Stress tests & leverage

La Fed vient de rendre publics les résultats des tests de résistance qu’elle a effectués sur les 19 big banks too big to bail.

Ils sont proches des conclusions auxquelles je suis arrivé avec mes calculs des multiples d’endettement (leverage) basés sur les règles prudentielles préconisées par ce bon vieux Greenspan et la BRI.

Globalement, selon les calculs de la Fed et les miens, ces big banks respectent ces règles et ces tests, la banque New York Mellon est classée première dans les deux cas, la seule différence notable concerne Citigroup que je classe en 4° position alors que les gens de la Fed l’ont recalée.

Il aura fallu des mois de travail pour des centaines de personnes dans les banques et à la Fed pour arriver quasiment aux mêmes conclusions que les miennes !

Les Américains peuvent encore augmenter leur productivité.

Cliquer ici pour voir mon dernier article à ce sujet.

27 réflexions sur “Stress tests & leverage”

  1. La FED a sans doute analysé les dettes de chaque banque dans le détails en essayant en les classant à l’aide d’une notation (AAA jusque B) pour savoir si elles risquaient de devoir utiliser fortement leurs capitaux propres ou pas..

    Cdlt

  2. Mercredi 14 mars 2012 :

    La dette des banques espagnoles envers la Banque centrale européenne a bondi en février pour atteindre son maximum historique, à 152,4 milliards d’euros nets, dopée notamment par la récente injection de liquidités par la BCE.

    Le montant est dopé par l’injection de liquidités par la BCE, qui a réalisé en décembre et février deux opérations de prêt sur trois ans, à des taux avantageux, aux banques de la zone euro. La première a attiré plus de 500 banques pour un montant de 489 milliards d’euros, la deuxième a attiré 800 banques pour 530 milliards euros.

    Cette injection de liquidités visait à aider les banques, qui ont du mal à se financer sur les marchés, dans un climat général de défiance.

    http://www.boursorama.com/actualites/espagne-nouveau-record-historique-pour-la-dette-des-banques-envers-la-bce-bbda53af2723c8f77acf39ebc7e22363

    La BCE a prêté 1118,273 milliards d’euros aux banques de la zone euro.

    En décembre 2014, les banques de la zone euro seront obligées de rembourser la BCE.

    Si les banques de la zone euro sont incapables de rembourser la BCE, la BCE leur prêtera de nouvelles centaines de milliards d’euros supplémentaires.

    Et ça repartira pour trois ans.

    En décembre 2017, les banques de la zone euro seront obligées de rembourser la BCE.

    Si les banques de la zone euro sont incapables de rembourser la BCE, la BCE leur prêtera de nouvelles centaines de milliards d’euros supplémentaires.

    Et ça repartira pour trois ans.

    En décembre 2020, les banques de la zone euro seront obligées de rembourser la BCE.

    Si les banques de la zone euro sont incapables de rembourser la BCE, la BCE leur prêtera de nouvelles centaines de milliards d’euros supplémentaires.

    Et ça repartira pour trois ans.

    Et à la fin, ça finira bien.

  3. Un dirigeant de Goldman Sachs claque la porte et dénonce un climat toxique

    NEW YORK – Un cadre supérieur de Goldman Sachs, claquant la porte au bout de 12 ans, a dénoncé mercredi dans une tribune au New York Times la culture d’entreprise toxique de la grande banque d’affaires, qui privilégierait ses profits au détriment de ceux de ses clients.

    Greg Smith, qui indique démissionner mercredi de son poste de directeur exécutif et responsable des produits dérivés américains en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient, affirme que les intérêts des clients continuent à passer au second plan dans la façon dont la banque fonctionne et pense à gagner de l’argent.

    Quand les livres d’histoire seront écrits sur Goldman Sachs, ils pourraient bien montrer que le PDG actuel Lloyd Blankfein et le président Gary Cohn ont laissé tomber la culture de la firme quand ils en tenaient les rênes. Je crois réellement que ce déclin de la fibre morale de l’entreprise représente la menace la plus sérieuse pour sa survie à long terme, écrit M. Smith.

    Selon lui, la banque en est au point où celui qui gagne assez d’argent pour la banque, à condition qu’il ne soit pas un assassin, sera promu à un poste influent de Goldman Sachs.

    Goldman Sachs a rejeté les accusations de cette lettre ouverte assassine pour son image de grande banque d’affaires.

    Nous sommes en désaccord avec l’opinion exprimée, qui selon nous n’illustre pas notre façon de gérer nos affaires, a indiqué un porte-parole de la banque. A notre avis, nous ne pourrons réussir que si nos clients réussissent. Cette vérité fondamentale est au coeur de notre comportement.

    Mais M. Smith, ancien membre de l’équipe de recrutement de la banque, chargé de repérer dans les universités les étudiants les plus prometteurs pour les convaincre de la rejoindre, cite plusieurs anecdotes à l’appui de ses accusations.

