20 février 2018 1

JPMorgan Chase & Co. 4° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

JPMorgan Chase & Co est la plus grande banque américaine par le total de son actif, équivalant à celui de BNP-Paribas.

Comme les autres banques américaines, JPMorgan enregistre les prêts à leur juste valeur à l’actif, ce que ne font pas du tout les banques européennes !

Document 1 :

Ainsi, les prêts accordés, sont enregistrés en net, Loans net of allowance for loan losses à l’actif, c’est-à-dire en brut moins les provisions pour pertes, Allowance for loan losses,

Comme je l’ai écrit précédemment, la comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

Le leverage réel de JPMorgan est de 13,46 et son véritable ratio Core Tier 1 de 7,43 % en détérioration par rapport au trimestre précédent, ce qui reste loin des exigences de ce bon vieux Greenspan, à savoir des chiffres à 10, mais encore admissible,

Document 2 :

JPMorgan2016 Q42017 Q12017 Q22017 Q32017 Q4
1 Assets2 490,972 546,292 563,172 563,072 533,60
2 Equity254,19255,863258,483258,382255,693
3 Preferred st26,06826,06826,06826,06826,068
4 Goodwill47,28847,29247,347,30954,392
5 Tangible eq180,834182,503185,115185,005175,233
6 Liabilities2 310,142 363,792 378,062 378,072 358,37
7 Leverage (µ)12,7712,9512,8512,8513,46
8 Core Tier 1 (%)7,837,727,787,787,43

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles, c’est-à-dire le véritable montant de ces capitaux propres publiés diminué des écarts d’acquisition (goodwill) et des actions de préférence, sans pondérer les actifs selon les préconisations de ce bon vieux Greenspan et comme le préconisent aussi Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Tout est simple.

Cliquer ici pour lire les données du dernier trimestre de JPMorgan Chase.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur cette banque avec d’autres informations.

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20 février 2018 0

Bank of America 4° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Même en prenant en considération les écarts d’acquisition qui se montent encore à près de 70 milliards de dollars, Bank of America monte sur le podium du classement des Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales (Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs), avec un leverage réel de 11,97 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel de 8,35 % en détérioration par rapport au trimestre précédent mais en léger progrès d’une année sur l’autre,

Document 1 :

Bank of America2016 Q42017 Q12017 Q22017 Q32017 Q4
1 Assets2 187,702 247,702 254,532 283,902 281,23
2 Equity266,84268,153270,987272,459267,146
3 Preferred st25,2225,2225,2222,32322,323
4 Goodwill68,96968,96968,96968,96868,951
5 Tangible eq172,651173,964176,798181,168175,872
6 Liabilities2 015,052 073,742 077,732 102,732 105,36
7 Leverage (µ)11,6711,9211,7511,6111,97
8 Core Tier 1 (%)8,578,398,518,628,35

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles préconisées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Bank of America, comme les autres banques américaines enregistre les prêts à leur juste valeur à l’actif, ce que ne font pas du tout les banques européennes !

Document 2 :

Ainsi, les prêts accordés, sont enregistrés en net, Loans net of allowance à l’actif, c’est-à-dire en brut moins les provisions pour pertes, Allowance for loan losses,

Document 3 :

Comme je l’ai écrit précédemment, la comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

Cliquer ici pour lire le document financier de Bank of America d’où sont tirés ces chiffres.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur cette banque avec d’autres informations.

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20 février 2018 1

Wells Fargo 4° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Wells Fargo conserve la deuxième marche du podium des grandes banques systémiques mondiales.
En effet, Wells Fargo respecte presque les exigences des règles prudentielles d’endettement édictées par ce bon vieux Greenspan à savoir un multiple (mon µ, le leverage en anglais) de 11,59 en cette fin de dernier trimestre, ce qui correspond à un véritable ratio Core Tier 1 de 8,63 %, sans changement par rapport au trimestre précédent,

Document 1 :

Wells Fargo2016 Q42017 Q12017 Q22017 Q32017 Q4
1 Assets1 930,121 951,561 930,871 934,941 951,56
2 Equity199,581201,5205,23205,929206,936
3 Preferred st24,55125,50125,78525,57625,358
4 Goodwill26,69326,66626,57326,58126,587
5 Tangible eq148,337149,333152,872153,772154,991
6 Liabilities1 781,781 802,231 778,001 781,171 796,57
7 Leverage (µ)12,0112,0711,6311,5811,59
8 Core Tier 1 (%)8,338,298,68,638,63

Sommes en milliards de dollars.

Les chiffres retenus pour les calculs du leverage sont les capitaux propres tangibles c’est-à-dire les capitaux propres publiés diminués des actions de préférence, du goodwill et des minoritaires selon les règles édictées par ce bon vieux Greenspan, sans pondérer les actifs, comme c’est le cas avec le ratio Core Tier 1 et comme le préconisent entre autres Axel Weber, la BRI (le fameux Bâle I), la Fed, la Prudential Regulatory Authority du Royaume-Uni et la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).

