28 avril 2016 13

Des coups de pied au Q€ s’imposent !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, Monétarisme

On ne garde pas une équipe qui perd pendant 4 ans et demie ! Tous les footeux sont d’accord. On vire des joueurs, l’entraineur, le président. On réagit positivement !

Les Marioles de la BCE mènent leur politique monétaire catastrophique depuis 4 ans et demie sans résultat ni sanction : des coups de pied au Q€ s’imposent !

Pire, ils s’enfoncent dans leurs erreurs : ils augmentent leurs prêts aux banques (qui ne prêtent pas davantage à leurs clients) et leurs achats de bons de Trésors (et même d’obligations d’entreprises) alors que rien n’est fait pour mettre fin à la gigantesque création monétaire en M1

En effet, l’évolution des agrégats monétaires met en évidence cette création monétaire en M1

Document 1 :

… car M1 augmente de l’ordre de 50 milliards d’euros par mois depuis le mois d’août 2014,

Document 2 :

De l’argent non gagné est distribué en masse : en un an, d’octobre 2014 à septembre 2015, M1 a augmenté de 729 milliards d’euros alors que le PIB nominal a baissé de 5 milliards !
C’est de la pure création monétaire : les heureux Euro-zonards encaissent ces centaines de milliards sur leurs comptes (courants) bancaires sans créer de richesses supplémentaires.
Le plus surprenant est que personne ne prend en considération ces chiffres !

M1 augmentait de 10 % d’une année sur l’autre en mars, sur une tendance de 8 % depuis que les statistiques existent (1980),

Document 3 :

Comme le PIB nominal augmente sur une tendance longue baissant de 4 à 2 %

Document 4 :

la part de M1 dans le PIB annuel nominal de la zone euro augmente inexorablement pour atteindre 63 % alors qu’elle est de 13 % aux Etats-Unis !

Document 5 :

Comparativement aux Etats-Unis, l’excédent de M1 dans la zone euro peut être évalué maintenant dans les 5 300 milliards d’euros !

Document 6 :

Toute monnaie a pour contrepartie les biens et les services qu’elle permet de se procurer dans une nation. Elle permet, entre autres, les échanges entre les agents économiques, producteurs et consommateurs.
Une création monétaire indue, c’est-à-dire qui ne s’accompagne pas de création de richesses, bloque la circulation monétaire et elle paralyse durablement tout, y compris la croissance.

En effet, pour comprendre ces problèmes, il faut coupler les analyses monétaristes avec le behaviorisme : les heureux Euro-zonards qui encaissent des centaines de milliards sur leurs comptes (courants) bancaires sans créer de richesses supplémentaires se rendent compte finalement que quelque chose ne va pas quelque part sans bien comprendre ce qui se passe.
Ils conservent alors par précaution l’argent (non gagné) qu’ils ont reçu sans travailler car ils n’ont pas confiance en l’avenir ni dans cette monnaie qu’ils ne ressentent pas saine.
Dans cette optique, ils se comportent logiquement.

Le job de Joe le plombier, c’est la plomberie, les tuyaux, pas la surveillance des agrégats monétaires.
Le job des autorités monétaires, en l’occurrence des Marioles de la BCE, c’est de veiller à ce que l’argent soit sain dans leur zone, donc de veiller à ce qu’il n’y ait pas de création monétaire.

Or ils ne font pas leur job, mais ils sont inamovibles.
Des coups de pied au Q€ s’imposent donc !

Pour terminer : tout le monde est persuadé que ce sont les crédits qui sont la cause de la création monétaire sans que ce soit vérifiable sur les chiffres des agrégats monétaires alors que personne ne prend en considération cette gigantesque création monétaire en M1 dans la zone euro qui est clairement mise en évidence dans les chiffres des agrégats monétaires publiés.

C’est le triomphe de l’irrationalité généralisée, de la pensée pré-copernicienne, des idiots nuisibles.
C’est aussi celui des bons spéculateurs, ceux qui tirent avantage de ces erreurs…

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26 avril 2016 23

E pur si muove : création / circulation monétaire

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme

La terre est plate. Elle ne bouge pas, évidement ! Le soleil tourne autour de la terre, tout le monde le voit chaque jour. Les étoiles tournent autour de la terre qui est au centre du monde.
Tout le monde est d’accord.
Ceux qui ont contesté ces vérités ont été condamnés et bannis par les autorités, soutenues par la population.

Les connaissances scientifiques ont considérablement progressé depuis ces derniers siècles mais les hommes sont restés à l’ère pré-copernicienne pour ce qui concerne les problèmes monétaires

Reprenons l’exemple de notre paysan de Böhm-Bawerk qui se trouve maintenant dans l’enfer fiscal de la zone euro : il travaille sans arrêt, mais il ne gagne plus rien et il en arrive même à perdre de l’argent !
Comme beaucoup d’autres, il émigre. Il s’installe en Andorre, produit des pommes de terre qu’il vend à des clients et il gagne enfin de l’argent au point qu’il peut ne pas tout dépenser pour vivre.

