18 avril 2018 9

Yield Spread à 43,7 points de base le 17 avril

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe

Le Yield Spread 10-2 y continue à baisser lentement mais surement…
Il était à 43,7 points de base à la clôture de la séance du 17 avril après avoir atteint un plus bas à 41,4 en cours de séance,

Document 1 :

La tendance baissière continue donc,

Document 2 :

Il n’est pas certain que cette tendance soit respectée car la faillite de banksters de la zone ou un autre évènement peuvent faire plonger brusquement ce Yield Spread 10-2 y,

Document 3 :

Il est difficile de concevoir un retournement de cette tendance lourde et longue, sauf évènement positif imprévu

Complément : 41,9 pb le 18 à 17 h.

Mots-clés:

17 avril 2018 7

Bank of America 1° trimestre 2018

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Même en prenant en considération les écarts d’acquisition qui se montent encore à près de 70 milliards de dollars, Bank of America monte sur la troisième marche du podium du classement des Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales (Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs), avec un leverage réel de 13,13 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 7,62 % en détérioration par rapport aux trimestres précédents,

Document 1 :

Bank of America2017 Q12017 Q22017 Q32017 Q42018 Q1
1 Assets2 247,702 254,532 283,902 281,232 328,48
2 Equity268,153270,987272,459267,146266,224
3 Deductions34,85133,31429,92329,73432,445
4 Goodwill68,96968,96968,96868,95168,951
5 Tangible eq164,333168,704173,568168,461164,828
6 Liabilities2 083,372 085,832 110,332 112,772 163,65
7 Leverage (µ)12,6812,3612,1612,5413,13
8 Core Tier 1 (%)7,898,098,227,977,62

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Document 2 :

Bank of America, comme les autres banques américaines enregistre les prêts à leur juste valeur à l’actif, ce que ne font pas du tout les banques européennes !

Document 3 :

Ainsi, les prêts accordés, sont enregistrés en net, Loans net of allowance à l’actif, c’est-à-dire en brut moins les provisions pour pertes, Allowance for loan losses.

Document 4 :

Comme je l’ai écrit précédemment, la comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

Cliquer ici pour lire le document financier de Bank of America d’où sont tirés ces chiffres.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur cette banque avec d’autres informations.

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17 avril 2018 2

Yield Spread : c’est la guerre des… boutons !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe

C’est la guerre, ai-je déjà écrit… sur le marché des Treasuries, depuis début décembre, et en particulier sur cet écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans, ce Yield Spread 10-2y… et ailleurs aussi !

En effet, vendredi… 13 (!) avril, ce Yield Spread 10-2y avait encore battu un plus bas en atteignant 45,2 points de base (2,825-2,373 %) à la fin de la séance des marchés sur les actions, à 16 heures locales, puis il est remonté à la clôture à 47,8 dans l’heure qui a suivi, en restant à ce niveau le lundi matin 16 avril à l’heure européenne… pour revenir à 45,2 points de base en fin de séance américaine !

Document 1 :

De toute évidence, la nomenklatura européenne a tenté de manœuvrer afin de (mal) camoufler cette baisse de ce Yield Spread 10-2y.

La barre critique et symbolique des 50 points de base semble bien franchie durablement, en tendant vers les objectifs que j’ai définis depuis le mois de décembre,

Document 2 :

La tendance lourde et longue des cycles, dont le présent se poursuit selon mes prédictions que j’ai retenues depuis un certain temps, avec pour échéance une inversion de la courbe des taux et donc non plus une €-crise mais un €-crash

Document 3 :

Les rendements des Notes à 2 ans ont tendance à continuer à monter du fait que les membres du FOMC veulent légitimement prévenir un risque de départ d’inflation et les rendements des Notes à 10 ans ont tendance à continuer à baisser du fait que les investisseurs craignent les conséquences aux Etats-Unis de l’€-crash prévisible,

Document 4 :

