Jean-Louis Caccomo : Chroniques en liberté

Dans sa dernière des , Chroniques en liberté, Jean-Louis Caccomo rappelle que la liberté est à la base de l’organisation optimale du monde.

J’ajouterai un autre exemple : celui des parités monétaires.

Les idiots les plus nuisibles de droite (Helmut Kohl, Chirak, l’histrion ignare, etc.) et de gauche (Jacques Delors, Mitterrand, leurs successeurs, etc.) ont réussi à supprimer le système de changes libres qui fonctionnait très bien dans ce qui est actuellement la zone euro.

Des parités fixées un jour pour l’éternité (l’euro est irréversible dixit le Mariole) entre des pays indépendants dont les niveaux de productivité globale ne sont pas proches les uns des autres ne peut conduire qu’au plus grand désordre à terme.

Supprimer la liberté de la fixation des parités monétaires, c’est supprimer une liberté fondamentale, donc condamner les 300 millions d’euro-zonards à ne pas atteindre le potentiel optimal de croissance, c’est-à-dire de leur richesse.

Tous les adversaires de la liberté ont toujours perdu finalement.

L’écroulement du socialisme nationaliste allemand et du communisme russe a eu des conséquences très positives, celui du socialisme mou fondamentalement antilibéral euro-zonard aura des conséquences moins dramatiques pour ses victimes mais plus durables.

Seuls les petits Suisses défendent plus que jamais leurs libertés contre leurs adversaires. Ils ont raison et ils peuvent ainsi profiter de leur richesse.

Cliquer ici pour lire les Chroniques en liberté de Jean-Louis Caccomo.

9 réflexions sur “Jean-Louis Caccomo : Chroniques en liberté”

  1. Pour les taux de change flottants, il faut rendre hommage à Claude Pierre Brossolette.
    Dans l’ouvrage sur le Crédit Lyonnais que j’ai débusqué :
    http://books.google.com.ph/books?id=mrSeDN067fUC&pg=PA975&lpg=PA975&dq=pierre+brossolette+tr%C3%A9sor&source=bl&ots=0U4zpjfIff&sig=-tMSvW8bhMplgtCge-dlU-eYxno&hl=fr&sa=X&ei=EdxZT_K4FoKviQfEipnDDQ&ved=0CDoQ6AEwBTge#v=onepage&q=pierre%20brossolette%20tr%C3%A9sor&f=false
    Le Crédit lyonnais vu du Conseil national du crédit : le traumatisme de la création de la BNP et la gestion Bloch-Lainé.
    En 1967, j’ai quitté le Trésor pour devenir secrétaire général du Conseil national du crédit car je voulais m’aérer un tout petit peu et Debré en avait accepté l’idée. Je partais d’ailleurs très fier d’avoir fait subrepticement supprimer le contrôle des changes, malheureusement rétabli après mai 68. Je suis resté au CNC jusqu’en 1971, tout en étant conseiller de M. Giscard d’Estaing revenu au ministère des Finances à partir de 1969.
    Et aussi cela :
    La position de Claude Pierre-Brossolette sur les interventions de l’Etat lorsqu’il était directeur du Trésor
    J’ai été le plus libéral des directeurs du Trésor, et si je devais intervenir, c’était toujours sur ordre du ministre ; j’ai voulu supprimer le contrôle des changes, j’ai voulu donner la liberté aux taux d’intérêt et je voulais dénationaliser. Ma position était claire depuis toujours. Dès que Giscard a tourné les talons en janvier 1966 et que Debré est arrivé, je lui ai proposé de supprimer le contrôle des changes qui était la procédure principale que je gérais.

    Par ailleurs, l’on peut lire ici http://www.asmp.fr/fiches_academiciens/textacad/larosiere/giscardpolmonetaire.pdf
    “Il faut souligner ici que c’est Claude Pierre-Brossolette qui avait, dans une note du Trésor, dès 1967, prévu et conceptualisé la problématique des taux de change flottants.”

