BCE : l’€mpire germanique et le Club Med

Beaucoup d’Allemands ne sont pas comme les Français et autres cochons du Club Med : ils savent lire et comprendre un bilan, en particulier celui de la BCE.

Ils ont compris que l’Etat allemand finance la BCE (par les impôts des Allemands) en lui apportant une bonne part des 800 milliards d’euros que les Etats membres de la zone (euro) y déposent généreusement pour combler les trous de cette BCE, rubrique 5 du passif…

Document 1 :

pour racheter des titres (pour un total supérieur à 3 300 milliards d’euros) c’est-à-dire des bons des Trésors de la zone (euro) en particulier pour racheter l’équivalent de l’émission supplémentaire de la dette italienne, rubrique 7 de l’actif de la BCE,

Document 2 :

En d’autres termes, ce sont les Allemands qui paient (par leurs impôts) l’augmentation des dettes de l’Italie et de ces cochons de pays du Club Med !

Les gens de la Cour constitutionnelle de Karlsruhe n’étaient pas d’accord avec cette politique monétaire de la BCE dite du QE (Quantitative Easing) depuis plusieurs mois.

Avec cette histoire de coronavirus, la situation s’est considérablement aggravée.

Seule la Kaiserin de l’€mpire germanique défend encore cette monnaie unique contre nature qu’est l’euro.

Le grand désordre qui règne dans cette zone (euro) s’accentue et tout peut dégénérer à tout moment ou perdurer tant bien que mal dans une crise larvée de plus en plus difficile à supporter pour les gilets jaunes européens.

Les gens de la BCE essaient de jouer la montre et d’étouffer les critiques de leurs opposants.

L’avenir est par définition incertain mais il est sombre.

© Chevallier.biz

 

8 réflexions sur “BCE : l’€mpire germanique et le Club Med”

  1. Je confirme vos dires. Pour donner un équivalent, la plupart de vos analyses correspondent à peu près à la première année universitaire d’économie ou même de comptabilité où ces analyses sont enseignées. C’est un peu la base en Allemagne avant d’aller plus loin. J’ai même vu des ouvriers spécialisés comprendre les bilans comptables des principaux instituts financiers du pays.

    Pour donner un autre exemple, la leader du parti dit populiste en Allemagne a déjà travaillé dans une banque centrale (celle de Chine), tandis que chez nous, la principale de leader populiste, à l’image du pays du pays, ne comprend absolument rien à tous ces trucs, à se demander si elle ne croit pas que les euros poussent sur les sapins de la forêt noire. Parfois on se demande.

    Il faut dire que l’écart des QI moyens respectifs commence à devenir important : 13 points de différence selon les dernières études. Tout ceci commence à se faire sentir sur ne niveau général et même au niveau des élites. ça ne présage rien de bon pour la suite pour la France et le club med.

    1. Si je peux me permettre, il y a VRAIMENT très peu d’enseignants (de première année universitaire ou de dernière année) qui maîtrisent le monétarisme, ni même, plus généralement, beaucoup d’enseignants qui passent des heures et des jours à traquer les faits, les chiffres, dans le nuage des chiffres officiels…
      Sans compter qu’avoir le courage d’être à contre-courant de la pensée officielle suppose un courage assez rare, quel que soit le corps de métier, et tout particulièrement “intellectuel”.

  2. Bonsoir à tous

    Attention au mysticisme Allemand. Regarder les grandes entreprises allemandes florissantes: Wirecard, Bayer, Lufthansa, VW., Deutchebank. Les allemands ont comme principe de ne pas trop montrer ce qu’il y a dans leur livres comptable sauf s’ils sont contraint et forcé. Ce qui est très différent de la France qui montre tout ce qui va mal alors que la France est beaucoup plus forte que l’Allemagne et est mieux armé pour les 20 prochaines années. Il faut juste un bon rassembleur pour valoriser cela. Tous ceux qui achètent des entreprises allemandes en font les frais. Par exemple Vodafone qui a acheté MAN ne s’en est pas encore remis 5 ans après.

    Beaucoup d’Allemands ne sont pas comme les Français et autres cochons du Club Med : ils savent lire et comprendre un bilan. J’aimerais bien lire le bilan de la DB et j’ai pas l’impression que les allemands sont aussi malin que les français en terme de lecture bilantaire. Je crois d’ailleurs que Monsieur Chevalier nous a bien expliqué la situation catastrophique des banques allemandes. Grâce à son excellente pédagogie pour nous faire comprendre les bilans, je crois que l’on va surpasser les allemands dans ce domaine une fois de plus.

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