Les rendements des bons des Trésors de la vieille Europe continentale sont au plus bas, le Schatz étant toujours largement en territoire négatif, le 10 ans helvète fluctuant autour de zéro, le Bund et l’OAT française étant guère plus haut,

Document 5 :

Comme je l’ai écrit précédemment, l’avenir étant incertain, la tendance peut s’accélérer brusquement, en particulier avec le Donald qui joue au billard à trois bandes en donnant au passage de grands coups de pied dans les fourmilières ou à la suite de la chute de dominos bancaires dans la zone euro.
Dans ce cas, les rendements des Notes à 10 ans devraient baisser brusquement et précipiter le déclenchement de l’€-crash.

Pour rappel, les banksters de la zone ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement ni les principes comptables relatifs à l’enregistrement des prêts dits non performants à leur juste valeur.
Beaucoup d’entre eux sont donc en survie, et proches de la faillite.

***

C’est la guerre des boutons sur les marchés financiers mais aussi du côté de la Syrie…
Le problème est que ceux qui ont le pouvoir de décision d’appuyer sur les boutons déclenchant les hostilités sont d’une incompétence totale.
Ainsi par exemple, le Mignon Poudré a accepté d’avaliser le plan proposé par les militaires d’envoyer à partir de bases en France 6 avions ravitailleurs, 2 AWACS et 3 Mirages pour que 5 Rafales 2000 lancent des missiles en Syrie !
Une telle armada ne pouvait qu’être repérée et facilement interceptée par les forces russes qui se sont contentées de s’exercer à n’intercepter que les seuls missiles pour tester leurs systèmes de défense.

Par comparaison, lorsque les Israéliens lancent des attaques en Syrie pour y détruire des cibles, leurs avions ne parcourent qu’une faible distance (de l’ordre d’une centaine de kilomètres) avant de lancer des missiles, le tout étant difficile à intercepter, comme ce fut le cas encore le 15 avril.

La guerre des boutons est drôle quand elle est jouée par des gamins. Elle est dangereuse quand elle est jouée par des militaires et des hommes politiques incompétents au pouvoir.

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16 avril 2018 0

JPMorgan Chase & Co. 1° trimestre 2018

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

JPMorgan Chase & Co est la plus grande banque américaine par le total de son actif, équivalant à celui de BNP-Paribas.

Comme les autres banques américaines, JPMorgan enregistre les prêts à leur juste valeur à l’actif, ce que ne font pas du tout les banques européennes !

Document 1 :

Ainsi, les prêts accordés, sont enregistrés en net, Loans net of allowance for loan losses à l’actif, c’est-à-dire en brut moins les provisions pour pertes, Allowance for loan losses,

Comme je l’ai écrit précédemment, la comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

Le leverage réel de JPMorgan est de 13,18 et son véritable ratio Core Tier 1 de 7,59 % en détérioration par rapport au trimestre précédent, ce qui reste loin des exigences de ce bon vieux Greenspan, à savoir des chiffres à 10,

Document 2 :

JPMorgan2017 Q12017 Q22017 Q32017 Q42018 Q1
1 Assets2 546,292 563,172 563,072 533,602 609,79
2 Equity255,863258,483258,382255,693256,201
3 Preferred st16,76417,56317,05917,83417,65
4 Goodwill54,21853,3853,85554,39254,533
5 Tangible eq184,881187,54187,468183,467184,018
6 Liabilities2 361,412 375,632 375,612 350,132 425,77
7 Leverage (µ)12,7712,6712,6712,8113,18
8 Core Tier 1 (%)7,837,897,897,817,59

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles, c’est-à-dire le véritable montant de ces capitaux propres publiés diminué des écarts d’acquisition (goodwill) et des actions de préférence, sans pondérer les actifs selon les préconisations de ce bon vieux Greenspan et comme le préconisent aussi Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC),

Document 3 :

Tout est simple.

Cliquer ici pour lire les données du dernier trimestre de JPMorgan Chase.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur cette banque avec d’autres informations.

