2015-2016 et monétarisme

2015 aura été une année charnière car c’est l’année où les gens de la Fed ont enfin décidé que l’Amérique (c’est-à-dire les Etats-Unis…) allait enfin pouvoir commencer à rétablir des taux normaux (et retrouver une croissance normale) après les fortes turbulences des années passées qui furent historiques, c’est-à-dire extraordinaires (dans le sens où elles sont sorties de l’ordinaire).
En effet, des taux de base à zéro, et même négatifs en Europe, c’était impensable, inimaginable, inconcevable, mais, comme l’a fort justement dit Jean-Claude Le Tricheur (c’est peut-être la seule déclaration intelligente qu’il aura faite !) : après les turbulences financières de 2008, tout est possible, y compris ce qui était auparavant impensable, inimaginable, inconcevable.
Un petit retour en arrière s’impose…

Les gens de la Fed maitrisent manifestement parfaitement bien le monétarisme au point qu’ils sont les seuls à pouvoir tirer a priori les ficelles de ce jeu de marionnettes.
Ainsi, juste avant de prendre ses fonctions à la tête de la Fed, le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke a pris une position dominante en supprimant la publication des chiffres de l’agrégat monétaire M3 de façon à ce que seuls les gens de la Fed puissent analyser correctement l’évolution de ces agrégats monétaires en masquant l’hypertrophie en M3-M2 qu’ils s’apprêtaient à faire éclater en flinguant pour l’exemple la banque des frères Lehman, ce qui fut le point de départ de ces fortes turbulences.

En l’absence des données américaines, il est possible d’évaluer l’importance de cette hypertrophie en M3-M2 en se référant à celle qui est observable dans la zone euro qui a connu le même type de dysfonctionnement par effet d’entrainement,

Document 1 :

Cette hypertrophie en M3-M2 a été de l’ordre de 450 milliards d’euros. Elle a éclaté dans la zone euro ainsi qu’aux Etats-Unis en faisant de fortes turbulences mais, comme les fondamentaux américains ont été restaurés, la croissance a pu y repartir sur un rythme relativement faible et seulement en 2015 car elle est ralentie par l’hypertrophie en M3-M2 au Japon, en M1 en Chine et dans la zone euro, c’est-à-dire chez leurs grands partenaires économiques.

En effet, les autorités japonaises n’ont jamais voulu prendre les mesures draconiennes comme l’a fait le bombardier furtif B-2, Ben Bernanke (en flinguant sans scrupule des banques et de grandes entreprises dirigées par la nomenklatura locale) si bien que les entreprises japonaises restent irrémédiablement… bridées pour le plus grand profit de leurs concurrents américains.

Les gens de la Fed ont formé leurs homologues chinois aux subtilités du monétarisme qu’ils ont remarquablement bien assimilé mais ils n’ont pas encore pu mettre en œuvre les mesures qui s’imposent, ce qui demande un certain temps, leur priorité ayant été de prolonger une forte croissance pour entretenir l’augmentation du niveau de vie de la population.

Dans la zone euro, comme le manque de culture monétariste est total, y compris et même surtout parmi les Marioles de la BCE, les erreurs s’accumulent

Ainsi par exemple, l’agrégat monétaire M1 continue à augmenter vertigineusement : de 63 milliards d’euros fin novembre par rapport au mois précédent !

Document 2 :

… ce qui correspond à une augmentation de 13 % d’une année sur l’autre et même de 15 % en France d’après la Banque de France !

Document 3 :

alors que la croissance du PIB nominal (d’une année sur l’autre) est nulle !

Document 4 :

M1 atteint maintenant 63 % du PIB annuel de la zone euro alors que cet agrégat ne devrait en représenter que 17 % comme aux Etats-Unis où l’argent y est sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics,

Document 5 :

Cette hypertrophie en M1 est de l’ordre de… 4 800 milliards d’euros, c’est-à-dire plus de 10 fois celle de M3-M2 qui a provoqué les grandes turbulences de 2008 et une crise, la pire depuis celle de la Grande Dépression des années 30 !