Le montant des véritables capitaux propres augmente ainsi que le total des dettes par rapport au trimestre précédent, ce qui montre que les problèmes passés sont en cours de résorption.

Wells Fargo, comme les autres banques américaines enregistre les prêts à leur juste valeur à l’actif, ce que ne font pas du tout les banques européennes !

Document 2 :

Ainsi, les prêts accordés, sont enregistrés en net, Net loans à l’actif, c’est-à-dire en brut moins les provisions pour pertes, Allowance for loan losses,

Comme je l’ai écrit précédemment, la comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

Tout est simple

Cliquer ici pour voir les résultats de Wells Fargo pour ce dernier trimestre.
Cliquer ici pour voir mon article précédent sur cette banque avec d’autres informations.

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20 février 2018 2

Citigroup 4° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques américaines, Leverage

Citigroup est depuis le 1° trimestre 2015, la première et la seule grande banque de la liste des Importantes Institutions Financières Systémiques Mondiales (Global Systemically Important Financial Institutions, G-SIFIs) à (presque) respecter la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan car son leverage réel est à 10, correspondant à un ratio Core Tier 1 réel proche de 10 % (en légère dégradation par rapport aux trimestres précédents) et sans tricher,

Document 1 :

Citigroup2016 Q42017 Q12017 Q22017 Q32017 Q4
1 Assets1 792,081 821,881 864,061 889,131 843,06
2 Equity205,867208,723210,766208,381201,334
3 Preferred st19,25319,25319,25319,25319,253
4 Goodwill21,65922,26522,34922,34522,256
5 Tangible eq164,955167,205169,164166,783159,825
6 Liabilities1 627,121 654,671 694,901 722,351 683,23
7 Leverage (µ)9,869,910,0210,3310,53
8 Core Tier 1 (%)10,1410,119,989,689,5

Sommes en milliards de dollars.

La performance est absolument remarquable !

Après l’analyse de la situation réelle des banques européennes plombées par leurs encours douteux plus que douteux qui sont en fait des pertes réelles importantes mal camouflées et non comptabilisées, l’examen des bilans des banques américaines sur ce problème confirme parfaitement ce que j’ai écrit précédemment…

En effet, Citigroup, comme les autres banques américaines enregistre les prêts à leur juste valeur à l’actif, ce que ne font pas du tout les banques européennes !

Ainsi, les prêts accordés, sont enregistrés en net, Total loans, net à l’actif, c’est-à-dire en brut moins les provisions pour pertes, Allowance for loan losses,

Document 2 :

Conclusions :

1 / La comptabilité des banques américaines donne bien une image fidèle de la réalité en particulier en enregistrant les prêts à leur juste valeur (fair value), c’est en dire en respectant les principes comptables qui doivent être appliqués, ce que ne font pas les banques européennes !

2 / Ainsi, pervers, les Américains ont laissé faire les autorités bancaires européennes, qui, sous la dépendance de leurs banksters, n’ont pas réussi à leur imposer de comptabiliser leurs actifs à leur juste valeur.

3 / Le plus extraordinaire est que la nomenklatura euro-zonarde a réussi à entretenir une propagande telle que personne n’a mis en évidence cette gigantesque tromperie !
En effet, aucun journaleux, aucun analyste financier ou autre (expert) comptable n’a dénoncé ces pratiques comptables condamnables.

C’est effarant ! Je n’en reviens pas !
Pour démontrer cette gigantesque tromperie, il faut certes un minimum de connaissances de base mais qui ne dépassent pas le niveau élémentaire.

Comme je l’ai déjà écrit, mais sans entrer dans ces précisions :
Il est très instructif de constater qu’en Europe, les dirigeants des big banks too big to fail ont réussi à faire adopter des réglementations absconses qui les arrangent, en particulier avec ces actifs pondérés des risques.
Comme les Européens lambda ne comprennent rien à ces problèmes bancaires fondamentaux, personne (ou presque !) ne réagit comme il aurait fallu le faire.
Pour l’instant, tout va bien, enfin presque, apparemment, en Europe
.

Les générations à venir se demanderont comment 300 millions d’euro-zonards auront pu se laisser avoir par ces banksters et leurs dirigeants politiques, et comment se fait-il qu’ils n’aient pas réagi d’eux-mêmes !

Cliquer ici pour lire le dernier rapport financier de Citigroup.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur cette banque.

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19 février 2018 6

Les Gos banques françaises évaluées à leur juste valeur…

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

Les Gos banques françaises publient des bilans, des multiples d’endettement, des ratios et des encours douteux… douteux, très douteux même !