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16 avril 2018 0

Wells Fargo 1° trimestre 2018

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Wells Fargo va certainement conserver la deuxième marche du podium des grandes banques systémiques mondiales…

En effet, Wells Fargo respecte presque les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan à savoir un multiple (mon µ, le leverage en anglais) de 11,51 en cette fin de dernier trimestre, ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 8,69 %, en légère amélioration par rapport aux trimestres précédents,

Document 1 :

Wells Fargo2017 Q12017 Q22017 Q32017 Q42018 Q1
1 Assets1 951,561 930,871 934,941 951,561 915,39
2 Equity201,5205,23205,929206,936205,752
3 Deductions26,33426,95726,74826,34926,207
4 Goodwill26,66626,57326,58126,58726,445
5 Tangible eq148,5151,7152,6154153,1
6 Liabilities1 803,061 779,171 782,341 797,561 762,29
7 Leverage (µ)12,1411,7311,6811,6711,51
8 Core Tier 1 (%)8,248,538,568,578,69

Sommes en milliards de dollars.

Le total des capitaux propres tangibles diminue relativement moins que le total des dettes, ce qui est positif.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent entre autres Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC),

Document 2 :

Wells Fargo, comme les autres banques américaines enregistre les prêts à leur juste valeur à l’actif, ce que ne font pas du tout les banques européennes !

Document 3 :

Ainsi, les prêts accordés, sont enregistrés en net, Total loans, net à l’actif, c’est-à-dire en brut moins les provisions pour pertes, Allowance for loan losses,

Comme je l’ai écrit précédemment, la comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

Cliquer ici pour voir les résultats de Wells Fargo pour ce dernier trimestre.
Cliquer ici pour voir mon article précédent sur cette banque avec d’autres informations.

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14 avril 2018 6

C’est la guerre ! … sur le Yield Spread 10-2y !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe

C’est la guerre, ai-je écrit hier… sur le marché des Treasuries, depuis début décembre, et en particulier sur cet écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans, ce Yield Spread 10-2y (nommé aussi US2US10=TWEB)… et ailleurs aussi !

En effet, hier vendredi… 13 (!) avril, ce Yield Spread 10-2y a encore battu un plus bas en atteignant 45,2 points de base (2,825-2,373 %) à la fin de la séance des marchés sur les actions, à 16 heures locales,

Document 1 :

La barre critique et symbolique des 50 points de base semble bien franchie durablement, en tendant vers les objectifs que j’ai définis depuis le mois de décembre,

Document 2 :

Cependant, une brusque baisse anormale et de grande amplitude est intervenue sur les rendements des Notes à 2 ans juste après la clôture de ces marchés d’actions (16 heures locales) et dans l’heure qui a suivi car la séance de ce marché des Treasuries se termine à 17 heures locales

Document 3 :

… cette baisse anormale ne s’est pas produite sur les rendements des Notes à 10 ans,

Document 4 :

Comme c’est bizarre, comme c’est étrange !

Tout se passe comme si certains intervenants avaient voulu camoufler cet écart anormal sur les rendements des Notes à 2 ans à la clôture des marchés d’actions car c’est la valeur du jour à la clôture des marchés des Treasuries qui est retenue dans les séries longues.

La tendance lourde et longue des cycles, dont le présent se poursuit selon mes prédictions que j’ai retenues depuis un certain temps, avec pour échéance une inversion de la courbe des taux et donc non plus une €-crise mais un €-crash

Document 5 :

Comme je l’ai écrit précédemment, l’avenir étant incertain, la tendance peut s’accélérer brusquement, en particulier avec le Donald qui joue au billard à trois bandes en donnant au passage de grands coups de pied dans les fourmilières.
Une vraie guerre locale peut tout précipiter…
Dans ce cas, les rendements des Notes à 10 ans devraient baisser brusquement comme en juillet 2011,

Document 6 :