Il dépose ses économies dans une banque et, tout content, il dit à son banquier : si tout va bien, dans 10 ans j’aurai économisé assez d’argent pour acheter un tracteur qui me permettra de produire encore plus de patates et je gagnerai encore davantage d’argent.
Le banquier lui répond qu’en empruntant tout de suite cette somme, il pourrait acheter ce tracteur, produire davantage de pommes de terre et gagner davantage d’argent sans attendre 10 ans !
Marché conclu.

Des commerçants andorrans ont gagné de l’argent car ils vendent à des Espagnols et à des Français des produits moins chers que dans leur enfer fiscal car il y a peu de taxes et d’impôts en Andorre.
Cet argent est prêté à notre paysan qui paie le concessionnaire (qui lui vend un tracteur) qui paie l’importateur de tracteurs qui paie le fabricant de tracteurs qui paie son personnel, ses fournisseurs et qui investit une partie de ses bénéfices pour produire d’autres tracteurs encore plus performants.

L’argent gagné par le commerçant a donc circulé en passant successivement sur les comptes du paysan, du concessionnaire, de l’importateur, du fabricant, de ses salariés, de ses fournisseurs sans qu’il y ait eu de création monétaire dans ce processus.
Toutes ces personnes auront travaillé, produit des biens et des services, et gagné de l’argent.

C’est simple, c’est clair mais tous les idiots inutiles sont incapables de voir (c’est-à-dire de comprendre) cette circulation monétaire d’autant plus facilement que tous les ecclésiastiques confirment que ce processus est à l’origine de création monétaire, d’argent non gagné parce que les banques ont créé de l’argent ex nihilo en octroyant des prêts.
Même le pape des Helvètes, la BNS fait cette erreur, reprise en chœur par tous ses évêques banquiers et par les petits Suisses.

La création monétaire (c’est-à-dire l’agent non gagné), ou son absence (l’argent sain) se voit, ou plutôt s’observe dans les chiffres des agrégats monétaires.
Ces idiots inutiles, survivants de l’ère pré-copernicienne, ne voient rien, ne comprennent rien.
Ils se basent sur leurs croyances traditionnelles indéfiniment répétées, psalmodiées.
Aucun ne se réfère aux séries statistiques (c’est-à-dire aux chiffres) des agrégats monétaires.

La connaissance scientifique, cartésienne, basée sur l’observation d’expériences mesurables, sur des séries quantifiées, a été diffusée et elle est à l’origine des gains de productivité qui ont permis aux hommes de vivre mieux au fil du temps.
Alan Greenspan pensait qu’il en serait de même dans le domaine économique, financier et monétaire.
Malheureusement, ce n’est pas le cas car la maitrise de ces problèmes monétaristes est devenue stratégique.

En effet, c’est en maitrisant le monétarisme que les Américains, c’est-à-dire ceux qui exercent une influence déterminante aux Etats-Unis, peuvent garder leur leadership sur le Monde libre, en ne diffusant pas leurs connaissances en la matière.
Ainsi par exemple, le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a fait supprimer la publication des chiffres de l’agrégat M3 dès qu’il a pris la présidence de la Fed pour que cette information essentielle ne soit plus disponible par les économistes extérieurs à la Fed.
Disposant d’informations privilégiées, ils ont laissé se développer la bulle en M3-M2 pour la faire éclater, mais aux Etats-Unis seulement.

Par ailleurs, ces mêmes Américains prennent un certain plaisir à inciter leurs concurrents, en particulier européens et japonais à ne pas maitriser ces problèmes monétaristes, et ça marche !

L’obscurantisme, les croyances ancestrales sont encore à la base des explications (erronées) des problèmes monétaires pour tous ceux qui ne maitrisent pas le monétarisme, en particulier en Europe et au Japon.

L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics.
C’est simple, tout est simple.

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21 avril 2016 48

Monétarisme : tout est simple ! (monnaie, or, dettes, crédits…)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme

Le monétarisme : c’est simple, tout est simple, tout ce qu’il faut savoir tient sur une page !
Milton Friedman ne comprenait pas pourquoi le monétarisme n’était pas mieux compris et il en est toujours de même actuellement.

Tout est simple, oui, à condition de réfléchir correctement aux problèmes abordés, en particulier à ceux qui concernent la monnaie, et là, rien ne va plus : les hommes s’obstinent à faire des erreurs monumentales depuis des décennies et même des siècles…

Ainsi en est-il par exemple justement de la monnaie et de sa contrepartie.
Pendant des siècles, et encore maintenant, les hommes, des hommes ont été et sont encore persuadés que l’or est la contrepartie de la monnaie.

L’or (et le système de l’étalon-or) a subjugué pendant des siècles les populations et les professionnels concernés (les banquiers, les économistes et les dirigeants des banques centrales).
Erreur monumentale !

Interrogé un jour par des journaleux vindicatifs sur la hausse de l’or en dollars (et donc d’une éventuelle perte de la valeur intrinsèque du dollar), le Bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, leur a répondu, tristement comme toujours, que pour une banque centrale, l’or n’est qu’un actif… dont il ne faut pas abuser, historiquement présent (à tort) dans les comptes des banques centrales.
Il avait même précisé que l’or n’était pas la contrepartie d’une monnaie.
Dans son jeune temps, B-2 avait d’ailleurs étudié les causes de la Grande Dépression, la crise des années 30, qu’il avait attribuées aux achats massifs d’or par les… Français.

