26 février 2015 2

€-crise, junk bonds

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Aujourd’hui jeudi 26 février, en milieu de séance (autour de 14 h françaises), les rendements du Bund ont encore battu leur plus bas historique à 0,244 % d’après les données du Wall Street Journal…

Document 1 :

… ce qui a propulsé vers un nouveau sommet leur écart par rapport aux rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor français qui étaient à 0,562 %,

Document 2 :

Ces grands écarts ne sont pas la conséquence de la QE des Marioles de la BCE mais de l’exacerbation des tensions dues aux réactions intempestives de Wolfgang Schäuble sur la Grèce.

Depuis avril 2011, la crise s’est accentuée dans la vieille Europe continentale qui peut éclater à tout moment,

Document 3 :

Si un €ffondrement se produit à un moment mal anticipé, donc mal préparé, les conséquences risquent d’en être encore aggravées.

Encore un rappel : des rendements de bons à 10 ans de Trésors sous la barre des 2% étaient jadis inconcevables car totalement en dehors de toute logique.

Ils ont curieusement replongé sous cette limite depuis le 1° janvier 2014 dans la vieille Europe continentale.
C’est l’aboutissement, et la conséquence, de la création monétaire qui s’est développée dans la zone euro en M1 depuis qu’elle existe.
La QE des Marioles de la BCE ne peut qu’aggraver et accélérer la situation. Elle n’est en aucun cas une solution.

Mots-clés: , , , , , , ,

26 février 2015 11

Grèce : politiques / économie et finance

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe

Tout allait bien : depuis plusieurs mois, tout le monde savait qu’en Grèce la gauche-extrême gauche allait emporter les élections et remettre en cause les accords passés, ce qui serait plus ou moins bien accepté dans un premier temps par les autres pays sauveteurs de l’UE.

Lundi 23 février et le lendemain, les dirigeants allemands (dont Wolfgang Schäuble) avalaient une nouvelle couleuvre.
Le mercredi 25 Angela approuvait mollement plus ou moins malgré elle mais Wolfgang Schäuble s’est déchainé en disant que les Grecs n’auront pas un sou tant qu’ils n’auront pas fait les réformes exigées, des ministres grecs lui répondant qu’il n’était pas question que des privatisations leur soient imposées par des étrangers.

Le résultat est le pire qui soit. Toutes les anticipations sont prises à contre-pied. C’est très exactement ce qu’il ne faut surtout pas faire pour un homme politique au pouvoir.

Les rendements du Bund ont brusquement replongé, davantage que ceux du 10 ans français

Document 1 tiré du Wall Street Journal :

ce qui a fait bondir leur écart relatif à un plus haut historique,

Document 2 :

Des rendements de bons à 10 ans de Trésors tendant vers zéro signifient que le plus grand désordre règne dans ces pays car ces ils devraient fluctuer au mieux dans la bande des 3 %…

Document 3 :

… ce que devraient faire les Notes en l’absence de risque d’€ffondrement.

Ce matin 26 février, ça continue : l’écart entre les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor français et ceux du Bund a encore augmenté en dépassant les 120 %.

L’€-crise se produit au bon moment : lorsque l’économie américaine repart sur de bonnes bases.
Elle peut donc encaisser les dommages collatéraux sans problèmes majeurs, et au contraire, cet €ffondrement permet à la croissance des Etats-Unis de se maintenir sans être inflationniste et sans que la Fed soit obligée de remonter ses taux de base.
Tout va bien.

Mots-clés: , , , , ,

25 février 2015 5

HSBC 4° trimestre 2014

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

HSBC a publié ses derniers résultats trimestriels,

Document 1 :

Les dirigeants de cette banque donnent maintenant des informations très précises et très détaillées qui permettent de déterminer le montant des véritables capitaux propres tels qu’ils étaient définis dans le cadre du calcul du ratio Tier 1 d’origine et tels qu’ils doivent encore l’être d’après la directive européenne dite CRD IV,

Document 2 :

Sur cette base, le véritable leverage est de 18,8 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 5,3 %,

Document 3 :

HSBC2013 Q4*2014 Q12014 Q22014 Q32014 Q4*
1 Assets2 671,322 758,452 753,592 728,652 634,14
2 Equity181,871183,945190,281193,597190,147
3 Other equity5,851---11,532
4 Goodwill29,91847,55948,3247,59527,577
5 Tangible eq146,102136,386141,961146,002151,038
6 Liabilities2 525,222 622,062 611,632 582,642 483,10
7 Leverage (µ)17,319,218,417,716,4
8 Core Tier 1 (%)5,85,25,45,76,1

Sommes en milliards de… dollars (US$) et non pas en livres ! Les données des 4° trimestres 2013 et 2014 sont établies selon les mêmes bases fiables, les données pour les autres ne sont pas nécessairement en concordance avec l’application des mêmes règles.

