BPCE et Natixis 2° trimestre 2012

Après avoir frôlé la faillite fin 2008 avec un multiple d’endettement (mon µ, leverage) de 34,6 les grosses têtes de Natixis arrivent finalement à le faire baisser à 23,5 ce qui correspond à un ratio Tier 1 réel de 4,3 % très loin des exigences de Bâle III,

Document 1 :

Natixis200820102011 Q42012 Q12012 Q2
Liabilities540,2437,1487523,2487
Equity15,620,920,718,820,7
Leverage (µ)34,620,923,527,823,5
Tier 1 (%)2,94,84,33,64,3

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 25,5 milliards d’euros pour que Natixis respecte les règles de Bâle III. Comme les péquenots du Crédit Agricole, ils n’ont qu’une qualité en commun : celle d’enregistrer correctement les titres subordonnés hors des capitaux propres,

Document 2 :

Natixis est l’entité cotée de l’usine à gaz créée par notre histrion ignare, BPCE… qui est dans une mauvaise situation car le multiple d’endettement, le leverage, reste à un niveau trop élevé à 23,2

Document 3 :

BPCE200820102011 Q42012 Q12012 Q2
Liabilities1 112,201 001,061 093,261 106,851 126,44
Equity31,547,38445,13547,72148,492
Leverage (µ)35,321,124,223,223,2
Tier 1 (%)2,84,74,14,34,3

Il faudrait augmenter les capitaux propres de 58 milliards d’euros pour que BPCE respecte les règles de Bâle III.

Document 4 :

Heureusement que peu de gens lisent ce que j’écris car ça fait peur !

Cliquer ici pour voir les résultats de Natixis d’où sont extraites ces informations et cliquer ici pour ceux de BPCE.

4 réflexions sur “BPCE et Natixis 2° trimestre 2012”

  1. Bonsoir,

    Un rapport avec ce que vous écrivez et un élément malheureusement important.
    Parfois je me vois tenter à expliquer certaines choses, certaines notions financières, que j’ai pu apprendre ne grande partie grâce à vous, mais des choses relativement simple finalement.
    Et là malheureusement on devient fatiguant. Madame me regarde avec les gros yeux. Depuis ces 6 derniers mois j’ai rencontré par une fois une personne avec qui j’ai pu discuter économie, comportement de marchés, fonctionnement économique, banques centrales, économie monétaire, mais cela n’a pas pu aller bien loin, et pourtant la personne est déjà considéré comme ayant pas mal de culture générale dans ce domaine pour quelqu’un évoluant professionnellement hors secteur financier. Pour ma part dans mes amis j’ai quelques personnes considérées comme travaillant dans le monde financier. Mais c’est un faux titre. Je dirai que ces personnes sont les femmes de ménage des financiers. Et malheureusement c’est la complexité du système qui lui permet de tenir. Le fait que les gens ne puissent pas comprendre l’escroquerie de notre banquier central adoré. Même si aujourd’hui il a du tempérer ses ardeurs. Mais je pense que dans sa tête d’eurozonard il doit se dire qu’il n’est plus à quelques milliers de milliards de hold up.
    tout cela pour dire que j’espère que vous êtes lu, mais qu’il y a peu de personnes aptres à vouloir prendre le temps nécessaire pour appréhender un minimum de vos écrits. Et pourtant il serait plus que nécessaire qu’une majorité de personnes comprenne ce qu’il se passe en eurozone.
    Mais d’un autre côté et pour vous rejoindre, nous n’avons, pas encore de tsunami bancaire. 1 jour, 1mois, 3 mois, 1 an. Peu importe cela prendra le temps qu’il faudra, mais actuellement on ne peut que regarder vers le mur. D’un autre côté, est ce que le tsunami n’aura pas lieu quand justement tout le monde comprendra ce que fait notre banquier central. Les allemands ont compris, mais à force de devoir lacher un petit de peu de leste à chaque discussion, ils commencent à avoir aussi les genoux mouillés, alors qu’il y a encore quelques mois ils avaient juste les doigts de pied dans l’eau.&

    Alors j’ai quelques questions:
    -Le constat est clair en eurozone, mais y a t il un niveau ou l’on pourra dire que “c’est la faillite de la BCE” et le constater?
    -Je me dis qu’à force de chauffer les Allemands, ces derniers vont préférer souffrir pour eux, plutôt que de souffrir pour l’ensemble de l’Europe. Cela ne serait pas étonnant compte tenu de ce qu’il pense des grecs par exemple…..
    Mais je me pose la question dans ce cas là pour leur balance commercial et les conséquences sur l’économie allemande. D’un autre côté, se dire que tout ce qui nous entoure est pire que ce qu’on vit, ca permet de mieux supporter la difficulté.

    C’est un plaisir de vous lire même si certaines notions financières m’échappent encore.

    Olivier

  2. @ Magaja Olivier

    Nous sommes nombreux (pas encore assez) à partager votre sentiment.

    “Eviter la fuite des capitaux

    « La fin du corralito est un récit officiel. Pour des milliers d’entre nous, il est loin d’être fini », a expliqué à l’AFP Hugo Vazquez, le secrétaire de « l’Association des personnes lésées par le défaut », en référence à tous les procès encore en cours et aux vies brisées.

    Entré en vigueur le 3 décembre 2001, le corralito a été mis en place pour stopper les retraits de liquidités des citoyens en 2001. Au total, 22 milliards de dollars ou 18 milliards d’euros avaient été retirés en en moins de trois mois. Le corralito limitait les retraits d’argent à 250 pesos par semaine et interdisait tout envoi de fonds à l’extérieur, pour lutter contre la fuite des capitaux. Prévue à l’origine pour une durée de 90 jours, ce dispositif provoqua la panique, chacun tentant de retirer ses dépôts des banques. Il entraîna la chute du gouvernement de Fernando de la Rúa trois semaines plus tard.”

    Un lourd tribut pour les Argentins

    Pour beaucoup d’Argentins, le corralito a eu des conséquences dramatiques. « J’avais été licencié et j’avais placé mon indemnisation sur un compte en dollars à la Scotianbank. Mon épouse avait une maladie rare et je n’ai pas pu retirer un seul cent de dollar pour payer ses traitements. La Scotianbank a quitté l’Argentine sans rembourser ses clients et nous avons dû vendre une petite maison, au pire moment, à la moitié de sa valeur », raconte Alberto Aran à l’AFP.

    http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20120803trib000712549/l-argentine-a-fini-de-rembourser-ses-dettes.html

  3. La crise des subprime n’est pas finie pour tout le monde.

    Le projet du gouvernement américain d’effacer une partie de la dette des propriétaires immobiliers en difficulté de remboursement depuis la crise des subprime a été rejeté mardi 31 juillet.

    Source La Tribune.

  4. Bonjour,

    Je lie attentivement toutes vos analyses et plus particulièrement celles concernant les banques françaises. Récemment, j’ai découvert votre site en faisant une recherche google sur les ratios de solvabilité des banques qui est une information extrêmement difficile à trouver. En vous lisant, j’ai découvert que les ratios des banques françaises sont truqués et que la banque dans laquelle sont placées mes économie n’est pas la pire. Monsieur Chevallier, je souhaiterais connaître votre avis sur RCI banque. Il s’agit d’une banque du groupe Renault qui annonce un ratio tier1 de 10% mais est ce bien la vérité ?

    Didier

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