25 avril 2015 26

Devinette : quel pays après la Grèce ?

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Après le domino grec, quel sera le suivant ?
C’est-à-dire, après le Grexit, quel est le pays qui devra quitter l’euro ?
Et pourquoi ?

24 avril 2015 3

Espagne : l’euro me tue !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

La banque (centrale) d’Espagne publie les données des agrégats monétaires, mais en ayant fait de grosses erreurs dans la définition de M1 et de M2-M1 qui ont été corrigées en 2005…

L’euro est bien entendu létal pour l’Espagne comme pour les autres cochons de pays du Club Med : la monnaie unique a laissé se développer une hypertrophie surtout en M1 qui aurait dû tendre vers les 15 % du PIB, comme aux Etats-Unis,

Document 1 :

Ainsi, ce sont plus de 400 milliards d’euros qui sont en trop dans les poches et sur les comptes bancaires des Espagnols, en M1,

Document 2, données en milliards d’euros :

Les entreprises espagnoles souffrent comme les françaises comme le montre leur trésorerie (M3-M2) qui est très basse, aux alentours de 7 à 8 % du PIB, sur une tendance baissière longue et lourde.

La masse monétaire M3 ne baisse presque pas, ce qui montre qu’il est pratiquement impossible de résorber en douceur une telle hypertrophie monétaire,

Document 3 :

L’Espagne, c’est moins pire que la Grèce mais plusse pire que la France.
Pour l’instant, tout va bien : il n’y a que 23 % de chômeurs, officiellement.

Cliquer ici pour voir les données publiées par la Banque d’Espagne, les données du PIB étant fournies par notre ami Fred de Saint Louis.

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23 avril 2015 20

Grèce : l’euro m’a tuer !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

La Banque (centrale) de Grèce publie les données des agrégats monétaires depuis 2001, ce qui permet de confirmer ce qui est une évidence : l’adoption de l’euro a tué la Grèce.

En effet, dès les mois qui ont suivi l’adoption de l’euro en 2001, les Grecs se sont mis plein d’euros dans les poches, du moins dans leurs portefeuilles et sur leurs comptes bancaires, ce qui est visible dans l’augmentation de M1, puis ils ont augmenté leur épargne (correspondant à M2-M1), le tout au détriment des entreprises grecques dont les trésoreries se sont effondrées, ce qui apparait dans la chute à quasiment zéro de M3-M2,

Document 1, sommes en milliards d’euros :

Avant l’adoption de l’euro, la trésorerie des entreprises (M3-M2) se montait à 25 % du PIB, ce qui était satisfaisant, tandis qu’il y avait déjà une hypertrophie en M1 compensée par un manque d’épargne (M2-M1),

Document 2 :

Les pics de débuts d’années montrent que les Grecs ont de bonnes raisons de croire au Père Noël, surtout à partir de 2008 ! … mais ils risquent d’avoir quelques déconvenues dans l’avenir proche.

Une fois de plus, il est clair que l’adoption de l’euro supprime les mécanismes régulateurs qui empêchaient auparavant la distribution d’argent non gagné laissant se développer une création monétaire non décelable au départ mais létale à terme.
A partir d’un certain moment, l’hypertrophie monétaire étant trop importante, la situation n’est plus gérable et le système s’effondre profondément et durablement.

Globalement, l’évolution de M3 montre clairement la progression de cette hypertrophie, puis le début de sa résorption qui s’accentue depuis le mois de décembre 2014, surtout avec la baisse de l’agrégat M2-M1, ce qui signifie, soit que les Grecs puisent dans leur épargne pour vivre, soit qu’ils sortent leur épargne de leur pays pour placer leurs économies à l’étranger,

Document 3 :

Le problème de la Grèce n’est pas un manque de liquidité de l’Etat, mais celui de l’effondrement de son système productif à cause de l’adoption d’une monnaie trop forte par rapport à son niveau de productivité globale.

En pareilles circonstances, les entreprises grecques ne peuvent pas soutenir la concurrence internationale. Elles disparaissent alors que l’Etat providence donne l’illusion de pouvoir donner des solutions alternatives.
Ce qui se passe en Grèce est tout à fait comparable à ce qui s’est passé en Argentine.