Pour rappel, des taux négatifs, ça n’existe pas, c’est inconcevable, impensable, inimaginable… comme le prouvent les rendements du Schatz, des bons bons du Trésor helvète et les autres qui sont proches de zéro, ce qui empêche les rendements des Notes à 10 ans de rejoindre leur bande normale de fluctuation dans les 3 %,

Document 7 :

Festina lente…

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13 avril 2018 3

Citigroup 1° trimestre 2018

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Citigroup a été avant le 4° trimestre 2017, la première et la seule grande banque (de la liste des Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales, Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs) à respecter la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage réel inférieur à 10, ce qui correspondait à un ratio Core Tier 1 réel supérieur à 10 % mais cette performance se dégrade rapidement depuis ces deux derniers trimestres !

Document 1 :

Citigroup2017 Q12017 Q22017 Q32017 Q42018 Q1
1 Assets1 821,881 864,061 889,131 843,061 922,10
2 Equity208,723210,766208,381181,487182,759
3 Deductions5,0615,0074,7864,624,498
4 Goodwill22,26522,34922,34522,25622,659
5 Tangible eq181,397183,41181,25154,611155,602
6 Liabilities1 640,481 680,651 707,881 688,451 766,50
7 Leverage (µ)9,049,169,4210,9211,35
8 Core Tier 1 (%)11,0610,9110,619,168,81

Sommes en milliards de dollars.

La performance était absolument remarquable mais les dirigeants de Citigroup ont vite repris les mauvaises habitudes de banksters !

En effet, ils publient les données permettant de calculer le montant des capitaux propres tangibles

Document 2 :

… ce qui permet de calculer les ratios qui donnent une image fidèle de la réalité, car Citigroup, comme les autres banques américaines enregistre les prêts à leur juste valeur à l’actif, ce que ne font pas du tout les banques européennes !

Document 3 :

Ainsi, les prêts accordés, sont enregistrés en net, Total loans, net à l’actif, c’est-à-dire en brut moins les provisions pour pertes, Allowance for loan losses.

Pour rappel, l’analyse de la situation réelle des banques européennes montre qu’elles sont plombées par leurs encours douteux… plus que douteux qui sont en fait des pertes réelles importantes mal camouflées et non comptabilisées.

Conclusions :
Comme je l’ai déjà écrit…

1 / La comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

2 / Ainsi, pervers, les Américains ont laissé faire les autorités bancaires européennes, qui, sous la dépendance de leurs banksters, n’ont pas réussi à leur imposer de comptabiliser leurs actifs (ni leurs passifs !) à leur juste valeur.

3 / Le plus extraordinaire est que la nomenklatura euro-zonarde a réussi à entretenir une propagande telle que personne n’a mis en évidence cette gigantesque tromperie !
En effet, aucun journaleux, aucun analyste financier ou autre (expert) comptable n’a dénoncé ces pratiques comptables condamnables.

C’est effarant ! Je n’en reviens pas !
Pour démontrer cette gigantesque tromperie, il faut certes un minimum de connaissances de base mais qui ne dépassent pas le niveau élémentaire.

Il est très instructif de constater qu’en Europe, les dirigeants des big banks too big to fail ont réussi à faire adopter des réglementations absconses qui les arrangent, en particulier avec ces actifs pondérés des risques.
Comme les Européens lambda ne comprennent rien à ces problèmes bancaires fondamentaux, personne (ou presque !) ne réagit comme il aurait fallu le faire.
Pour l’instant, tout va bien, enfin presque, apparemment, en Europe.

Les générations à venir se demanderont comment 300 millions d’euro-zonards auront pu se laisser avoir par ces banksters et leurs dirigeants politiques, et comment se fait-il qu’ils n’aient pas réagi d’eux-mêmes !

Cliquer ici pour lire le dernier rapport financier de Citigroup.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur cette banque.