Même les Marioles de la BCE considèrent que ces encours douteux (appelés aussi Non-Performing Loans, NPL, Prêts Non-Performants en français) sont un problème de grande ampleur en leur jargon, c’est-à-dire en langage clair un plantage monstre qui peut provoquer un effondrement du système bancaire euro-zonard, appelé aussi risque systémique, un tsunami bancaire ou un €-crash

Document 1 :

En effet, comme je l’ai écrit précédemment, les banksters, très influents, ont réussi à obtenir des autorités de régulation de ne pas être obligés de comptabiliser ces Prêts Non-Performants à leur juste valeur (fair value) en application des principes comptables (IFRS), c’est-à-dire en pertes pour leur valeur nette, venant ainsi en diminution de leurs capitaux propres.

En appliquant les principes comptables (IFRS) qui obligent les entreprises à comptabiliser d’une façon générale toutes les opérations (donc ces Prêts Non-Performants) à leur juste valeur, il apparait clairement que les capitaux propres sont majorés d’une façon importante par la bande des 4 banksters, ce qui donne des multiples d’endettement (leverage) considérablement sous-évalués.
En bleu, le multiple d’endettement réel (leverage) sans comptabiliser les Prêts Non-Performants.
En rouge, le même multiple d’endettement réel (leverage) compte tenu des Prêts Non-Performants évalués à leur juste valeur (notés efv).

Document 2 :

Pour rappel, la banque des frères Lehman a fait faillite avec un leverage de 32 et ce bon vieux Greenspan préconise un leverage de 10 maximum après avoir retenu 12,5 depuis le début des années 80 (c’est l’inverse du ratio Core Tier 1 d’origine).
Ce multiple d’endettement signifie que le total des dettes représentait 38,97 fois le montant des capitaux propres de Société Générale fin 2017 d’après les chiffres publiés par la banque.

Son inverse en pourcentage, le ratio Core Tier 1 d’origine devrait être supérieur à 10 %, ce qui signifie que les capitaux propres doivent représenter au moins 10 % du total des dettes,

Document 3 :

Les banksters français sont loin d’appliquer les normes prudentielles !

Ci-dessous le tableau qui sert de base à ces graphiques, les données reprenant celles de mes analyses précédentes qui proviennent toujours des chiffres publiés par les banksters eux-mêmes,

Document 4 :

123456
RankBanks 2017 Q4LiabilitiesTangible equityLeverageCore Tier 1
1Cdt Agri Group1 685,7777,421,784,59
2Cdt Agri Group efv1 690,6472,52823,314,29
3BNP-Paribas1 884,5575,724,94,02
4BPCE+Natixis1 708,857124,074,15
5BPCE+Natixis efv1 720,5959,25929,043,44
6Sté Générale1 234,9340,230,723,26
7BNP-Paribas efv1 910,3749,8838,32,61
8Sté Générale efv1 243,2331,938,972,57

En réalité, la situation est très certainement pire encore car les banksters ont l’habitude de planquer des cadavres dans des placards comme le montrent ceux de BNP-Paribas qui sont les seuls à avouer que les encours sains présentant des impayés se montaient à… 13,929 milliards d’euros en brut fin 2017 !

Document 5 :

Le total des actifs des 4 Gos banques françaises de… 6 778 milliards d’euros correspond à 3 fois le PIB annuel de la France (2 313 milliards) ce qui n’inquiète pas les Français alors que les Américains n’ont pas totalement confiance en leurs 4 plus grosses big banks too big to fail (qui respectent pourtant presque les règles prudentielles préconisées par ce bon vieux Greenspan) dont le total des actifs représente moins de 45 % du PIB.

4 430 milliards d’euros sont en trop dans le total des actifs des 4 Gos banques françaises compte tenu du total de leurs capitaux propres réels, ce qui alimente la création monétaire létale que j’ai mise en évidence, cf. mes analyses.

Des banques en faillite qui tombent comme des dominos et de la création monétaire : c’est ce qui s’est passé en Allemagne de l’entre-deux-guerres, cf. le dernier ouvrage de Pierre Jovanovic Hitler ou la revanche de la planche à billets.

Cliquer ici pour voir sa nouvelle vidéo de présentation.
Cliquer ici pour voir son site.

Par ailleurs, Ida de Chavagnac, analyste financière précédemment au contrôle des risques du Crédit Agricole (la banque des 4 la moins pourrie) qui a dénoncé en interne que ses conclusions (les risques d’impayés) n’étaient pas respectées, s’est fait licencier par la suite pour ce motif, ce qui montre une fois de plus que les banksters ne respectent plus rien, ni leurs salariés compétents ni les principes comptables ni les règles prudentielles et encore moins toute morale élémentaire.