L’effondrement de la Grèce est le premier domino en train de tomber. La situation est moins pire dans les autres cochons de pays du Club Med, mais de toute façon les problèmes sont les mêmes : ces entreprises ne peuvent pas supporter une monnaie unique trop forte compte tenu de leur niveau productivité.

Une fois de plus, l’analyse des agrégats monétaires permet de comprendre les évolutions fondamentales.
Tout est simple, pour les monétaristes du moins.

Cliquer ici pour accéder aux données des agrégats monétaires publiés par la Banque de Grèce (données de notre ami Fred de St Louis pour le PIB).

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23 avril 2015 6

PMI de la France socialiste (avril)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France

Les derniers chiffres du PMI manufacturier montrent une fois de plus la grande réussite du modèle social, en fait socialiste français que le monde entier nous envie parait-il alors que dans la plupart des autres pays les mentalités et les lois évoluent vers davantage de libéralisme, du moins avec moins de rigidités héritées du socialisme larvé qui dominait avant la dernière crise,

Document 1 :

Chris Williamson, Chief Economist à Markit confirme, dans son commentaire sur l’Europe, l’absence de croissance en France :

Document 2:

Cliquer ici pour lire les commentaires édifiants et terrifiants de Markit sur la France et l’Europe.

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20 avril 2015 43

Grexit : scénario du KO au chaos

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Que se passera-t-il quand le gouvernement de la Grèce reconnaitra qu’il ne pourra pas rembourser une de ses dettes à son échéance ?

Pour répondre à cette question, il est nécessaire d’être très concret et de donner d’abord une réponse précise et technique portant sur l’analyse du bilan de la Banque (centrale) de Grèce (au 31 mars).

Le fait que l’Etat grec ne pourra pas rembourser une de ses dettes à son échéance signifiera qu’il sera alors en défaut de paiement et qu’il sera donc dans l’obligation d’imposer ultérieurement et durablement à tous ses créanciers un large abandon de leurs créances dont la valeur pourrait tomber… à quasiment zéro (à la limite en cas de non remboursement total des dettes publiques).

Première conséquence : la Banque de Grèce qui a à son actif 30,9 milliards d’euros de titres (rubrique 7) constitués principalement de mauvais bons du Trésor grec devra comptabiliser une perte au pire de ce montant de 30,9 milliards (en supposant que l’Etat grec ne remboursera pas la totalité de ses dettes) et au mieux de 15 milliards d’abandons (forcés mais volontaires !) de ses créances (en supposant que l’Etat grec ne remboursera que la moitié de ses dettes),

Document 1 :

Par ailleurs, les banques grecques qui ont acquis également pour un certain nombre de milliards d’euros de mauvais bons du Trésor grec, seront également en faillite.

La Banque de Grèce qui leur a prêté 107,3 milliards d’euros (rubriques 5 et 6 de l’actif) devra donc comptabiliser elle aussi une perte au pire de ce montant de 107,3 milliards (en supposant que l’Etat grec ne remboursera pas ses dettes), et au mieux de 50 milliards d’abandons de créances (en supposant que l’Etat grec ne remboursera que la moitié de ses dettes) !

Comme le montant des capitaux propres de la Banque de Grèce était fin mars de… 815 millions d’euros (rubrique 13), elle sera de ce fait immédiatement indubitablement en faillite !

Document 2 :

Une banque centrale en faillite est une banque qui n’existe plus, donc la Banque de Grèce sera de ce fait hors de l’euro-système.
C’est simple, clair, facile à comprendre.
Ce sera alors le point de départ d’une chute de dominos…

Les conséquences seront terribles, d’abord pour les Grecs en Grèce car, n’étant plus dans l’euro-système, l’euro ne sera plus la monnaie officielle de la Grèce.
Comme il est inconcevable qu’un pays comme la Grèce se retrouve sans monnaie officielle, les autorités grecques devront en adopter une, en ressuscitant la drachme par exemple, dont le cours par rapport à l’euro sera défini officiellement, mais qui devrait chuter assez rapidement en fait.

