JP Morgan 1° trimestre 2012

JP Morgan Chase vient de publier ses comptes du 1° trimestre 2012…

Comme pour les trimestres précédents, la banque respecte confortablement les règles d’endettement de Bâle II avec un ratio Tier 1 d’origine réel de 8,5 % (il doit être supérieur à 8 %) soit un multiple µ (leverage) de 11,7 (il doit être inférieur à 12,5),

JPMorgan2011 Q12011 Q22011 Q32011 Q42012 Q1
Pref. stocks7,87,87,87,87,8
Liabilities2 025,402 071,702 114,802 090,002 081,20
Equity172,8175,1174,5175,8177,7
Leverage (µ)11,711,812,111,911,7
Tier 1 (%)8,58,58,38,48,5

Sommes en milliards de dollars.


Les capitaux propres augmentent et le total des dettes baisse (encore) par rapport au trimestre précédent. C’est parfait car cela montre que la banque est en voie de respecter bientôt les normes de Bâle III.

La recapitalisation des grandes banques s’imposait comme l’ont dit et répété les autorités américaines.
Une fois de plus, lorsqu’une banque respecte ces règles d’endettement, cela signifie que tout va bien a priori, et inversement : il y a des cadavres dans les placards quand elles ne le sont pas, ce qui est le cas des big banks européennes too big to fail.

Avec des bénéfices de $5,383 milliards, la rentabilité des capitaux investis augmente : elle est de 11,6 % pour le ROE (Return On Equity), légèrement inférieure aux normes de 15 %.

Tout va bien maintenant dans cette banque comme dans les autres big banks des Etats-Unis, ce qui n’empêche pas tous les idiots nuisibles de répéter tous en chœur que tout va mal.

Tout est simple disait Milton Friedman

La connaissance de ces problèmes bancaires et monétaristes alimente la spéculation gagnante perturbée par ces idiots nuisibles qui pullulent.

Cliquer ici pour lire les données du 1° trimestre de JPMorgan Chase.

10 réflexions sur “JP Morgan 1° trimestre 2012”

    1. Je ne comprends pas pourquoi ça baisse, surtout les banques, car Sarko et les experts de Natixis ont dit que la crise était finie et que les banques françaises sont les meilleures du monde car les mieux capitalisées !

  1. 14 avril 1912 :

    Le Titanic vire, mais heurte l’iceberg par tribord et le choc fait sauter les rivets, ouvrant ainsi une voie d’eau dans la coque sous la ligne de flottaison. Les portes étanches sont alors immédiatement fermées par Murdoch afin d’éviter une voie d’eau plus importante. Mais l’eau commence à envahir les cinq premiers compartiments du bateau. Or, le Titanic ne peut flotter qu’avec au maximum quatre de ses compartiments remplis d’eau.

    Source : article “Titanic” dans Wikipedia.

    Cent ans plus tard, presque jour pour jour : le Titanic “ZONE EURO” a cinq compartiments remplis d’eau.

    L’eau est entrée dans le compartiment grec, ensuite l’eau est entrée dans le compartiment irlandais, ensuite l’eau est entrée dans le compartiment portugais.

    Maintenant, l’eau entre dans le compartiment espagnol et dans le compartiment italien.

    L’Espagne et l’Italie entraînent maintenant tous les autres Etats européens vers le fond de la mer.

    Comment les Bourses réagissent-elles au naufrage de l’Espagne et de l’Italie ?

    Italie : – 3.43%
    Espagne : – 3.58%
    Suisse : – 0.87%
    Pays-Bas : – 1.53%
    France : – 2.47%
    Norvège : – 1.01%
    Russie : – 0.46%
    Pologne : – 1.26%
    Allemagne : – 2.36%
    Belgique : – 1.53%
    Royaume Uni : – 1.03%

    Le Titanic « ZONE EURO » prend l’eau de toutes parts.

    http://www.youtube.com/watch?v=Vxz8p3QdD3Q

  2. Messieurs, vous êtes bien sévère avec l’Europe : elle aura surnagé + de 10 ans quand le Titanic coulait au bout de 3 heures après 4 jours de traversée seulement…

    Quant aux raisons de ces naufrages respectifs, elles sont les mêmes : ordres contraires ! « Hard a’starboard » ? « Full astern » ?? « Stop » ???

    « Autant de têtes, autant d’avis », dirait fort justement Jean de La Fontaine.

  3. le CAC va être ramené à sa valeur d origine : 1000 voir grand max – 2000 car nous avons produit du vent depuis les années 1980 à nos jours c est la plus grosse bulle monétaire

  4. Samedi 14 avril 2012 :

    L’ÉCLATEMENT DE LA ZONE EURO : L’INSTANTANÉ.

    Ce que vous voyez sur ce graphique produit par l’agence de presse Bloomberg, c’est l’éclatement de la zone euro. Sous la ligne horizontale, on voit les sommes qui quittent de mois en mois différents pays tandis qu’au-dessus de la ligne horizontale, on retrouve les mêmes sommes ventilées par pays où ces sommes aboutissent.

    Les gagnants : 1. Allemagne, 2. Pays-Bas, 3. Luxembourg.

    Les perdants (les plus tristes en premier) : 1. Italie, 2. Espagne, 3. Irlande, 4. Grèce, 5. Portugal, 6. Belgique.

    Le graphique a été produit par la rédaction de Bloomberg à partir des données fournies par les banques centrales des différents pays de la zone euro. Un pays dont l’argent sort, en signale les montants. De même pour un pays qui le reçoit, la réglementation intérieure de la zone euro obligeant le pays receveur de prêter le même montant au pays donneur.

    Si des sommes quittent un pays, c’est bien sûr que leurs habitants (riches) craignent de se retrouver du jour au lendemain en possession de lires, pesetas, punts ou Irish pounds, drachmes, escudos, francs belges, dévalués.

    Pour donner un ordre de grandeur, en mars, par exemple, 65 milliards d’euros ont quitté l’Espagne.

    N.B. : La Suisse n’étant pas dans la zone euro, les mouvements de capitaux vers la Suisse n’apparaissent pas sur le graphique.

    http://www.pauljorion.com/blog/?p=35925

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