En effet, pour reprendre notre exemple du paysan de Böhm-Bawerk, si, après avoir vendu ses pommes de terre sur le marché, il avait acheté de l’or il n’aurait pas pu acheter ce qui lui est nécessaire pour vivre et pour continuer à produire, et il n’aurait pas pu épargner ce qui serait resté de ses 1 000 euros.
Il n’aurait donc pas pu investir
.

Son argent gagné, converti en or, aurait été conservé sous son matelas ou dans une lessiveuse.
Il n’aurait pas été utilisé pour acheter de nouvelles semences ni de nouveau matériel. Il n’aurait donc pas été investi.
Il aurait été stérilisé. Il n’aurait plus pu créer de richesse supplémentaire. Il n’aurait pas circulé.
Notre paysan se serait appauvri en achetant de l’or, ce que font les Chinois et les Indiens…
En généralisant cet exemple simple, les conclusions des travaux de B-2 sont justifiées.

La contrepartie de la monnaie est la richesse créée, ou autre formulation : le paysan de Böhm-Bawerk produit des pommes de terre grâce à son travail et à son capital, donc des richesses qui sont achetées par d’autres personnes qui ont fait de même et qui ont payé ces patates au prix du marché.
De l’argent sain a été normalement créé et gagné, et il circule. C’est simple. Tout est simple.
La contrepartie de la monnaie, ce sont ici des pommes de terre et non pas de l’or !

Au niveau global d’une nation, la masse monétaire a pour contrepartie la somme des valeurs ajoutées, à savoir le PIB nominal, ce qui a été plus ou moins bien compris par les économistes qui ont développé la théorie quantitative de la monnaie qui s’intéresse à sa circulation avec la formule :

M x V = P x Q

Dans laquelle M représente la masse monétaire, V sa vitesse de circulation, P les prix et Q les quantités produites, c’est-à-dire le PIB nominal.

Cependant, cette présentation est peu pertinente. Il est préférable de raisonner, non pas sur la vitesse de circulation de la monnaie, V = PIB / M mais sur le rapport inverse : M / PIB en pourcentage.

En effet, le problème essentiel qui se pose (en cas de création monétaire) est celui d’une hypertrophie de la masse monétaire, et plus particulièrement d’un agrégat.

Dans l’Histoire monétaire récente, deux exemples montrent clairement que l’hypertrophie d’un agrégat monétaire, en M3-M2, a des effets négatifs considérables : au Japon, les autorités ne l’ont pas fait éclater, ce qui condamne ce pays à une crise larvée durable, et pour les Etats-Unis en 2008, l’éclatement de cette bulle par B-2 s’est accompagné de dommages collatéraux importants.

L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics, dixit Arthur, Laffer, c’est-à-dire qu’il ne doit pas y avoir de dysfonctionnements dans le processus de création monétaire par rapport à la création de richesse, donc il ne doit pas y avoir d’hypertrophie dans un agrégat monétaire.

Or, l’hypertrophie de l’agrégat M1 dans la zone euro est considérable : M1 se monte à 6 716 milliards d’euros pour un PIB annuel de 10 754 milliards, soit 62,5 % de ce PIB contre 3 171 milliards de dollars aux Etats-Unis pour un PIB de 18 265 milliards soit 18 % du PIB, dont la moitié de ces dollars en billets se trouve hors du territoire des Etats-Unis.

Cette hypertrophie de M1 provient de l’argent non gagné distribué en masse à des personnes qui ne produisent pas de richesses en contrepartie, c’est donc de la pure création monétaire, cf. mes articles à ce sujet, dont une partie se retrouve par exemple dans le hors bilan de l’Etat publié par la Cour des Comptes.

Il est quand même étonnant que je sois le seul, à ma connaissance, à prendre en considération cette immense bulle de l’ordre de 5 000 milliards d’euros !
Là se trouve la cause essentielle de la crise larvée qui couve dans la vieille Europe continentale, qui perdure par ignorance du monétarisme et qui va s’aggraver à l’avenir.

Et encore un rappel : les crédits octroyés par les banques sont de toute façon financés par leurs capitaux propres et leurs dettes, l’équilibre (actif = passif) étant réalisé obligatoirement chaque soir.
Ils ne sont donc pas générateurs de création monétaire car ils ne font que faire circuler de l’argent, a priori gagné.
Je mets au défi toutes les personnes qui contestent cette analyse de mettre en évidence (dans des séries statistiques) une hypertrophie d’un agrégat monétaire créé par la distribution de crédits !

Les crédits octroyés permettent d’augmenter le capital (productif), donc la productivité et la Richesse des nations et de leurs habitants et ils s’accompagnent corrélativement de l’augmentation de dettes.
Ainsi par exemple, le paysan de Böhm-Bawerk a intérêt à emprunter aujourd’hui pour financer l’achat d’un tracteur plutôt que d’épargner pendant 5 ou 10 ans pour avoir suffisamment d’argent pour l’acheter. En s’endettant, il s’enrichit ! … et plus il s’enrichit, plus il peut s’endetter !

