USA : hypertrophie monétaire, masse monétaire libre M3 et croissance du PIB, au 19 juin 2026

Abstract

Une hypertrophie de la masse monétaire M3 s’est développée aux États-Unis depuis le début des années 2000 comme le montre clairement le graphique représentant le rapport entre cette masse monétaire M3 et le PIB courant (en pourcentage).

Document 1 :

Cette hypertrophie de la masse monétaire M3 menace dangereusement les équilibres fondamentaux de l’Amérique.

Son augmentation entraine une baisse du PIB réel, et inversement, selon la loi de la masse monétaire libre.

Document 2 :

Une solution pour rétablir les fondamentaux de l’Amérique et pour rendre de nouveau son argent sain serait de réduire drastiquement la masse des eurodollars.

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Nous vivons dans un monde de plus en plus financiarisé mais les économistes accordent paradoxalement de moins en moins d’importance à ce qui est pourtant fondamental, à savoir les relations entre la masse monétaire et la création de richesse, c’est-à-dire le PIB.

C’était pourtant là le problème majeur que surveillaient de très près et avec succès les autorités monétaires des pays dits occidentaux au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

L’objet de cet article est de revenir à ces fondamentaux et de les actualiser…

La maxime d’Arthur Laffer, l’argent sain est le premier pilier des Reaganomics n’est plus qu’un lointain souvenir d’une époque révolue…

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Tout pays pleinement indépendant et souverain dispose d’une monnaie qui lui est propre.

Or, l’exemple de l’Allemagne entre les deux guerres mondiales a montré que lorsque les autorités monétaires d’une nation laissent se développer une hypertrophie monétaire, une crise économique majeure s’y développe et elle peut même avoir des conséquences catastrophiques au niveau mondial.

C’est la raison pour laquelle après la Seconde guerre mondiale, les autorités monétaires des pays développés ont agi énergiquement et efficacement pour qu’il ne puisse plus se développer de bulle monétaire dans les pays occidentaux ce que Karl Otto Pöhl a remarquablement bien réalisé lorsqu’il présidait de la Bundesbank.

Ainsi, lors de la seconde moitié du XXe siècle, tous les dirigeants des banques centrales des pays du monde dit libre ont donc parfaitement maitrisé les variations des agrégats monétaires de façon à les contenir dans des proportions optimales sans toutefois les définir théoriquement ni empiriquement par rapport à une entité de base, à savoir le PIB.

Cependant, il est possible de définir ces limites (en les quantifiant) à partir des séries statistiques publiées par la Fed sur la longue période, depuis l’après-guerre, ce qui permet de mieux comprendre que ce sont les variations des agrégats monétaires qui sont la cause principale et fondamentale des variations du PIB réel (en sens inverse), toutes choses égales par ailleurs.

Pour rappel, la masse monétaire globale d’une nation notée M3 est la résultante de trois agrégats monétaires…

L’agrégat monétaire M1 est la somme des soldes positifs des comptes courants et des billets en circulation et le ratio M1/PIB (en pourcentage) ne doit pas dépasser 15 % du PIB courant annuel.

L’agrégat monétaire M2 est constitué de la somme des agrégats M1 et de l’agrégat M2-M1 qui comprend les dépôts sur les comptes d’épargne. Ce ratio M2-M1 / PIB (en pourcentage) doit être inférieur à 40 % du PIB courant.

Enfin, l’agrégat M3-M2 correspond à la trésorerie globale des entreprises et des fonds mutuels de trésorerie. Ce ratio M3-M2 / PIB (en pourcentage) doit représenter moins de 25 % du PIB courant.

Ces limites n’ont jamais été dépassées en même temps aux États-Unis avant 2006,

Document 3 :

Ainsi, le ratio M3/PIB (en pourcentage) ne devrait jamais dépasser 80 % du PIB courant.

Un problème se pose alors : Ben Bernanke a fait interdire la publication des chiffres de la masse monétaire totale des États-Unis, M3 dès sa prise de fonction à la présidence de la Fed en février 2006 pour que les économistes monétaristes ne puissent plus les analyser et en tirer des conclusions qui sont pourtant essentielles !

Cependant, j’ai réussi à reconstituer le montant de la masse monétaire M3 des États-Unis que je note M3r avec un r pour révisée, à partir des entités qui constituent l’agrégat M3-M2 qui sont encore et toujours publiées par ailleurs…

En effet, la masse monétaire totale M3 d’une nation est composée d’une part de l’agrégat monétaire M2 (dont les montants sont encore et toujours publiés mensuellement aux États-Unis) et d’autre part des fonds mutuels de trésorerie (Money Market Mutual Funds, MMMF) et de la trésorerie globale des entreprises, Corporate net cash flow.