Ida de Chavagnac a publié un livre à ce sujet : « Alerte rouge sur la banque verte », à lire pour les gens qui croient encore que les banksters français et de la zone euro sont des banquiers.

Cliquer ici pour en lire des déclarations d’Ida de Chavagnac sur ce sujet.

Enfin, je précise que toutes mes analyses sont basées sur des chiffres publiés par les banksters eux-mêmes et sur des informations fiables.
La Banque de France et son gouverneur qui ont voulu les contester ont déjà été jugés nuls, archi nuls par la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris.
Cliquer ici pour en lire mon article à ce sujet.

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19 février 2018 1

BPCE 4° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

Le bilan publié par BPCE à fin 2017 donne l’illusion que tout va bien car le total des actifs et des capitaux propres augmentent d’une année sur l’autre,

Document 1 :

Comme il ne faut jamais faire confiance a priori à des banksters, il est indispensable de prendre en considération le montant réel des capitaux propres, ce que toute banque doit publier depuis quelques années, appelé improprement ici… Fonds propres Common Equity Tier 1 !

Document 2 :

Il est alors possible de calculer le véritable multiple d’endettement, le leverage réel qui était de… 20,35 et son inverse le véritable ratio Core Tier 1 qui était de… 4,91 % en cette fin de dernier trimestre !!!

Document 3 :

BPCE2016 Q42017 Q12017 Q22017 Q32017 Q4
1 Assets1 235,241 238,651 238,251 241,701 259,85
2 Equity61,46262,63763,04163,85664,029
3 Deductions1,7652,1591,6491,4190,995
4 Goodwill4,3974,4784,3924,3374,034
5 Tangible eq55,3565758,159
6 Liabilities1 179,941 182,651 181,251 183,601 200,85
7 Leverage (µ)21,3421,1220,7220,3720,35
8 Core Tier 1 (%)4,694,744,834,914,91

Sommes en milliards d’euros.

Cependant, ces chiffres ainsi retraités ne donnent toujours pas une image fidèle de la réalité car il faut tenir compte des créances dites douteuses qui sont en fait en grande partie des pertes potentielles, appelées aussi Prêts dits non-performants (NPL, Non-Performing Loans) qui se montaient en brut à… 22,918 milliards d’euros fin 2017 avec des provisions de 11,777 milliards, donc une perte potentielle nette de 11,141 milliards !

Document 4 :

En admettant que ces chiffres correspondent à la réalité, ce qui sera possible de confirmer ou d’infirmer ultérieurement, les pertes potentielles (c’est à dire les Prêts dits non-performants) sont donc de 11,141 milliards d’euros en net, qui doivent être inscrites en diminution des capitaux propres ainsi évalués à leur juste valeur, soit 47,9 milliards, pour donner une image fidèle de la réalité (en colonne notée 2017 efv),

Document 5 :

BPCE2017 Q4 efv2017 Q4 n
1 Assets1 259,85526,449
2 Equity64,02964,029
3 Deductions12,13612,136
4 Goodwill4,0344,034
5 Tangible eq47,947,9
6 Liabilities1 211,99478,59
7 Leverage (µ)25,3210
8 Core Tier 1 (%)3,9510

En conséquence, le véritable leverage de BPCE devrait être de 25,32 en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants (cf. colonne notée 2017 efv).

Normalement, c’est-à-dire en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants et la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage de 10 maximum, pour des capitaux propres tangibles de 47,9 milliard d’euros, BPCE devrait avoir au maximum 10 fois plus de dettes, soit un total des actifs de… 478,590 milliards (comme indiqué dans la colonne notée 2017 n).

651 milliards d’euros se trouvent donc en trop dans les actifs de Natixis.

BPCE est un bon exemple d’usine à gaz typiquement française car cette banque est en fait la principale entité du Groupe BCE qui intègre aussi les banksters de Natixis dont le surendettement dépasse l’imaginable, cf. mon analyse précédente.

En retraitant les données publiées par le Groupe BCE pour donner une image fidèle de la réalité, le véritable leverage est donc de 29,0 ! (colonne notée en efv),

Document 6 :

2017BPCE+Natixis efvBPCE+Natixis n
1 Assets1 779,85651,849
2 Equity83,82983,829
3 Deductions16,93616,936
4 Goodwill7,6347,634
5 Tangible eq59,25959,259
6 Liabilities1 720,59592,59
7 Leverage (µ)2910
8 Core Tier 1 (%)3,4410

Ainsi, en appliquant la règle prudentielle préconisée par ce bon vieux Greenspan, ce sont en tout 1 128 milliards d’euros d’actifs qui circulent en trop à cause de ces banksters ! (colonne notée en n).

Finalement, le surendettement du Groupe BPCE est plus important que celui du Groupe Crédit Agricole mais plus faible que celui des mécanos de la Générale, de BNP-Paribas et des grandes banques italiennes qui font si peur aux Marioles de la BCE et il alimente lui aussi une création monétaire gigantesque.