Curieusement, les dirigeants d’HSBC font état d’un leverage ratio désavantageux pour eux de 4,8 % correspondant en fait à ce ratio Core Tier 1 réel de 5,3 % !

Bien entendu, dans le cadre du calcul de ce véritable leverage, les titres hybrides (dont les TSSDI, Titres Super Subordonnés à Durée Indéterminée) sont retranchés du montant des capitaux propres qui figurent au bilan ainsi que les autres titres, ce que ne font pas les banksters des Gos banques françaises qui justifient leur interprétation en considération de la réglementation nationale qui ne respecte pas les règles internationales, en toute impunité.

Les dirigeants d’HSBC savent très bien que la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni (qui respecte les règles internationales) va examiner de près leurs comptes pour vérifier le véritable montant de leurs capitaux propres et le véritable leverage sans pondérer les actifs, évidemment.
Ils publient donc des comptes fiables qui donnent une image fidèle de la réalité.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 106 milliards de dollars pour que cette banque respecte les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 % ou diminuer le montant des dettes de… 1 170 milliards, à l’instar de la Banque Martin Maurel, de Citigroup et d’autres banques fiables, en dehors de la France.

Néanmoins, avec un leverage de 18,8 HSBC est une banque beaucoup plus fiable que les Gos banques françaises qui ont un leverage de… 25 à 35 !

HSBC fait partie des 30 plus grandes banques mondiales présentant un risque systémique, les G-SIBs (Global Systemically Important Banks) précédemment connues en tant que SIMIs (Systemically Important Financial Institutions) du Basel Committee on Banking Supervision (BCBS).

Cliquer ici pour voir le rapport de gestion de ce dernier trimestre d’HSBC.

Mots-clés: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

24 février 2015 15

Leverage réel des banques françaises, 4° trimestre 2014

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

Un récapitulatif du leverage réel des 4 Gos banques françaises à la fin de ce dernier trimestre montre clairement que la confiance ne peut pas régner dans le système bancaire en France comme en Europe car elles sont très loin de respecter les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 supérieur à 10 %,

Document 1 :

2014 Q4Cdt Agri GroupBPCE-NatixisBNP-ParibasSté GénéraleTotal
1 Assets1 762,801 813,702 077,761 308,176 962,43
2 Equity86,774,289,4155,168305,468
3 Hybrid securities +88,66,5891538,213
4 Goodwill146,410,5774,33135,311
5 Tangible equity64,759,266,15335,8225,853
6 Liabilities1 698,101 754,502 011,611 272,406 736,57
7 Leverage (µ)26,229,630,435,529,8
8 Core Tier 1 (%)3,83,43,32,813,4

Sommes en milliard d’euros.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de ces 4 Gos banques de… 445 milliards d’euros pour respecter les règles prudentielles d’endettement telles qu’elles ont été définies par ce bon vieux Greenspan ou diminuer le total de leurs dettes de… 4 500 milliards !

Pire : la situation de nos Gos banques ne s’améliore pas globalement depuis fin 2013.

Document 2 :

2013 Q4Cdt Agri GroupBNP-ParibasBPCE-NatixisSté GénéraleTotal
1 Assets1 706,301 800,141 633,621 235,306 375,36
2 Equity76,387,59169,23951284,13
3 TSSDI-6,6147,914,514
4 Goodwill14,5161811,760,2
5 Tangible eq61,864,97751,23931,4209,416
6 Liabilities1 644,501 735,161 582,381 203,906 165,94
7 Leverage (µ)26,6126,730,938,329,4
8 Tier 1 (%)3,83,73,22,63,4

Le total de leurs bilans représente plus de 3 fois le PIB de la France (2 157 milliards d’euros).
Pire : il repose sur de l’argent non gagné (près de 500 milliards d’euros), c’est-à-dire sur de la création monétaire.

Les banksters du Crédit Agricole (CASA) sont miraculeusement (potentiellement) sauvés par les péquenots des caisses régionales (en attendant de se prendre une bonne claque aux Etats-Unis) ainsi que les mécanos de la Générale et Natixis qui se cache derrière BPCE (dont le patron est renvoyé en correctionnelle). Les banksters de BNP ont été lourdement amendés… aux Etats-Unis.

