Zone euro : ça va mal, milli métriquement et avec… acharnement !

Ça va mal dans a zone euro : hier encore, 10 décembre, les rendements du 10 ans helvète ont encore battu un plus bas record

Document 1 :

… alors que les rendements du Bund ont monté car l’Allemagne est elle-aussi pourrie par les junk bonds de ces cochons de pays du Club Med comme par exemple le 10 ans français…

Document 2 :

… alors que les rendements des Notes restent à des niveaux élevés en concordance avec la bonne santé de l’économie américaine mais dans la crainte d’un €ffondrement ou du moins d’une accentuation de la crise,

Document 3 :

La nomenklatura franchouillarde bataille ferme pour que l’écart entre les rendements de son 10 ans ne s’écarte pas trop de la limite critique des 50 %

Document 4 :

et il en est de même avec le Bund dont l’écart est maintenu à 150 % par rapport au 10 ans helvète,

Document 5 :

De loin, les courbes sont comme les canards qui avancent sur l’eau : ils donnent l’impression de glisser facilement alors qu’ils pédalent à font avec leurs palmes,

Document 6 :

Il en est de même aussi pour les Italiens,

Document 7 :

Ça s’agite beaucoup dans le marigot européen bancaire pour jouer la montre et ne pas couler tout de suite. Après, on verra bien…

13 réflexions sur “Zone euro : ça va mal, milli métriquement et avec… acharnement !”

  1. Bonjour,

    Rentrerait-on en déflation? Tout l’indique: “La France flirte de nouveau avec la déflation en novembre”
    (http://www.lesechos.fr/economie-france/conjoncture/0204008426757-france-nouvel-acces-de-faiblesse-de-linflation-en-novembre-1073950.php?xtor=RSS37)
    En bon adepte de la méthode Coué, le journaliste indique cependant: “La nouvelle est mauvaise pour l’économie mais bonne à court terme pour les consommateurs.” Surtout en cette veille de Fêtes où il faut “absolument” que le commerce aille bien.

    Bonne soirée

  2. Oui, mais en zone euro, il y a la Grèce (entre autres).

    Et nous NE devons PAS oublier ce qui est en train de se passer en Grèce.

    Jeudi 11 décembre 2014 :

    Grèce : plongeon de la Bourse d’Athènes (- 7,35%).

    L’indice général de la Bourse d’Athènes continuait jeudi après-midi sa chute en perdant 7,35% à la clôture, en baisse pour le troisième jour consécutif, sur fond d’incertitude politique en raison de l’élection présidentielle la semaine prochaine.

    L’indice Athex avait connu cette semaine un mardi noir, dégringolant de 12,78% en une séance, tandis que mercredi ses pertes avaient été limitées à 1,01%.

    Ces chutes sont causées par l’annonce de la tenue de l’élection présidentielle avec deux mois d’avance, accélérant d’autant le risque pour l’actuel gouvernement de coalition droite-socialiste, dirigé par le conservateur Antonis Samaras, d’être contraint à des législatives anticipées.

    Rappel :

    A la coupe du monde des pays en faillite, dans les 11 premières places, il y a 9 pays européens.

    1- Médaille d’or : Japon. Dette publique de 243 % du PIB

    2- Médaille d’argent : Grèce. Dette publique de 317,499 milliards d’euros, soit 174,1 % du PIB

    3- Médaille de bronze : Italie. Dette publique de 2168,855 milliards d’euros, soit 133,8 % du PIB

    4- Portugal : dette publique de 224,129 milliards d’euros, soit 129,4 % du PIB

    5- Irlande : dette publique de 209,702 milliards d’euros, soit 116,7 % du PIB

    6- Chypre : dette publique de 19,365 milliards d’euros, soit 112,2 % du PIB

    7- Belgique : dette publique de 433,274 milliards d’euros, soit 105,1 % du PIB

    8- Etats-Unis : dette publique de 18004 milliards de dollars, soit 105 % du PIB

    9- Espagne : dette publique de 1012,606 milliards d’euros, soit 96,8 % du PIB

    10- France : dette publique de 2023,668 milliards d’euros, soit 95,2 % du PIB

    11- Royaume-Uni : dette publique de 1552,344 milliards de livres sterling, soit 88,4 % du PIB

    (Pour info : la dette publique de la Russie est de 13 % du PIB)

    http://cimb.ch/ICMB/Publications_files/Geneva16_2.pdf

  3. Héfaillitos, mon moral est en déflation...

    nos zélite ne comprennent toujours pas….