    Ca me rend malade de voir comment les gens parlent de façon ignoble d’arnaquer leurs clients, écrit-il.

    Depuis 12 mois j’ai vu cinq différents directeurs généraux parler de leurs propres clients comme de ‘pantins, parfois dans des courriels internes, ajoute-t-il, alors même que ce genre de comportements a été abondamment dénoncé ces dernières années dans des enquêtes judiciaires et parlementaires, comme l’affaire de Fabulous Fab, alias Fabrice Tourre.

    M. Tourre est un cadre français de la banque poursuivi pour avoir trompé des investisseurs en leur vendant des produits financiers complexes et très risqués adossés au marché immobilier américain.

    Je n’ai connaissance d’aucun comportement illégal, écrit encore M. Smith. Mais est-ce que les gens (de Goldman) poussent leurs clients à acheter des produits lucratifs et compliqués, même s’ils ne sont pas les plus simples ou s’ils ne correspondent pas à leurs besoins? Absolument. Tous les jours, en fait.

    (©AFP / 14 mars 2012 15h48)

    A force de faire des c****, certains craquent.

      1. Oui c’est possible en effet… une sorte de crise de la quarantaine. Toute interprétation est ouverte…

        Il y a aussi les propos de Oudéa qui sont complètement à côté de la plaque, lors de sa conférence de presse aujourd’hui. Mais bon, je ne veux pas trop polluer votre blog pour aujourd’hui (surtout avec ce genre d’inepties). 🙂

        Bonne soirée

      2. Traiter l’attaque de Greg Smith contre GS d’antiaméricanisme est d’une mauvaise foi évidente. Tout ce qui est américain n’est pas nécessairement bon (je suis bien placé pour le savoir) et le croire serait un dangereux fantasme.

        Les scandales avec cette firme sont légions: les réprimandes du Sénat US, les reproches de l’UE, le camouflage de la dette grecque, les poursuites contre Rajat Gupta pour délit d’initié, les amendes salées pour avoir vendu des actifs pourris à ses clients et même les 12 milliards de bonus versés à ses employés l’an dernier (±400000$/employé).

        Ce qui m’étonne, moi, ce matin c’est que les actionnaires de cette firme pourrie acceptent sans dire un mot, un rendement moyen des fonds propres de 3,2% et une perte en capital de 40% sur 5 ans de la valeur de son action. Comment Blankfein peut-il justifier des bonus de 12 milliards lorsque les bénéfices sont réduits à 4,4 milliards?

      3. Quelle réaction primaire !
        L’AFP ne fait que publier une réaction d’un employé d’une boîte effectivement pourrie ; vous n’allez pas prétendre la connaître mieux que lui, non ?
        Ne soyez pas hémiplégique !
        Ce n’est pas parce que la France est remplie d’antiaméricains qui prennent leur désir pour une réalité, que l’€zone est plombée par cette ignominie de monnaie unique, le piège des fédéralistes, que le keynésianisme est aussi faux que le marxisme, que les banques françaises sont très mal gérées, forcées qu’elles sont de se conformer aux lubies de l’état (tout comme Freddie Mac et Fanny Mae, d’ailleurs…) que pour autant Goldman-Sachs n’est pas un instrument ignominieux d’une oligarchie d’autant plus à son aise que la monnaie est créée sans étalon.
        Vous décrédibilisez tout votre site par une seule réflexion, maintenant j’hésite à faire circuler vos articles.

        1. 1 salarié parmi les 12 000 de son niveau de qualification, a réagi de cette façon et toute la planète financière doit croire que les gens de GS sont des banksters !
          C’est de la pure propagande pour idiots inutiles ! et ça marche !!!

          1. Extrait de Wikipedia : “En 2010, la compagnie verse 15,38 milliards de dollars en salaires et en primes à ses employés, ce qui représente une diminution de 5 % par rapport à 2009”

            À ce tarif, ce qui est étonnant, c’est qu’il y en ait un pour cracher dans la soupe !

            Pour un million de $ par an, je vais faire votre pub chez Mélenchon, promis !

  4. Quelles sont les raisons qui font que les actions ont atteint un tel niveau de valorisation? Certains ne soutiennent-ils pas que les raisons sous-jacentes à une survalorisation ne sont pas réunit? En d’autres mots, quels sont les raisons qui font que “l’environnement” économiques n’est pas favorable à la valorisation des actions même si les niveaux actuels sont stratosphériques?

  5. Un vrai génie ce Oudéa…

    http://www.romandie.com/news/n/_Oudea_SocGen_les_CDS_ne_sont_pas_un_enjeu_significatif_pour_les_banques83140320121247.asp?

