21 août 2018 2

Yield spread 10 y-2y : le Donald ferait-il dans la dentelle maintenant ?

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Hier 20 août, le Yield spread 10 y-2y a battu en début d’après midi (heure de la côte Est des Etats-Unis) son plus bas record de ce cycle à 22,0 points de base

Document 1 :

mais il terminé la séance à 23,4 points de base, quasiment au même niveau qu’à la clôture de la séance précédente,

Document 2 :

Cette remontée de ce spread est vraisemblablement due aux déclarations du Donald à Reuters critiquant… modérément les projets de relèvement du taux de base de la Fed par les membres du FOMC.

Tout se passe comme si, il voulait prolonger à ce niveau ce spread (c’est-à-dire en repoussant l’€-crash de deux mois) pour attendre tranquillement les prochaines élections de midterm de façon à ce que la croissance américaine puisse continuer sur sa lancée, le Donald s’en attribuant tout le mérite, afin de conserver la majorité au Congrès,

Document 3 :

Aujourd’hui mardi 21 août, ce spread est revenu aux alentours de 25 points de base, une valeur critique (1/4 de point) qui permet de prolonger le statu quo.

Si cette hypothèse est vérifiée, cela monterait que le Donald est parfaitement capable de faire dans la dentelle après avoir donné de grands coups de pied dans toutes les fourmilières sur son passage.

De toute façon, le cycle entamé doit se poursuivre selon sa logique, l’€-crash serait alors repoussé de deux mois par le grand maitre de l’Amérique qui garde son leadership sur le monde,

Document 4 :

Es muß sein !

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20 août 2018 17

Venezuela : hyperinflation et monétarisme…

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme

Aujourd’hui 20 août 2018, ce qui reste des autorités vénézuéliennes a décidé mettre en circulation de nouveaux billets en supprimant 5 zéros à l’ancien bolivar !

Cependant, cette mesure ne résoudra toujours pas l’hypertrophie monétaire qui règne dans ce pays.
100 000 bolivars nouveaux vont correspondre à… USD 1,5 cent !

Document 1 :

Un pays qui ne maitrise pas ou plus sa monnaie est un pays en perdition totale.
Une crise monétaire est une crise systémique
en ce sens que tout le système de production s’effondre.

Plus rien ne fonctionne normalement. Les entreprises ne peuvent plus tenir une comptabilité ni gérer quoi que ce soit.
Elles ferment. Le PIB chute vertigineusement.

Les Vénézuéliens n’ont plus de travail, plus de quoi survivre, sauf la nomenklatura qui peut encore acheter des dollars au cours officiel et les revendre au marché noir en faisant des bénéfices considérables !
C’est ça la Révolution bolivarienne
!

Le peuple est affamé, les gens tentent de quitter le pays, mais ils sont rejetés par des pays voisins comme le Brésil qui ne veut pas être envahi par ces migrants indésirables.

Le Venezuela n’a pas (encore) le record du monde d’hyperinflation qui est détenu par la Hongrie qui a supprimé… 29 zéros à sa monnaie le… 1° août 1946 (il se passe toujours quelque chose de très important au mois d’août !) en remplaçant son ancienne monnaie le pengő par le forint comme le rapporte le Professeur Steve Hanke.

Document 2 (billet d’un milliard de milliard de pengő, soit 18 zéros !) :

En deuxième position se trouve l’ex Yougoslavie qui n’a supprimé que… 27 zéros à sa monnaie de 1990 à 1994.

Cliquer ici pour lire l’article (sur Forbes) du Professeur Steve Hanke à ce sujet.

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19 août 2018 17

€-crash, Yield spread 10y-2y et Fed : Es muß sein !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Les courbes de tendance (polynomiales d’ordre 6) du taux de base de la Fed et du Yield spread 10y-2y à partir du début de ce siècle font clairement apparaitre leur évolution inverse pointant vers le bas et d’amplitude allant en se réduisant,

Document 1 :

Les marchés réagissent donc toujours pertinemment avant les membres du FOMC.

