One,

Document 2 :

C’est cette donnée, le CET 1 qui permet de calculer une première évaluation du leverage de BNP-Paribas,

Document 3 :

BNP-Paribas2017 Q32017 Q42018 Q12018 Q22018 Q3
1 Assets2 158,501 960,252 150,522 234,492 234,23
2 Equity100,544101,983100,10298,71199,876
3 Deductions15,59116,71216,5215,02215,618
4 Goodwill9,6539,5719,4828,3898,458
5 Tangible eq75,375,774,175,375,8
6 Liabilities2 083,201 884,552 076,422 159,192 158,43
7 Leverage (µ)27,6724,928,0228,6728,48
8 Core Tier 1 (%)3,614,023,573,493,51

Les banksters de BNP-Paribas ne provisionnent pas tous les prêts dits douteux, c’est-à-dire les prêts qui ont une forte probabilité de ne pas être remboursés à l’échéance, alias les prêts dits non performants, les NPL (Non Performing Loans) comme ils l’indiquent clairement sur un tableau sur les diapositives publiées en complément du rapport financier trimestriel,

Document 4 :

Pour donner une image fidèle de la réalité, les banksters de BNP-Paribas auraient dû provisionner tous ces NPL, c’est-à-dire la différence entre le total des engagements douteux (27,1 milliards d’euro) et les provisions (21,5 milliards) soit 5,6 milliards qui doivent donc venir en diminution du montant des capitaux propres tangibles calculé précédemment (colonne NPL du document 8).

Par ailleurs, un des tableaux sur Excel uniquement en anglais indique que les doubtful loans (prêts douteux) comptabilisés ne tiennent pas compte de ceux émanant de la Grèce !

Document 5 :

Pour rappel, le rapport annuel audité de 2017 mentionnait des encours très importants sur des pays et des banques non fiables comme c’est le cas en Turquie, en Grèce et en Italie,

Document 6 :

Suite de ce document,

Document 7 :

Rien que sur la Turquie dont les actifs ont fondu de 30 % en 2018 par rapport à la situation fin 2017, les pertes potentielles non provisionnées se monteraient à 10 milliards d’euros environ, ce qui est une évaluation basse qui peut être retenue, venant en diminution du total précédent des capitaux propres tangibles (colonne NPL+Turkey du document 8).

En outre, les banksters de BNP-Paribas ont eu la bonté de préciser dans le rapport annuel audité de 2017 que sur les actifs réputés sains (indiqués sous l’appellation Encours sains présentant des impayés), ils avaient quand même comptabilisé 13,929 milliards de pertes dont seulement 6,100 milliards étaient couvertes par des garanties reçues, soit une perte de 7,829 milliards qui n’est manifestement pas enregistrée en diminution des capitaux propres tangibles, sauf indication contraire.
Il faut donc déduire ce dernier montant du total précédent des capitaux propres tangibles
(colonne NPL+Turkey+PL du document 8).

Compte tenu de tous ces éléments, l’évaluation du leverage qui donne l’image la plus fidèle de la réalité est au moins de 41 sachant que certains cadavres peuvent encore être cachés dans des placards (les pertes potentielles sur des engagements en Italie sont certainement sous-évaluées et celles qui sont mentionnées sur la Grèce ne sont pas provisionnées),

Document 8 :

BNP Paribas 18Q3NPLNPL + TurkeyNPL+Turkey+PLStandardTang. Equity
1 Assets2 234,232 234,492 234,49576,0812 234,49
2 Equity99,87699,87699,87699,87699,876
3 Deductions21,21831,21839,04739,047-111,653
4 Goodwill8,4588,4588,4588,4588,458
5 Tangible eq70,260,252,37152,371203,071
6 Liabilities2 164,032 174,292 182,11523,712 031,41
7 Leverage (µ)30,8336,1241,671010
8 Core Tier 1 (%)3,242,772,41010

Pour avoir un leverage respectant les règles prudentielles édictées par ce bon vieux Greenspan, ce qui est le cas des grandes banques américaines comme JPMorgan, le total des actifs de BNP-Paribas devrait se monter à… 576 milliards d’euros, ce qui signifie que ces banksters devraient céder pour… 1 658 milliards d’actifs (colonne Standard du document 8) !

Autre formulation : toujours pour respecter la règle du multiple d’endettement qui doit être inférieur à 10, les banksters de BNP-Paribas devraient augmenter leurs capitaux propres tangibles de… 150,7 milliards d’euros pour le porter à… 203 milliards (colonne Tangible Equity du document 8) !

Bien entendu, aucune de ces deux solutions, ou une combinaison des deux, ne peut se faire sans dommages considérables car BNP-Paribas est une banque too big to fail.
Elle ne tient que grâce au soutien de la BCE, à un taux de distribution très élevé de 6,5 % contre 2,9 % pour JPMorgan et… à l’ignorance totale des Français
!