    Avec une déflation économique, l’économie détruit des emplois et la monnaie baisserait naturellement ce qui permettrait au pays de retrouver compétitivité.

    Mais si elle est bloquée car partagée, la monnaie ne joue pas son rôle naturel de courroie d’équilibrage des deux autres marchés….

    S’endetter à 3 en période déflation économique.. je connais peu d’entreprises qui vont résister longtemps sans parler des trésorerie exsangues. D’ailleurs les banques ne leur pretent plus.

    Et ça fait de plus en plus d’indemnité chomage à payer pour un pays dont les recettes s’effritent.
    Le chemin vers la mort économique se poursuit lentement, en silence, sous les vociférations absurdes de moscovici et ses copains : “tout va bien, la preuve c’est que la France s’endette gratuit !!!”
    “c’est génial, le spread avec l’allemagne baisse !”

    Les QE des autres pays produisent leurs effets : l’euro qui prétend être une tour de Babel s’effondre par la base de ce qui soutient une monnaie : l’économie réelle des pays en question. Les eurozonards n’ont pas utilisé l’arme monnétaire pour baisser leur devise comme le font sans cesse les autres pays pour protéger leurs emplois. Ils n’ont regardé que la hausse de PIB… ce qui a créé plus d’immobilier en espagne, plus d’usines en allemagne, plus de fonction publique en france etc… Depuis longtemps, la croissance ne génèrait plus autant d’emploi qu’avant, d’ailleurs la croissance il n’ya en même plus en ce moment. Nos élites n’ont pas compris ce qui s’appelle la “financiarisation…” et raisonnent sur des modèles dépassés.

    L’économie est par terre, la japonisation est en route comme le relevait je sais plus qui sur bfm business.
    Nos élites ont donc choisi de ne rien faire, ce qui était la possibilité la plus grande donnée à 60% dans un numéro du magazine Capital qui date de deux ans…

    1. C’est un peu plus compliqué …
      On ne peut pas faire de QE si on ne laisse pas filer les déficits (un QE consiste à acheter de la dette d’Etat).
      On ne peut pas laisser filer les déficits car sinon les pays du Sud ne feraient strictement aucune réforme.

      Sortir de l’euro serait juste une solution concrétisant le fait que les dirigeants des pays du sud sont des incapables. Lors de la création de l’euro, le besoin de réforme et de convergence économique était très clair mais a été bien vite jeté aux orties pour faire du clientélisme et du socialisme à outrance.

      Pour moi, le problème n’est pas l’euro mais la gouvernance de certains pays, suivez mon regard …
      Sortir de l’euro ne résoudrait pas nos problèmes structuraux internes : on continuerait à se faire bouffer tout cru par la mondialisation et notre richesse globale diminuerait encore plus vite …

  4. Mr Chevallier, comment interpréter les arguments de ceux qui prônent pour un retour au franc?

    “Rappelons d’abord que ce n’est pas le lieu de résidence du détenteur de dette qui importe, pas plus que le fait que la dette ait été émise en euro, mais le pays où a été émis ce contrat[3].Or, 97% du montant total de la dette a été émis en droit français. Et selon le principe de droit international de Lex Monetae, cette part de la dette est convertible en nouveaux francs.En effet, le changement de monnaie en France serait acté par une loi « monétaire » (faisant office de lex monetae en droit interne), les juges français se voyant obligés d’appliquer cette loi.Pour les 3% restants (dette émise en droit étranger), cela dépend des juges étrangers, qui doivent, en principe, d’après la Lex Monetae, convertir également ce montant en nouvelle monnaie[4]. Mais, même si ça n’était pas le cas, la dette augmenterait de seulement 60 milliards d’euros pour une dévaluation de 20%.Rappelons par ailleurs que si la France n’avait pas payé d’intérêt depuis les années 70, sa dette serait de seulement 25% du PIB et non 98%…”

    1. héfaillitos qui aimerait connaiitre l'avenir

      Salut Homer, ça faisait longtemps, je vois que vous suivez toujours Msieur C.