Un zoom sur la période plus récente débutant en août 2002 incluant les courbes des Notes et ce spread (en bleu foncé) est a priori un peu confus mais il a l’avantage de bien montrer les relations entre ces différentes données,

Document 2 :

La suppression des courbes des rendements des Notes en laissant apparaitre les bandes de leur fluctuation permet d’en faciliter la lecture,

Document 3 :

La baisse de ce spread fait bien apparaitre depuis le crash éclair de mai 2010 et surtout depuis le mois d’août 2011 que c’est le risque d’€-crash qui en est la cause,

Document 4 :

Auparavant, la baisse de ce spread et les récessions qui s’en suivaient aux Etats-Unis étaient causées par des dysfonctionnements propres aux Etats-Unis, ce qui ne sera pas le cas dans l’avenir proche.

Rien ne pourra faire dévier le cycle actuel qui doit donc se poursuivre normalement avec un €-crash.
Es muß sein !

***

En l’absence de risque d’€-crash, les rendements des Notes à 10 ans seraient restés aux alentours de 3,5 % (bande verte sur les documents 2 et 3) c’est-à-dire à leur niveau normal correspondant à une croissance normale sans inflation aux Etats-Unis comme c’est effectivement le cas.

Comme les fondamentaux sont bien rétablis aux Etats-Unis, les variations de grande amplitude de la croissance et des taux de la Fed sont et seront plus faibles que précédemment (fin XX° siècle).

L’Amérique est le grand vainqueur de cette guerre… monétariste car toutes les autres nations ont laissé imprudemment se développer une hypertrophie létale de leur masse monétaire.

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18 août 2018 19

€-crash, Yield spread 10y-2y : Es muß sein !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Hier vendredi 17 août, le Yield spread 10y-2y a atteint son plus bas record de ce cycle à 23,0 points de base vers 17 heures françaises,

Document 1 :

Tout se passe comme si des investisseurs intervenaient pour ne pas faire baisser ce spread, en se laissant parfois surprendre pendant quelques instants, pour réagir vite et clôturer à un niveau plus élevé afin de ne pas attirer l’attention sur la baisse critique de ce spread d’importance majeure.

En retenant cette valeur, ce spread plonge tranquillement sans avoir besoin d’interventions du Donald,

Document 2 :

Là se trouve la grande énigme : que va faire le Donald ?

Soit, il en rajoute une bonne louche pour faire replonger l’ersatz d’Empire Ottoman et par ricochet les banksters de la zone, ce qui est en fait l’objectif réel de ce champion du billard à trois bandes, soit il intervient au contraire pour donner le coup de grâce après les élections de midterm.

Aucun élément objectif ne permet actuellement de trancher entre ces deux options.
La balle est dans le camp du Donald.

A 23 points de base, ce spread peut tomber à zéro avant la fin de ce mois comme je l’ai écrit maintes fois, soit il peut tomber après le début novembre grâce à un coup de pouce du Donald comme il l’a fait le 19 juillet,

Document 3 :

De toute façon le cycle actuel doit se poursuivre, es muß sein !

Document 4 :

Les rendements des Notes à 10 ans peuvent plonger de 5 points de base par jour comme ils l’ont déjà fait en août… 2011,

Document 5 :

***

La semaine s’est mal terminée pour les Italiens dont le spread comme on dit, entre les rendements de leurs mauvais bons à 10 ans du Trésor et le Bund a atteint un plus haut record depuis la grande crise de 2011,

Document 6 :

Les rendements des bons à 10 ans du Trésor des petits Suisses, dont personne ne parle, replongent encore plusse en territoire négatif, ce qui signifie que ça va vraiment très mal chez ces barbares ignares qui les cernent de toutes parts,

Document 7 :

Des rendements de bons à 10 ans de Trésors de référence sous 2 %, c’est dangereux, des rendements négatifs (de ces bons), ça n’existe pas, c’est inconcevable, impensable, inimaginable, la preuve :

Document 8 :

Tout le monde est encore en vacances pendant cette semaine qui s’achève.
Tout va bien.

