Taux (leçon de monétarisme)

Les Américains nous donnent encore une bonne leçon de monétarisme… Euh, ou moi…

Après avoir fait un certain nombre de grosses erreurs, surtout de la part des dirigeants de la Fed et des Démocrates au pouvoir, l’inflation s’est emballée à la fin des années 60 et surtout au début des années 80,

Document 1 :

Heureusement les Reaganomics ont redressé la situation au point qu’à la fin des années 90 l’inflation est revenue dans la zone optimale comprise entre 1,0 et 1,5 % (il faut un peu d’inflation pour ne pas risquer de tomber en déflation, mais pas trop).

Les rendements des Notes à 10 ans sont au sommet de la hiérarchie des taux, ou plus exactement, leurs rendements réels, c’est-à-dire déflatés.

Le niveau critique de ces taux réels est de 3 % : au-dessus, les investisseurs ont intérêt à placer leurs capitaux dans l’obligataire public (ce qui ne crée pas de valeur), en dessous, ils ont intérêt à investir dans des actions plus rémunératrices, ce qui crée de la valeur pour tout le monde,

Document 2 :

La période noire aura donc été celle de 1980 à 2000 au cours de laquelle les Reaganomics ont lutté contre l’inflation. Avant et après cette période, la situation aura été optimale, mais avec une inflation potentielle létale dans les années 70.

Le graphique représentant les courbes exponentielles de tendance d’ordre 5 montre clairement que lorsque les rendements réels des Notes à 10 ans sont bas et inférieurs au taux de croissance du PIB réel, cette croissance est forte, et inversement,

Document 3 :

La période la plus récente, en ce XXI° siècle, montre la très grande réussite des gens de la Fed qui ont réussi à briser les cycles infernaux antérieurs en maintenant les rendements des Notes à 10 ans sous le niveau des taux du PIB, ce qui est une situation optimale, sans inflation présente ni potentielle, pour la première fois depuis l’après-guerre.

Tout est simple.

16 réflexions sur “Taux (leçon de monétarisme)”

  1. Belle leçon de monétarisme que vous nous donnez là en effet!

    J’ai toutefois peur que les erreurs des démocrates au pouvoir risquent de se reproduire! Selon moi, ce fameux objectif de taux de chômage déterminant la poursuite ou non des QE clamé par le bombardier B2 (et par la même occasion par sa remplaçante) et que tous les investisseurs regardent avec beaucoup d’attention n’a pas de sens d’un point de vu monétariste!

    1. Les anglais disent la même chose (pas de hausse des taux tant que le chômage est au dessus de 7%). peut être est-ce pour donner un semblant plus humain aux actions des banques centrales qui sont trop assimilés à la finance …

  2. Merci Monsieur Chevallier pour ce post.

    J’ai une question très importante à vous poser que Nicolas Doze effleure de temps à autre dans son émission sans y répondre.

    L’inflation US est aujourd’hui évaluée à +1.2%. Avec la méthode de calcul (non magouillée) de l’inflation des années Reagan, nous obtenons un CPI d’environ +8.5%. Pourtant, aujourd’hui, les banques centrales ne cessent de parler de risque déflationniste.

    Pourquoi?

  3. Je constate que l’AFT ne met plus à jour ses tableaux de durées moyennes de la dette et de détention par des investisseurs étrangers depuis cet été …

    http://www.aft.gouv.fr/rubriques/encours-detaille-de-la-dette-negociable_159.html

    http://www.aft.gouv.fr/rubriques/qui-detient-la-dette-de-l-etat-_163.html

    Impossible donc de savoir si la durée moyenne a continué de chuter drastiquement ou si l’essentiel des achats de dette souveraine est effectué par des résidents …

      1. Avant internet, on était bien obligé de lire les mensonges dans la presse faute de mieux.
        On a maintenant accès aux données et aux rapports eux-même comme des professionnels et on se rend mieux compte du niveau d’escroquerie des politiques ou des financiers.
        Malgré leur retard flagrant, ils commencent à s’en rendre compte et j’ai l’impression que progressivement une partie du flot des données publiques est arrêté, en particulier en ce qui concerne les données gênantes. J’ai lu par exemple à plusieurs reprise que certaines données avait disparu du budget 2014. Une grande partie des plaintes de la cour des comptes concerne souvent l’absence de données ou leur émission très aléatoire ce qui ne permet pas de voir les évolutions.