Notre ami Fred de Saint Louis publie ces données trimestriellement pour ce qui concerne les fonds mutuels de trésorerie (MMMF) sous le code MMMFFAQ027S et la trésorerie globale des entreprises sous le code CNCF.

Ainsi, pour la période allant de 1976 à 1990, les courbes obtenues par les séries publiées par Fred de Saint Louis à partir des chiffres de l’agrégat M3 (publiés par la Fed) coïncident parfaitement avec celles des chiffres de M3r calculés à partir de la somme des chiffres de l’agrégat M2, des fonds mutuels de trésorerie et de la trésorerie globale des entreprises.

Par la suite un décrochage se constate pour tendre finalement à se résorber en 2006.

Document 4 :

Dès lors, à partir de cette redéfinition de la masse monétaire M3 des États-Unis depuis 1976 jusqu’à nos jours, il est possible de déterminer les relations qui existent entre les variations de cette masse monétaire M3 et de celles du PIB.

Il apparait alors (pour simplifier) que l’augmentation de la masse monétaire M3 détenue par les Américains entraine une baisse du PIB réel, et inversement, ce qui se vérifie sur la longue période, depuis 1976, c’est-à-dire que ces données sont publiées par Fred de Saint Louis.

Plus précisément, c’est la variation de ce que j’appelle la masse monétaire libre M3, qui est la différence entre, d’une part la variation (d’une année sur l’autre en pourcentage) de la masse monétaire M3, et d’autre part (moins) la variation du PIB réel (d’une année sur l’autre en pourcentage), qui provoque une réaction inverse de la variation de ce PIB réel.

Document 5 :

Nous allons donc analyser dans une première partie les caractéristiques des variations de la masse monétaire M3r puis dans une seconde partie les variations du PIB réel par rapport à celles de la masse monétaire libre M3r.

***

Première partie : analyse des caractéristiques des variations de l’agrégat monétaire M3r

Depuis le début de l’année 2022, les variations d’un mois sur l’autre de la masse monétaire M3r des États-Unis sont de grande amplitude avec des pics allant jusqu’à près de 800 milliards de dollars comme par exemple au mois de janvier 2026 !

Document 6 :

Les variations d’un mois sur l’autre de la masse monétaire M3r ont été de faible ampleur au XXe siècle, avec des pics de l’ordre de 50 milliards de dollars mais tout a commencé à changer à partir 1994.

Ces variations se sont accentuées à partir du mois d’octobre 2005, c’est-à-dire avant la Grande récession de 2008 pour devenir totalement hors normes depuis le mois de janvier 2019 pour atteindre un plus haut historique en avril 2020 à plus de 1 000 milliards de dollars en liaison avec la covid !

Document 7 :

L’augmentation d’une année sur l’autre de cette masse monétaire M3r a été de 9,26 % au mois de mars (derniers chiffres publiés à ce jour) ce qui est largement supérieur à une tendance historique qui se situe aux alentours de 5 % et à l’augmentation du PIB courant du premier trimestre 2026 qui a été de 6,0 %,

Document 8 :

Fin mars 2026, cette masse monétaire M3r a atteint un total de 35 732,38 milliards de dollars dont… 10 247 milliards de dollars sont totalement hors normes (c’est-à-dire dépassant la limite des 80 % du PIB), surtout depuis la covid.

Document 9 :

En valeurs absolues, la masse monétaire M3r aurait dû respecter les normes (ici en pointillés), c’est-à-dire que cette masse monétaire totale aurait dû rester inférieure à 80 % du PIB courant.

Un zoom sur la période récente montre que cette masse monétaire M3r continue à largement dépasser son pic de 2020 après une certaine stagnation de 2022 à 2024.

Cette masse monétaire M3r a dépassé au cours des trois premiers mois de l’année 2026 sa tendance haussière longue établie depuis le deuxième trimestre 2024,

Document 10 :

Pour rappel, d’après les normes définies à partir de l’observation des variations des agrégats monétaires depuis que ces données sont publiées (1959), le montant de cette masse monétaire M3r ne devrait pas dépasser 80 % du PIB annuel courant.

Ces normes ont été plus ou moins respectées pendant 50 ans mais elles sont largement dépassées depuis la Grande récession de 2008.