Quelques petits rappels : en suivant la même méthode d’analyse, Citigroup respecte ces règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan (à savoir un leverage égal à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 de 10 %), les 8 plus grandes banques des Etats-Unis ont globalement un leverage de 12,9 correspondant à un ratio Core Tier 1 de 7,75 % proche des exigences de la BRI dans les années 80 (respectivement 12,5 et 8 %) et le total de leur bilan représente moins de 60 % du PIB annuel américain.

Les banquiers, c’est-à-dire les cadres dirigeants de ces grandes banques connaissent très bien la gravité de la situation dans leur propre établissement, et il en est de même pour les autres. Ils n’ont donc pas confiance entre eux, c’est ce qui bloque le marché interbancaire.
Cependant, leurs groupes de pression ont réussi à faire adopter par les autorités des pays européens une usine à gaz de règles absconses de façon à mieux camoufler leurs errements létaux.

Ce problème n’est jamais abordé dans les médias ni officiellement dans les milieux financiers selon cette méthode. Elle a pourtant été (plus ou moins) clairement explicitée par ce bon vieux Greenspan et d’autres dont la BRI, Axel Weber, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et même l’Union Européenne (dans sa directive CRD IV).
Je ne fais que reprendre leurs idées.

Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de tsunami bancaire, le marché interbancaire ne fonctionne plus, la crise rampante perdure, le désordre allant croissant.
Tout est simple.

Mots-clés: , , , , , , , , , , , , , , , ,

24 février 2015 0

Banques américaines, 4° trimestre 2014

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Les huit plus grandes banques américaines présentant un risque systémique d’après la liste retenue par la BRI ont un leverage global de 12,91 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 7,75 % en légère amélioration d’une année sur l’autre,

Document 1 :

2014 Q4CitigroupWells FargoGoldman SachsBank of AmericaMorgan Stanley
1 Assets1 842,531 687,558562 104,53817,539
2 Equity200,066184,39482,797243,47167,55
3 Preferred st10,46819,2139,219,3096,02
4 Goodwill23,59225,7054,1669,7779,636
5 Tangible eq166,006139,47669,437154,38551,894
6 Liabilities1 676,521 548,07786,5631 950,15765,645
7 Leverage (µ)10,111,111,312,614,75
8 Core Tier 1 (%)9,998,87,96,78

Sommes en milliards de dollars.

Il faudrait augmenter les véritables capitaux propres (c’est-à-dire l’actif net tangible constitué des capitaux propres diminué des actions de préférence et des écarts d’acquisition, sans les minoritaires) de 220 milliards de dollars pour que ces 8 big banks respectent les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10 selon cette méthode de calcul, le dénominateur étant le total des dettes, c’est-à-dire celui du bilan moins l’actif tangible,

Document 2 :

2014 Q4JPMorganState StreetBk of New York MellonTotal
1 Assets2 573,13274,119385,30310 540,70
2 Equity212,00221,52438,0391 049,84
3 Preferred st20,0631,9611,56287,796
4 Goodwill47,6475,82617,869204,212
5 Tangible eq144,29213,73718,608757,835
6 Liabilities2 428,83260,382366,6959 782,87
7 Leverage (µ)16,8318,9519,712,91
8 Tier 1 (%)5,945,35,17,75

Les réglementations lourdes et complexes ne servent à rien. La seule intervention de ce bon vieux Greenspan expliquant une fois encore le principe de base des règles bancaires, à savoir que les banques doivent avoir un total de leurs dettes inférieur à 10 fois le montant de leurs véritables capitaux propres a suffi pour que toute la communauté financière et bancaire américaine s’y aligne, ce qui est loin d’être le cas en France !

Au fil du temps, après de fortes turbulences, ces big banks respectent ces règles, Citigroup étant la plus performante avec un leverage quasiment de 10.
Le système bancaire américain fonctionne normalement maintenant. Ce n’est pas le cas dans la zone euro.