Document 6 :

C’est tellement gros que personne ne voit cette hypertrophie en M1 et évidemment personne ne comprend la gravité de la situation.
Pire même, les Marioles de la BCE s’obstinent dans leurs erreurs…

Ils ont proposé de prêter des centaines de milliards d’euros supplémentaires aux banques à des taux quasiment nuls pour qu’elles prêtent à leur tour cet argent aux entreprises et aux ménages, mais, d’une part la demande de crédits est très faible à cause de l’absence de croissance, et d’autre part, les banques sont peu disposées à prêter à des clients qui peuvent faire défaut.

De toute façon, les banques regorgent de disponibilités qu’elles ne prêtent qu’à la BCE : 757 milliards d’euros au dernier bilan de la BCE !

Document 7 :

… car leurs dirigeants savent parfaitement bien que la situation de beaucoup de banques est mauvaise (les risques de faillites en cascades sont élevés, en particulier parce qu’elles ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement), si bien que le marché interbancaire est encore et toujours bloqué.

La Buba s’est toujours opposée (en vain) à cette politique monétaire dite accommodante mais Jens Weidmann ne s’exprime plus publiquement depuis un certain temps à ce sujet. Pourquoi ?
Parce qu’il craint que tout s’écroule ?

Le Q€ de la BCE qui a commencé début mars (2015) n’a produit aucun effet positif.
Il en sera de même à l’avenir.

Au mieux, en 2016 et au cours des années suivantes, les pays de la zone euro sont condamnés à une stagnation durable s’accompagnant d’un désordre croissant.

Au pire, tout est possible, y compris ce qui était auparavant impensable, inimaginable, inconcevable
Pour résorber cette gigantesque hypertrophie en M1, il n’existe a priori aucune solution possible.
Il n’y a pas d’antériorité à un tel cas.

De toute façon, tous mes meilleurs vœux aux personnes qui lisent ce que j’écris

31 réflexions sur “2015-2016 et monétarisme”

  1.  » il n’existe a priori aucune solution possible. » !!!

    Si ! La découverte du saint Graal de l’alchimiste pour les doux rêveurs €urozonards ou la ponction directe du cash sur tous les comptes bancaires bien fournis pour les incrédules que nous sommes…

    Mais nous avons les fameux stress tests qui assurent que les tsunamis n’existent plus… Right ?

    J’ai du mal à vous souhaiter une bonne est heureuse année, tant elle risque d’être redoutable voire beaucoup mieux que 2015 !!

    Au plaisir de vous lire encore très longtemps, Monsieur Chevallier !

  2. Bébé hollandais devrait ponctionner les assvie’…….s’il n’ose pas ……n’a qu’à déclarer la guerre……les morts assurés paieront.
    C’est simple.

  3. Bonne année et très bel article qui résume tout ce qui s’est passé ces 7-8 dernières années dans le système monétaire.

    Cela dit même aux USA, ça ne repart malheureusement pas comme avant, il va falloir s’habituer à vivre avec moins de confort.

    Pour la Buba, tant que c’est Merkel au pouvoir, elle s’accrochera à l’€ et c’est la seule qui peut couper ce noeud gordien.

  4. Mouvements sur les indices émergeant.

    Suivre notamment le Bovespa qui sur une très mauvaise configuration a enfoncé un seuil assez net, d’un plus bas de 6 ans.
    Il faut dire que le Real/USD a perdu 50% depuis 3 ans, et se trouve même sur un record à la baisse et seuil majeur de 12 ans…

    Peut être également la réalisation de la tête d’épaule présente sur le Shanghai Composite, qui perd accessoirement 7% cette nuit.

    A suivre également, le RTSI russe.

    Objectifs possible, les plus bas de 2008.

      1. « Les pays émergents n’ont jamais émergé ! » Il suffit de se frotter longuement (deux ans et demi pour moi dans une famille extrêmement pauvre sur Mindanao) pour le comprendre. Pays en voie de rien du tout, serait un qualificatif plus juste.
        Voir l’histoire du wagon qui se prenait pour une locomotive http://www.historionomie.com/archives/2015/07/03/32308551.html
        La Chine déraille, ou le gros wagon qui s’était pris pour une locomotive

        Pour émerger, il faut avoir une mentalité motrice, une pensée digne de ce nom !

