Croissance américaine : leçon de monétarisme, actualisation

Les Américains donnent une fois de plus une bonne leçon de monétarisme…
Le Tea Party a bien eu raison d’exiger une baisse des dépenses publiques : moins d’argent public dépensé, c’est plus d’argent dans les poches des Américains qui le dépensent pour eux-mêmes.

La consommation a augmenté ce qui a fait partir la croissance de 3,6 % au 3° trimestre (par rapport au trimestre précédent en taux annualisé).
Le comportement des Américains constaté ainsi ex post sur les chiffres du PIB du 3° trimestre était clairement indiqué ex ante dans les chiffres de l’évolution des agrégats monétaires, cf. mes articles antérieurs à ce sujet.

L’agrégat monétaire M2-M1 continue à augmenter sur une tendance lourde et régulière de 5,6 % d’une année sur l’autre, ce qui est un peu élevé mais ce qui a l’avantage de ne pas être inflationniste : + 1,1 % (pour le PCE-PILFE) idéalement bien placé entre les limites de 1,0 et 1,5 %,

Document 1 :

Cette tendance lourde calme se déroule paradoxalement dans de grandes turbulences comme le montrent les variations de M2-M1 d’une année sur l’autre,

Document 2 :

Comme les variations du PIB sont inversement proportionnelles à celle de la masse monétaire libre, la croissance fluctue depuis 2010 dans une bande de + 1 à + 3 % (d’une année sur l’autre). Cette opposition est bien visible avec les courbes de tendance exponentielles,

Document 3 :

En conséquence, toutes choses égales par ailleurs, le taux de croissance du PIB réel devrait être de 2,7 % en ce 4° trimestre d’une année sur l’autre (contre 1,8 % au 3° trimestre) et de 3,6 % par rapport au trimestre précédent en taux annualisé, comme au 3° trimestre.

La croissance américaine est réduite à cause de l’importance de l’épargne des Américains (correspondant à l’agrégat M2-M1) : elle représente 51 % du PIB annuel alors qu’elle devrait fluctuer dans une bande de 40 à 45 %,

Document 4 :

10 % du PIB se trouvent donc en trop dans les caisses d’épargne américaines, soit 1 700 milliards de dollars au lieu d’être dépensés, c’est-à-dire de circuler.

Ce sont ces 1 700 milliards de dollars (en dépôts) que les gens de la Fed font circuler en rachetant des bons du Trésor.

Cette politique monétaire n’aboutit donc pas à de la création monétaire (elle ne crée pas d’argent non gagné) comme le répètent tous les idiots inutiles : elle ne fait que faire circuler l’argent, ce qui est tout à fait différent !

M1 représente 15 à 16 % du PIB, ce qui est normal, contre 8,5 % avant la faillite de la banque des frères Lehman,

Document 5 :

L’augmentation de M1 est due à celle des soldes des comptes courants des Américains (TCD) et non pas à la planche à billets : les billets en circulation augmentent faiblement, normalement,

Document 6 :

L’argent est sain aux Etats-Unis, c’est le premier pilier des Reaganomics, ce qui est loin d’être le cas dans la zone euro, cf. mes articles à ce sujet.

Tout est simple

1 réflexion sur “Croissance américaine : leçon de monétarisme, actualisation”

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