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17 août 2018 6

Agrégats monétaires : les Américains et le Donald, actualisation

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

Comme je l’ai écrit fin juin, les droits de douane imposés par le Donald font un peur à beaucoup d’Américains mais pas trop : ils s’habituent à sa politique énergique.
Ils réagissent en restreignant leurs dépenses et logiquement en augmentant leurs dépôts dans les caisses d’épargne et comptes assimilés d’après les derniers chiffres publiés par la Fed hier soir 16 août, mais les variations d’une semaine à l’autre sont faibles maintenant,

Document 1 :

De ce fait, l’augmentation (d’une année sur l’autre) des dépôts… augmente tout en restant encore à un niveau bas favorable à la croissance,

Document 2 :

Le total des dépôts dans les comptes d’épargne a atteint un plus haut historique le 6 août à 10 500 milliards de dollars,

Document 3 :

2 000 milliards de dollars se trouvent en trop dans les comptes d’épargne des Américains qui devraient les dépenser ou les investir en valeurs mobilières ou immobilières.

Le total des dépôts dans les comptes d’épargne par rapport au PIB courant annuel fluctue à un plus haut historique,

Document 4 :

Après la Grande Récession, ce sont les deux départs de la crise dans la zone euro qui ont fait peur aux Américains qui ont donc anormalement augmenté leur épargne, dite de précaution.

En conséquence, la croissance du PIB au cours de ce 3° trimestre devrait être de 3,05 % d’une année sur l’autre et de 3,6 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé, toutes choses égales par ailleurs,

Document 5 :

Une croissance à 3,1 % d’une année sur l’autre serait un excellent résultat qui conforterait les prédictions du Donald,

Document 6 :

Tout va bien aux Etats-Unis qui sont prêts à encaisser un €-crash.

Cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet.

17 août 2018 10

Venezuela : hyperinflation, etc.

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme

Les Vénézuéliens ont bien de la chance : ils ont un lider maximots révolutionnaire viscéralement anticapitaliste digne successeur d’Hugo Chavez qui réussit à continuer à faire le bonheur de son peuple grâce à sa politique économique.

Ainsi par exemple, les Vénézuéliens jettent leurs billets de 100 bolivars dans les rues car ils ne valent plus rien !

Document 1 :

Le taux d’inflation serait de l’ordre de… 1 000 000 % !

Les caisses des magasins ne peuvent plus enregistrer en une seule fois les paiements des clients car les sommes à payer dépassent les limites des nombres disponibles !

Toute activité économique sera arrêtée dimanche prochain (pour une durée indéterminée) pour pouvoir mettre en circulation de nouveaux billets avec… 5 zéros de moins.

Pour couronner le tout, un pont (dont l’architecte était l’Italien Morandi) est la copie quasiment conforme de celui de Gênes, et les pylônes n’ont pas été inspectés depuis plus 20 ans !

Document 2 :

Là aussi, le trafic, en particulier des poids lourds dont les charges ne sont plus contrôlées, dépasse les prévisions.

C’est avec la Corée du Nord un très bel exemple de la réussite du socialisme historique (ou du communisme) qui n’est pas mort.
En France, le socialisme est plus doux, larvé
.

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16 août 2018 8

15 août 2018 : il ne s’est rien passé !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, Monétarisme

Il ne s’est rien passé d’extraordinaire en ce 15 août 2018, mais le yield spread 10y-2y a quand même atteint son plus bas de ce cycle à 23,3 points de base en séance,

Document 1 :

Ce spread fluctue autour de 25 points de base depuis un mois.
Comme je l’ai déjà écrit, soit il peut plonger brutalement à zéro en une ou deux semaines et passer en territoire négatif comme à l’été 2011, soit il peut continuer à fluctuer aux alentours de ce niveau de façon à ne pas créer de trop grandes turbulences avant les élections de midterm
.

Document 2 :

Pour rappel : c’est l’intervention énergique et spectaculaire comme toujours du Donald le 19 juillet qui a fait remonter ce spread qui n’est donc toujours pas passé sous le niveau atteint ce jour-là.

Le Donald est le maitre du jeu et il est impossible de prévoir ses initiatives !
Pour l’instant, il est calme.

***

Par ailleurs, les membres du gouvernement italien ont eu le plus grand tort de ne pas profiter des turbulences autour de la Turquie pour quitter l’euro-système !
Ils risquent de payer très cher cette erreur.

