21 janvier 2017 5

TrUmP enfin Président !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis, Monétarisme

TrUmP est enfin devenu Président !

D’après les derniers chiffres publiés par la Fed, le montant de l’agrégat monétaire M1 a augmenté de 55,5 milliards de dollars au lundi 9 par rapport à la semaine précédente (ce qui correspond à l’argent que les Américains ont dans leurs portefeuilles et sur leurs comptes courants) pour les dépenser parce qu’ils anticipent une amélioration de leur situation grâce à la politique que va mener le Donald,

Document 1 :

Pour les mêmes raisons, ils ont diminué logiquement leur épargne de précaution (devenue inutile) de 16,4 milliards de dollars, ce qui correspond à l’agrégat monétaire M2-M1,

Document 2 :

En conséquence, l’augmentation de M2-M1 d’une année sur l’autre est tombée à 6,5 %,

Document 3 :

Si cette tendance se poursuit, la croissance du PIB qui est inversement proportionnelle à celle de la variation de la masse monétaire libre, va augmenter dans l’avenir proche, de 2,6 % d’une année sur l’autre et de 2,8 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé,

Document 4 :

Les Américains ont commencé à réagir positivement avant l’entrée en fonction du Donald !
Tout est simple.

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18 janvier 2017 5

Goldman Sachs 4° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Goldman Sachs confirme nettement sa place sur la deuxième marche du podium (après Citigroup) des grandes banques mondiales à risque systémique (Global Systemically Important Banks, G-SIBs) : son leverage réel est de 11,04 ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 9,06 % encore en amélioration par rapport au trimestre précédent,

Document 1 :

Goldman Sachs2015 Q42016 Q12016 Q22016 Q32016 Q4
1 Assets861,395878897880862
2 Equity86,72886,83786,51487,1186,893
3 Preferred st11,211,20311,20311,20311,203
4 Goodwill4,1484,1364,1454,1044,095
5 Tangible eq71,3871,49871,16671,80371,595
6 Liabilities790,015806,502825,834808,197790,405
7 Leverage (µ)11,0711,2811,611,2611,04
8 Core Tier 1 (%)9,048,878,628,889,06

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Le total des dettes diminue légèrement par rapport au trimestre précédent.

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 6,75 milliards de dollars pour que Goldman Sachs ait un leverage inférieur à 10.

Document 2 :

La présentation des comptes, succincte, permet cependant de calculer correctement et facilement le véritable leverage, ce qui est loin d’être le cas pour les banques européennes,

Document 3 :

Le ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés est de 9,9 % et de 12,0 % sur le montant des capitaux propres tangibles, en nette progression par rapport au trimestre précédent.
Une réussite parfaite !

La capitalisation boursière est de l’ordre de 93,7 milliards de dollars (22 milliards supplémentaires après l’élection du Donald, soit + 31 % !) correspondant à un PER élevé de 18,8 malgré un taux de distribution (rendement des dividendes par action) particulièrement faible de 1,1 %,

Document 4 :

Cliquer ici pour accéder aux documents justificatifs de cette analyse.

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18 janvier 2017 0

Citigroup 4° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Citigroup est depuis le 1° trimestre 2015, la première et la seule grande banque (de la liste des banques systémiques mondiales, Global Systemically Important Banks, G-SIBs) à respecter la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan car son leverage réel est inférieur à 10 correspondant à un véritable ratio Core Tier 1 supérieur à 10 % (en légère dégradation par rapport au trimestre précédent) et sans tricher,

Document 1 :

Citigroup2015 Q42016 Q12016 Q22016 Q32016 Q4
1 Assets1 731,211 800,971 818,771 818,121 792,08
2 Equity205,139209,769212,635212,322205,867
3 Preferred st16,71817,75319,25319,25319,253
4 Goodwill22,34922,57522,29622,53921,659
5 Tangible eq166,072169,441171,086170,53164,955
6 Liabilities1 565,141 631,531 647,691 647,591 627,12
7 Leverage (µ)9,429,639,639,669,86
8 Core Tier 1 (%)10,6110,3910,3810,3510,14

Sommes en milliards de dollars.

La performance est absolument remarquable !

Document 2 :

Les dirigeants de Citigroup ont pris les bonnes décisions, ce qui a conduit à dégager un bénéfice de 3,57 milliards de dollars lors de ce dernier trimestre.

Le ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés est de 6,9 % et de 8,7 % sur le montant des capitaux propres tangibles, c’est-à-dire le véritable montant de ces capitaux propres diminués des écarts d’acquisition (goodwill) et des actions de préférence, sans pondérer les actifs selon les préconisations de ce bon vieux Greenspan et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).
Une réussite parfaite !