Evidemment, tous les idiots inutiles répètent à propos des dettes et des crédits les mêmes erreurs qu’à propos de l’or, à savoir que les crédits sont à la base de la création monétaire, et en particulier les gens de la Banque de France et son gouverneur qui ont pourtant été jugés nuls par la Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris.

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17 avril 2016 62

Circulation / création monétaire pour les nuls, suite… sans fin ! (dernière ?)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme

Je reviens une fois de plus sur ce problème de circulation monétaire que tous les nuls confondent avec de la création monétaire

L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics dixit Arthur, Laffer.
L’argent sain, c’est de l’argent gagné
.

En d’autres termes, l’argent n’est pas toujours sain, l’économie fonctionne alors sur de mauvais fondamentaux, sur de l’argent non gagné issu d’une création monétaire anormale.
Dans ce cas, rien ne va plus. Les autorités compétentes doivent alors restaurer ces fondamentaux au plus vite, sinon la situation devient vite irrattrapable.

Telle est la problématique de la création monétaire.

Quid de l’argent sain ?
L’argent sain, c’est de l’argent gagné
.
C’est simple, tout est simple, sauf pour les idiots inutiles qui n’y comprennent rien…

Pour expliquer rapidement et simplement ce concept d’argent gagné, prenons l’exemple du paysan de Böhm-Bawerk : grâce à son travail et à son capital, il produit des pommes de terre qu’il vend sur le marché de la ville la plus proche.
Il a créé de la valeur, c’est-à-dire des biens évalués (mesurés par une valeur monétaire)
par exemple à 1 000 euros dans la mesure où des clients ont accepté de lui donner cette somme en contrepartie de la quantité de patates vendues.
Ces clients ont eux-mêmes créé de la valeur grâce à leur travail et à leur capital. Ils disposent donc de ces 1 000 euros et ils ont besoin de pommes de terre.

Une main invisible, celle des marchés, celle d’Adam Smith, guide l’action des uns et des autres dans un système économique et monétaire cohérent.
Tout va bien, du moins tant que les règles sont respectées, en particulier les règles comptables.

Tout va mal à partir du moment où Ali Baba dit au voisin de notre paysan de Böhm-Bawerk : si tu votes pour moi, toi, ta famille et tes amis, au lieu de travailler pour gagner peu d’argent, je te donnerai des subventions agricoles, des aides sociales, des allocations chômage, familiales, de jeunes et belles assistantes sociales et conseillères agricoles viendront te voir, etc.

Marché conclu. Ali Baba est élu Président, ses 40 voleurs sont élus députés et sénateurs.
Ils votent des lois à une écrasante majorité pour voler plus de la moitié des 1 000 euros de notre paysan.
C’est de la redistribution sociale car nous sommes tous égaux sur terre, disent Ali Baba, ses 40 voleurs, tous les journaleux et bonimenteurs.

Pire, ils empruntent pour payer leurs électeurs qui ne travaillent pas et qui ne créent aucune valeur.
De l’argent non gagné est distribué en masse.
Il est visible dans des agrégats monétaires hypertrophiés, en M1 dans la zone euro, en M3-M2 au Japon pour des raisons différentes
.

Au XX° siècle, un certain nombre d’économistes ont analysé correctement ces problèmes monétaires, dont Milton Friedman, les Reaganomics comme Arthur Laffer et surtout Alan Greenspan mais les enjeux sont devenus stratégiques en ce XXI° siècle car les Américains ont compris qu’en incitant leurs concurrents à la faute, monétariste, ils pouvaient, grâce à leur argent resté sain, conserver leur leadership sur le Monde libre.

Réussite parfaite : les entreprises japonaises plus performantes que beaucoup d’entreprises américaines, sont… bridées depuis plusieurs décennies maintenant par l’hypertrophie en M3-M2, et il en est de même dans la vieille Europe continentale en particulier dans la zone euro avec une hypertrophie en M1.

Un miracle s’est donc produit : les idiots inutiles et même nuisibles (en Europe) sont devenus utiles pour… les Américains !

Il faut donc distinguer clairement la bonne création monétaire, celle qui repose sur la création de valeur (de biens et de services évalués en unités monétaires), c’est l’argent sain, de la mauvaise création monétaire, celle qui correspond à de l’argent non gagné en particulier distribué démagogiquement sans contrepartie de création de richesse.
Ainsi par exemple, j’ai mis en évidence récemment l’existence d’une cinquantaine de milliards d’euros que les voyageurs de la SNCF ont gardé dans leurs portefeuilles et sur leurs comptes bancaires alors qu’ils auraient dû être payés à la SNCF auxquels s’ajoutent les 116 milliards d’euros d’engagements de retraite que la SNCF a éliminés de ses comptes en 2007 (que j’avais été le seul à dénoncer) qui sont devenus 137 milliards fin 2014 d’après la Cour des Comptes qui relève dans le hors bilan de l’Etat 3 400 milliards d’euros d’argent non gagné selon des procédés comparables.

