BCE : encore des dollars pour les banques

La BCE vient encore de prêter pour une semaine 5,122 milliards de dollars à 12 banques de la zone euro qui étaient sur le point d’être en défaut de paiement en cette devise, à un faible coût de 0,58 %,


Il s’agit a priori pour la plupart des 5 banques qui ont bénéficié de la même mesure la semaine précédente et qui ne peuvent pas rembourser leur dette, plus 7 autres.

Ça ne peut pas durer éternellement

16 réflexions sur “BCE : encore des dollars pour les banques”

  1. Mercredi 14 décembre 2011 :

    L’Italie lève 3 milliards d’euros de titres à cinq ans à un taux record.

    Le Trésor italien a levé mercredi 3 milliards d’euros d’obligations à cinq ans, soit le maximum prévu, à des taux d’intérêt qui ont atteint un nouveau record.

    Les taux ont en effet progressé à 6,47 %, contre 6,29 % lors de la dernière opération similaire le 14 novembre, atteignant un nouveau record depuis la création de la zone euro.

    Dépêche AFP.

  2. Bonjour,
    J’aimerais profiter de vos lumières pour comprendre ce qu’il pourrait advenir si la France sortait de l’Euro. Plus précisément, ce qui m’intéresse, c’est comprendre le sort des crédits longs terme. Je m’explique :
    J’ai actuellement des crédits longs terme (immobilier notamment). Si la France sort de l’euro, mes crédits seront convertis en francs et mes revenus aussi. Comme je pense qu’il y aura de l’inflation, j’en déduis que mes revenus (en francs) augmenteront tandis que les coûts de mes crédits baisseront (relativement). Est-ce bien le cas ? si oui, faut il en déduire qu’à la condition de savoir qu’on pourra faire faxe, il faut s’endetter un maximum si l’on croit à cette hypothèse ?
    Merci pour votre avis, vos articles sont passionnants.

  3. @ Patrick

    En supposant un retour au franc, cela provoquerait une hausse brutale des prix mais les salaires seraient bloqués voir en baisse, conséquences classiques d’une dévaluation.

    Quel que soit le sort de l’euro, il est un fait que la liquidité se fait de plus en plus rare ce qui en général fini par aboutir à une déflation des prix et des revenus, dans ce cas les emprunteurs sont perdants car le montant des traites reste le même.

    A moins qu’un nouveau John Law ne parvienne à duper le “chalant” avec une martingale mirobolante mais nous ne sommes plus au 17ème siècle et la Louisiane est découverte depuis longtemps.

  4. Mercredi 14 décembre 2011 :

    USA : Bernanke se dit “très inquiet” de la crise européenne (sénateur).

    Le président de la Banque centrale américaine (Fed) Ben Bernanke s’est dit mercredi “très inquiet” de la crise européenne au cours d’un entretien avec des sénateurs républicains, selon le sénateur républicain de l’Utah Orrin Hatch.

    “Il est très inquiet”, a indiqué M. Hatch à la presse à l’issue de cette rencontre. “Il a dit que si les Européens ne s’en sortaient pas, cela nous affecterait”.

    “L’effondrement de la région nous serait préjudiciable”, a-t-il ajouté.

    Les principales Bourses européennes ont plongé mercredi après une succession de mauvaises nouvelles pour la zone euro, couronnées par une déclaration sans concessions de la part de la chancelière Angela Merkel qui a prédit “des années” de crise et des “revers”.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/afp_00408689-usa-bernanke-se-dit-tres-inquiet-de-la-crise-europeen-senateur-263285.php

  5. Je crois pas que ce soit transposable à l’identique de 1932.
    Tout peut se faire en écriture interbancaire par l’utilisation de la carte bleue même si les distributeurs de billets sont vides. Donc en crise de liquidités, les banques baisseront le rideau pour 6 mois et diront de continuer en achetant à carte bleue. Suffira de dire aux ordis de refuser si le montant de dépense dépasse tel plafond mensuel. Et nous voilà pieds et poings liés.

    De plus, la sortie de l’euro et le retour au franc entrainerait une politique libre sur la planche à billets.
    Notre histrion insiste lourdement pour “monétiser”.
    On comprend bien ce que ça veut dire. On fabrique des billets pour rembourser les dettes… alors qu’on est en récession : on assassine à grande échelle notre monnaie ==> inflation.

    conséquence : on neutralise les effets potentiels de la déflation tout en tirant à mort vers l’inflation…
    et on baisse les salaires. (comme je vais l’illustrer ci dessous)

    Par contre, je pense que les conditions pour de très fortes pressions à la baisse des salaires aient lieu.