    1. Et si vous voulez l’exemple d’une pensée motrice d’un gars comme moi qui n’a jamais émergé, en voici un long exemple, exemple dans lequel est exposé, dans paragraphe, ce que je pense être l’origine de la pensée économique, pensée tout court. Cela décoiffe, c’est trop simple être vrai, c’est cadeau de nouvelle année, toute première publication sur le web, JP d’avoir laissé passer cela. A l’origine c’est un mail à l’instant adressé à un copain. Bonne lecture et meilleurs voeux à tous, J’espère que les miens ne seront pas trop emmerdant. Ils contrastent, c’est certain. Là, d’un seul coup, je viens de griller mes deux jokers. Bonne lecture.

      XXrich, ce que je suis en train de découvrir est confondant de simplicité. C’est l’oeuvre de 40 ans de tension pour tenter de comprendre.
      Je pense que c’est ainsi, dans une très haute antiquité à ce jour restée méconnue (LB, décédé en 1958, ayant commencé à la dévoiler) que l’on comprenais les choses dont les traces persistent dans nos pratiques devenues réflexes.
      Le « C’est pour ton bien » adressé aux enfants est maintenant devenu fortement critiqué (ainsi l’ouvrage « C’est pour ton bien » d’Alice Miller, femme dont j’apprécie fortement l’approche, approche qui rebute parce qu’elle nous fait regarder notre enfance que l’on veut au final idyllique) sans que l’on ai compris le sens d’origine de cette expression, sans que l’on ai compris quel mécanisme cette expression cherche à mettre en jeu. Et donc ensuite, d’oublier d’avoir fait du mal en l’enfant lui disant alors que c’était pour son bien. Mais quel bien ?

      Soit une plénitude ou un vide. La femme gravide est plénitude tant et si bien que le foetus en son sein est en manque d’espace, de jeu, de liberté. Le foetus d’écarter ce qui est en trop, bloque ses mouvements qu’il désire plus amples, écartement de ce qui est en trop et deviens divin du même coup, divine mère qui va alors devenir nourricière par son sein…
      Qu’est-ce que l’économie, sinon une science de l’écartement, on met quelque chose de côté, quelque chose qui nous parait alors en trop, dont on peut se priver dans l’immédiat et que l’on va ensuite retrouver pour nous substanter.
      Mettre de côté, écarter, économiser est la base de la science économique, science de la véritable indépendance. Toute autorité voulant nous soumettre ne peut qu’entraver la prise de conscience de ce qu’est vraiment l’économie, science de l’écartement, science fondatrice du monde, de l’univers.
      L’agriculture a été ce mouvement qui a permis de mettre plus de côté (le blé aisément stockable) et de donner ainsi finalement plus de poids aux concentrations humaines alors dites concentrations urbaines, ensembles : foyer-nation.
      Ce qu’on perd en plénitude, on le gagne en mouvement, lequel nous met en quête de cette plénitude perdue, un foyer à retrouver. C’est sans fin et avec faim, désir sans fin, faim sans fin.
      Ce qu’on écarte, parce que jugé en trop, a été qualifié comme étant Dieu, de nature divine. Et ce n’est pas quelque chose de palpable, c’est un flux, flux dont on peut voir l’effet, lumière électrale éclairant le vide créé par sa libération (note 1), vide permettant le jeu, l’exercice de la liberté.
      Le paradis dont ont est en quête n’est pas avec dieu, mais bien contre dieu, si contre qu’on pourrait le croire avec. Para veut dire contre, ainsi le parapluie, contre la pluie, mais si contre qu’on finit par le comprendre avec, car c’est avec la pluie qu’on sort le parapluie. Donc paradis, contre (para) dis (dieu), si contre qu’on le pense avec. Mais si Dieu était alors avec nous, ce Dieu de plénitude bloquerait alors tous nos mouvements, nous priverait de liberté. Si on aime la liberté, on ne peut être que contre dieu, contre ce dieu paradoxalement fondateur du foyer, véritable quadrature du cercle à résoudre.
      Ainsi le paquet de carte dans sa boite, cartes sans jeu car serrées les unes contre les autres, d’en extraire une qui va être qualifiée de carte en trop, carte de nom EU (eu qui veut dire bien mais qui par excès veut dire « trop bien », ainsi eu dans le mot eutrophisation : qui nourrit trop bien). On Jette EU, ainsi le J’EU, le jeu, jeu alors dit de 54 cartes, la 55ième carte étant en trop, nullement carte à jouer, bien au contraire car carte qui par sa présence bloque le jeu, marque la plénitude. Sans aucun doute, cette carte -mais qui en fait est un flux-, est de nature divine, plénitude, attribut de la divinité. Un seul dieu mais aussi 12 chez les grecs. Mettons tout le monde d’accord en disant 1 plus 11.
      Donc, il n’y a pas de jeu. Il a plénitude ou il n’y a rien, c’est selon. Ainsi en est-il pour le presque nouveau-né : il est sans jeu, sans espace, compressé dans un monde qui semble finir par l’oppresser. Il doit naître, c’est une nécessité devenu pour lui vitale. Il a un urgent besoin d’air, besoin d’autre chose, autre chose de ce dont il a et dont il pense avoir atteint la limite, l’extrême limite, et qui donc commence pour lui à devenir vraiment insupportable (maintenant cette France pour nous).