La capitalisation boursière est de l’ordre de 166 milliards de dollars (22 milliards supplémentaires après l’élection du Donald, soit + 15 %… seulement !) correspondant à un PER de 12,6 qui est considéré comme normal malgré un taux de distribution (rendement des dividendes par action) particulièrement faible de 1,1 %.
Citigroup a quand même pris une sacrée claque après les turbulences financières de 2008 !

Document 3 :

Comme je l’ai déjà écrit,
Partout dans le monde, les autres grandes banques ne respectent pas les règles de bonne gestion prudentielle d’endettement, ce qui est particulièrement dangereux.
La situation est encore pire dans la vieille Europe comme le montrent les chiffres des leverages réels et le blocage du marché interbancaire dans la zone euro.
Les dirigeants des big banks américaines too big to fail ont très bien compris qu’il fallait qu’elles respectent cette règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan à savoir un leverage réel de 10,0 au maximum correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 10,0 % au minimum sans qu’il soit nécessaire de la faire passer en tant que règle impérative, c’est-à-dire en tant que loi.
Il est très instructif de constater qu’en Europe, c’est le contraire qui se passe : les dirigeants des big banks too big to fail ont réussi à faire adopter des réglementations absconses qui les arrangent, en particulier avec ces actifs pondérés des risques.
Comme les Européens lambda ne comprennent rien à ces problèmes bancaires fondamentaux, personne (ou presque !) ne réagit comme il aurait fallu le faire.
Pour l’instant, tout va bien, enfin presque, apparemment, en Europe
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Cliquer ici pour lire le dernier rapport financier de Citigroup.

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17 janvier 2017 2

Morgan Stanley 4° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

A la fin de ce dernier trimestre, le leverage réel Morgan Stanley (qui fait partie des banques mondiales à risque systémique, Global Systemically Important Banks, G-SIBs) est encore beaucoup trop élevé, à 14,7 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 6,8 %, en légère détérioration par rapport au trimestre précédent,

Document 1 :

Morgan Stanley2015 Q42016 Q12016 Q22016 Q32016 Q4
1 Assets787,985807,715828,873813,891811,18
2 Equity67,66268,4969,59669,62968,53
3 Preferred st7,527,527,527,527,52
4 Goodwill9,5649,4919,4119,3299,296
5 Tangible eq50,57851,47952,66552,7851,714
6 Liabilities737,407756,236776,208761,111759,466
7 Leverage (µ)14,5814,6914,7414,4214,69
8 Core Tier 1 (%)6,866,816,786,936,81

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus ici pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent aussi Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 22 milliards de dollars pour que Morgan Stanley respecte les règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan pour obtenir un leverage inférieur à 10.

Document 2 :

Les bénéfices de 1,509 milliard de dollars correspondent à un ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés de 8,7 % et de 11,6 % sur le montant des capitaux propres tangibles, ce qui est dans la norme des grandes banques américaines !

La capitalisation boursière est de l’ordre de 82 milliards de dollars (19 milliards supplémentaires après l’élection du Donald, soit + 23 % !) correspondant à un PER de 17,5 qui est considéré comme important mais grâce à un taux de distribution un peu faible même pour une banque américaine à 1,8 %.
Morgan Stanley n’a pas rattrapé son cours précédant les grandes turbulences de 2008,

Document 3 :

Cliquer ici pour lire le communiqué de Morgan Stanley sur la publication de ses résultats de ce dernier trimestre.

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15 janvier 2017 2

JPMorgan Chase & Co. 4° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

JPMorgan Chase & Co est la plus grande banque américaine par le total de son actif, équivalant à celui de BNP-Paribas,

Document 1 :

Le leverage réel de JPMorgan est de 12,77 et son véritable ratio Core Tier 1 de 7,83 % en légère amélioration par rapport au trimestre précédent, reste loin des exigences de ce bon vieux Greenspan, à savoir des chiffres à 10,

Document 2 :

JPMorgan2015 Q42016 Q12016 Q22016 Q32016 Q4
1 Assets2 351,702 423,812 466,102 521,032 490,97
2 Equity247,573250,157252,423254,331254,19
3 Preferred st26,06826,06826,06826,06826,068
4 Goodwill47,32547,3147,30347,30247,288
5 Tangible eq174,18176,779179,052180,961180,834
6 Liabilities2 177,522 247,032 287,042 340,072 310,14
7 Leverage (µ)12,512,7112,7712,9312,77
8 Core Tier 1 (%)87,877,837,737,83

Sommes en milliards de dollars.