Ces 3 400 milliards d’euros sont de l’argent non gagné qui alimente l’hypertrophie française en M1.
Il en est de même d’une grande partie des dettes officielles de l’Etat (dans son bilan) qui auraient dû être consacrées à des investissements et non pas à payer des aides dites sociales destinées à maintenir la consommation d’une clientèle électorale.

Les autres pays du Club Med font parfois pire que la France pour ce qui concerne cette création monétaire condamnable, en particulier la Grèce.

Par ailleurs, des banques peuvent aussi être à l’origine d’une création monétaire (d’argent non gagné), en particulier à cause de créances dites douteuses (ou irrécouvrables) qu’elles détiennent. L’Espagne et l’Italie en sont des exemples notoires parmi d’autres.
Il en est de même pour certaines de leurs acrobaties financières risquées, en particulier lorsqu’elles utilisent mal des produits dérivés et lorsqu’elles ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan.

Ainsi, les exemples (et causes) de mauvaise création monétaire, d’argent non gagné, sont nombreux. Ils ont toujours pour origine des règles qui ne sont pas respectées.

Ces problèmes monétaristes d’argent non gagné sont tellement importants que le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, a obtenu, dès sa nomination à la tête de la Fed, qu’elle ne publie plus les chiffres de M3 (dès son entrée en fonction) de façon à ce que seuls les gens de la Fed connaissent ces données pour pouvoir piloter en position dominante les turbulences financières. Ainsi, il n’a pas été possible de constater le développement de la bulle en M3-M2 que B-2 allait faire éclater.

L’absence de culture monétariste de base en particulier en Europe est dramatique (en dehors du cercle restreint des Américains qui exercent une influence déterminante dans la défense des intérêts nationaux).

Le job de Joe le plombier, c’est la plomberie, les tuyaux, pas l’analyse de l’évolution des agrégats monétaires qui ressortent de la compétence des banques centrales.

Comme la Banque de France et son gouverneur ont été jugés nuls, totalement nuls, archi nuls, en droit, en économie, en finances, en matière de monétarisme, d’argent non gagné, par la Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris, les Français ne sont pas prêts à comprendre ces problèmes monétaristes.

A ma connaissance, seules les personnes qui lisent et qui comprennent ce que j’ai écrit maitrisent ces problèmes. C’est un microcosme microscopique…
Pour ceux qui ont compris, aucune autre explication n’est nécessaire. Pour ceux qui n’ont pas compris, aucune explication supplémentaire n’est possible.

Cliquer ici pour lire l’article d’Arthur Laffer sur les quatre piliers des Reaganomics.
Cliquer ici pour voir que la Banque de France et son gouverneur ont été jugés nuls par la Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris.

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16 avril 2016 14

Circulation / création monétaire pour les nuls, suite… sans fin ! (avant dernière ?)

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France, Monétarisme

Je reviens une fois de plus sur ce problème de circulation monétaire que tous les nuls confondent avec de la création monétaire

Le commentaire d’un de mes lecteurs se présentant comme un (ancien) professionnel de la phynance m’a fait comprendre la raison pour laquelle ces idiots inutiles considèrent tous que les banques font de la création monétaire en accordant des prêts à leurs clients

Reprenons le cas d’une personne qui emprunte 500 000 euros, par exemple aux mécanos de la Générale pour acheter un appartement ou une maison.

Pour pouvoir accorder ce prêt, les mécanos de la Générale sont obligés d’avoir dans leurs comptes ces 500 000 euros, c’est-à-dire des disponibilités, à savoir l’argent en question, inscrit à l’actif. Ils ont donc emprunté préalablement cet argent sur les marchés (postes Passifs financiers et Dettes représentées par un titre). En fait toutes les banques ont de l’argent disponible, et elles sont même obligées d’avoir une situation nette positive vis-à-vis de la banque centrale tous les soirs.
Ce crédit est inscrit à l’actif de la Générale (poste Prêts et créances sur la clientèle) pour un montant de 500 000 euros et en contrepartie au passif dans le poste Dettes envers la clientèle pour le même montant, en application du principe de la comptabilité en partie double, lors de l’octroi de ce prêt.

Le passif est et a toujours été égal à l’actif, évidemment, et c’est pourquoi il y a un adage dans la banque qui dit que les crédits (les prêts accordés) font les dépôts, dixit alors tout professionnel de la phynance !
Oui, mais dès que ce client de la Générale a son compte crédité, il paie le vendeur qui a un compte par exemple à la BNP. Les 500 000 euros sortent alors des comptes de la Générale pour aller dans ceux de la BNP. Le compte du client de la Générale est débité et celui du vendeur à la BNP est crédité.

Ce qu’il faut voir, c’est l’argent (les 500 000 euros) qui circule, donc sans qu’il y ait de création monétaire ! … sachant que toute opération doit être comptabilisée deux fois, au débit et au passif, selon le principe de la comptabilité en partie double qui n’est pas à l’origine de création monétaire.

Les crédits ne font donc pas les dépôts !
C’est simple, tout est simple, sauf pour les innombrables idiots inutiles qui ne comprennent pas ces évidences.
Pour ceux qui n’ont pas compris, aucune explication (supplémentaire) n’est possible.