    Notre histrion et les autres nous vendent du “acheter français” et “fabriqué en france”.
    Cela exergue le sentiment patriotique, prépare la stigmatisation de ceux qui ont pas les moyens, et prépare le peuple entier à se soumettre et accepter n’importe quelle couleuvre à avaler.

    Quand tout le monde sera réuni à la cause, l’histrion jouera son deuxième pion :
    le coup de la main d’oeuvre est trop cher, on est pas compétitifs. Faut attirer les investisseurs.
    Faisons comme l’allemagne : faut baisser les salaires (comme l’ont fait les allemands dans l’agenda 2010 de schroeder, tournant mercantiliste) et faut aussi transférer les cotisations patronales sur la tva.

    Comme ça, c’est l’impôt le plus injuste de tous qui compensera les pertes engendrées par les cotisations patronales. Et seront stigmatisés ceux qui oseraient s’y opposer ou demander plus de justice dans les efforts : syndicats, employés et autres partisans d’un peu de bon sens dans les efforts. (c’est des traitres, pas des patriotes etc…)
    D’ailleurs l’histrion a déjà affirmé (fin novembre) que y’aura des discussions en février et menacé les syndicats comme quoi il faudrait s’attendre à des sacrifices.

    Donc je ne vois pas comment cela va en être autrement.==> grosse dépression inéluctable.

    Tout est simple, comme conclut si souvent ses articles M.Chevallier.

    D’ailleurs, si il pouvait me donner son avis sur mes anticipations.

    1. Vous n’êtes pas dans le faux…D’ailleurs avez vous remarquer les gros titres sur les CE d’entreprises. Ils commencent à discréditer les syndicats.
      Le plan est en marche pour la baisse des salaires.

  6. Mercredi 14 décembre 2011 :

    La crise de l’euro alarme de nouveau les Bourses.

    Le CAC 40 a décroché sous 3.000 points, sur des rumeurs de perte du AAA français. Les craintes persistantes sur la crise de la dette européenne ont entraîné l’euro au plus bas depuis janvier et fait grimper le rendement des obligations de l’Italie.

    Déprimées par les inquiétudes sur l’Europe, par la pression des agences de notation et les commentaires de la banque centrale des Etats-Unis, les Bourses européennes ont vacillé, mercredi 14 décembre.

    Le CAC 40 a chuté de 3,33% à 2.976,17 points. La Bourse de Paris a été plus affectée que les autres en raison de nouvelles rumeurs de perte du « AAA » de la France. La place de Francfort a perdu 1,72% et Londres a perdu 2,25%.

    L’euro poursuivait sa chute face au billet vert (porté, lui, par les commentaires de la Fed mardi). La monnaie unique a glissé sous le seuil de 1,30 dollar pour la première fois depuis le 12 janvier. Elle s’échangeait autour de 1,2975 dollar à 17h45.

    « La crainte d’une dégradation imminente des notes de la zone euro et les baisses des marchés boursiers ont placé la monnaie européenne à son plus bas depuis 11 mois », commente la National Australia Bank citée Dow Jones Newswires.

    La chancelière allemande Angela Merkel, qui s’est exprimée devant le Parlement, a estimé que la crise de la dette s’est muée en « crise de confiance » à l’égard de toute l’Europe. Elle a répété qu’en sortir prendra des « années » et appelé à la patience.

    Pour Gregori Volokhine chez Meeschaert, les investisseurs ont commencé à réaliser que « ce qui a été promis vendredi (à l’issue du sommet européen de Bruxelles, ndlr) était non seulement insuffisant, mais ne résolvait aucun problème ».

    La tendance à la vente s’est accélérée en fin de matinée, alors que l’Italie a concédé un rendement record de 6,47 % lors d’une adjudication d’obligations à cinq ans, sa première depuis le sommet européen de vendredi dernier. Ce rendement est à comparer avec un taux de 6,29 % servi lors d’une adjudication similaire il y a un mois, et qui constituait déjà un record.

    http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/finance-marches/actu/0201795211133-la-crise-de-l-euro-alarme-de-nouveau-les-bourses-263081.php?google_editors_picks=true

  7. On est le 1er avril ???

    La Une en France: Les banques françaises “très bien capitalisées”-Noyer 15/12/2011 10:17