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12 avril 2018 6

Yield Spread 10-2y = Verdun

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe

C’est la guerre, la Grande Guerre, la guerre de tranchées, avec ses avancées et ses reculs mais sans ses vrais morts comme à Verdun, sur le marché des Treasuries, depuis début décembre, et en particulier sur cet écart entre les rendements des Notes à 10 ans et ceux des Notes à 2 ans, ce Yield Spread 10-2y nommé aussi US2US10=TWEB par certains professionnels (je n’en connais pas la signification).

En effet, hier 11 avril en fin de séance américaine, ce Yield Spread 10-2y a battu un plus bas (en atteignant 45,9 points de base en séance),

Document 1 :

La barre critique et symbolique des 50 points de base semble bien franchie durablement, en tendant vers les objectifs que j’ai définis depuis le mois de décembre,

Document 2 :

Cependant, l’avenir étant incertain, la tendance peut s’accélérer brusquement, en particulier avec le Donald qui joue au billard à trois bandes en donnant au passage de grands coups de pied dans les fourmilières.
Une vraie guerre locale peut tout précipiter…
Dans ce cas, les rendements des Notes à 10 ans devraient baisser brusquement,

Document 3 :

Un revirement de tendance lourde est peu probable car les €-crises sont bien ancrées pour faire tomber ce Yield Spread 10-2y au plus bas,

Document 4 :

Festina lente…

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11 avril 2018 8

Position extérieure nette : €mpire germanique / France (2017)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France

La position extérieure nette de l’€mpire germanique continue à augmenter pour atteindre un plus haut record de… 1 929 milliards d’euros fin 2017 et celle de la France continue à baisser pour atteindre -461 milliards !

Document 1 :

Une autre série de ces données, trimestrielles, donne une meilleure image plus fidèle de la réalité de la position extérieure nette de la France en mettant en évidence un plus bas record à -524,1 milliards à la fin du 2° trimestre 2017,

Document 2 :

La position extérieure nette de la France plonge depuis le début des années 2000, c’est-à-dire depuis l’adoption de cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro.
Le Mignon Poudré va devoir faire des miracles pour que sa maquilleuse payée 9 000 euros par mois puisse maquiller cette descente aux enfers en jetant un peu de poudre aux yeux des Français

Heureusement, personne ne parle de ce concept abscons qu’est la position extérieure nette d’une nation et personne ne sait l’interpréter …

Pour rappel, la position extérieure nette d’une nation rend compte, soit de l’enrichissement d’une nation (en augmentant ses créances vis-à-vis des autres nations quand le chiffre positif est en augmentation, ce qui est le cas de l’€mpire germanique), soit de son appauvrissement par une augmentation de ses dettes vis-à-vis des autres nations quand le chiffre négatif est en augmentation ce qui est le cas de la France.

Les chiffres du système Target 2 montrent clairement que la zone euro joue le rôle de gigantesque pompe à fric et que ceux de la position extérieure nette d’un gigantesque aspirateur de richesse en faveur de l’€mpire germanique au détriment des populations de ces cochons de pays du Club Med.

Le Mignon Poudré joue à merveille le rôle d’idiot utile, après son prédécesseur l’idiot normal qui a succédé à l’histrion ignare

Tout est simple.
La seule inconnue est le point de rupture de ce foutoir (comme le dit le Donald) qu’est l’euro.

Cliquer ici pour lire mon analyse précédente sur la position extérieure nette de nations.
Cliquer ici pour accéder aux chiffres d’Eurostat d’où sont tirés ces graphiques.

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10 avril 2018 2

Deutsche Bank : règlements de comptes chez les banksters !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

Un complément s’impose à propos de ce que j’ai écrit récemment au sujet de Deutsche Bank…

En ne prenant en considération que les chiffres publiés dans le rapport annuel 2017, il apparait que son leverage serait de 29,5 ce qui la placerait sur la troisième marche du podium des plusses pires banksters des big banks mondiales, après les deux champions français,

Document 1 :

Cependant, les banksters de Deutsche Bank prétendent avoir un ratio NPL de 0,97 %, cf. mon article précédent, ce qui leur permettrait de plastronner avec la médaille d’or des meilleurs big banks mondiales !