Le montant des capitaux propres tangibles, c’est-à-dire le véritable montant de ces capitaux propres diminué des écarts d’acquisition (goodwill) et des actions de préférence, sans pondérer les actifs selon les préconisations de ce bon vieux Greenspan et comme le préconisent aussi Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC), n’augmente plus et le total des dettes diminue, ce qui est légèrement positif !

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 45,7 milliards de dollars (ou diminuer davantage les dettes) pour que JPMorgan respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan. Des mesures énergiques ont été prises précédemment pour redresser la situation mais elles ne sont pas suffisantes.

Les bénéfices de 6,73 milliards d’euros correspondent à un ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés de 10,6 % et de 14,9 % sur le montant des capitaux propres tangibles, ce qui est un exploit qu’aucune grande banque ne réussit !

La capitalisation boursière est de l’ordre de 310 milliards de dollars (63 milliards supplémentaires depuis l’élection du Donald !) correspondant à un PER de 14,94 très élevé malgré un taux de distribution faible même pour une banque américaine de 1,84 %.

Le cours de JMorgan est supérieur à ce qu’il était avant les grandes turbulences des années 2008 et suivantes, ce qui est là aussi très rare pour une big bank too big to fail. Seule Wells Fargo a aussi réussi cette performance !

Document 3 :

Cliquer ici pour lire les données du dernier trimestre de JPMorgan Chase.

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14 janvier 2017 2

Bank Of America 4° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Même en prenant en considération les écarts d’acquisition qui se montent encore à près de 70 milliards de dollars, Bank Of America devrait se maintenir à la troisième place du classement des banques mondiales à risque systémique (Global Systemically Important Banks, G-SIBs) avec un leverage réel de 11,67 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 8,57 % en détérioration par rapport au trimestre précédent,

Document 1 :

Bank of America2015 Q42016 Q12016 Q22016 Q32016 Q4
1 Assets2 144,322 185,502 186,612 195,312 187,70
2 Equity256,205262,776267,069270,083266,84
3 Preferred st22,27324,34225,2225,2225,22
4 Goodwill69,76169,76169,74469,74468,969
5 Tangible eq164,171168,673172,105175,119172,651
6 Liabilities1 980,152 016,832 014,502 020,202 015,05
7 Leverage (µ)12,0611,9611,7111,5411,67
8 Core Tier 1 (%)8,298,368,548,678,57

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC),

Document 2 :

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 26,3 milliards de dollars pour que Bank Of America respecte les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan.

Document 3 :

Avec un bénéfice de 4,34 milliards de dollars, le ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés est de 6,5 % et de 10,05 % sur le montant des capitaux propres tangibles.

La capitalisation boursière est de l’ordre de 232,5 milliards de dollars (64 milliards supplémentaires après l’élection du Donald !) correspondant à un PER de 17,7 qui est très élevé malgré un taux de distribution (rendement des dividendes par action) particulièrement faible de 0,23 %.

Même après le rebond du TrUmP, Bank Of America a perdu plus de la moitié de sa capitalisation boursière par rapport à celle qui a précédé les grandes turbulences financières de 2008,

Document 4 :

Cliquer ici pour lire le document financier de Bank Of America d’où sont tirés ces chiffres.

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14 janvier 2017 1

Wells Fargo 4° trimestre 2016

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Wells Fargo va peut-être se retrouver encore à la quatrième marche du podium des grandes banques systémiques mondiales après avoir occupé longtemps la deuxième place, ce qui va de pair avec les irrégularités commises par certains de ses salariés mais cette banque respecte encore presque les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un multiple (mon µ, le leverage en anglais) de 12,01 en cette fin de dernier trimestre, ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 8,33 %, en dégradation par rapport aux trimestres précédents,

Document 1 :

Wells Fargo2015 Q42016 Q12016 Q22016 Q32016 Q4
1 Assets1 787,631 849,181 889,241 942,121 930,12
2 Equity193,132197,496201,745203,028199,581
3 Preferred st22,21424,05124,8324,59424,551
4 Goodwill25,52927,00326,96326,68826,693
5 Tangible eq145,389146,442149,952151,746148,337
6 Liabilities1 642,241 702,741 739,281 790,381 781,78
7 Leverage (µ)11,311,6311,611,812,01
8 Core Tier 1 (%)8,858,68,628,488,33

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les actifs tangibles c’est-à-dire les capitaux propres diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent entre autres Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Le montant des véritables capitaux propres diminue plus rapidement que le total des dettes par rapport au trimestre précédent, ce qui est exactement ce qu’il ne faut pas faire !