Leur manque de décision est d’autant plus difficile à comprendre qu’ils savent très bien qu’en restant dans l’euro-système ils ne pourront pas améliorer la situation des Italiens alors qu’ils savent très bien aussi que c’est en sortant obligatoirement de cet euro-système qu’ils pourront améliorer la situation des Italiens qui sont leurs électeurs !

Evidemment, il s’agit là d’une décision qui est lourde de conséquences.
Placé dans une situation qui présente des similitudes, le Donald n’a pas hésité à casser les convenances pour la plus grande satisfaction de beaucoup d’Américains qui ont retrouvé du travail et de l’argent disponible pour le dépenser, ce qui a donc créé et créera des richesses supplémentaires.

Ce qui est grave dans l’indécision du gouvernement italien, c’est que les électeurs ne leur feront plus confiance.
Leur seul espoir était pourtant en ces partis au gouvernement.

Les rendements des mauvais bons du Trésor italien ont atteint un plus haut à 3,191 % ce matin 16 août,

Document 3 :

Ils sont prêts à exploser,

Document 4 :

Zoom sur la période récente,

Document 5 :

De toute façon, le cycle enclenché à l’été 2011 va se poursuivre selon ses tendances lourdes bien ancrées,

Document 6 :

Es muß sein !

16 août 2018 23

Pas de vacance de mes lecteurs pendant les vacances !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme

Mi-août, il ne se passe rien, tout le monde est en vacances, barbote, sirote, plus personne ne s’intéresse aux problèmes économiques et financiers et encore moins au monétarisme…

Et pourtant, le nombre de visites (uniques) sur mon site ne faiblit pas : dans les 5 à 6 000 par jours !

Ce sont des chiffres insignifiants par rapport au nombre de (télé)spectateurs de matchs de foot, mais c’est quand même non négligeable pour un site à contre-courant des idées dominantes, surtout sur un thème, le monétarisme, qui attire peu les grandes foules.

Depuis ces (trois) derniers mois, ce sont en moyenne 150 000 visites par mois et 400 000 pages vues, toujours par mois.

Sur une année pleine, ce sont en tendance 1,8 millions de visites (uniques) et 4,8 millions de pages vues

40,5 % des visites proviennent d’adresses IP en France, 27,5 % des Etats-Unis et 32 % pour le reste du monde, dont beaucoup en Germanie.

Il est toujours étonnant de constater que le monétarisme est toujours aussi mal connu, et que, même après mes explications, autant de gens continuent à rabâcher les mêmes erreurs monumentales qui ont des conséquences graves.
Tant pis pour les barbares ignares.

Tant mieux pour les monétaristes.
A suivre…

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15 août 2018 8

Banque Michel Inchauspé, BAMI 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

La Banque Michel Inchauspé, BAMI, était encore en 2017 la banque privée, indépendante et familiale la plus sûre de France car elle respectait même la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan avec un total des dettes qui ne représentait que 7,28 fois le montant de ses capitaux propres (le leverage) ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 13,75 % sans tricherie (pas de titres super-subordonnés, d’actions de préférence ni de Cocos),

Document 1 :

Inchauspé Bami20162017
Actifs494,523508,669
Capitaux propres60,81561,469
Total des dettes433,71447,2
Leverage (µ)7,137,28
Core Tier 1 (%)14,0213,75
Résultat net6,6216,287
ROE10,910,2

Les sommes sont en millions d’euros.

Cerise sur le gâteau : la rentabilité des capitaux investis est forte pour une banque avec un ROE de 10,2 % (Return On Equity, rapport du résultat net de 6,287 millions d’euros sur les capitaux propres).

La grande force de la France fin XIX° début XX° était d’avoir un grand nombre de petites banques qui avaient l’avantage d’être bien gérées car leurs actionnaires, généralement les héritiers des fondateurs maintenant, ne voulaient pas se lancer dans des opérations risquées.

Document 2 :

Il est étonnant de constater que les dirigeants de cette banque mettent en valeur les deux critères principaux que je retiens et qui permettent de justifier qu’une banque est fiable, à savoir le fait que cette banque appartient et est dirigée par les héritiers de son fondateur et qu’elle respecte la règle prudentielle fondamentale : les dettes sont nettement inférieurs à 10 fois le montant de ses capitaux propres,

Document 3 :

Il est inutile d’organiser une réglementation pléthorique et inefficace concernant des Gos banques incontrôlables. Il suffit de les démanteler en un grand nombre de petites banques indépendantes mais dépendant de la seule surveillance de leurs actionnaires, la famille fondatrice soucieuse de la bonne gestion de leur fortune, comme c’était le cas avant leur absorption.