Dès lors, deux monnaies circuleront en Grèce : de (relativement) bons euros qui resteront en circulation sous la forme de billets (27 milliards d’euros) et de pièces, et la drachme que personne ne voudra conserver mais qui sera l’unité monétaire des comptes bancaires, là où se trouve l’essentiel de l’argent (la masse monétaire M3 est actuellement de 173 milliards d’euros).

Le KO tournera vite au chaos car beaucoup de Grecs seront ruinés. Ils auront des difficultés à vivre normalement et même à survivre.

C’est toujours ce qu’il se passe quand les systèmes bancaire, financier et économique s’écroulent dans un pays.
La meilleure référence est à ce sujet celle de l’Argentine qui avait arrimé pendant une dizaine d’années son peso au dollar des Etats-Unis.

Grèves, manifestations violentes, trafics, contrebande, Etat impuissant, cas dramatiques… seront le lot commun de la plupart des Grecs avec un très fort ressentiment anti-européen et antiallemand.

Hors de la Grèce, les turbulences seront très fortes

D’abord, les Marioles de la BCE seront obligés de comptabiliser leurs pertes qui devraient être de l’ordre de 100 à 200 milliards d’euros (ils s’en footent car ce n’est pas leur argent !) ce qui ne posera pas de problèmes majeurs car les capitaux propres de la BCE sont de 500 milliards.

Il en sera de même pour le FMI (notre Bécassine adorée pourra jouer les ingénues en toute quiétude car elle excelle dans ce rôle).

Les hommes politiques diront qu’ils auront tout fait pour ne pas en arriver à cette situation.
Les centaines de milliards de prêts accordés généreusement par les Etats européens ne seront jamais remboursés, ce qui ne fera qu’accentuer l’€-crise surtout dans les autres cochons de pays du Club Med.

Les marchés d’actions plongeront, le cours de l’euro baissera par rapport aux autres monnaies dont le dollar (US$).
Les rendements de bons de Trésors euro-zonards baisseront encore, d’autres, plus vulnérables s’envoleront.
Un désordre durable s’accentuera dans la vieille Europe continentale en crise.

La croissance et l’inflation des Etats-Unis seront contenues grâce à ces turbulences, ce qui est absolument parfait pour les Américains qui garderont leur leadership sur le Monde libre.

Bien entendu, comme l’euro est une monnaie contre nature et comme la zone euro est un asile de fous, les fous qui sont à la tête des autorités peuvent continuer à prendre des décisions en dehors de toute logique bancaire, financière et économique, ce qu’ils ont déjà fait en laissant perdurer une situation qui n’aurait jamais dû se produire (la Grèce n’aurait jamais dû intégrer la zone euro, et l’ayant fait, elle aurait dû en sortir en douceur avant d’en arriver à ces extrémités).

Ce qui se sera passé dans la zone euro aura toujours été en dehors de toute logique élémentaire.

Cliquer ici pour voir le dernier bilan de la Banque de Grèce.

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19 avril 2015 2

Le lent €ffondrement de la vieille Europe continentale

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Vendredi 17 avril, les rendements du Bund ont encore battu leur plus bas historique en séance,

Document 1 :

Ils sont sur une tendance baissière lourde et longue depuis le mois de juillet… 2007, maintenant proches du zéro…

Document 2 :

les rendements du Schatz étant en territoire négatif depuis le début de novembre 2014

Document 3 :

ce qui fait baisser leur écart tendant vers zéro en août prochain si la tendance lourde se poursuit comme par le passé,

Document 4 :

La baisse de l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans est stoppée à un minimum correspondant à la poursuite d’une croissance non inflationniste grâce à l’€-crise qui évolue vers son plus bas,

Document 5 :

Les rendements des mauvais bons du Trésor français ont encore battu leur plus bas historique le 17 avril,

Document 6 :

Les dominos que sont les autres cochons de pays du Club Med commencent à suivre le chemin de la Grèce,

Document 7 :

Festina lente.