    PARIS (Dow Jones)–Les trois banques françaises qui ont récemment été dégradées par les agences de notation sont “très bien capitalisées, notamment comparées à leurs homologues européennes et américains”, a déclaré Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, dans un entretien publié par Le Télégramme.
    “Il ne faut pas exagérer la portée de cette dégradation d’autant plus que les agences de notation ont dégradé récemment la plupart des grandes banques, dans les pays développés”, a souligné Christian Noyer.
    Le gouverneur de la Banque de France estime par ailleurs que la France doit “retrouver rapidement l’équilibre budgétaire” et parvenir pour cela à une réduction structurelle de ses dépenses publiques, a-t-il ajouté.
    Il estime qu’une éventuelle dégradation de la note triple A de la France par les agences de notation de crédit ne lui “paraît pas justifiée au regard des fondamentaux économiques”. Les agences de notation de crédit “sont devenues incompréhensibles et irrationnelles”, et les arguments sur lesquels elles se fondent sont plus “politiques qu’économiques”, a-t-il insisté.

  8. Jeudi 15 décembre 2011 :

    C’est dans la zone euro que devront débuter les efforts pour inverser les perspectives sombres de l’économie mondiale, a exhorté jeudi à Washington Christine Lagarde, la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI).

    Combattre la crise “va demander des efforts, un ajustement, et cela devra à l’évidence commencer par là où est le coeur de la crise actuellement, les pays de la zone euro”, a-t-elle déclaré lors d’un forum au département d’Etat sur les femmes en politique.

    Mme Lagarde a souligné que la crise était “un sujet d’inquiétude pour toutes les économies”. En raison de leur “interconnexion”, aucune économie “ne sortira indemne de la crise qui non seulement a lieu, mais s’intensifie”.

    Le FMI a annoncé le 8 décembre qu’il allait participer aux “efforts” de la zone euro face à la crise de la dette.

    Les Européens ont annoncé le lendemain qu’ils renfloueraient le Fonds à hauteur de 200 milliards d’euros pour qu’il vole, en retour, au secours de la zone euro.

    http://www.boursorama.com/actualites/lagarde-l-effort-mondial-contre-la-crise-doit-commencer-par-la-zone-euro-863cbb442ef90c687645b0be0376f8c1

    1- Les Etats membres de la zone euro sont surendettés.

    2- Dans les semaines qui viennent, les Etats membres de la zone euro vont emprunter 200 milliards d’euros sur les marchés internationaux : les Etats membres de la zone euro vont donc se surendetter encore plus.

    3- Ensuite, les Etats membres de la zone euro vont prêter ces 200 milliards d’euros au FMI.

    4- Enfin, dernière étape, le FMI va voler au secours des Etats membres de la zone euro : le FMI va leur prêter ces 200 milliards d’euros.

    5- Les dirigeants européens sont des cerveaux.

    6- Christine Lagarde est une cervelle.

  9. Et pendant que les cochons s’amusent, les animaux de la ferme vont trimer jusqu’à la mort.
    Et les shadoks vont pomper, pomper et pomper encore et encore… au lieu de faire table rase de nos histrions.

    Ah, une annonce qui vient juste de me parvenir…

    Un grand Koh Lanta géant est annoncé.
    Inutile de s’inscrire, toute l’europe va participer ! (de gré ou de force)
    Pas d’avion à prendre, cela aura lieu sur place !
    Et c’est filmé par les vidéo-protection…

    Koh Lanta 2012 : GrAnD éprécion
    le compte à rebours est commencé.

  10. Les français sont des enfants gâtés, ils ont voulu le sociale communisme sans voire qu’ils favorisaient le capitalisme sauvage et dérégulé. Aujourd’hui je suis optimiste, car le coup de pied aux fesses arrive et il va faire mal, les combatants s’en sortiront, les chochotes vont souffrir !
    Merci pour vos articles M. CHEVALIER, mais les français n’ont pas envis de s’interesser à l’économie, trop d’effort pour eux, les pauvres “maman Etat est présente depuis 30 ans” au moindre petit bobo elle arrive mais helas !!! Il faut grandir …

  11. “Dans les semaines qui viennent, les Etats membres de la zone euro vont emprunter 200 milliards d’euros sur les marchés internationaux”

    Bon, il reste a trouver un prêteur sur le marché pour 200 milliards, vu les montants nécessaires au refinancement de la dette des états de l’UE pour janvier et février, ce n’est pas gagné.

    Sauf, sauf, si la BCE touchée par la grâce du St Esprit (allo Berlin), accepte de prêter 200 milliards au FMI mais nous n’en sommes pas encore là.

    Le fait est que les états de l’union ne parviennent plus à se refinancer à des taux soutenables et la Directrice du FMI nous dit (entre les lignes) que les Etats-Unis ne sont pas disposés à augmenter leur participation même pour 200 petits milliards.

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