Alors quid de la création monétaire ?
Ce sera l’objet du prochain papier… mais les réponses possibles seraient les bienvenues…

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13 avril 2016 30

Circulation / création monétaire pour les nuls, suite… sans fin !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme

Je reviens une fois de plus sur ce problème de circulation monétaire que tous les nuls confondent avec de la création monétaire

Un de mes lecteurs a transmis le lien d’une vidéo qu’il considère comme étant une référence dans laquelle un certain Bernard Maris explique clairement et doctement que les banques font évidemment de la création monétaire en accordant des prêts.

Bernard Maris est malheureusement mort, victime des musulmans qui ont tué des membres de la rédaction de Charlie Hebdo.
C’était un économiste réputé par les nuls, professeur des Université (en économie), membre du conseil général de la Banque de France et à ce titre indubitablement nul parmi les plus nuls du fait que la Banque de France et son gouverneur ont été jugés nuls, totalement nuls, archi nuls, en droit, en économie, en finances, par la Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris, ce qui est une référence indiscutable.

Pour expliquer ce type de création monétaire, Bernard Maris prend l’exemple d’un particulier qui achète un immeuble (il voulait dire par là un bien immeuble) en empruntant 500 000 euros à sa banque.
Il prétend alors que la banque crée ces 500 000 euros, ex nihilo, curieusement en demandant éventuellement à la Banque centrale cette somme qui lui est accordée, non pas sous forme de billets mais d’écritures comptables, ce qui revient au même.
Il y voit là de la pure création monétaire, évidente.

Erreur monumentale !
En effet, cette banque ne crée pas ces 500 000 euros : elle ne peut les prêter que si elle les a déjà dans ses comptes, évidemment !

Toutes les personnes qui travaillent dans des banques le savent parfaitement bien ainsi que beaucoup d’autres gens, sauf les nuls comme des profs d’économie d’universités et les gens de la Banque de France !
Même les pires des banquiers, prenons l’exemple de nos mécanos de la Générale, l’affichent clairement dans leur bilan : les prêts accordés à leurs clients sont inscrits à l’actif dans le poste Prêts et créances sur la clientèle pour un montant de 405 milliards d’euros…


qui sont financés par des capitaux propres et des dettes, c’est-à-dire le passif constitué de l’argent que la banque a accumulé grâce à ses bénéfices (ses capitaux propres) et des dettes constituées pour l’essentiel d’emprunts obligataires (postes Passifs financiers et Dettes représentées par un titre) et par les dépôts de ses clients.
Par ailleurs, les banques prêtent de l’argent à d’autres titres.

Les banques dites commerciales font circuler l’argent que les uns ont gagné et épargné (non dépensé) pour prêter cet argent à ceux qui veulent investir, contre une rémunération qui est le taux d’intérêt.
Ce dispositif simple est à la base de toute l’activité bancaire dans le monde depuis plus de 5 000 ans et il permet d’atteindre le potentiel optimal de croissance, c’est-à-dire d’optimiser la Richesse des nations et de leurs habitants.

Le mécanisme est simple. Toute personne sensée le comprend aisément, sauf les nuls, indécrottablement et irrémédiablement nuls qui répètent sans cesse que les banques font de la création monétaire en accordant des prêts.
Les connaissances et l’aptitude à la réflexion sur des problèmes économiques, financiers et monétaires simples sont tombés à des niveaux dramatiquement bas dans la plus grande partie de la population, y compris pour ce qui concerne les dirigeants qui occupent les postes les plus importants dans ces domaines. C’est effarant et inquiétant !

Une citation s’impose (pour finir ?) : Pour ceux qui ont compris, aucune explication n’est nécessaire. Pour ceux qui n’ont pas compris, aucune explication n’est possible.

Cliquer ici pour voir la vidéo dans laquelle Bernard Maris explique que les banques font évidemment de la création monétaire en accordant des prêts.
Cliquer ici pour voir que la Banque de France et son gouverneur ont été jugés nuls par la Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris.

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13 avril 2016 5

Bénéfices et inflation basse

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

Rien ne va plus : les bénéfices des entreprises américaines baissent !

Document 1 :

C’est la fin du monde, le triomphe de Marx.

Les bénéfices des entreprises américaines baissent, oui, mais ils augmentent quand même sur une tendance longue de 7 % par an !

Les bénéfices des entreprises américaines baissent, oui, surtout en valeur nominale, mais la baisse est nettement moins marquée une fois déflatés, c’est-à-dire exprimés en dollars constants,

Document 2 :

L’inflation basse perturbe les marchés habitués pendant des décennies à une inflation plus ou moins importante, ce qui facilitait les augmentations des bénéfices qui ne sont pas régulières.
Rien n’est stable dans une matière vivante.
Des périodes de forte expansion, voire d’exubérance irrationnelle des marchés comme l’a dit en son temps Alan Greenspan, se traduisent par des hausses anormales des bénéfices suivies par une chute, ce qui s’est produit à trois reprises depuis la lutte contre l’inflation et la relance de l’économie américaine sur de bons fondamentaux par les Reaganomics.

Dans ces conditions, le blocage des bénéfices et des cours des actions à un haut niveau est logique.