      Il va donc finir par y avoir libération, rupture de la poche des eaux et libération du foetus qui prend pour la toute première fois de sa vie directement air. Cela le brûle, il pousse un cri. Ainsi la mise en place de son propre foyer, de sa propre respiration, tandis qu’il est dans un foyer qui l’héberge, prend soin de lui, foyer extérieur dont il n’a absolument pas la maîtrise. Mais c’est ainsi. On ne peut pas tout avoir, à la fois la plénitude, à la fois la liberté de mouvement toute nouvelle pour lui, dans un espace qui lui semble sans limite aucune et qui requiert alors des bras protecteurs.
      Il y a aussi éjecté de la mère ce qu’on a qualifié de délivrance, morceau de chair, placenta, qui porte bien son nom populaire. Ce morceau était devenu en trop et allait devenir toxique si pas éjecté, accepté d’être perdu (certaines vaches mangent leur délivrance, comme certain cambodgiens, illustrant ainsi le rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme). Note :T’imagine pas l’ambiance autour de moi alors que j’écris cela : deux enfants qui renouvellent leurs assauts, me sautent dessus, lignes donc extraites d’une ambiance de vie grouillante, lignes arrachées à une vie grouillante.
      Reste alors que la mère, ce qu’on a écarte, qui était devenu pour nous en trop, divine mère (« Ce que femme veut, Dieu le veut ») qui alors devient nourricière.
      Nous étions issus d’une fusion, fusion que nous avons 9 mois durant fait prospérer et nous voici confronté à notre premier véritable grand écartement, lequel signe le départ pour aller à la rencontre de cet autre que nous avons alors perdu, autre qui réalisait la perfection du foyer. Nous voici donc en manque, en quête de ce qui nous a manqué, de ce qu’on nous a soustrait parfois même volontairement, nous disant alors « C’est pour ton bien ».
      Ce grand écartement signe le départ d’une quête, d’une ascension vers l’autre, vers ce qui nous manque.
      Mais notre foyer d’accueil de vouloir qu’on se mette à son service, de briser notre propre désir pour nous faire prolonger le sien propre, sien propre qui est avant tout un désir de se prolonger, de se perpétuer… Ainsi le « tel père tel fils », et le « telle mère telle fille »… Bien qu’on s’en défende, voilà la chape de plomb que nous avons sur les épaules. Vouloir l’ignorer, c’est le meilleur moyen d’en être parfaitement victime. En prendre conscience et vouloir s’en débarrasser pour assumer véritablement notre propre existence, cela semble de l’ordre de l’impossible. L’on semble irrémédiablement rattrapé par ce conditionnement qu’on refuse de tout notre être, être un autre -bien souvent le prolongement du père- à la place d’être véritablement nous même.
      Je pense que c’est ce qu’Alice Miller dénonce, pointant d’un doigt accusateur le quatrième commandement : « Tu respecteras ton père et ta mère ».
      En fait, c’est un foyer qui originellement ne devait être que protecteur et qui est devenu prédateur, empêchant l’émergence d’autres foyers, d’autres autonomies. C’est la vie ainsi qu’on asphyxie, asphyxie de sociétés entières qui tournent le dos au véritable libéralisme, à la reconnaissance de la valeur de la liberté individuelle.