Le rapport M3/PIB a explosé en 2020 sans revenir dans une zone acceptable par la suite en continuant à augmenter au point de dépasser 110 % du PIB courant, en forte augmentation au cours des trois premiers mois de cette année 2026.

Document 11 :

C’est cette hypertrophie de cette masse monétaire M3 qui crée depuis le début des années 2000 et surtout depuis 2007 ces déséquilibres économiques fondamentaux qui ont et auront des conséquences létales à terme aux États-Unis et ailleurs dans le monde.

Au cours de la seconde moitié du XXe siècle, les membres du FOMC ont toujours réussi à contenir cette masse monétaire M3 dans une bande de fluctuation optimale aux alentours de 70 % du PIB en augmentant le taux de base de la Fed en cas de risque de dépassement des normes.

De telles mesures ne produisent plus les effets positifs attendus depuis 2008 car cette hypertrophie monétaire est beaucoup trop importante.

Les autorités monétaires américaines devraient donc intervenir énergiquement pour ramener ce ratio M3/PIB aux alentours de 70 % afin de restaurer une monnaie saine aux États-Unis comme c’était le cas au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

Ainsi, cette masse monétaire M3 en excédent est présentement de l’ordre de… 13 400 milliards de dollars !

Document 12 :

Par ailleurs, il est possible d’analyser ces problèmes monétaires autrement à partir de la vitesse de circulation de la monnaie qui est le rapport PIB/M3, c’est-à-dire l’inverse du ratio M3/PIB en pourcentage analysé précédemment.

Cette vitesse de circulation de la masse monétaire est un concept pédagogiquement utile car il permet de justifier le fait que plus la monnaie circule rapidement, plus la croissance en est stimulée, et inversement.

Ainsi, par exemple, lorsque les consommateurs n’hésitent pas à dépenser rapidement leurs revenus et à investir, la croissance du PIB est forte. La vitesse de circulation de la monnaie est alors élevée, c’est-à-dire largement supérieure à 1.

Inversement, en cas d’anticipation de crise, les consommateurs ont tendance à mettre de l’argent de côté (en augmentant leur épargne de précaution) pour faire face à un avenir prévisible incertain générateur de peurs, ce qui provoque un ralentissement du PIB. La vitesse de circulation de la monnaie est alors faible, c’est-à-dire inférieure à 1.

Document 13 :

Ces courbes tirées des séries statistiques publiées par les autorités américaines permettent de mettre en évidence que l’augmentation de cette hypertrophie de la masse monétaire M3r a été provoquée de 2020 à 2022 par la hausse hors normes de l’agrégat monétaire M2, par celle des fonds mutuels de trésorerie à partir de 2019 et par celle des flux de trésorerie des entreprises surtout au cours des trois premiers mois de cette année 2026,

Document 14 :

Les courbes en tirets correspondent à une évolution qui aurait dû être normale de ces séries.

Document 15 :

***

Seconde partie : la loi sur la masse monétaire libre M3r

Sur la base de ces chiffres révisés de la masse monétaire M3r des États-Unis, il apparait bien clairement, et pour simplifier, que l’augmentation de cette masse monétaire M3 détenue par les Américains entraine une baisse du PIB réel, et inversement, ce qui se vérifie sur la longue période, depuis que ces données sont publiées par Fred de Saint Louis

Plus précisément, c’est la variation de ce que j’appelle la masse monétaire libre M3r, qui est la différence entre, d’une part la variation (d’une année sur l’autre en pourcentage) de la masse monétaire M3r, et d’autre part (moins) la variation du PIB réel (d’une année sur l’autre en pourcentage), qui provoque une réaction inverse du PIB réel.

Document 16 :

Cependant, cette loi ne s’est pas appliquée paradoxalement et exceptionnellement au cours de ce premier trimestre 2026 car cette masse monétaire libre M3r (Free Money Supply, notée FMS / M3r) a augmenté de… 6,60 % et la croissance du PIB réel de 2,66 % (d’une année sur l’autre en pourcentage dans les deux cas) !

En effet, normalement, la forte augmentation de 6,60 % de la masse monétaire M3r fin mars 2026 aurait dû provoquer une baisse du PIB réel, ce qui ne s’est pas produit pour deux raisons…

D’une part, l’hypertrophie de la masse monétaire M3r (qui correspond à 112 % du PIB, cf. le document 11 ci-dessus) est devenue tellement importante qu’elle commence à provoquer une situation ingérable qui se manifeste par une exubérance irrationnelle des marchés qui sera éphémère et qui sera suivie d’une crise majeure, un momentum crash.