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17 avril 2015 14

L’Amérique est au bord du gouffre !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Ce qu’on voit, à partir des statistiques et données officielles, c’est une Amérique prospère.
Ce qu’on ne voit pas, c’est la réalité que vivent les Américain(e)s qui n’ont plus rien à se mettre sur le dos (et plus grand-chose à se mettre ailleurs), même en plein hiver, pourtant rigoureux cette année,

Document 1 :

Les prix des denrées alimentaires et des boissons augmentent vertigineusement, l’eau est même hors de prix à cause de la pollution engendrée par l’exploitation du gaz de schiste,

Document 2 :

Les Américain(e)s qui ont faim et soif tirent la langue,

Document 3 :

C’est la triste réalité.
L’Amérique est au bord du gouffre.
En haut du gouffre, et que voit-elle en bas, au fond du gouffre ?

La vieille Europe continentale, au fond du gouffre avec des taux à zéro voire négatifs !

Hier 16 avril, les rendements du Bund ont battu leur plus bas record, et il en est encore de même ce matin du 17 avril…

Document 4 :

Le Bund et le Schatz sont sur une tendance lourde et longue baissière,

Document 5 :

Leur écart plonge à un plus bas historique, indépendamment du QE des Marioles de la BCE (cet écart a d’ailleurs eu tendance à stagner lors des premières semaines de ce QE),

Document 6 :

Les rendements des bons des Trésors ne sont pas déterminés par l’offre et la demande : ce sont l’offre et la demande qui se positionnent en fonction des anticipations logiques des bons spéculateurs sur les niveaux relatifs et significatifs des taux.

Lorsque l’écart entre les bons à 10 ans et à 2 ans plonge vers zéro, et même en territoire négatif, cela signifie que la banque centrale va relever (ou a relevé) ses taux de base pour ralentir une croissance trop forte et inflationniste.
Un écart (entre les bons à 10 ans et à 2 ans) tendant vers zéro alors que la croissance et l’inflation sont à zéro est hors normes, du jamais vu,

Document 7 :

C’est le résultat de cette création monétaire qui a provoqué une hypertrophie de l’ordre de 4 500 milliards d’euros dans la zone euro dans l’agrégat M1.
La situation n’est plus maitrisable dans la zone euro… depuis un certain temps, comme ce fut le cas au Japon (avec une hypertrophie en M3-M2) et comme c’est aussi le cas en Chine en M2.

Comme l’argent est resté sain aux Etats-Unis, la croissance et l’inflation sont presque dans les normes, mais à des niveaux inférieurs à ce qu’ils devraient être à cause de la faiblesse de la croissance dans la vieille Europe continentale et en Asie due à la création monétaire qui s’y est développée,

Document 8 :

Les rendements des mauvais bons du Trésor français ont encore battu hier 16 avril leur plus bas record,

Document 9 :

Pour l’instant, tout va bien.
L’avenir proche s’annonce tourmenté.

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16 avril 2015 20

Bons : des fous dans un monde de fous

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Un fou en liberté dans un monde de gens considérés comme normaux n’a pas un comportement normal, c’est-à-dire logique, semblable aux autres.
Il est hors normes, mais dans un asile de fous, il est semblable aux autres : il est normal.

Des rendements de bons de Trésors de référence à zéro, voire négatifs, y compris jusqu’aux 10 ans, c’est hors normes, hors de toute logique : c’est fou… mais dans un asile (une zone €) de fous, c’est logique, normal, c’est-à-dire dans les normes.

Ainsi en est-il des rendements du Bund qui ont battu hier 15 avril leur plus bas record,

Document 1 :

Ceux du Schatz ont égalé leur plus bas record,

Document 2 :

Les rendements du Bund sont dans une tendance lourde baissière très claire depuis le 1° janvier 2014, ce qui montre une fois de plus que le QE des Marioles n’a aucune incidence (positive ou négative) sur les marchés qui suivent leur logique sur cette période…

Document 3 :

… et même depuis le mois de juillet 2007 !

Document 4 :

Il en est de même pour ce qui concerne l’écart entre les rendements du Bund et ceux du Schatz

Document 5 :

qui fait plonger aussi l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans, mais sans atteindre la zone de tous les dangers proche de zéro,

Document 6 :

Les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor français ont battu leur plus bas record hier 15 avril, ce qui ne signifie pas bien entendu que la dette française soit appréciée par les marchés pour sa qualité !