Il s’agit bien là d’un problème de grande ampleur comme l’ont fort justement bien écrit les Marioles de la BCE qui reconnaissent que dans les pays anglo-saxons (Etats-Unis et Royaume-Uni) les banques ont des prêts non-performants quasiment négligeables.

Ainsi s’explique la situation potentiellement catastrophique de la zone euro dans laquelle s’est produite une hypertrophie létale à terme de la masse monétaire.
Un tsunami bancaire peut se produire à tout moment.

Des banques en faillite qui tombent comme des dominos et de la création monétaire : c’est ce qui s’est passé en Allemagne de l’entre-deux-guerres, cf. le dernier ouvrage de Pierre Jovanovic Hitler ou la revanche de la planche à billets.

Cliquer ici pour voir sa nouvelle vidéo de présentation.
Cliquer ici pour voir son site.
Cliquer ici pour lire le rapport financier de BPCE d’où sont tirées ces informations.
Cliquer ici pour lire mon article précédent sur le rapport financier de BPCE.

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17 février 2018 8

Natixis 4° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

Le bilan publié par Natixis à fin 2017 montre que quelque chose ne va pas quelque part car le total des actifs baisse d’une année sur l’autre,

Document 1 :

Comme il ne faut jamais faire confiance a priori à des banksters, il est indispensable de prendre en considération le montant réel des capitaux propres, ce que toute banque doit publier depuis quelques années, appelé improprement par Natixis… Fonds propres CET1 !

Document 2 :

Il est alors possible de calculer le véritable multiple d’endettement, le leverage réel qui était de… 42,33 et son inverse le véritable ratio Core Tier 1 qui était de… 2,36 % en cette fin de dernier trimestre !!!

Document 3 :

Natixis2016 Q42017 Q12017 Q22017 Q32017 Q4
1 Assets527,8508,9510,4512,5520
2 Equity19,820,520,519,719,8
3 Deductions1,63,43,43,44,2
4 Goodwill3,63,63,53,53,6
5 Tangible eq14,613,513,612,812
6 Liabilities513,2495,4496,8499,7508
7 Leverage (µ)35,1536,736,5339,0442,33
8 Core Tier 1 (%)2,842,732,742,562,36

Sommes en milliards d’euros.

Cependant, ces chiffres ainsi retraités ne donnent toujours pas une image fidèle de la réalité car il faut tenir compte des créances dites douteuses qui sont en fait en grande partie des pertes potentielles, appelées aussi Prêts dits non-performants (NPL, Non-Performing Loans) qui se montaient en brut à 2,7 milliards d’euros fin 2017 avec des provisions de 2,1 milliards, donc une perte potentielle nette de 0,7 milliard,

Document 4 :

En admettant que ces chiffres correspondent à la réalité, ce qui sera possible de confirmer ou d’infirmer ultérieurement, les pertes potentielles (c’est à dire les Prêts dits non-performants) sont donc de 0,7 milliard d’euros en net, qui doivent être inscrites en diminution des capitaux propres ainsi évalués à leur juste valeur, soit 11,4 milliards, pour donner une image fidèle de la réalité (en colonne notée 2017 efv),

Document 5 :

Natixis2017 Q4 efv2017 Q4 n
1 Assets520125,4
2 Equity19,819,8
3 Deductions4,84,8
4 Goodwill3,63,6
5 Tangible eq11,411,4
6 Liabilities508,6114
7 Leverage (µ)44,6110
8 Core Tier 1 (%)2,2410

En conséquence, le véritable leverage de Natixis devrait être de… 44,61 !!! en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants (cf. colonne notée 2017 efv).

Normalement, c’est-à-dire en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants et la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage de 10 maximum, pour des capitaux propres tangibles de 11,4 milliard d’euros, Natixis devrait avoir au maximum 10 fois plus de dettes, soit un total des actifs de… 125,4 milliards (comme indiqué dans la colonne notée 2017 n).

395 milliards d’euros se trouvent donc en trop dans les actifs de Natixis, c’est-à-dire que ces banksters ont accordé 395 milliards de prêts qu’ils n’auraient pas dû accorder !
Finalement, le surendettement de Natixis est beaucoup plus important que celui des mécanos de la Générale, de BNP-Paribas et que ceux des grandes banques italiennes qui font si peur aux Marioles de la BCE et il alimente lui aussi une création monétaire gigantesque.

Le véritable multiple d’endettement doit être considérablement réévalué (par rapport à mes précédentes analyses) à partir du moment où les prêts dits non-performants sont comptabilisés à leur juste valeur.
Il s’agit bien là d’un problème de grande ampleur comme l’ont fort justement bien écrit les Marioles de la BCE qui reconnaissent que dans les pays anglo-saxons (Etats-Unis et Royaume-Uni) les banques ont des prêts non-performants quasiment négligeables.