      Malheureusement, l’on n’a pas pas de cartes pour représenter tout cela. En effet, avec une carte, l’on se trouve alors en mesure de retrouver son chemin. En faite, ce n’est pas qu’on n’a pas de cartes, c’est qu’on refuse de comprendre celle qu’on a pourtant sous les yeux, carte qui est la clé de la compréhension du monde, de l’univers, clé qui lui a même donné son nom -à l’univers-, tout comme le zéro (shirt en arabe, rien) a donné son nom aux chiffres.
      Me revoilà donc en ligne, après toute la déviation qui a précédé, déviation qui a néanmoins permis de donner un côté charnel à l’approche, approche qui, sans elle, apparaît comme complètement détachée du monde, sans lien avec.
      Je récapitule : donc, par détachement du fusionnel, nous avons découvers le contact direct avec le milieu aérien et ressenti l’écrasement, la fatale attraction terrestre. En milieu intra-utérin, nous étions comme en apesanteur.
      Entre les deux, père et mère, terre et ciel, mon coeur balance, le deux étant la condition de la liberté. Deux-dieu clame Pierre Lance, Pierre Lance qui se dit fou amoureux de la liberté mais qui ne voit pas que le deux-dieu qu’il vomit la permet, par son écartement. Mais cette liberté là est permise uniquement dans ce cadre, ce qui en satisfait beaucoup, mais finit par être véritablement étouffant pour d’autres, d’autres se reconnaissant victime de leur milieu d’origine.
      Ainsi, dans l’ouvrage  » Le garçon invisible  » http://www.geocities.ws/projetopiracema/ViolenciaArtigosTudo/Canada/garcon23.html , cette expression que je trouve très parlante : « Les hommes victimes cheminent sur un sentier très étroit, entre leur volonté d’être entendus et validés, d’une part, et leur désir d’être «pro-femmes» et solidaires des victimes féminines, tout en remettant en question des idées reçues qui reflètent des stéréotypes qui ne les favorisent guère. ».

      Ne pas se contenter de cet ordre initial : fusion en tant que nouvel être, écartement naissance, croissance, reproduction du processus… ; nécessite l’existence d’un autre ordre qui nous arracherait à ce tout premier ordre. Un autre ordre ? Deux ordres ? Mais cela fait désordre, c’est inacceptable… Devoir pourtant accepter ce deux libérateur, deuxième ordre, ordre fait de privation, d’écartements, exactement 11.
      C’est là tout le travail de Roland Pigeon qui découvre 11 sels dit par lui « indispensable à la vie », Roland Pigeon qui manque de passer à côté du 12ième, lequel devait selon toute probabilité faire écho au tout premier ordre.
      Ce que n’a pas compris Roland Pigeon, c’est que ces 11 sels étaient écartés pour permettre la vie, pour lui donner du jeu, donner du jeu à l’organique qui alors allait de complexification en complexification.

      Ces sels, comme des dieux, font plénitude. Leur écartement créé un manque qui génère alors complexification dans l’espoir de compenser ce manque.
      L’inconvénient de cette identification des dieux avec les sels, c’est que l’on va avoir tendance à penser qu’ils sont fixes, alors qu’ils demeurent des flux. Les sels peuvent mourir (« Il faut jeter le sel qui a perdu son goût » dit même Jésus).
      C’est tout comme le dieu Mammoun qui, dans la Bible, prend la place du vrai Dieu, preuve là qu’il s’agit exactement du même mécanisme économique en oeuvre : l’on écarte ce qui est en trop, qui fait plénitude et alors qualifié de divin.
      Le but de la vie est donc bien toujours de s’enrichir, richesse spirituelle disent les religieux mais ce qu’ils ont à nous proposer ressemble plus à de la merde qu’à quelque chose d’attractif, quelque chose qui donne envie.
      Donc nous voici en présence de deux ordres… Et Roland Pigeon d’en déduire que la vie est une lutte à finir entre deux systèmes de vie. Le qualitatif n’est pour lui qu’une juste proportion entre les différents dieux-sels. Il reste donc finalement dans le quantitatif.