Cliquer ici pour accéder au site de la Banque Michel Inchauspé, BAMI.
Cliquer ici pour lire le rapport financier 2017 de cette banque.

Cliquer ici pour lire mon article sur les comptes 2010 de la Banque Michel Inchauspé, BAMI.

Je remercie le lecteur de mon site qui a donné le lien du rapport financier de cette banque qui ne le publie pas et qui ne voulait plus me le transmettre.

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15 août 2018 14

Billets en € : impression, mise en circulation et monétarisme…

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

Il est toujours étonnant de constater que beaucoup d’erreurs sont commises en matière monétaire…

Ainsi par exemple, beaucoup de gens sont persuadés que les billets en euro sont des créances vis-à-vis de la banque centrale qui les a imprimés, ce qui est une erreur grossière

Ils collectionnent ainsi les billets dont le numéro d’identification commence par R, W et X qui correspondent à des imprimeries en Allemagne en pensant pouvoir récupérer de bons deutsche marks lorsque l’euro-système éclatera.

Ces gens-là n’ont toujours pas compris que l’euro, comme toute monnaie est… une monnaie, une et indivisible d’un pays, une zone monétaire n’étant qu’une absurdité transitoire.
Peu importe le lieu de l’imprimerie.

Ainsi par exemple, les billets commençant par H et J sont imprimés au Royaume-Uni par une entreprise privée (De La Rue Currency), ceux portant la lettre D sont imprimés en Pologne, deux pays ne faisant pas partie de la zone euro !


C’est la BCE, stricto sensu, au niveau central, qui est censée maitriser et contrôler la mise en circulation des billets (fabriqués souvent par des entreprises privées) par l’intermédiaire de ce qui reste des banques centrales nationales qui n’ont aucun pouvoir en la matière.

C’est ainsi que les nuls de la Banque de France mettent en circulation des billets sur instructions de la BCE sans savoir où ils vont ensuite, et donc sans pouvoir en contrôler la diffusion !
C’est la raison pour laquelle ils publient les chiffres de ce qu’ils prétendent être l’agrégat monétaire M1 pour la France… sans y inclure les billets en circulation car ils en ignorent le montant !

Les billets qu’ils mettent en circulation proviennent de leur propre imprimerie (notée U) ou d’ailleurs, entre autres de celle d’Oberthur Fiduciaire (notée E) qui est une entreprise privée.

La nouvelle série de billets en euro imprimés depuis 2013 ne mentionne plus d’identification de la banque centrale qui met en circulation ces billets.

Comme je l’ai écrit précédemment, une monnaie est… une monnaie, une et indivisible.
C’est la raison pour laquelle les chiffres de Target 2 ne sont que des statistiques montrant les flux financiers entre les pays membres, sans que cela signifie que les pays ayant une position nette débitrice aient à solder leurs comptes lorsque l’€clatement se produira
, comme je l’ai déjà écrit.

Les bons des Trésors des pays membres sont les seuls ersatz de monnaies nationales qui subsistent dans la zone, principalement ceux à 10 ans qui sont les plus liquides.

Cette idée de collectionner des billets de pays membres d’une zone monétaire contre nature vient du fait que des Américains attachaient de l’importance à l’Etat fédéré qui émettait des dollars au XIX° siècle, lorsqu’il n’y avait pas encore de banque centrale nationale.
Certains de ces Etats fédérés avaient une mauvaise réputation (sur le plan monétaire) alors que d’autres étaient considérés comme fiables, d’où l’idée de prendre en considération l’Etat émetteur car toute monnaie a pour contrepartie la richesse qui y est créée.

Par la suite, les Etats-Unis en tant que nation ont perfectionné leur système monétaire avec la création de la Fed et le dollar est devenu, évidemment, un et indivisible comme toute monnaie.

Tout est simple.
Mais une fois de plus, il est toujours étonnant que tant de gens ne comprennent pas ces problèmes monétaires.

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