Ainsi s’explique la situation potentiellement catastrophique de la zone euro dans laquelle s’est produite une hypertrophie létale à terme de la masse monétaire.
Un tsunami bancaire peut se produire à tout moment
.

Des banques en faillite qui tombent comme des dominos et de la création monétaire : c’est ce qui s’est passé en Allemagne de l’entre-deux-guerres, cf. le dernier ouvrage de Pierre Jovanovic Hitler ou la revanche de la planche à billets.

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17 février 2018 4

Crédit Agricole (Groupe), 4° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques françaises, Leverage

Le bilan publié par le Groupe Crédit Agricole à fin 2017 montre que tout semble bien se passer car le total des actifs augmente d’une année sur l’autre

Document 1 :

ainsi que le montant des capitaux propres publiés,

Document 2 :

Comme il ne faut jamais faire confiance a priori à des banksters, il est indispensable de prendre en considération le montant réel des capitaux propres, ce que toute banque doit publier depuis quelques années, appelé improprement par le Groupe Crédit Agricole Fonds propres de base de catégorie 1 (CET1) !

Document 3 :

Il est alors possible de calculer le véritable multiple d’endettement, le leverage réel qui était de… 21,78 et son inverse le véritable ratio Core Tier 1 qui était de… 4,59 % en cette fin de dernier trimestre !

Document 4 :

Cdt Agric Groupe2016 Q42017 Q12017 Q22017 Q32017 Q4
1 Assets1 722,851 749,701 741,501 764,601 763,17
2 Equity98,62899,2100,1101,6102,291
3 Deductions10,0688,88,48,48,903
4 Goodwill13,7614,313,816,215,988
5 Tangible eq74,876,177,97777,4
6 Liabilities1 648,051 673,601 663,601 687,601 685,77
7 Leverage (µ)22,0321,9921,3621,9221,78
8 Core Tier 1 (%)4,544,554,684,564,59

Sommes en milliards d’euros.

Cependant, ces chiffres ainsi retraités ne donnent toujours pas une image fidèle de la réalité car il faut tenir compte des créances dites douteuses qui sont en fait en grande partie des pertes potentielles, appelées aussi Prêts dits non-performants (NPL, Non-Performing Loans) qui se montaient en brut à 24,335 milliards d’euros fin 2017 avec des provisions de 19,463 milliards, donc une perte potentielle nette de 4,872 milliards en interprétant correctement le charabia utilisé par le Groupe Crédit Agricole !

Document 5 :

En admettant que ces chiffres correspondent à la réalité, ce qui sera possible de confirmer ou d’infirmer ultérieurement, les pertes potentielles (c’est à dire les Prêts dits non-performants) sont donc de 4,872 milliards d’euros en net, qui doivent être inscrites en diminution des capitaux propres ainsi évalués à leur juste valeur, soit 72,528 milliards, pour donner une image fidèle de la réalité (en colonne notée 2017 efv),

Document 6 :

Cdt Agric Groupe2017 Q4 efv2017 Q4 n
1 Assets1 763,17797,808
2 Equity102,291102,291
3 Deductions13,77513,775
4 Goodwill15,98815,988
5 Tangible eq72,52872,528
6 Liabilities1 690,64725,28
7 Leverage (µ)23,3110
8 Core Tier 1 (%)4,2910

En conséquence, le véritable leverage du Groupe Crédit Agricole devrait être de… 23,31 en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants (cf. colonne notée 2017 efv).

Normalement, c’est-à-dire en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants et la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage de 10 maximum, pour des capitaux propres tangibles de 72,528 milliard d’euros, le Groupe Crédit Agricole devrait avoir au maximum 10 fois plus de dettes, soit un total des actifs de… 797,8 milliards (comme indiqué dans la colonne notée 2017 n).

965 milliards d’euros se trouvent donc en trop dans les actifs du Groupe Crédit Agricole, c’est-à-dire que ces banksters ont accordé 965 milliards de prêts qu’ils n’auraient pas dû accorder !
Finalement, le Groupe Crédit Agricole est moins surendetté que les mécanos de la Générale, BNP-Paribas et que les grandes banques italiennes qui font si peur aux Marioles de la BCE mais il alimente lui aussi une création monétaire gigantesque.

Le véritable multiple d’endettement doit être considérablement réévalué (par rapport à mes précédentes analyses) quand les prêts dits non-performants sont comptabilisés à leur juste valeur.
Il s’agit bien là d’un problème de grande ampleur comme l’ont fort justement bien écrit les Marioles de la BCE qui reconnaissent que dans les pays anglo-saxons (Etats-Unis et Royaume-Uni) les banques ont des prêts non-performants quasiment négligeables.