D’une année sur l’autre, les capitaux propres réels ont augmenté de 25 milliards de dollars

Document 3 :

2013 Q4CitigroupWells FargoGoldman SachsBank of AmericaMorgan Stanley
1 Assets1 880,621 523,509122 102,27832,702
2 Equity197,601170,14278,47232,68562,701
3 Preferred st6,73816,2677,213,3523,22
4 Goodwill25,00925,6374,37669,8449,873
5 Tangible eq165,854128,23866,894149,48949,608
6 Liabilities1 714,761 395,26845,1061 952,78783,094
7 Leverage (µ)10,310,912,6313,115,8
8 Core Tier 1 (%)9,79,27,927,76,33

… et le total des dettes a augmenté de 231 milliards,

Document 4 :

2013 Q4JPMorganState StreetBk of New York MellonTotal
1 Assets2 415,69243,291374,3110 284,38
2 Equity200,0220,37837,521999,518
3 Preferred st11,1580,4911,56259,988
4 Goodwill48,0816,03618,073206,929
5 Tangible eq140,78113,85117,886732,601
6 Liabilities2 274,91229,44356,4249 551,78
7 Leverage (µ)16,216,5619,913,04
8 Core Tier 1 (%)6,2657,67

Une remarque importante : les Américains s’inquiètent de la puissance de leurs grandes banques alors que le total des actifs de leurs 8 plus grandes banques représente moins de 60 % du PIB annuel des Etats-Unis (17 710 milliards de dollars).

A titre de comparaison, le total des actifs de nos 4 Gos banques (qui sont loin de respecter les règles prudentielles d’endettement) représente plus de 3 fois le PIB annuel de la France (2 157 milliards d’euros), ce qui n’inquiète pas les Français !

Tout est simple.

Mots-clés: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

23 février 2015 1

Bank of New York Mellon 3° trimestre 2014

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Le total du bilan de Bank of New York Mellon est relativement modeste pour les Etats-Unis mais elle fait partie des banques systémiques (SIFIs) de la BRI.

Son multiple d’endettement est beaucoup trop élevé à cause de ses écarts d’acquisition : son leverage réel est de 19,7 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 5,1 %,

Document 1 :

Bk of New York Mellon2013 Q42014 Q12014 Q22014 Q32014 Q4
1 Assets374,31368,241400,74386,296385,303
2 Equity37,52137,98638,32638,45138,039
3 Preferred st1,5621,5621,5621,5621,562
4 Goodwill18,07318,118,19617,99217,869
5 Tangible eq17,88618,32418,56818,89718,608
6 Liabilities356,424349,917382,172367,399366,695
7 Leverage (µ)19,919,120,619,419,7
8 Tier 1 (%)55,24,95,15,1

Sommes en milliards de dollars.

Les dirigeants de Bank of New York Mellon ne parviennent pas à améliorer la situation. Il faudrait augmenter les capitaux propres de 16,3 milliards de dollars pour que cette banque respecte les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan.

Document 2 :


Seules trois banques européennes ont de meilleurs multiples d’endettement que Bank of New York Mellon.

Malgré un surendettement de certaines banques, le système bancaire fonctionne normalement aux Etats-Unis : la banque centrale n’est pas obligée de se substituer aux marchés comme dans la zone euro.
Evidemment, ce genre d’analyse passe mal auprès des fanatiques anti-banques et anti-américains.

Cliquer ici pour voir le communiqué de la banque sur ses derniers résultats financiers.

Mots-clés: , , , , , , ,

23 février 2015 0

State Street Corporation 4° trimestre 2014

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

State Street, bien qu’ayant un total de son bilan relativement modeste pour les Etats-Unis, est l’une des 8 banques à risque systémique retenue par la BRI pour ce pays.
Elle ne respecte pas les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan avec un leverage réel de 18,95 supérieur à la norme (en détérioration par rapport au trimestre précédent) correspondant à un véritable ratio Core Tier 1 réel de 5,3 %,

Document 1 :

State Street2013 Q42014 Q12014 Q22014 Q32014 Q4
1 Assets243,291256,663282,324274,976274,119
2 Equity20,37821,27321,721,15621,524
3 Preferred st0,4910,4910,4911,2331,961
4 Goodwill6,0366,0386,0375,8995,826
5 Tangible eq13,85114,74415,17214,02413,737
6 Liabilities229,44241,919267,152260,952260,382
7 Leverage (µ)16,5616,4117,6118,6118,95
8 Tier 1 (%)66,15,75,45,3

Sommes en milliards de dollars.

Les capitaux propres de State Street baissent plus que le total des dettes par rapport au trimestre précédent.
Il faudrait augmenter le montant des capitaux propres de 11,2 milliards de dollars pour respecter les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage inférieur à 10.

Document 2 :

Cliquer ici pour voir le bilan de cette banque pour ce dernier trimestre.