      En résumé ça veut dire que si on repasse au franc, le titre de dette est immédiatement convertie en francs au taux de change qui sera décidé par la banque de france.

      l’argumentaire que tu cites est celui développé que tu copies colles (par des économistes et repris par un parti politique) propose 1Euro pour 1 Franc…. et laisser dévaluer ==> les gens ayant prété X euros se retrouveront avc X francs, qui va se dévaluer illico presto pour retrouver un niveai reflètant l’économie française en déficit commercial béant.

      En clair, ce sont les prêteurs étrangers qui vont subir la perte de la dévaluation monnétaire à venir sur les milliards de dette publique qu’ils détiennent.
      Et les français ayant un assez gros compte en banque, qui vont voir le pouvoir d’achat de leur papier fondre comme neige au soleil.
      C’est une bonne chose pour les français en général, et indolore pour les français modestes en particulier.

      C’est également pour cette raison que le parti qui propose cela ne trouve aucune banque française pour le financer : pour les bankster, c’est inimaginable que leurs OAT perdent de la valeur, de même pour les prêteurs étrangers. Si une banque française les finançait, le Draghignol de la BCE refuserait de lui ouvrir le guichet et elle serait mise en faillite ordonnée en un weekend, comme préparé par l’union bankstère de 2015. La banque est un petit métier ultra corporatiste, bien qu’ils ne manifestent jamais dans la rue !

      Ce qui est en préparation, c’est un blocage bancaire à la mode argentine faillite de 2001….

      Tout ce qui a été annoncé aura lieu : changement et dévaluation.
      Mais au préalable, on va décréter une période de quelques mois ou semaines durant laquelle tu sera rationné pour aller retirer des billets de banque… Pendant laquelle tous les comptes en banque des français seront saisis pour rembourser la dette détenue par des étrangers. Et on te rendra le droit de toucher à ton argent quand le nouveau taux de change aura été décidé et la dévaluation faite.
      Cherche une vidéo d’Augustin Salbuchi (ou agustin, je me souviens plus mais il est argentin donc plutot agustin qu’augustin) qui dure une dizaine de minutes…

      Repeat, go to your bank and take you money out FAST !
      Le génie conseiller des présidents attali a annoncé une réforme monnétaire en 2015.

      Ou alors on a une deuxième option : haircut des dettes via pompage direct sur les comptes français pour rembourser. Cette méthode a le mérite de préserver la monnaie unique.

      J’ignore quelle sera l’option choisie par nos zélites. Comme le dit M.Chevallier, plus rien ne fonctionne normalement dans le ssystéme actuel, ça fait longtemps que le peg est mort pour de nombreux pays. Un peg attaqué n’a jamais tenu, et comme le montre M.Chevallier via les courbes polynomiales des taux, les banques françaises se ruent sur les oat françaises pour limiter le spread, car elles auront le droit de se servir dans ton compte en cas d’option de Haircut des dettes.

      J’espère avoir fait le tour de la situation sans avoir dit trop de bétises.

      Et sinon, comment vous voyez la chose les commentateurs ainsi que notre hôte ?
      Que vont-ils choisir ?
      Option 1 : on démantèle de suite
      Option 2 : Haircut des dettes publiques françases pour rentrer à 60% de maastricht, financées par une spoliation des comptes assurance vie des français ?

  5. * French 10-year government bond yields hit record low of 0.90 pct

    ca sent le sapin, et sous le sapin la cagnotte de Noel des intérêts de la dette (sic) ….

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