Ainsi s’explique la situation potentiellement catastrophique de la zone euro dans laquelle s’est produite une hypertrophie létale à terme de la masse monétaire.
Un tsunami bancaire peut se produire à tout moment
.

Des banques en faillite qui tombent comme des dominos et de la création monétaire : c’est ce qui s’est passé en Allemagne de l’entre-deux-guerres, cf. le dernier ouvrage de Pierre Jovanovic Hitler ou la revanche de la planche à billets.

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16 février 2018 5

BNP-Paribas 4° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

Le bilan publié par BNP-Paribas à fin 2017 montre que quelque chose ne va pas quelque part car le total des actifs baisse par rapport aux trimestres précédents mais le montant des capitaux propres publiés est en hausse d’une année sur l’autre, ce qui est a priori positif,

Document 1 :

Comme il ne faut jamais faire confiance a priori à des banksters, il est indispensable de prendre en considération le montant réel des capitaux propres, ce que toute banque doit publier depuis quelques années, appelé improprement par BNP-Paribas Fonds propres Common Equity Tier One,

Document 2 :

Il est alors possible de calculer le véritable multiple d’endettement, le leverage réel qui était de… 24,90 et son inverse le véritable ratio Core Tier 1 qui était de… 4,02 % en cette fin de dernier trimestre !

Document 3 :

BNP Paribas2016 Q42017 Q12017 Q22017 Q32017 Q4
1 Assets2 076,962 197,662 142,962 158,501 960,25
2 Equity100,665102,07699,318100,544101,983
3 Deductions16,84917,34114,42715,59116,712
4 Goodwill10,21610,1359,7919,6539,571
5 Tangible eq73,674,675,175,375,7
6 Liabilities2 003,362 123,062 067,862 083,201 884,55
7 Leverage (µ)27,2228,4627,5327,6724,9
8 Core Tier 1 (%)3,673,513,633,614,02

Sommes en milliards d’euros.

Cependant, ces chiffres ainsi retraités ne donnent toujours pas une image fidèle de la réalité car il faut tenir compte des créances dites douteuses qui sont en fait en grande partie des pertes potentielles, appelées aussi Prêts dits non-performants (NPL, Non-Performing Loans) qui se montaient en net à 17,991 milliards d’euros fin 2017 auxquels il faut ajouter… 13,929 milliards d’encours sains présentant des… impayés (!) pour lesquels il y aurait des garanties de 6,100 milliards, donc une perte nette de 7,829 milliards !

Document 4 :

En admettant que ces chiffres correspondent à la réalité, ce qui sera possible de confirmer ou d’infirmer ultérieurement, les pertes potentielles (c’est à dire les Prêts dits non-performants) sont de 25,820 milliards d’euros en net, qui doivent être inscrites en diminution des capitaux propres ainsi évalués à leur juste valeur, soit 49,880 milliards, pour donner une image fidèle de la réalité (en colonne notée 2017 efv),

Document 6 :

BNP Paribas2017 Q4 efv2017 Q4 n
1 Assets1 960,25548,68
2 Equity101,983101,983
3 Deductions42,53242,532
4 Goodwill9,5719,571
5 Tangible eq49,8849,88
6 Liabilities1 910,37498,8
7 Leverage (µ)38,310
8 Core Tier 1 (%)2,6110

En conséquence, le véritable leverage de BNP-Paribas devrait être de… 38,30 (!) en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants (cf. colonne notée 2017 efv).

Normalement, c’est-à-dire en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants et la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Greenspan, à savoir un leverage de 10 maximum, pour des capitaux propres tangibles de 49,880 milliard d’euros, BNP-Paribas devrait avoir au maximum 10 fois plus de dettes, soit un total des actifs de… 548,680 milliards (comme indiqué dans la colonne notée 2017 n).

1 412 milliards d’euros se trouvent donc en trop dans les actifs de BNP-Paribas, c’est-à-dire que ces banksters ont accordé 1 412 milliards de prêts qu’ils n’auraient pas dû accorder !
Finalement, BNP-Paribas est au même niveau de surendettement que les mécanos de la Générale et les grandes banques italiennes qui font si peur aux Marioles de la BCE.

Le véritable multiple d’endettement doit être considérablement réévalué (par rapport à mes précédentes analyses) quand les prêts dits non-performants sont comptabilisés à leur juste valeur.
Il s’agit bien là d’un problème de grande ampleur comme l’ont fort justement bien écrit les Marioles de la BCE qui reconnaissent que dans les pays anglo-saxons (Etats-Unis et Royaume-Uni) les banques ont des prêts non-performants quasiment négligeables.