    Sinon, on peut lire dans ce pdf http://www.sscnet.ucla.edu/polisci/faculty/trachtenberg/ffus/FrenchFactor.pdf
    en note 54 in extenso ci-après remise dans le contexte : Pierre-Brossolette said at the time: “la flexibilité n’était pas seulement dans les taux de change; elle était également dans les esprits.”
    par exemple en note 51 on peut lire que ” Pompidou”, he said, “éprouvait une très grande difficulté à concevoir un système radicalement différent du système des parités fixes: je pense qu’il s’agit là d’une opinion quasi métaphysique, quasi religieuse…”

  2. (l’euro est irréversible dixit le Mariole)

    Quand on dit quelque chose comme ça, c’est qu’il y a des raisons de le dire : le risque d’effondrement augmente de jour en jour. Le Mariole a peur, semble-t-il. On dirait qu’il a besoin de se rassurer lui-même?

    1. A l’heure des JO, le Mariole se retrouve à coacher les futurs champions du monde de la dette ! C’est pas qu’un peu de pression, en effet 🙂

  3. Lundi 23 juillet 2012 :

    Panique boursière en Europe, l’Espagne et la Grèce au centre des inquiètudes.

    Les Bourses européennes creusent leurs pertes à mi-séance, les finances publiques de la Grèce et de l’Espagne faisant souffler un vent de panique sur la zone euro, malgré l’assurance du ministre espagnol de l’Economie, Luis de Guindos, que Madrid n’envisage pas de faire appel à un plan de sauvetage pour l’Etat, en plus de celui pour ses banques.

    http://www.capital.fr/bourse/analyses-seances/panique-boursiere-en-europe-l-espagne-et-la-grece-au-centre-des-inquietudes-742948

    Vers 15 heures 15 :

    France : la Bourse de Paris chute de 3 %.

    Italie : la Bourse de Milan chute de 4,08 %.

    Espagne : la Bourse de Madrid chute de 2,55 %.

    Grèce : la Bourse d’Athènes chute de 7,13 %.

  4. Lundi 23 juillet 2012 :

    A propos de la faillite de l’Espagne, lisez cet article du journal espagnol EL CONFIDENCIAL :

    Il n’y a plus de solution, sauf : le sauvetage, ou le défaut de paiement, ou la sortie de l’euro.

    Le gouvernement jette l’éponge : « C’est une question de jours, ou vous nous aidez, ou nous coulons. »

    A compter d’aujourd’hui, le gouvernement de Mariano Rajoy fait face à l’une des semaines les plus cruciales de son mandat. A la fermeture des marchés la semaine dernière, la prime de risque était au-dessus des 600 points de base, elle a atteint 640 points de base dans les premières heures d’aujourd’hui lundi. Deux régions, la région de Valence et la région de Murcie, ont demandé le sauvetage de l’Etat parce qu’elles n’ont plus de liquidités et parce qu’elles ne peuvent plus payer leurs employés. La rue a atteint le point d’ébullition. Ce qui se passe à partir d’aujourd’hui peut être définitif.

    “Ce qui arrive à l’Espagne n’est pas uniquement la preuve de l’échec de nos politiques et de notre pays depuis toutes ces années, c’est également la preuve de l’échec du projet européen, de l’incompétence des dirigeants européens, et de la futilité de leurs décisions”, déclarent les proches de Mariano Rajoy. Le gouvernement espagnol n’a plus aucun moyen de faire quoi que ce soit et il ne dépend que des décisions prises à Bruxelles.

    “Ou vous nous aidez, ou nous coulons et nous entraînons toute l’Europe. C’est une question de jours. Ici en Espagne, nous ne pouvons pas agir avec cette lenteur exaspérante avec laquelle agissent habituellement les dirigeants de Bruxelles”, a déclaré le ministre de l’Economie. La BCE, comme il l’a rappelé la semaine dernière au nom de l’ensemble du gouvernement, doit rompre avec sa politique traditionnelle : la BCE doit soit acheter de la dette espagnole, soit au moins faire un geste pour injecter de l’argent sur ​​les marchés. Il pense que cela doit être fait à très court terme.

    http://www.elconfidencial.com/espana/2012/07/23/el-gobierno-tira-la-toalla-es-cuestion-de-dias-o-nos-ayudan-o-nos-hundimos-102443/

    1. Ah, ah Banco Esperito Santo propose des depots remuneres a 4% sur 12 mois… dans une pub au dessus de votre article…
      Ne souscrivez pas BA, ne faites pas ca !!!

      1. c’est étrange de ne pas faire confiance à cette banque qui dispose pourtant d’une divine garantie

        “qui dépose son argent à banco esperito santo reverra son argent quand il mourra… car “dieu le lui rendra” 🙂 ”
        à moins que même après sa mort, les voies divines ne restent insolvables ou impénétrables

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