    Et au passage, Goldman empoche 600 millions. alors que les autres génies de BPCE en perd 923.
    Mais c’est une bonne nouvelle, selon les pitres de Natixis.

    https://mediabenews.wordpress.com/2012/03/10/grece-un-jackpot-de-600-millions-pour-goldman-sachs-tandis-qu-athenes-organise-sa-faillite-et-que-la-crise-de-la-dette-grecque-a-coute-cher-aux-banques-francaises-7-milliards-deuros-aux-cinq-g/

    Ma recommandation de décembre 2011 (profiter de la dégradation de Goldman pour acheter) commence à payer…

  6. Mercredi 14 mars 2012 :

    Le budget de l’Union Européenne au bord du défaut, selon le Parlement européen

    Le budget de l’Union européenne est “au bord du défaut”, les grands contributeurs – fortement mis à contribution pour sauver l’euro – rechignant à augmenter leur participation, a averti mercredi Alain Lamassoure, président de la commission des Budgets du Parlement européen.

    La Commission européenne doit présenter le 26 avril sa proposition pour le budget 2013, mais il est “peu probable” que les Etats acceptent une augmentation, a estimé M. Lamassoure au cours d’un point de presse au Parlement européen à Strasbourg avec le commissaire au Budget Janusz Lewandowski.

    Les Etats ont imposé un budget d’austérité pour 2012 avec des dépenses limitées à 129,1 milliards d’euros, loin des 133,1 milliards demandés par le Parlement.

    Le commissaire au Budget Janusz Lewandoswki a confirmé avoir des difficultés pour trouver 11 milliards d’euros afin de rembourser aux Etats les factures présentées fin 2011, et il a annoncé travailler à un projet rectificatif nécessaire pour au moins la moitié de cette somme.

    “Le budget européen n’a pas un euro de déficit, mais il est au bord du défaut”, a lancé Alain Lamassoure.

    “Nous sommes face à un problème politique. La France, l’Allemagne, les Pays Bas, la Finlande, l’Autriche, qui sont les pays contributeurs nets, refusent toute augmentation de leur contribution nationale, car ils sont les principaux supports du fonds de sauvetage de l’euro et ils ne veulent pas payer deux fois”, a-t-il expliqué.

    http://www.boursorama.com/actualites/le-budget-de-l-ue-au-bord-du-defaut-selon-le-parlement-europeen-50ed664755db6a518316dffc504af25a

  7. (hors sujet)

    La Banque cantonale bernoise a dégagé un bénéfice net de près de 130 millions de francs, en progression de 4,6% par rapport à l’exercice précédent.

    La Banque cantonale bernoise (BCBE) a poursuivi sa croissance l’an dernier avec une hausse de 4,6% par rapport à l’exercice précédent et un bénéfice net qui s’établit à près de 130,1 millions de francs.

    Le bénéfice avant impôts ressort à 162,7 millions de francs, en hausse de 1,7%, a indiqué jeudi la BCBE. Le produit des intérêts a atteint 354,7 millions, soit au même niveau que l’an passé. Les créances sur la clientèle ont progressé de 3,9% à 17,2 milliards.

    Les créances hypothécaires ont également augmenté de 3,9% à 16,2 milliards. L’afflux d’argent frais a totalisé 262 millions de francs. Le conseil d’administration va proposer à la prochaine assemblée générale d’augmenter le dividende de 5,10 à 5,30 francs. Il s’agit de la quinzième hausse consécutive du dividende.

    Le ‘mu’ dit quoi? Comme les autres banques cantonales, j’imagine?

      1. Ca ne m’étonne pas. Toujours bon à confirmer par contre. Au fait, l’overnight deposit à la BCE est passé à 686MM d’euros. Lié à l’injection grecque probablement… une autre idée pourquoi cela aurait baissé de près de 200MM?

        Sinon la BNS vient de confirmer le cours plancher du CHF contre l’EUR à 1.20. Pour le meilleur ou pour le pire comme on dit.

  8. Le Mariole fait de la survie à court terme le temps que ses potes de GS encaissent un max
    ça crashera quand ça crashera, il(s) s’en moque(nt) : il s’en ira (iront) faire du fric ailleurs.

    Tout est simple, n’est-ce pas ?

  9. Bonsoir,
    je vous indique que pour compléter ma première contribution,
    il y a la référence de l’article suivant:
    http://rollingalpha.blogspot.fr/2012/03/greek-cds-exposure-proving-isda-and.html
    En suivant le raisonnement exposé dans cet article et en faisant une règle de trois entre le montant au niveau mondial des cds vendus par les trois plus grandes banques Américaines (6 Tillions) et le montant des obligations grecques vendues par rapport au montant mondial (qui vaut 1,43%) on peut en déduire en ajoutant les cds souscrits pour les banques et les sociétés grecques, que le montant notionnels des cds grecs ‘souverains et entreprises) pourrait etre au moins de 2%* 6 trillions. C’est à dire au moins de 120 Milliards pour les banques américaines, s’il n’y a pas eu de spéculation excessive.
    Cordialement

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