      Mais il y a autre chose, un troisième ordre, de nature fusionnel ce dernier. C’est la rencontre de l’autre de manière indéfectible, pour toujours, de manière irrévocable, qualité qui ne peut être détruite. De s’imaginer que c’est le mariage ; mais bon, à mon sens le seul véritable mariage, c’est celui entre un ovule et un spermatozoïde, ce qui fonde notre qualité. Ce mariage que le premier ordre met en avant me semble être une parodie de ce qu’est le véritable mariage, lui véritablement qualitatif, ne pouvant être dissous, ainsi que nous le vendent les religieux.
      Donc, après cet écartement permettant la naissance, la croissance-ascension qui doit conduire au mariage, à la fondation d’un foyer, troisième ordre. C’est dans cet ordre de fondement fusionnel que l’on observe le jeu historique tel que l’observe Philippe Fabry. Il me semble. C’est sa mise en avant de AB et de C & D qui m’a initialement donné à penser cela.
      Ce troisième ordre est véritable libération du jeu de 54 cartes, à savoir un flux ROuge suivi de deux demi-flux noir. Le tout premier jeu libérait un mono-flux de 52 cartes écho à la structure des sons de la parole mis en avant par Jean Camion à travers son code phonétique positionnel. Le second jeu libérait successivement 11 fois 4 cartes, ordre que j’ai trouvé dans un jeu publicitaire Air-France, jeu offert par une femme ayant sa maison de vacances au n°154, numération écho au tout dernier jeu : 1 qu’on écarte et qui libère 54…

      L’AScension (123456789…) est comme privation d’oxygène, jusqu’à ce qu’on rencontre ce qui a l’air de rien (zéro) et qui pourtant nous décale, et de ce fait nous magnifie (1 qui par décalage deviens 10, déca, par la grâce de ce qui était rien, zéro). Dans l’instant, la nature ayant horreur du vide, ce zéro de prendre existence, de devenir 1. Ainsi face à face deux 1, deux uns qui se penchent l’un vers l’autre et qui vont fusionner de manière irrémédiable, ainsi le A (deux 1 penchés l’un vers l’autre maintenus pour toujours par une barre, un joug, joug du lit conJUGal). On est alors véritablement passé du monde quantitatif de l’AScension, au monde qualitatif. Changement de dimension. Au coeur de ce monde qualitatif, le discours quantitatif n’a plus court. On oublie ainsi un peu vite que c’est l’ascension quantitative qui a permis l’émergence de cette nouvelle qualité, individu ou nation, qui se repose ainsi un peu trop vite sur ses lauriers, s’enferme dans le cocooning, méprisant le dépassement.
      Devoir retenir que la clé de toute cette représentation, clé de tout ce circuit est un un-crochet, un un penché, un avec un crochet, ce qui le distingue du I des nombres (on ne disait pas encore chiffre) romain, I qui a pris un crochet avec l’irruption du zéro et la qualification de chiffre.
      Il y a donc l’AScension 123456789 10 et comme un effondrement dans la gueule du volcan, vers le lac de lave volcanique symbole universel de fusion . Valet, Dame, Roi illustrent cet effondrement fusionnel, le crochet du 1. On retrouve ce qu’on avait quitté, lâché comme un extérieur, mise en place d’un foyer avec du jeu, jeu de A et donc jeu de ses trois flux (AB C & D). Ainsi, ce 1 crochet, un qui donne son nom à l’UNivers !
      Je suis en train de me demander si AB n’illustre pas les parents, ceux qui ont le pouvoir, C & D illustrant alors les enfants, enfants voulant aussi revendiquer ce pouvoir, enfants que l’on verrouille (cf. Alice Miller) ce qui fait que cela débouche sur un état de guerre… De rester dans le même trip… puisqu’on se refuse à comprendre ce qui fait la vie heureuse, cycle que je viens de t’exprimer aussi bien que j’ai pu… C’est très difficile d’exprimer ce que je ressens et j’ai compris. J’ai fait cet effort.

      Si l’on s’en tient au fusionnel, si on ne fait plus l’effort d’explorer, de contrôler ce qui se tient pourtant en dehors du foyer, celui-ci s’enfonce dans les délices, s’en va en perdition.
      Cet effort Ascensionnel est de nature spartiate, régime que l’on se fait imposer (les parents, la société) où que l’on s’impose soi-même. Mais ne pas perdre de vue qu’il de s’agit pas d’un but en soi, mais d’un moyen pour arriver au but, la mise en place d’un véritable foyer, celui-ci pouvant être une entreprise qui fonctionne vraiment.
      Voilà, j’ai donc par là préciser la note que je t’avais mise dans l’email :
      NB : le mécanisme de mise en place d’un foyer passe paradoxalement initialement par l’écartement de ce qui fait plénitude… Ce qui donne avantage à ceux qui ont eu une vie de merde.
      Et à laquelle tu avais fait écho : « Votre conclusion laisse songeur Josick, je vais méditer dessus… »
      J’espère avoir apporté éclairage. J’ai fait un gros effort pour écrire ce mail et j’en suis content. C’est l’expression de la synthèse que je porte. J’espère que c’est compréhensible… Je ne relis pas, désolé pour les fautes, mots manquants ou mis à la place d’un autre, cela m’arrive…
      Cordialement à toi et bonne année…
      Peut-être que je vais envoyer copie de cela à Philippe… qui ne m’encourage pas vraiment, ne faisant pas écho…
      Josick