Document 7 :

Le Grexit créera de fortes turbulences, soit en mai (sur la base d’une projection du Bund à zéro, document 3) soit en août ou septembre (sur la base d’une projection de l’écart entre le Bund et le Schatz à zéro, document 5).

Ces tendances lourdes montrent que les bons spéculateurs sont parfaitement logiques et qu’ils ont parfaitement bien anticipé le Grexit et l’€ffondrement qui est maintenant très proche.

Pour l’instant, les idiots inutiles restent persuadés que ce sont les Marioles de la BCE qui font baisser les taux, ce qu’ils considèrent comme une politique positive, proactive.
Tout est simple.

Complément : ces plus bas record sont déjà battus avant l’ouverture des séances européennes ce jeudi 16 avril !

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14 avril 2015 26

Bons : mauvais !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Ça empire dans la zone euro…

Les rendements du Schatz qui avaient battu un plus bas record le 8 avril…

Document 1 :

ont encore battu un plus bas record hier lundi 13 avril

Document 2 :

… ce qui place la médiane Bund-Schatz nettement en territoire négatif, ce qui est une situation totalement hors normes préludant au Grexit ou au Grexident, c’est-à-dire aux très grandes turbulences à venir dans la zone euro et par incidence dans le monde…

Document 3 :

… ce qui est bien visible dans les courbes des écarts entre les rendements des bons à 10 ans et à 2 ans,

Document 4 :

Les rendements des mauvais bons à 10 ans du Trésor français ont battu un plus bas record le 9 avril…

Document 5 :

… quasiment égalé hier 13 avril…

Document 6 :

encore battu ce matin !

Document 7 :

Ce plus bas record vient encore d’être battu à 0,406 %, le temps d’écrire cet article !

Les rendements des mauvais bons de la vieille Europe continentale sont dramatiquement aux plus bas

Document 8 :

… alors que ceux des Notes américaines restent dans une bande acceptable, à un niveau anormalement bas à cause de l’€ffondrement à venir,

Document 9 :

Pour l’instant, tout va bien, la plage est belle, mer calme, pas de tsunami.

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6 avril 2015 35

USA : leçon de capitalisme libéral (2014)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

Une fois de plus, les Américains donnent une bonne leçon de capitalisme libéral…

Les bénéfices des entreprises continuent à augmenter normalement sur leur tendance longue (données en milliards de dollars courants actualisées au 4° trimestre 2014)…

Document 1 :

…mais de 7,25% seulement d’une année sur l’autre (dans le bas de la zone de fluctuation sur la longue période), peut-être à cause de la faiblesse de l’inflation, après un pic au plus haut historique au 3° trimestre 2013,

Document 2 :

Les bénéfices des entreprises fluctuent autour de 9 % du PIB, aux alentours des plus hauts historiques,

Document 3 :

Un peu plus de la moitié des bénéfices sont distribués sous la forme de dividendes (depuis que les Reaganomics ont redynamisé l’Amérique)…

Document 4 :

qui représentent logiquement aux alentours de 5 % du PIB

Document 5 :

… ce qui n’empêche pas les entreprises américaines d’investir aux alentours des plus hauts historiques de 8,5 % du PIB,

Document 6 :

La Richesse des Nations (et de leurs habitants) dépend de cette fameuse main invisible, celle des marchés comme l’a fort justement dit ce bon vieux Adam Smith… et comme le disait l’ancien chancelier allemand (socialiste) Helmut Schmidt : les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain.

Le successeur de notre histrion ignare a tort de vouloir stimuler l’investissement, surtout public !
Il faudrait plutôt d’abord favoriser l’augmentation des bénéfices des entreprises, en particulier en diminuant le taux des impôts sur les bénéfices, ce qui permettrait aux entreprises de se développer, comme en Irlande par exemple, et donc de créer des emplois sur des bases saines.

Tout est simple.

Cliquer ici pour lire mon article sur ce thème actualisé sur la base de données en 2013.

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