Document 2 :

Ces données ne sont pas cohérentes.

Elles montrent clairement que les comptes actuellement présentés par les banksters de Deutsche Bank ne donnent pas une image fidèle de la situation de la banque, ce qui est condamnable mais pas condamné, évidemment.

En appliquant le ratio NPL moyen des big banks de la zone d’après les Marioles de la BCE, le leverage réel des banksters de Deutsche Bank serait de 51 comme je l’ai écrit précédemment !

Document 3 :

Ces incohérences montrent qu’il y a manifestement quelque chose qui ne va pas quelque part dans cette banque, ce qu’a confirmé Kim Hammonds, qui fait partie du premier cercle des dirigeants (actuels) de Deutsche Bank en tant que Chief Operating Officer.
En effet, elle a fait ce commentaire édifiant à propos de son employeur : «c’est l’entreprise la plus dysfonctionnelle où j’ai travaillé» (Boeing, Dell, Ford Motor Company) !

Document 4 :

123456
RankBanks 2017 Q4LoansNPLRatio NPLLeverage
1Citigroup624,36912,061,9310,53
2Wells Fargo956,7711,0041,1511,59
3Bank of America936,74910,3931,1111,97
4JPMorgan930,69713,6041,4613,46
5Cdt Agri Group efv908,4924,3352,6823,31
6BPCE+Natixis efv886,125,6182,8929,04
7BNP-Paribas efv773,34539,9025,1638,3
8Sté Générale efv478,720,94,3738,97
9Deutsche Bank405,6213,9210,9729,53

Comme il y a des cadavres dans des placards, un règlement de comptes vient d’avoir lieu chez ces banksters : le grand patron de Deutsche Bank vient d’être viré brusquement dimanche soir.

C’est là une première étape d’autres règlements de comptes encore plus saignants qui auront lieu entre des banksters qui sont plus ou moins bien identifiés.
En effet, les véritables actionnaires, ceux qui ont les droits de vote, donc ceux qui ont le plus de pouvoirs, n’apparaissent jamais dans les documents officiels publiés par Deutsche Bank :

Document 5 :

A côté de BlackRock, la famille royale du Qatar apparait sous C-Quadrat localisée aux… iles Caïman et d’autres investisseurs établis eux-aussi dans des iles exotiques bien connues…

Ce document officiel sur ses actionnaires publié par Deutsche Bank ne donne pas une image fidèle de la réalité, comme le montre la présence pourtant officielle et discrète de Morgan Stanley

Document 6 :

… d’UBS avec 14 % des droits de vote

Document 7 :

et du groupe chinois HNA (qui détient 9 % des droits de vote) représenté par… UBS

Document 8 :

dont le grand patron est Axel Alfred Weber qui a été le grand patron de la Buba.
A ce titre, il a été totalement en désaccord avec la politique monétaire menée par la BCE qui était alors dirigée par Jean-Claude Le Tricheur.
Il a refusé de lui succéder et il a démissionné de la Buba, ce qui a ouvert la voie au Mariole

D’après les documents de la DGAP.DE qui communique les informations officielles pour les actionnaires en Allemagne, UBS contrôle au moins 23 % du capital de Deutsche Bank.

La vengeance est un plat qui se mange froid, comme le sont les cadavres…

Cliquer ici pour lire mon article précédent sur Deutsche Bank.
Cliquer ici pour voir la page des principaux actionnaires publiée par Deutsche Bank.
Cliquer ici pour voir la page publiant les droits de vote de Morgan Stanley dans Deutsche Bank.
Cliquer ici pour voir la page publiant les droits de vote d’UBS dans Deutsche Bank.
Cliquer ici pour voir la page publiant les droits de vote d’UBS dans Deutsche Bank via HNA.

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