D’autre part, un article de ZeroHedge a montré que les trois quarts de l’augmentation du PIB en ce premier trimestre 2026 ont été causés par des investissements hors normes dans l’intelligence artificielle ce qui constitue une nouvelle bulle dans la bulle monétaire déjà trop grosse !

Cliquer ici pour lire cet article de ZeroHedge.

En conséquence, sur la base des chiffres publiés à ce jour, les États-Unis sont dans une situation d’hypertrophie monétaire profondément ancrée qui ne s’est jamais produite depuis 50 ans, en dehors du pic lié à la période dite de la covid qui a donc été limitée dans le temps, ce qui n’est plus le cas présentement.

En dehors de cette situation présentement totalement hors normes, cette loi sur masse monétaire libre M3r est bien vérifiée comme le montrent les droites de tendance arithmétique des variations de la masse monétaire libre M3r et du PIB réel qui sont quasiment parallèles (mais légèrement convergentes et en baisse), passant de l’ordre de 5,5 % et 4,0 % en 1976 à, respectivement 3,0 % et 2,0 % fin mars dernier,

Document 17 :

La droite faisant office d’axe de symétrie entre ces courbes baisse de l’ordre de 5,0 % à 2,5 % sur cette longue période de 50 ans, ce qui montre entre autres que Paul Volcker a particulièrement bien géré la politique monétaire de la Fed pour que l’argent reste sain aux États-Unis pendant cette période de fortes turbulences financières, ce qui n’est plus le cas depuis le début des années 2000 !

Document 18 :

Les courbes de tendance polynomiale d’ordre 5 mettent bien en évidence l’alternance de l’opposition des variations des données de ces séries.

Document 19 :

Un zoom sur la période récente depuis le début des années 2000 confirme que les variations de la masse monétaire libre M3r continuent à générer des variations du PIB réel en sens inverse comme précédemment… sauf en ce premier trimestre 2026 !

Document 20 :

Les droites de tendance arithmétique des variations de la masse monétaire libre M3r et du PIB réel sont quasiment parallèles (mais très légèrement convergentes, et haussière pour le PIB) et plates (horizontales), de l’ordre de 4 % et 2 % sur cette période récente du premier quart du XXIe siècle.

La baisse du PIB réel qui a débuté à partir du début de l’année 2024 aurait dû se prolonger jusqu’à nos jours comme indiqué sur la ligne en pointillé.

Document 21 :

Logiquement, la droite faisant office d’axe de symétrie entre ces courbes est quasiment stable à 3,0 % sur cette période du premier quart du XXIe siècle, ce qui confirme l’intérêt de cette masse monétaire libre M3r !

Document 22 :

Cette loi sur la masse monétaire libre M3r calculée sur la base de la masse monétaire totale des États-Unis est également valide pour ce qui concerne les chiffres portant sur le seul agrégat monétaire M2 sur la longue période débutant en 1960 jusqu’à nos jours, d’après les chiffres publiés mensuellement par la Fed…

Document 23 :

… et il en est de même pour la période plus récente commençant en l’an 2000, sauf pour ce qui concerne le premier trimestre 2026 car l’aggravation de l’hypertrophie monétaire est causée présentement par l’augmentation des dépôts dans des fonds mutuels de trésorerie et par des flux exceptionnellement élevés de trésorerie des entreprises, c’est-à-dire par les composantes du seul agrégat monétaire M3-M2 alors que l’augmentation de l’agrégat monétaire M2 est légèrement inférieure à la croissance du PIB courant.

Document 24 :

Cette loi sur la masse monétaire libre M3r calculée sur la base de la masse monétaire totale des États-Unis est donc bien également valide pour ce qui concerne les chiffres portant sur le seul agrégat monétaire M2 sur la longue période jusqu’à la fin de l’année 2025, d’après les chiffres officiels publiés mensuellement par la Fed.

Les chiffres du seul agrégat monétaire M2 ne mettent pas en évidence la dégradation importante de la situation monétaire des États-Unis au début de cette année 2026.

C’est la raison pour laquelle il est indispensable de se baser sur la reconstitution de la masse monétaire M3 pour donner présentement une image fidèle de la situation de l’économie américaine.

Les variations observées à partir de la masse monétaire globale M3r sont de plus grande amplitude et elles se manifestent avant celles utilisant les chiffres du seul agrégat monétaire M2.

Document 25 :

L’écart entre ces deux séries pour ces trois premiers mois de 2026 n’a jamais été aussi important depuis que ces données sont publiées !