La part des bénéfices dans le PIB est montée très rapidement après la crise issue des grandes turbulences financières jusqu’à un pic de 10 % alors que, historiquement, elle fluctuait dans une bande de 6 à 7 % du PIB,

Document 3 :

Les dividendes ont bondi eux aussi à 5 % du PIB alors qu’ils auraient dû continuer à rester à 4 %

Document 4 :

… ce qui n’empêche pas les entreprises américaines de continuer à investir considérablement, à un niveau historiquement record, par rapport au PIB,

Document 5 :

Ce n’est donc pas la fin du monde mais une adaptation des entreprises américaines à une situation nouvelle issue d’une inflation anormalement basse en Europe et au Japon (due à une hypertrophie monétaire durable), et à la fin d’une période de croissance chinoise très forte qui a fait passer une très grande partie de sa population d’un état d’extrême pauvreté à un niveau de vie satisfaisant.

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10 avril 2016 51

€ffondrement : enfin !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Europe, France, Monétarisme

Une fois de plus, un rappel s’impose : l’euro, cette monnaie unique contre nature pour des pays indépendants et souverains qui ont des niveaux et des gains de productivité différents, est condamné à disparaitre.
La seule inconnue en est la date.

Depuis le mois de juillet 2007, de bons spéculateurs, c’est-à-dire des investisseurs qui voient juste et loin, ont commencé à s’en défier en se portant préférentiellement sur des bons de Trésors estimés plus ou moins fiables jouant le rôle d’ersatz de monnaies nationales suite à leur disparition, en particulier sur le Bund qui est la référence en la matière.
Les écarts relatifs des rendements de ces bons de Trésors (par rapport à ceux du Bund) correspondaient au pourcentage de dévaluation potentielle, cf. ce que j’en ai écrit à ce sujet.

En conséquence, les prix du Bund ont monté et inversement, ses rendements ont baissé, le tout anormalement, sur une tendance lourde et longue mais claire, devant atteindre le zéro absolu fin 2015

Document 1 :

ou fin mai 2015 si l’on se fie à la tendance commençant en janvier 2014,

Document 2 :

Dans les deux cas, le Bund (et l’euro-système !) a été sauvé des eaux, c’est-à-dire du zéro, grâce à l’intervention des Américains sous la houlette des gens de la Fed lors de déclarations avant la réunion du FOMC du 28 avril 2015, non pas par générosité mais parce que l’économie américaine (celle des Etats-Unis) n’était alors pas suffisamment forte pour supporter le choc d’un €ffondrement.

Les rendements du Bund ont été maintenus en survie au-dessus de la barre critique de 0,50 % pendant le reste de l’année 2015 mais lors de la réunion du FOMC du 16 décembre 2015, les gens de la Fed ont considéré que l’économie américaine (celle des Etats-Unis) était alors devenue suffisamment forte pour supporter le choc d’un €ffondrement et en conséquence, les rendements du Bund sont tombés sous cette barre critique de 0,50 % puis sous la suivante à 0,15 % depuis le… 1° avril (!). Sur cette tendance, le zéro devrait être atteint en mai,

Document 3 :

Les rendements des bons bons à 10 ans du Trésor helvète qui n’ont pas bénéficié de telles faveurs de la part des Américains sont tombés en territoire négatif depuis la mi-janvier 2015, rendant intenable l’arrimage du franc suisse à l’euro que la BNS a fait sauter 10 jours plus tard.

L’écart entre les rendements des bons à 10 ans et à 2 ans du Trésor teuton plonge depuis le début de cette année 2016

Document 4 :

… alors que ceux du Trésor des Etats-Unis s’est stabilisé en concordance avec une croissance contenue à cause de l’anticipation de l’€ffondrement,

Document 5 :

D’après ces données et mes analyses, un €ffondrement est très fortement probable à très court terme, en mai, ce qui est en concordance avec les conclusions de notre ami analyste technique Fred Rabeman qui se base surtout sur l’évolution de la parité euro / livre sterling qui a grimpé de plus de 10 points sur plusieurs semaines. Elle est au niveau précédant la crise de 2008.
Il s’attend donc à une crise bancaire quelque part dans le monde, en fait dans la zone euro du fait que les big banks too big to fail ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement.

Fred Rabeman rappelle que depuis 25 ans, toute hausse importante de la parité €/£ est suivie d’une crise financière dans une partie du monde et que, si la parité euro / dollar australien dépasse 1,67 nous pourrons nous attendre à un fort dévissage des marchés d’actions.
Il relève par ailleurs que la parité €/US$ est beaucoup trop haute : elle est à un niveau plausible de retournement, ce qui fait que la crise en question pourrait se dénouer d’ici 4 semaines, ce qui est assez classique, le mois de mai étant généralement faible pour les actions.

Lorsque les conclusions de Fred Rabeman et les miennes concordent, il est extrêmement rare que nous nous trompions !

Par ailleurs, Fred Rabeman considère que ce sont les gestionnaires des trésoreries des entreprises qui achètent avec leurs disponibilités (le cash) du Bund (et d’autres bons de Trésors) parce qu’ils ne veulent pas les placer sur leurs comptes bancaires du fait qu’ils n’ont pas confiance dans les banques et dans l’euro (en cas d’€clatement, ils récupéreront des créances en Deutsche Mark et non pas de la monnaie de singe), ce qui accentue la baisse de ces rendements.

