€ banksters, €URSS et propaganda

La propaganda de la nomenklatura d’€URSS n’a aucune limite : après avoir déclaré prêter généreusement une centaine de milliards d’euros à l’Espagne samedi pour sauver ses banksters, tous les journaleux et bonimenteurs ont déclaré que tout allait bien dans la zone euro, seul manquait notre histrion ignare pour sauter comme un cabri en criant l’Europe ! l’Europe, nous avons encore sauvé l’Europe !

Les bourses ont bondi dans la matinée de lundi, dont les cours de nos Gos banques, mais dans l’après-midi, avec l’arrivée des Américains, les cours sont retombés et les rendements des bons bons à 10 ans des Trésors ont baissé

Document 1 :

ceux des petits Suisses qui sont le meilleur refuge du monde ont encore baissé, ce qui a accentué l’écart relatif par rapport aux rendements du Bund et des Notes à 10 ans, ce qui révèle que les tensions dans la zone euro augmentent

Document 2 :

… tandis que les rendements des mauvais bons des Trésors de ces cochons de pays du Club Med montaient vers des sommets par rapport au Bund, ceux des Italiens

Document 3 :

… et ceux des Français,

Document 4 :

En 2007, les écarts entre les rendements des bons euro-zonards étaient négligeables. Au fil des pics de crise, ils ont bondi : d’abord ceux de la Grèce, puis du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie et de la France

Document 5 :

… que surveillent attentivement depuis 5 ans tous les bons monétaristes, c’est-à-dire personne en France à ma connaissance, à part moi.

Une monnaie ne peut correspondre qu’à une nation, et inversement.
Une monnaie unique pour des nations souveraines est une aberration contre nature comme Milton Friedman l’avait bien analysé, dit et répété.

L’acharnement des malheureux Euro-zonards à maintenir cette monnaie est incompréhensible pour toute personne sensée.
Les Russes ne pouvaient pas se révolter contre la nomenklatura de l’URSS car la répression a été particulièrement dissuasive avec ses tribunaux qui condamnaient tous les dissidents au goulag.
Il n’en est pas exactement de même en €URSS, mais c’est d’une certaine façon pire car il règne une apparence de liberté mais une totale absence de réflexion élémentaire de la part de centaines de millions d’Euro-zonards qui étonnera les générations à venir qui en subiront les conséquences.

Triste fin de la vieille Europe.

22 réflexions sur “€ banksters, €URSS et propaganda”

  1. Espagne : taux des obligations à 10 ans :
    Jeudi 7 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,090 %.
    Vendredi 8 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,220 %.
    Lundi 11 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,508 %.

    http://www.bloomberg.com/quote/GSPG10YR:IND

    Italie : taux des obligations à 10 ans :
    Jeudi 7 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 5,710 %.
    Vendredi 8 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 5,770 %.
    Lundi 11 juin 2012 : le taux du 10 ans était de 6,032 %.

    http://www.bloomberg.com/quote/GBTPGR10:IND

    Défauts de paiements en zone euro : c’est la théorie des dominos.

    En ce moment, c’est tous les Etats européens périphériques qui sont en train de s’effondrer, sans oublier Chypre.

  2. « … que surveillent attentivement depuis 5 ans tous les bons monétaristes, c’est-à-dire personne en France à ma connaissance, à part moi. »

    Desole de vous décevoir mais on entend parler des écarts de rendement pratiquement partout (meme sur la TV française!), alors il faudrait un peu devenir plus humble….

    1. A mon avis vous confondez UUP, les médias nous serinent depuis quelque temps avec les taux français, mais uniquement pour nous expliquer « qu’ils sont à leur plus bas historique, ce qui est une bonne nouvelle ».

  3. @ UUP : oui, on parle des simples chiffres, en se tapant sur le vente en disant « oh lalala, on a atteint nos plus bas historiques, c’est merveilleux ».

    Quelle est la profondeur de cette analyse ? Aujourd’hui, personne n’a réellement pris la mesure de ces données.

    En fait, peu importe la valeur ABSOLUE du chiffre. Oui, c’est vrai qu’emprunter à 10 ans à 2.60% pour la France, c’est toujours mieux que 3.50% et ça créé une économie de 13 milliards d’euros par an. Voilà la seule analyse entendue par monts et par vaux.