        J’ai bien peur que le travail que vous faites (et celui d’autre) à partir des donnés disponibles aboutisse non à faire éclater la vérité mais à leur permettre de savoir quels chiffres camoufler …

          1. Je deviens très pessimiste …
            Mais quand je vois que suite aux révoltes et à 75% de français défavorables à son action, la seule réaction de notre président est de dire “Je ne vais rien changer” ce qui sous-entends “je vous em***”, vous m’excuserez d’avoir un peu le moral au fond des chaussettes.

  4. Jeudi 14 novembre 2013 :

    France : déficit transactions courantes creusé en septembre, à 3,9 milliards d’euros.

    Le déficit des transactions courantes de la France s’est accentué en septembre à 3,9 milliards d’euros, contre 3,6 milliards en août, a annoncé jeudi la Banque de France.

    Cette aggravation est principalement due à l’augmentation du déficit des échanges de biens, qui a atteint 5,8 milliards d’euros, après 5,4 milliards en août, a précisé la Banque de France dans un communiqué.

    http://www.romandie.com/news/n/France_deficit_transactions_courantes_creuse_en_septembre_a_39_mrd_EUR_BdF85141120130925.asp

  5. Ex-Fed official: ‘I’m sorry for QE’

    There’s a real question as to whether the massive bond-buying program known as quantitative easing was worth the cost, former Federal Reserve official Andrew Huszar said Tuesday.

    “My argument is not that QE was not at all useful,” he said on CNBC’s “Fast Money.”

    “I believe that at the time, it was just one more tool that the Fed introduced to try to help the economy,” he said. “My point, ultimately, is the idea that very quickly into QE, it started becoming obvious that it wasn’t working in the way that it was supposed to.”

    Huszar, a senior fellow at Rutgers Business School and a former managing director at Morgan Stanley, noted a few of the program’s unintended effects.

    “I think the real issue is that the Fed has expanded its tool kit so dramatically, and really there are some real questions as to how potentially it unwinds, when it unwinds,” he said. “We saw this past summer there was this announcement of potentially a taper and the markets actually tanked, and after that the Fed backpedaled. What’s going to happen if we go on for months, years longer?”

    Huszar apologized for his role in QE in a Wall Street Journal op-ed published Monday.

    “I can only say: I’m sorry, America,” he wrote. “The central bank continues to spin QE as a tool for helping Main Street. But I’ve come to recognize the program for what it really is: the greatest backdoor Wall Street bailout of all time.”

    Huszar told “Fast Money” that the bond-buying program, which was supposed to increase credit availability to consumers and businesses, didn’t do so.

    “There was actually a net decrease in mortgage lending,” he said. “In fact, until 2012 mortgage lending was at a 15-year low.”

    QE’s de facto support of the stock market left out a sizable portion of the people it was supposed to help, Huszar added.

    “Let’s be honest, 50 percent of Americans don’t own stock,” he said. “There’s a certain amount of trickle-down monetary policy involved here. And there’s a real question as to whether that works compared to the huge costs that the program has.”

    Huszar also said that QE thwarted the idea of reining in banks “too big to fail.”

    “By virtue of reflating the markets, we’ve potentially taken the emphasis out of breaking up what is ultimately a banking cartel in the United States,” he said, adding that “0.2 percent of banks control 70 percent of assets in this country.”

    http://www.cnbc.com/id/101192690

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