Enfin, une émission particulièrement édifiante sur une partie des agissements des banksters de BNP-Paribas est visible sur internet, cliquer ici pour la visionner (nouveau lien direct qui fonctionne correctement).
Je remercie le lecteur (de mes articles) qui m’a transmis ce lien.

Cliquer ici pour voir les résultats de BNP-Paribas d’où sont tirées ces données.
Cliquer ici pour lire mon article sur les résultats du 2° trimestre de BNP-Paribas.
Cliquer ici pour lire mon article sur les turqueries de BNP-Paribas.

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4 novembre 2018 28

Le Donald, les midterms, le spread 10y-2y et l’€-crash…

Rédigé par dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans, le Yield spread 10y-2y, se dirigeait inexorablement vers le zéro avant la fin du mois d’août comme je l’ai écrit maintes fois depuis le mois de décembre dernier,

Document 1 :

Les cycles poursuivent toujours leur cours normal d’un plus haut à un plus bas, etc.
Es muß sein
!

Ce spread allait même tout droit vers zéro avant la fin août d’après toutes les droites de tendances depuis le début 2017… ce qui avait le très gros inconvénient de se produire avant les midterms, et donc d’empêcher le Donald d’aborder les élections dans la meilleure position possible,

Document 2 :

Il est donc intervenu énergiquement selon ses habitudes le… 19 juillet pour faire remonter ce spread, puis à nouveau ensuite, et avec l’aide de la Donald Company, c’est-à-dire des grands investisseurs qui veulent, comme lui, défendre d’abord et avant tout les intérêts de l’Amérique, et ça a marché !

Document 3 :

A l’instar du Donald, la Donald Company en a rajouté une grosse louche en faisant bondir les rendements, dont ceux du 10 ans bien au-dessus de leur limite logique des 3,0 % compte tenu des risques d’€-crash,

Document 4 :

Idem pour les rendements du Bill à 3 mois,

Document 5 :

Cerise sur le gâteau : le spread entre les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor italien et ceux du Bund est retombé nettement sous la barre critique des 300 points de base, là encore grâce à la Donald Company,

Document 6 :

Tous les idiots nuisibles que sont les journaleux et les autoproclamés experts financiers de tous les établissements financiers ont dit et écrit que l’écart entre les rendements des Trésors de la zone allaient converger en 2018 car la situation des banques et des économies allait en s’améliorant, ce qui ne correspond pas du tout à la réalité, évidemment,

Document 7 :

Une fois de plus, des rendements négatifs, ça n’existe pas, c’est impensable, inconcevable, inimaginable,

Document 8 :

Des rendements de bons à 10 ans de Trésors inférieurs à 2 % sont même totalement hors normes,

Document 9 :

Comme je l’ai écrit maintes fois, l’€-crash est en suspens.
Stratégiquement, Donald & Co ont intérêt à laisser faire les marchés qui conduiront librement à cet €-crash tant attendu

Cliquer ici pour lire mon article précédent sur ce thème.

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2 novembre 2018 10

Agrégats monétaires : les Américains votent pour le Donald, actualisation au 15 octobre

Rédigé par dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Les Américains votent manifestement pour le Donald quand on prend en considération l’évolution récente de leur comportement via les variations des agrégats monétaires

En effet, ils ont encore augmenté de de 39,6 milliards de dollars leurs dépôts sur leurs comptes courants pour les dépenser et retiré 13,7 milliards de leurs comptes d’épargne au 15 octobre par rapport à la semaine précédente, derniers chiffres publiés par la Fed hier 1° novembre,

Document 1 :

Du temps d’Obaba, les Américains n’avaient pas confiance en l’avenir et ils continuaient à augmenter leur épargne de précaution.
Après l’élection du Donald, leur comportement s’est inversé, sauf pendant une période d’hésitations (au premier semestre 2018) lorsqu’il a lancé les augmentations de droits de douane qui ont fait craindre aux Américains une baisse possible de la croissance claironnée par tous les idiots nuisibles qui ont toujours tort.

L’augmentation des dépôts des Américains sur leurs comptes d’épargne (ce qui correspond à l’agrégat monétaire M2-M1) d’une année sur l’autre n’a été que de 3,56 % dans la semaine se terminant le 15 octobre, ce qui montre qu’ils ont confiance en l’avenir,

Document 2 :

En conséquence, comme je l’ai écrit précédemment, la croissance du PIB au cours de ce 4° trimestre devrait être de 3,5 % d’une année sur l’autre et de 4,0 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé, toutes choses égales par ailleurs, ce qui est un excellent résultat confortant une fois de plus le bien-fondé de la politique économique menée par le Donald pour lequel les électeurs s’apprêtent à voter dans les jours à venir,

Document 3 :

Tout va bien aux Etats-Unis qui sont prêts à encaisser un €-crash avec le Donald aux commandes et en pleine forme.

Cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet.

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