    Par contre, la seule voix (ou plume….) qui explique que l’écart RELATIF est une bombe à retardement est celle de Mr Chevallier.
    Relisez les anciens posts sur les conséquences de cet écart RELATIF entre la France & l’Allemagne en cas de dislocation de la zone euro et vous aurez là un aperçu de l’analyse monétariste que Mr Chevallier en fait.

    Toutes les données sont abondantes et accessibles, mais le suivi détaillé depuis plusieurs années est bien « l’oeuvre » de Mr Chevallier.

  4. @JULIEN
    En réalité l’écart relatif devient de moins en moins significatif lorsque les taux dimininue car au final ce qui compte c’est ce les pays doivent payer comme intéret en valeur absolue sur leur dettes.
    C’est pourquoi les indicateurs de suivi se font sur les différentiels de taux et non des comparaisons en %. Ainsi vous trouverez sur bloomberg le suivi de ces écarts (cf par ex : http://www.bloomberg.com/quote/.FRANGER:IN).
    Ainsi prenons comme exemple aujourd’hui à 11h20 les taux allemands augmentent de 4.83% mais de 6,3 points de bases alors que dans le meme temps les taux franais augmenent de 2.89% mais 7.4 point de base. L’écart en % se reéduit donc mais l’écart en différence de points augmente et c’est ce qui compte car c’est au final ce que la france devra débourser en plus que ce que débourse l’allemagne.
    D’ailleurs M Chevavller lorsqu’il compare les taux 10 et 2 ans aux états unis pour en déduire l’évolution de la croissance du pib, ne regarde pas leur écart en valeur relative mais bien en valeur absolue sinon ses courbes seraient bien différentes.
    De même comment feriez vous une comparaison en valeur relative entre les taux à deux ans suisse qui sont négatifs et les allement qui sont légèrement positifs. On voit bien par ces exemple que seul l’écart absolu à un sens.

    Cordialement

    1. Non : ce qui est important est cet écart relatif car ces taux sont des ersatz de monnaies nationales, donc ils donnent l’indication du montant des dévaluations potentielles, ie de l’ardoise qui devra être payée à l’échéance, ie après l’€clatement

  5. @JP-Chevalier

    Qee les taux soit des ersatz de monnaie j’en conviens mais l’écart relatif ne traduirai pas la dévaluation potentielle. En effet que signifie une dévaluation de 400% pour l’espagne par ex!!!
    De même comment feriez vous votre calcul si les taux allemand devait passer à -0.5% et les taux français à 1% par ex?
    De même pourquoi dans ce cas ne comparez vous pas les taux à 10 et 2 ans américains en écart relatifs et non absolu?

  6. Tension sur le taux espagnol à 10 ans, les doutes s’accentuent.

    Les taux à 10 ans espagnols se tendaient mardi matin dans un marché qui se remet à douter de l’avenir de la zone euro et s’interroge sur les modalités du plan de sauvetage des banques espagnoles.

    Vers 10H15 HEC (08H15 GMT), le rendement espagnol se tendait à 6,590% contre 6,487% lundi soir.

    Le « spread », qui mesure la prime de risque par rapport à l’emprunt européen de référence (le Bund allemand), était au-delà de 500 points de base, à 5,25 points de pourcentage, illustrant la méfiance des investisseurs à prêter à l’Espagne et de manière générale aux autres pays fragiles de la zone euro.

    L’Italie en faisait logiquement les frais avec un taux à 10 ans qui est également remonté par rapport à lundi soir pour s’inscrire à 6,150% contre 6,018%.

    L’environnement n’est pas favorable aux actifs risqués, indiquent les économistes de la BNP Paribas. « Dans la perspective du scrutin du 17 juin, la Grèce va revenir sur le devant de la scène et encourager les investisseurs à se positionner sur des actifs sûrs », ont-il ajouté.

    Le résultats des élections législatives grecques du 17 juin auront une incidence déterminante sur l’avenir de la Grèce au sein de la zone euro.

    Quant à l’Espagne, après la réaction positive à l’annonce du plan de sauvetage des banques pouvant atteindre 100 milliards d’euros, l’optimisme est en train de s’émousser alors que les questions s’accumulent sur la mise en place du plan.

    « Les investisseurs ne savent pas très bien quoi en penser », soulignent les économistes du Crédit Agricole à propos de ce plan.

