France : zéro croissance ! (complément)

Mon analyse précédente du PIB publié par l’Insee portait sur les chiffres déflatés, c’est-à-dire en volume.

Les chiffres en euros courants font apparaitre que la hausse du PIB (2,2 milliards d’euros) est finalement due uniquement à la hausse des stocks de 2,2 milliards d’euros, certainement provoquée par la faiblesse de la demande.

Par ailleurs, ces données confirment mon analyse précédente : la hausse des dépenses publiques (d’un milliard d’euros) est le double des dépenses de consommation des ménages (500 millions).

Ces dépenses de consommation des ménages, c’est-à-dire la demande, ne représentent plus que 53 % du PIB contre près de… 70 % aux Etats-Unis.

Une fois de plus : plus de dépenses publiques = moins de richesse pour les ménages… et inversement !

12 réflexions sur “France : zéro croissance ! (complément)”

    1. J’ai pu lire ces commentaires :

      Philippe Lacoude Depuis quelques années, je regarde avec attention les bilans des banques françaises en me demandant laquelle nous fera un Lehman en premier…

      Sébastien Vidal Si vous saviez combien de cadres on défend aux prud’hommes parce qu’ils ont commis le crime de lèse majesté de signaler à leur direction un problème avec un “n+” qui mettait en péril la société …. Le premier qui dit la vérité il doit être exécuté

      1. Philippe Lacoude J’ai travaillé pendant plus de 10 ans pour le principal organisme de supervision des grandes banques et j’ai écrit tous les logiciels de transfert de données entre cet organisme et la Fed et le FDIC. Je suis convaincu depuis longtemps que Jean-Pierre Chevalier a raison et que ceux qui essaient de le faire taire sont ceux qui devraient être condamnés. Oui, la liberté d’expression n’existe plus en France. C’est pour cela que je parle toujours génériquement – les « banques françaises » ou « certaines banques françaises » – quand j’écris sur ces questions. Je sais très bien que les comptes de plusieurs d’entre-elles sont complètement 1) pourris et 2) truqués mais je ne peux pas parler.

        1. Philippe Lacoude Je vais raconter ma guerre de 14, mais quand j’étais étudiant, dans les années 1990, Philippe Nataf nous expliquait déjà que les banques étaient sous-capitalisées. Il comparait les ratios d’alors à ceux des années 18xx et 19xx. Il disait déjà que le système était instable. Comme en plus d’être enseignant à la fac, il était formateur à la BdF, il n’y a aucune chance qu’une partie du personnel de cette dernière n’ait pas entendu les mêmes histoires que moi. Or ces histoires sont plus ou moins ce que raconte Jean-Pierre Chevalier, en France.

  1. Le fond du problème est que les administrations publiques prennent leur “part” de la croissance, que celle-ci soit au rendez-vous ou pas. En période de crise, une vraie relance keynésienne efficace serait de diminuer les frais de fonctionnement des dépenses publiques et d’augmenter la part d’investissement pour relancer la machine. Mais nos gouvernements ne font pas la distinction entre ces deux parties du budget et croient qu’augmenter les frais généraux va relancer le pays. Malheureusement, comme l’explique bien la parabole de la vitre cassée de Bastiat, cette relance est illusoire car limitée au moment de la dépense. Une telle dépense “à perte” est comptée une unique fois dans le PIB et plus jamais, alors qu’un investissement crée une richesse qui pourra donc être utilisé et échangé à nouveau et donc participer à nouveau au PIB les années suivantes. Les fameuses théories de multiplicateur sur les dépenses étatiques est d’autant plus mensonger qu’il ne traite évidemment que de l’effet des dépenses la première année …

    1. Les investissements publics doivent normalement être créateurs de richesse, ou diminuer les dépenses des entreprises et des ménages, comme par exemple la construction d’un pont qui permet de diminuer le temps de transport entre 2 rives d’un estuaire…

      1. Mais ce n’est malheureusement pas le cas … Les exemples d’investissement public inutiles pullulent en France … La construction de magnifiques hôtels de régions flambant neuf par exemple pour accueillir leurs administratifs toujours croissants. Les fond régionaux pour l’art contemporain qui en plus d’acheter des œuvres discutables veulent tous leur musée régional d’art contemporain. A Marseille, à côté du Musée de la méditerranée (à la destination pas très clair car dogmatique) se trouve un musée régional concurrent visité par personne. A l’heure du numérique, les communes continuent à investir massivement dans des médiathèques en élargissant le service aux DVD, jeux d’ordinateurs, …. Et je ne parle pas des associations servant surtout de placards dorés avec secrétaires, chauffeurs et bureaux dans les beaux quartiers pour des hauts fonctionnaires en détachement en mal d’avancement.

        De plus, on voit bien actuellement que faute de courage, presque aucune économie n’est faite sur les frais de fonctionnement, y compris salaire et pensions qui augmentent tous les ans. Toutes les baisses se font sur les investissements, que ceux-ci soient utiles ou non. On voit aussi que toutes les simplifications annoncés ont uniquement pour but de diminuer les efforts des administrations à effectifs constants, non de faciliter la vie des usagers.

        1. Et que va t-on faire des 7 palais (pardon hôtels ) de région du fait de la suppression de 7 régions ? Le problème de l’investissement public pour les petits investissements, est que pour 1 euro de travaux réalisés 2.5 euros doivent être dépensés en palabres administratives, frais d’études, frais divers etc….En ce moment il n’y a plus guère d’investissements publics car les administrations n’arrivent pas à boucler les budgets d’investissement constitués: de fonds propres, d’emprunts et de subvention (et c’est la dessus que ça coince). Les emprunts d’état servent de plus en plus à payer les frais de fonctionnement et plus les investissements.
          quant à l’utilité des investissement, il y a un livre à écrire. Dans ma ville a été réalisé un tremplin pour le saut à ski, plusieurs millions d’euros. Tout le monde fait du saut à ski. C’est donc un équipement qui sert à environ 10 personnes sur 15 000 habitants. Depuis sa réalisation, il a du servir 2 fois.

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