Ainsi s’explique la situation potentiellement catastrophique de la zone euro dans laquelle s’est produite une hypertrophie létale à terme de la masse monétaire.
Un tsunami bancaire peut se produire à tout moment.

Des banques en faillite qui tombent comme des dominos et de la création monétaire : c’est ce qui s’est passé en Allemagne de l’entre-deux-guerres, cf. le dernier ouvrage de Pierre Jovanovic Hitler ou la revanche de la planche à billets.

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Cliquer ici pour lire mon article précédent sur les résultats de BNP-Paribas.

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16 février 2018 6

Les mécanos de la Générale, 4° trimestre 2017

Rédigé par jp-chevallier dans la rubrique Banques Européennes, Leverage

Le bilan publié par les mécanos de la Générale à fin 2017 montre que quelque chose ne va pas bien quelque part car le total des actifs baisse d’une année sur l’autre,

Document 1 :

Pire : le montant des capitaux propres publiés est en baisse d’une année sur l’autre, ce qui n’est pas bon signe,

Document 2 :

Comme il ne faut jamais faire confiance a priori à des banksters, il est indispensable de prendre en considération le montant réel des capitaux propres, ce que toute banque doit publier depuis quelques années, appelé improprement par les mécanos de la Générale Fonds propres Common Equity Tier 1,

Document 3 :

Il est alors possible de calculer le véritable multiple d’endettement, le leverage réel qui était de… 30,72 et son inverse le véritable ratio Core Tier 1 qui était de… 3,26 % en cette fin de dernier trimestre !

Document 4 :

Société Générale2016 Q42017 Q12017 Q22017 Q32017 Q4
1 Assets1 382,241 401,201 350,221 338,701 275,13
2 Equity61,95362,260,11160,359,373
3 Deductions16,69816,614,25114,114,185
4 Goodwill4,3554,54,864,94,988
5 Tangible eq40,941,14141,340,2
6 Liabilities1 341,341 360,101 309,221 297,401 234,93
7 Leverage (µ)32,833,0931,9331,4130,72
8 Core Tier 1 (%)3,053,023,133,183,26

Sommes en milliards d’euros.

Cependant, ces chiffres ainsi retraités ne donnent toujours pas une image fidèle de la réalité car il faut tenir compte des créances dites douteuses qui sont en fait en grande partie des pertes potentielles, appelées aussi Prêts dits non-performants (NPL, Non-Performing Loans) qui se montaient à 20,9 milliards d’euros fin 2017 pour lesquels les mécanos ont provisionné 12,6 milliards,

Document 5 :

En admettant que ces chiffres correspondent à la réalité, ce qui sera possible de confirmer ou d’infirmer ultérieurement, les pertes potentielles (c’est à dire les Prêts dits non-performants) sont de 8,3 milliards d’euros en net, qui doivent être inscrites en diminution des capitaux propres ainsi évalués à leur juste valeur, soit 31,9 milliards, pour donner une image fidèle de la réalité (en colonne notée 2017 efv),

Document 6 :

Société Générale2017 Q4 efv2017 Q4 n
1 Assets1 275,13350,9
2 Equity59,37359,373
3 Deductions22,48522,485
4 Goodwill4,9884,988
5 Tangible eq31,931,9
6 Liabilities1 243,23319
7 Leverage (µ)38,9710
8 Core Tier 1 (%)2,5710

En conséquence, le véritable leverage des mécanos de la Générale devrait être de… 38,97 ! en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants (cf. colonne notée 2017 efv).

Normalement, c’est-à-dire en appliquant le principe de fair value pour ces prêts dits non-performants et la règle prudentielle d’endettement préconisée par ce bon vieux Grenspan, à savoir un leverage de 10 maximum, pour des capitaux propres tangibles de 31,9 milliard d’euros, les mécanos de la Générale devraient avoir au maximum 10 fois plus de dettes, soit un total des actifs de… 350,9 milliards (comme indiqué dans la colonne notée 2017 n).

924 milliards d’euros se trouvent donc en trop dans les actifs des mécanos de la Générale, c’est-à-dire que ces banksters ont accordé 924 milliards de prêts qu’ils n’auraient pas dû accorder !
Finalement, les mécanos de la Générale sont au même niveau de surendettement que les grandes banques italiennes qui font si peur aux Marioles de la BCE.

Ainsi s’explique la situation potentiellement catastrophique de la zone euro dans laquelle s’est produite une hypertrophie létale à terme de la masse monétaire.
Un tsunami bancaire peut se produire à tout moment
.

Des banques en faillite qui tombent comme des dominos et de la création monétaire : c’est ce qui s’est passé en Allemagne de l’entre-deux-guerres, cf. le dernier ouvrage de Pierre Jovanovic Hitler ou la revanche de la planche à billets.

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Cliquer ici pour voir mon article précédent sur les exploits des mécanos de la Générale.

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