Mots-clés: , , , , , , , , , ,

23 février 2015 0

JPMorgan Chase & Co. 3° trimestre 2014

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Le bilan de JPMorgan Chase & Co ne fait pas apparaitre le montant des véritables capitaux propres…

Document 1 :

… qui sont publiés en annexe dans le même document (Common stockhoder’s equity, sans les minoritaires),

Document 2 :

… ce qui permet de calculer les véritables données sur l’endettement comme ce bon vieux Greenspan les a définies : le leverage réel est à 16,8 et le véritable ratio Core Tier 1 à 5,9 % en détérioration par rapport aux trimestres précédents, ce qui est loin des exigences de ce bon vieux Greenspan !

Document 3 :

JPMorgan2013 Q42014 Q12014 Q22014 Q32014 Q4
1 Assets2 415,692 463,312 520,342 527,012 573,13
2 Equity200,02204,572208,858211,214212,002
3 Preferred st11,15815,08318,46320,06320,063
4 Goodwill48,08148,06548,1147,9747,647
5 Tangible eq140,781141,424142,285143,181144,292
6 Liabilities2 274,912 321,892 378,052 383,822 428,83
7 Leverage (µ)16,216,416,7116,6516,83
8 Core Tier 1 (%)6,26,15,986,015,94

Sommes en milliards de dollars.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 89,5 milliards de dollars pour que JPMorgan respecte les règles prudentielles d’endettement de ce bon vieux Greenspan, à savoir des chiffres autour de 10.
Selon la Fed, JPMorgan devrait augmenter au moins de 22 milliards de dollars le montant de ses capitaux propres pour se conformer à ses nouvelles règles.

La banque est encore plombée par des écarts d’acquisition considérables résultant de la mauvaise gestion des années passées…
Une fois de plus, on constate qu’une banque qui a un mauvais leverage (nettement supérieur à 10) ne fonctionne pas normalement.
Des mesures énergiques doivent alors être prises pour redresser la situation, ce qui se fait plus ou moins bien avec un bénéfice de 21,8 milliards de dollar sur l’année.

Cliquer ici pour lire les données du dernier trimestre de JPMorgan Chase.

Mots-clés: , , , , , , , , ,

23 février 2015 0

Bank Of America 4° trimestre 2014

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

En prenant en considération les écarts d’acquisition qui se montent encore à près de 70 milliards de dollars, Bank Of America reste dans les meilleures places du classement des banques mondiales à risque systémique avec un leverage réel de 12,6 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 7,9 % en amélioration par rapport aux trimestres précédents,

Document 1 :

Bank of America2013 Q42014 Q12014 Q22014 Q32014 Q4
1 Assets2 102,272 149,852 170,562 123,612 104,53
2 Equity232,685231,888237,411238,681243,471
3 Preferred st13,35213,35214,84617,91319,309
4 Goodwill69,84469,84269,8169,78469,777
5 Tangible eq149,489148,694152,755150,984154,385
6 Liabilities1 952,782 001,162 017,801 972,631 950,15
7 Leverage (µ)13,113,513,213,112,6
8 Core Tier 1 (%)7,77,47,67,77,9

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni,

Document 2 :

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 37 milliards de dollars pour que Bank Of America respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan.

Document 3 :

Bank Of America n’a pas encore terminé l’assainissement de ses comptes, ce qui lui a coûté… 17 milliards de dollars d’amendes en 2014 !

Cliquer ici pour lire le document financier de Bank Of America d’où sont tirés ces chiffres.

Mots-clés: , , , , , , , , , , , , , ,

22 février 2015 0

Morgan Stanley 4° trimestre 2014

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines

A la fin de ce dernier trimestre, Morgan Stanley (qui fait partie des banques mondiales à risque systémique) a fait baisser son leverage réel à 14,75 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 6,8 %,

Document 1 :

Morgan Stanley2013 Q42014 Q12014 Q22014 Q32014 Q4
1 Assets832,702834,999826,568814,511817,539
2 Equity62,70163,85165,77166,89867,55
3 Preferred st3,223,225,026,026,02
4 Goodwill9,8739,8059,7319,6379,636
5 Tangible eq49,60850,82651,0251,24151,894
6 Liabilities783,094784,173775,548763,27765,645
7 Leverage (µ)15,815,415,214,914,75
8 Core Tier 1 (%)6,336,486,586,716,78

Sommes en milliards de dollars (certaines données du 4° trimestre 2013 et du 3° trimestre 2014 ont été retraitées).

Les chiffres retenus ici pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed et la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 22,5 milliards de dollars pour que Morgan Stanley respecte les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un leverage inférieur à 10.

Document 2 :

Cliquer ici pour lire le communiqué de Morgan Stanley sur la publication de ses résultats de ce dernier trimestre.

Mots-clés: , , , , , , , , , , , , ,