Document 2 :

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 27,2 milliards de dollars pour respecter les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan avec un multiple d’endettement (mon µ, le leverage en anglais) de 10.

Les bénéfices de 4,87 milliards de dollars assurent un ROE calculé sur le montant des capitaux propres publiés de 11,1 % et de 14,87 % sur le montant des capitaux propres tangibles, ce qui est particulièrement élevé et très rare pour une grande banque.

La capitalisation boursière est de l’ordre de 278 milliards de dollars (50 milliards supplémentaires après l’élection du Donald !) correspondant à un PER de 13,9 qui est considéré comme élevé pour une banque mais avec un taux de distribution (rendement des dividendes par action) particulièrement bas (même pour une banque américaine) de 1,5 % ce qui montre que les bons spéculateurs (ceux qui voient juste et loin) ont confiance en cette banque.

Le cours de Wells Fargo est supérieur à ce qu’il était avant les grandes turbulences des années 2008 et suivantes, ce qui est là aussi très rare pour une big bank too big to fail. Seule JPMorgan a aussi réussi cette performance !

Document 3 :

Une réussite presque parfaite !

Cliquer ici pour voir les résultats de Wells Fargo pour ce dernier trimestre.

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12 janvier 2017 7

La NFIB et le Donald

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Etats-Unis

La National Federation of Independent Business (NFIB) est une organisation qui regroupe (comme son nom l’indique) les petits entrepreneurs indépendants, ceux qui ont investi dans leur entreprise, petite au départ mais qui peut devenir grande…
Ses 325 000 membres sont l’Amérique profonde du capitalisme libéral.

La NFIB publie tous les mois un indice qui rend compte de la situation présente et future (dans le court terme) de ces entrepreneurs.

Grâce à l’élection du Donald, cet indice a bondi en décembre d’une façon… stratosphérique !

Document 1 :

Du jamais vu depuis le début de la publication de cet indice en 1986,

Document 2 :

Cet indice a presque toujours été inférieur à 100 depuis 2006,

Document 3 :

Après l’élection du Donald, c’est le bon moment pour investir pour beaucoup d’entrepreneurs individuels,

Document 4 :

Les ventes sont attendues en forte augmentation,

Document 5 :

Evidemment, les journaleux et toute la nomenklatura (de gauche et de droite) ne peuvent pas supporter ni admettre l’élection du Donald mais les Américains ne se sont pas trompés, et ils ne se sont pas fait tromper par ces socialistes mous qui dominent tous les grands médias (auxquels il faut ajouter un R) qui perdent leur crédibilité en attaquant celui qui va faire repartir la croissance aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.

Les Américains qui ne peuvent pas investir dans leur propre entreprise peuvent toujours investir dans les entreprises des autres, et même dans les actions en quelques clics de mulot, ce qui est toujours le meilleur placement à long terme.

Cliquer ici pour accéder au site de la NFIB.

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10 janvier 2017 14

Meilleur placement : actions US et non pas l’or !

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Monétarisme

Quid du placement le plus rentable à long terme ?

La réponse est simple et claire : ce sont les placements en actions d’entreprises américaines (des Etats-Unis) qui sont globalement les investissements les plus rentables sur la longue période… en dehors de ceux qui peuvent être réalisés dans des entreprises innovantes et performantes comme Apple et autres, et surtout par leurs concepteurs.

En effet, les bénéfices après impôts des entreprises américaines (des Etats-Unis) augmentent de 6,75 à 7,0 % par an sur la longue période (en valeur nominale) d’après les données de notre ami Fred de Saint Louis,

Document 1 :

Ainsi, un capital type investi en (ces) actions de 53 (milliards de dollars globalement de capitalisation boursière) au 1° trimestre 1968 se monte à 1 280 (milliards) au 3° trimestre 2016, soit, toutes choses égales par ailleurs, une multiplication de ce capital de 24,33 fois en presque 50 ans

Document 2 :

… ou autre formulation : 100 dollars investis en actions au 1° trimestre 1968 aboutissent à une capitalisation boursière de 2 433 dollars au 3° trimestre 2016,

Document 3 :

Aux bénéfices perçus par les actionnaires, il faut ajouter la distribution des dividendes qui représente globalement 80 % des bénéfices depuis le milieu des années 80,

Document 4 :

Comme le taux de distribution des dividendes (par rapport au cours des actions) est en moyenne de 5,33 % (sur la base d’un PER de 15), les capitaux investis en actions rapportent des dividendes multipliés par 12,73 fois sur la même période, en presque 50 ans.