Il est donc préférable d’utiliser les données issues de la redéfinition de la masse monétaire M3r ainsi reconstituée afin de les analyser, ce qui permet d’avoir une image la plus fidèle possible de l’évolution prévisible de la variation du PIB réel.

***

Le coefficient de corrélation de Pearson entre l’évolution du PIB réel américain et ce que je définis comme la masse monétaire libre M3r est de -0,78 pour la période allant du mois de janvier 2000 au mois de mars 2021, ce qui correspond à une très forte corrélation inverse, c’est-à-dire à une relation significative qui est en pareilles circonstances une relation de cause à effet.

Ainsi, pour simplifier, il se confirme bien que lorsque la masse monétaire libre M3r augmente, le PIB réel américain diminue, et inversement.

Ce coefficient de corrélation de Pearson est de -0,62 pour la longue période débutant au mois de juillet 1976 allant jusqu’au mois de mars 2021.

Cependant, cette covid a complètement et durablement perturbé les équilibres fondamentaux de l’Amérique et de la plupart des pays dans le monde, ce qui explique une baisse de ce coefficient de Pearson après le mois de mars 2021.

Toutefois, ce coefficient de Pearson s’améliore jusqu’à -0,82 pour la période débutant au mois d’avril 2023, c’est-à-dire après les grandes turbulences de la période de la covid jusqu’à la fin de l’année 2025, donc en excluant les trois premiers mois de l’année 2026 qui sont hors normes.

***

Les analyses et conclusions concernant les incidences des variations des agrégats monétaires sur celles du PIB réel ne sont plus prises en considération par les personnes qui interviennent sur les marchés financiers depuis une vingtaine d’années alors qu’il s’agit là pourtant des solutions à des problèmes qui sont à la base de l’activité économique de toute nation.

C’est justement la raison pour laquelle Ben Bernanke a pris soin de prendre ses dispositions pour que la Fed ne publie plus les chiffres hebdomadaires des agrégats monétaires M1, M2 et M3 à partir du moment où il a pris ses fonctions de chairman de la Fed en février 2006.

Par la suite, Jerome Powell a rajouté une couche d’opacité en ne publiant plus que les seules données mensuelles du seul agrégat monétaire M2.

Seules les personnes qui agissent en interne à la Fed disposent de ces données fondamentales et elles peuvent ainsi manipuler à leur guise la communication financière et les marchés financiers !

Cependant, j’ai donc réussi à reconstituer le montant de la masse monétaire M3 des États-Unis, notée M3r pour révisée, à partir des entités qui constituent l’agrégat M3-M2, et qui sont encore et toujours publiées par ailleurs, cf. mes articles précédents à ce sujet.

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Conclusion et solutions

Une solution présentement envisageable pour faire éclater cette bulle monétaire serait de réduire drastiquement la masse des eurodollars, et plus précisément celle des pétrodollars.

En effet, d’après une évaluation fiable de la Bank for International Settlements (BIS) la masse de ces eurodollars serait de l’ordre de 14 000 milliards de dollars, ce qui correspond à l’excès de la masse monétaire déterminé ci-dessus (document 12) qui se situe aux alentours de 13 400 milliards de dollars.

Document 26 :

Ainsi, contrairement aux idées généralement répandues dans les milieux politiques et économiques, l’utilisation massive du dollar américain USD hors du territoire des États-Unis pour surveiller et sanctionner les présumés adversaires de l’Amérique, n’apporte pas finalement les avantages escomptés, surtout par rapport aux inconvénients générés par cette hypertrophie monétaire.

Il serait possible de mettre en œuvre une telle politique en n’obligeant plus le reste du monde à utiliser le dollar USD dans des transactions internationales n’impliquant pas les Américains, en particulier sur les marchés des hydrocarbures.

La militarisation du dollar et des relations internationales ne rend pas sa grandeur à l’Amérique et inversement et paradoxalement, c’est le retour de l’Amérique aux fondamentaux du capitalisme libéral qui permettrait d’appliquer le slogan MAGA… et c’est très exactement ce que font avec succès les dirigeants de… la Chine communiste !

Que fera Kevin Warsh ?

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Les données sur les fonds mutuels de trésorerie (MMMF) sont celles qui sont codées MMMFFAQ027S par Fred de Saint Louis.

Cliquer ici pour y accéder.

Cliquer ici pour lire le document de la BIS évaluant le montant des eurodollars.

Cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet.

© Chevallier.biz

 

 

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