      Note 1 : ainsi autrefois les lampes perpétuelles http://www.inmysteriam.fr/oopart/les-lampes-perpetuelles-et-autres-systemes-electriques-dans-un-passe-lointain.html (lien donné par Kendalph, qui comme moi a bien connu Pierre Lance), lampes que LB a récréée, une personne qui a séjourné dans mon grenier d’écurie a rencontré une personne ayant enfant par erreur, porte par inadvertance restée entre-ouverte du labo très secret de LB, vue cette lampe. Constat que c’était les objets eux-même qui semblaient alors éclairer, rayonner… Cela l’a marqué à vie, elle en est restée obsédée, aurait aimé ne jamais voir cela.

  5. Voyons la vraie situation.
    La chine en face de son besoin de rééquilibrer ses régions.
    Les usa et l’Europe le Japon avec des dettes insensées.
    Des dirigeants et des populations incapables de rétablir de saines situations.
    Une paupérisation à vitesse exponentielle.
    Seule une situation surhumaine est à même de faire les transformations.
    Une situation surhumaine c’est une guerre ou un désastre terrestre.

  6. Mr Chevallier c’est quand même dommage de nous répéter sans cesse que les autorités monétaires US sont toujours brillantes, et leur politique géniale, tandis que les pauvres « marioles de la BCE » n’ont encore rien compris et nous conduisent dans le mur…

    Comme si les banques centrales dans le monde n’avaient pas une politique concertée, avec en particulier la Fed qui mène la danse et la BCE qui suit les consignes !

    Croyez-vous vraiment que l’Euroland, cette construction à la Mickey, ne soit pas gouvernée en sous-main par Washington et la Fed ?

      1. Je pense que Jean-Pierre a raison. Des gens comme Trichet sont bien trop fier pour prendre leurs ordres ailleurs.
        J’ai pu voir Trichet à l’oeuvre dans son bureau alors qu’il était gouverneur de la Banque de France. J’étais à 50 cm de lui alors qu’il commentait en anglais un indice au téléphone, frémissement ou non… Il m’a alors fait l’impression d’être comme un petit docteur… Mon rôle moi était simplement de mettre en bon état de marche son poste Reuteur, ce que j’ai fait durant 8 mois, fonction accessoire.
        Par ailleurs, j’avais en main le gros document des graphiques qu’on lui remettait à jour régulièrement, document confidentiel que je devais garder au coffre. En effet, mon rôle était de faire un tableau de bord informatique de suivi économique de la France, cela pour les 400 tops managers de la BdF. Quand j’ai découvers l’ouvrage « Des lions menés par des ânes » de Charles Gave, je me suis dis que ce sont les graphiques que Gave exposaient qui auraient dû figurer dans ce tableau de bord. Maintenant je dirais que ce sont ceux de Jean-Pierre…
        C’était là pour moi mon 3ième contrat pour la BdF et j’avais détecté un bug sur le tout nouveau réseau informatique national (avant internet donc), ce qui avait fait suspendre le paiement d’une facture de près de 2 millions de francs. Ayant fait durant les 3 derniers mois le travail d’un gars 3 fois plus payé que moi (la banque déboursait l’équivalent de 1000 euros par jour pour nous avoir tous les deux), j’ai requis une augmentation pour le 4ième contrat. Mes employeurs me sous-traitant à la BdF ont alors fait état d’armes à feu, l’un s’entrainant un week-end sur deux, pour m’inciter lors de la négociation à rester dans les clous. Salut tout le monde, fin de la location de ma cervelle qui n’a plus servi informatiquement depuis. Triste France, France à rayer de la carte mondiale.

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