Ainsi, des capitaux investis en actions d’entreprises américaines ont rapporté 37, 06 fois l’investissement initial pendant cette longue période, en presque 50 ans (24,33 + 12,73), soit un rendement nettement supérieur à un investissement en or dont le cours de l’once est passé de 40 dollars à 1 177 US$ soit multiplié par 31,19 sur la même période

Document 5 :

… ou autre formulation : 100 dollars investis en or au 1° trimestre 1968 correspondent finalement à 3 119 dollars au 3° trimestre 2016,

Document 6 :

Investir en actions, c’est apporter des capitaux à des entreprises pour qu’elles créent des richesses supplémentaires, ce qui permet d’augmenter la Richesse des nations et de leurs habitants, ce qui est évident pour toute personne normalement constituée…

Investir en or, c’est retirer de l’argent du marché pour acquérir une marchandise inerte qui ne produit aucune richesse.
Ben Bernanke, avant de présider la Fed, a montré avec d’autres économistes, que la Grande Dépression a été créée en fait par les Français qui avaient massivement investi en or, ce qui a eu un effet déflationniste mondial catastrophique.

Si le paysan de Böhm-Bawerk avait investi en or, il n’aurait jamais pu augmenter ses capacités de production. Il serait resté pauvre avec un peu d’or en réserve comme le font les Indiens (les paysans en Inde).

La hausse vertigineuse du cours de l’or après 2005 s’explique surtout par la baisse relative du dollar (US$) et par l’augmentation des achats d’or par des asiatiques, Indiens et Chinois surtout qui se sont enrichis grâce à la croissance.
En effet, ils sont les principaux acheteurs d’or dans le monde. L’or constitue pour eux traditionnellement une valeur refuge car ils n’ont pas confiance dans les banques et ils n’ont pas tout à fait tort sur ce point, mais ils ne s’enrichissent pas en achetant de l’or.

Enfin, il faut rappeler une fois encore que l’or n’est pas une monnaie universelle !
L’or est un métal qui nécessite un certain travail pour le produire. C’est donc une marchandise qui a un coût et un prix de vente qui dépend du marché, exprimé en monnaies.

Une monnaie a par définition pour contrepartie une certaine quotité de la production nationale.
Elle repose sur la confiance que l’on a ou que l’on n’a pas dans ces monnaies.
Ainsi par exemple, 100 dollars des Etats-Unis n’ont pas la même valeur que 100 dollars du… Zimbabwe !

Document 7 :

Cliquer ici pour accéder à la série de notre ami Fred de Saint Louis sur les bénéfices des entreprises utilisées ci-dessus.
Cliquer ici pour accéder à la série sur le cours de l’or en dollars utilisée ci-dessus.

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6 janvier 2017 11

Les Marioles de la BCE se font discrets…

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Europe

Les Marioles de la BCE se font discrets en ce début d’année ! Et ce n’est pas étonnant car ils ont des choses à cacher, du moins aux malheureux Euro-zonards ignares…

En effet, ils ont publié le 4 janvier leur bilan arrêté au 29 décembre 2016 qui fait apparaitre une perte de… 30 milliards d’euros à cause de la baisse du cours de l’or,

Document 1 :

C’est bien fait pour eux et les Euro-zonards, na ! … Car il ne faut jamais investir en or.

Le pire est au passif…
Les banques de la zone ont retiré une quarantaine de milliards d’euros qu’ils avaient préalablement déposés à la BCE car les banksters ont eu besoin d’un peu d’argent pour terminer l’année 2016 !

Document 2 :

Pour ne rien arranger, comme les mystérieuses administrations publiques ont eu besoin d’argent elles aussi, elles ont retiré 17 milliards d’euros qu’elles avaient en dépôt à la BCE.

Les Marioles de la BCE ont été obligés d’enregistrer leurs pertes sur l’or en diminution de leurs capitaux propres dans ce compte qu’ils se sont créés irrégulièrement : compte de réévaluation.

Conséquences de leurs errements : ils ont été obligés d’emprunter une soixantaine de milliards d’euros à de mystérieux non-résidents de la zone euro, c’est-à-dire des… étrangers.

Tout va bien : personne n’a rien vu… sauf moi.

Complément, au 9 janvier : la perte de 30 milliards d’euros au cours de ce dernier trimestre est logique et réelle car le cours de l’or a baissé, de 1 313 US$ au 3 octobre à 1 146 $ le 30 décembre.

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