Cette interprétation explique les anomalies que l’on observe sur les données de l’agrégat monétaire M3-M2 (qui correspond globalement aux trésoreries des entreprises) qui se situe à un niveau anormalement bas (et le plongeon de cet agrégat après le krach éclair de la Grèce début mai 2010),

Document 6 :

M3-M2 représente 6 % du PIB annuel de la zone euro

Document 7 :

alors qu’il devrait se monter au moins au tiers du PIB en comparaison avec la situation qui prévalait aux Etats-Unis,

Document 8 :

Il y aurait donc près de 3 000 milliards d’euros qui seraient ainsi anormalement portés sur des bons de Trésors de la zone euro au lieu d’être utilisés plus judicieusement pour financer les besoins des entreprises, ce qui explique cette baisse historique hors normes de ces rendements.

€ffondrement, tsunami bancaire, krach… il est difficile de prédire les diverses manifestations possibles de ce qui va se passer mais le plus grand désordre à venir est certain.

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10 avril 2016 16

Brèves…

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe, France

Panama Papers

Pour la gauche socialiste mondialiste, les enfers fiscaux sont des paradis sur terre alors que les paradis fiscaux, c’est-à-dire les pays dans lesquels l’Etat ne vole pas systématiquement les gens qui s’enrichissent en travaillant, sont à condamner et même à supprimer !
Les journaleux de (presque) tous les médias dans le monde ont utilisé sans scrupules des données volées, et en toute impunité. C’est leur conception de la liberté.
L’un de ces paradis fiscaux effectivement condamnable où trouvent refuge les membres des pires mafias, italiennes, russes et autres d’Europe de l’Est est Monaco qui est sous la supervision de la Banque de France, mais aucun journaleux ne risque d’en parler…

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McRon libéral

Le Ministre de l’économie McRon a déclaré, entre autres, qu’il est libéral !
Il explique que pour lui et donc pour la gauche dans laquelle il est engagé, l’essentiel est que la croissance du PIB atteigne son potentiel optimal, ce qui ne peut être obtenu qu’en laissant faire les marchés libres dans des règles définies par l’Etat.
C’est une application de la main invisible d’Adam Smith qui permet d’optimiser la Richesse des nations et de leurs habitants.
Le problème est que tous les socialistes français sont viscéralement contre le libéralisme ainsi que les gens de droite.
Les Français ne sont pas des anglo-saxons. McRon est En marche vers la sortie.

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Le Tigre celtique renait de ses cendres

Après avoir été flingué par quelques banquiers condamnables mais pas condamnés, la croissance du PIB du Tigre celtique a été de 5,2 % en 2014 et de 7,8 % en 2015 !
Rares sont les articles qui vantent la réussite de ce petit pays sans richesses naturelles, terre traditionnellement de famines et d’émigration.
Cette forte croissance retrouvée s’explique par un taux d’impôt sur les bénéfices des sociétés maintenu à 12,5 % qui permet aux entreprises de gagner de l’argent, donc d’investir pour se développer, de créer des emplois et donc de la richesse, ce qui profite à tout le monde.
Heureusement, contre toutes les pressions de toute la nomenklatura socialiste antilibérale euro-zonarde, les Irlandais ont eu la sagesse de conserver ce qui a fait leur réussite : ce taux d’impôt largement inférieur à celui qui est en vigueur dans la plupart des autres pays où règne l’enfer fiscal.

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4 avril 2016 22

Ali Baba Président !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique France

Ali Baba et ses 40 voleurs étaient très contents car ils amassaient assez facilement et en toute impunité des richesses dans leur caverne aux trésors mais un jour, un doute leur vint à partir du moment où ils ont remarqué que la police commençait à s’intéresser à leurs vols.

Ali Baba eut alors la bonne idée de dire à Mohamed : « Tu te fatigues à travailler pour gagner peu d’argent. Si tu votes pour moi, avec ta famille et tes amis, je te donnerai assez d’argent pour vivre sans travailler ! »

Marché conclu, avec Mohamed et d’autres.

Ali Baba est élu Président. Ses 40 voleurs sont élus députés et sénateurs.

Ensemble, ils votent des lois et des règlements pour légaliser leurs vols et leurs rackets qui sont devenus des prélèvements obligatoires sous la forme d’impôts, de taxes, de cotisations, d’amendes, etc.

Ils ne risquent désormais plus rien.
La caverne aux trésors d’Ali Baba s’appelle maintenant le Trésor Public. Ils en sont toujours les premiers bénéficiaires.

Les journaleux, les bonimenteurs et les professeurs apprennent au bon peuple qu’il s’agit d’une redistribution des richesses, des riches aux pauvres, pour réduire les inégalités car nous sommes tous égaux sur terre.

Raffinement supplémentaire, Ali Baba a même eu la perversité d’inverser les rôles : maintenant, ce sont ceux qui tentent d’échapper aux vols légalisés que sont les impôts qui sont mis au pilori, poursuivis puis condamnés, comme en atteste entre autres l’affaire des Panama Papers !

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