    (AWP / 12.06.2012 11h01)

  7. @ klono : je sais que, d’une manière générale, vous êtes un contradicteur systématique de Mr Chevallier, et je vous remercie d’apporter d’autres éclairages aux publications.

    Néanmoins, la valeur relative est importante à mes yeux dans la mesure où aujourd’hui nous sommes aveuglés par l’OAT français très bas.
    Mais imaginons que l’écart relatif de 90% constatés ces derniers jours soit appliqué à un Bund qui se situerait à 3% : l’OAT serait à 5.60%, niveau insoutenable pour nos voisins du Sud.

    Pourtant, au fond de moi, j’ai envie de croire bêtement qu’emprunter à 2.60% est bon pour nos finances publiques… Mais l’euro nous interdit de raisonner dans un cadre franco-français. Monnaie commune à plusieurs pays = raisonnement relatif à plusieurs pays.

    Moralité (1) : OAT à 10 ans à 2.60%, c’est bien pour la maison France à court terme.
    Moralité (2) : lors de la fin de la zone euro (ordonnée ou brutale….), mieux vaut être Allemand et se faire rembourser son Bund en deutsche mark qu’en franc français…. Seul le point final à l’histoire de l’euro reste à écrire et à dater pour nos livres d’histoires….
    Moralité (3) : c’était bien la CECA et l’EEE & l’UE… pourquoi l’euro……

    1. C’est clair, Klono c’est la cellule riposte et désinformation des propagandistes européistes qui nous prennent pour des cons…

      je l’air déjà repéré dès son premier message (j’avais demandé s’il bossait à natixis pour dire des telles énormités) mais il a pas bronché.

      donc si on devrait être dévalué de 80% par rapport à la monnaie des allemands..

      cela veut dire que la puissante industrie allemande profite d’une monnaie moins forte que ce qu’elle devrait avoir… (ce qui lui permet de ne pas être défavorisée par une monnaie trop forte et des exportations trop chères comme ce serait le cas avec une monnaie qui reflèterait son mercantilisme)
      tandis que les économies de piigs dont celle de la france (qui n’ont en aucun cas à avoir une monnaie si forte) n’attirent pas les investisseurs comme elles le pourraient ou n’exportent pas car cela est trop cher pour les éventuels clients…
      cela ne va plus durer très longtemps

      je ne comprends pas pourquoi chez les génies illuminés de bruxelles on fait semblant de ne pas le comprendre…
      mais dès que ces derniers auront le prétexte grec(dans quelques jours), ils démantèleront cette monnaie absurde en dissimulant leur incompétence et en se défaussant sur les autres…

      et les génies de l’Agence France Propagandeet autres pink floyds journaleux de désinformation martèleront tellement que « c’était un beau rêve saboté par des vilains grecs, faux chomeurs, faux malades retraités etc… » que les gentils citoyens le croiront.

      ce qui est une bonne nouvelle pour l’illusion de démocratie dans laquelle nous vivions…

      et la boucle est bouclée… on repartia à zero comme les shadocks… en pompant, pompant pompant

      1. @ Tenshi : Cher Tenshi lecteur assidu de cet excellentissime travail (merci à l’auteur de ce blog), permettez-moi une remarque ironique et amicale : vous dénoncez la … (je vous cite) … « désinformation des propagandistes européistes qui nous prennent pour des cons… »

        N’est-il pas illogique et amusant que vous tombiez vous-même dans ce panneau en disant (je vous cite) : « … (ce qui lui permet de ne pas être défavorisée par une monnaie trop forte et des exportations trop chères comme ce serait le cas avec une monnaie qui reflèterait son mercantilisme)… »

        Nulle polémique de ma part (je suis d’ailleurs assidu de vos commentaires et points de vue que je partage généralement). Simplement un amical pied de nez car il se trouve que, pour ma part, j’ai le plus grand respect pour la très intelligente stratégie allemande qui a toujours su s’imposer qu’importe les politiques monétaires (selon les époques) !

        En vérité, le succès des produits allemands n’est-il pas simplement dû à leur qualité (qualité des produits, du management des entreprises, efficacité marketing, efficacité des circuits de distribution, etc.) ?

