Les nuls de la Banque de France, bilan 2025, plus-values et or, au 28 mars 2026

Les plus-values sur le stock d’or de la France géré par la Banque de France en 2025 ont été de 89,5 milliards d’euros dont 11 milliards d’euros proviennent d’une opération hors normes portant sur la vente de 129 tonnes d’or de la France aux États-Unis (et y ayant été détenues précédemment) avec pour contrepartie un achat de 129 tonnes d’or en Europe, ce qui maintient ce stock d’or au même poids depuis un certain nombre d’années…

***

Ces opérations de ventes-achats portant sur le stock d’or de la France font donc apparaitre in fine une plus-value inattendue et extraordinaire de… 11 milliards d’euros.

Elle ne résulte pas de l’augmentation du prix de l’or en 2025 ni du génie des salariés de la Banque de France mais de ceux de la banque américaine… JP Morgan

En effet, en tant qu’experts sur les marchés de l’or des deux côtés de l’Atlantique, les dirigeants de JP Morgan ont proposé à leurs homologues de la Banque de France de faire une opération d’ingénierie financière assez sophistiquée qui a consisté à vendre au cours de l’année 2025 (et au début de 2026) la totalité du stock d’or de la France de 129 tonnes géré par la Banque de France mais maintenu en dépôt depuis des décennies à la Fed.

Cet or se présentait sous différentes formes, en lingots, en barres, à différents titres (teneur en or) et il était évidemment possible pour de fins connaisseurs des marchés de l’or aux États-Unis comme le sont les salariés de JP Morgan de maximiser le produit de la vente de cet or.

Evidemment, les dirigeants de la Banque de France n’ont pas voulu faire apparaitre une baisse du poids total de l’or de la France détenu officiellement dans leurs actifs car cela aurait fait hurler tous les Français attachés à cet or national.

Ils ont donc acheté en Europe le même poids d’or (au 31 décembre 2025), soit 129 tonnes à ce jour, mais de l’or au standard LBMA (London Bullion Market Association) à une pureté de 99,99 % en barres de 400 onces.

Or, les ventes aux États-Unis de ces 129 tonnes de l’or de la France ont généré des plus-values de 11,0 milliards d’euros par rapport aux achats du même poids d’or en Europe au standard LBMA compte tenu des caractéristiques propres de ces marchés.

Cette opération d’ingénierie financière est, disons normale pour les salariés de JP Morgan qui sont réputés pour leurs compétences, entre autres sur les marchés de l’or, aux États-Unis et en Europe.

La manip a été bien conçue et parfaitement bien réalisée, avec une synchronisation sans faille des opérations effectuées simultanément (en sens contraire, ventes/achats) en 2025 et en toute discrétion car personne n’en a eu connaissance en source ouverte du moins, avant la publication des comptes de la Banque de France le 24 mars 2026 sur l’exercice 2025.

Ainsi se confirme ce que deux députés (communistes à l’origine) ont dénoncé publiquement en 2019, à savoir que la banque JP Morgan était comme chez elle à la Banque de France au point de lui faire bénéficier d’une plus-value inespérée de 11 milliards d’euros pour des prestations facturées pour un montant dérisoire comparativement au montant de cette plus-value.

Un ascenseur, ça monte, mais ça descend toujours.

L’éviction de Sylvie Goulard de la direction de la Banque de France fin 2022 n’a pas servi à protéger les intérêts de la France à la Banque de France car le vers est depuis longtemps dans le fruit à l’insu du plein gré des Français comme toujours ignares en matière financière…

***

Je reprends maintenant les explications précises concernant la gestion récente des réserves nationales d’or gérées par la Banque de France car il apparait que ces manipulations ont été mal comprises par un certain nombre de personnes…

D’après son bilan publié le 24 mars par la Banque de France pour l’exercice 2025, une partie des plus-values réalisées sur le stock des 2 437 tonnes d’or de la France en dépôt à la Banque de France (à la clôture de l’exercice) se monte à 264,295 milliards d’euros (poste P12) et une autre partie de ces plus-values est comptabilisée dans le poste P14.

En effet, les grosses têtes de la Banque de France constituent une réserve prudentielle sur les plus-values réalisées sur le stock d’or et de devises qu’elle détient de façon à pouvoir faire face ultérieurement à des baisses possibles à l’avenir du prix de cet or et des cours des devises, ce qui est parfaitement admissible.

La Banque de France a donc provisionné en quelque sorte 11,417 milliards d’euros enregistrés au poste P14 selon des règles prudentielles bien préétablies, portant (normalement) sur la valeur du stock total de 2 437 tonnes d’or de la France.

Donc, les plus-values totales réalisées au 31 décembre 2025 sur le stock d’or de la France sont le résultat de l’addition des postes P12 et P14 soit de 264,295 + 11,417 ce qui fait 275,712 milliards d’euros.

Cependant, la plus-value sur le stock d’or de la France générée au cours de la seule année 2025 est le résultat de la différence des plus-values enregistrées fin 2025 et (moins) celles de 2024, à savoir 264,295 – 186,266 soit 78,029 milliards d’euros auxquelles il faut rajouter les plus-values sur la seule année 2025 comptabilisées dans la réserve au poste P14, soit 11,417 milliards d’euros, ce qui fait un total de 89,446 milliards d’euros.

Document 1 :

La note 20 page 133 du rapport de gestion de la Banque de Fance précise d’une façon absconse que la plus-value a été de 11,0 milliards d’euros sur les opérations portant sur l’or de la France lors des ventes/achats en 2025.

Document 2 :

 

Les nuls de la Banque de France ne sont même pas capables de s’exprimer correctement en français car ces plus-values ne sont pas latentes, car d’après le Larousse, latentes signifierait que ces plus-values existeraient de manière diffuse, sans être apparentes, mais qui pourraient à tout moment se manifester, or ces plus-values sont bien réelles et indubitablement comptabilisées dans le bilan de la Banque de France !

Par ailleurs, les dirigeants de la Banque de France se sont arrogés eux-mêmes le droit de ne pas respecter les règles comptables IFRS que doivent pourtant respecter toutes les entreprises. C’est la raison pour laquelle ils comptabilisent ces opérations de façon à ce que les personnes qui ne maitrisent pas leurs règles ne puissent pas facilement comprendre les manipulations contestables qu’ils font…

Même les professionnels de l’information financière n’ont généralement pas compris les explications données par les dirigeants de la Banque de France lors de la publication de ses résultats le 24 mars au point qu’ils ont dû publier le lendemain le 25 mars un communiqué complémentaire !

Toutefois, ils n’ont pas précisé que c’est la banque américaine JP Morgan qui fournit officiellement des prestations sur l’or pour le compte de la Banque de France qui est indubitablement l’auteur de cette plus-value inattendue de 11 milliards d’euros.

C’est ma fidèle lectrice Corinne qui m’a une fois de plus fort pertinemment rappelé que c’est JP Morgan qui a ainsi œuvré en toute discrétion.

Donc, encore un grand merci à Corinne !

***

Cliquer ici pour accéder au bilan de la Banque de France pour 2025.

Cliquer ici pour (re) lire un de mes derniers articles sur les nuls de la Banque de France.

© Chevallier.biz

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


La période de vérification reCAPTCHA a expiré. Veuillez recharger la page.