        Je dis cela sans idéalisation ni idéologie aucune (je ne suis ni pro ni anti germain et suis trop jeune pour sortir les fadaises qu’on entend proférer ces derniers mois concernant le péril germanique qui va de nouveau s’imposer sur l’Europe…).

        Amicalement.

        1. cher Homer, je vous invite à relire avec un peu plus d’intelligence que celle qui est attribuée animé attribue à votre pseudo…

          quand vous dites que « c’est bien joué » de la part des allemands d’être ultra mercantiliste parce que cela ne détruit que l’économie grèque, française etc…

          je réponds que c’est profond idiot de dire cela.

          c’est pas bien joué du tout puisque cela crée des tensions qui mettent les dans des situations dramatiques, porte ouverte à la haine, la déstabilisation politique, la violence, voire les guerres civiles ou même la guerre tout court etc…

          un peu de réflexion macroéconomique et géopolitique vous fera le plus grand bien.

          en toute amitié.

          1. Tenshi, il y a un écart de compréhension entre ce que je dis et ce que vous comprenez :
            > Concernant les entreprises allemandes, indépendamment de toute question monétaire, elles savent créer davantage de valeur que la plupart (pas toutes) de leurs concurrentes.
            Quand vous dites que les allemands sont idiots d’être mercantilistes, ça revient à entendre un cancre dénigrer un premier de la classe… Vous êtes un cancre, jeune homme ? (je ne le crois pas).
            Bests,

  8. Bonjour,

    C’est vraiment curieux, une nouvelle comme celle-ci: « Après l’Espagne, l’Italie inquiète dans la zone euro » (http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE85B07820120612?pageNumber=1&virtualBrandChannel=0)

    Les politiques, de quelque bord qu’ils soient, sont désormais bel et bien prisonniers de leurs mensonges. Ils ne peuvent qu’accentuer ces derniers dans l’impossibilité qu’ils sont de reconnaître et de corriger leurs erreurs. La fin est malheureusement écrite à défaut d’en connaître la date. C’est triste eu égard à l’idéal européen.

    Bonne journée

  9. Les interventions propagandistes en cours émanant de Michel Barnier et Barroso sont les signes extérieurs des âpres tractations qui se trament en coulisses entre élus…

    Je risque le pari (1 chance sur 2) que les gens de bonne volonté et de bon sens qui lisent ce blog et espèrent une chute de l’€uro vont être très déçus (moi y compris) : les limites du supportable en terme comptables ont déjà été repoussées à des niveaux qui dépassent toute logique humaine, certes, mais… ce n’est pas terminé ! A la toute fin, le bilan de la BCE dépassera celui de la FED. Idem du volume de création monétaire de ce côté de l’atlantique.

    @ suivre…

  10. Bonjour,

    Je pense que l’Euro tiendra coûte que coûte et qu’ils feront tout pour cela. Pour l’instant La France paye
    des intérêts à taux raisonnable, mais dès qu’ils vont s’envoler à 5,6 ou 7% je pense que la musique va
    changer. C’est le cercle pernicieux qui va s’installer, plus d’impôt, plus de restriction bugdétaire etcc…
    une économie qui va de ce fait un peu plus sombré dans le marasme, le Peuple va crier ON A FAIM ON A FAIM, Guerre civile ou révolte des peuples à la clef et Là pour le coup le Changement le Vrai va arrivé.

    Question Monsieur CHEVALLIER, Vous dites que les américains se réjouissent du fait que L’Europe avec l’EURO s’est plombé pour de nombreuses années, Donc le maintien de l’EURO est un avantage pour les américains, Si toutefois nous devions retourner à nos monnaies nationales, quelles en seraient les inconvénients pour les USA ????

    Les personnes qui nous dirigent aux niveaux Européens ne sont elles pas complices. N’y a t-il pas conflits d’intérêts quand les dirigeants Draghi (BCE) et Monti sont des anciens employés des banques Goldman SACH ou autres banques américaines, ces mêmes banques qui nous prêtent de l’argent.

    La solution ne serait elle pas de redonner à la BANQUE DE FRANCE le rôle qui était le sien, à savoir prêter à l’Etat de l’ argent à 0%.

    Car finalement le fait d’avoir accepté le système actuel (financement de la dette sur les marchés) ne fait il pas qu’enrichir des individus qui sont actionnaires des banques prêteuses. Rémunéré A 7% un capital double tous
    les 10 ans

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