BCE : toujours plus fort les Marioles !

Les Marioles de la BCE ont encore frappé ! … et très fort, plus fort que d’habitude …

Le problème n’est pas que les facilités de dépôt (rubrique 2,2 du passif) aient baissé de 408 milliards d’euros la semaine dernière car elles ont été compensées par l’augmentation de 388 milliards en comptes courants de banques auprès de la BCE (rubrique 2,1 comme je l’ai écrit à chaud), mais que globalement, les banques aient diminué leurs dépôts à la BCE de 18,6 milliards (rubrique 2).
Plus grave, les Marioles de la BCE ont été obligés d’emprunter 32,5 milliards supplémentaires auprès de non-résidents (rubrique 6 pour équilibrer leur bilan) c’est-à-dire a priori des dollars à des établissements étrangers situés dans la zone euro,

Document 1 :

Les Marioles de la BCE ont encore frappé ! … et très fort, plus fort que d’habitude,

Document 2 :

Heureusement, la BCE dispose d’un joli trésor de 495,6 milliards d’euros de capitaux bien propres (rubriques 11 et 12) et d’une capacité d’emprunt qui n’est pas utilisée (rubrique 4).

Des banques de la zone ont emprunté 5 milliards d’euros supplémentaires la semaine dernière (rubrique 5 de l’actif) et 2,8 milliards inscrits dans la rubrique 6.

Pour équilibrer leur bilan, les Marioles de la BCE ont été obligés d’augmenter magiquement leurs autres actifs (rubrique 9) de 4,2 milliards,

Document 3 :

Des centaines de milliards d’euros valsent de comptes en comptes, ce qui est normal dans le cadre de la cuisine interbancaire de la zone euro, mais ce n’est pas normal que ce soit par l’intermédiaire de la BCE car ces acrobaties révèlent que les banquiers de la zone euro n’ont pas confiance dans les autres banques, et ils sont bien placés pour savoir ce qui s’y passe réellement.

Pour l’instant, un tsunami bancaire ne s’est pas produit mais ça ne peut pas durer éternellement.

Le plus gros problème est de comprendre ces mouvements gigantesques de capitaux. Entre ceux qui répètent toujours la propagande officielle, à savoir que tout va bien, que la crise est finie et les délires des uns et des autres, les personnes qui ont une juste compréhension de ce qui se passe sont rares. Mon site donne les bonnes interprétations sur ce sujet capital et vital…

Cliquer ici pour voir la page de la BCE publiant ces informations.

14 réflexions sur “BCE : toujours plus fort les Marioles !”

  1. Mardi 17 juillet 2012 :

    Selon les calculs du FMI, la dette publique de la Grèce sera de 171 % du PIB en 2013.
    La dette publique de l’Italie sera de 126,4 % du PIB en 2013.
    La dette publique de l’Irlande sera de 121,2 % du PIB.
    La dette publique du Portugal sera de 118,6 % du PIB.
    La dette publique de l’Espagne sera de 96,5 % du PIB.
    La dette publique du Royaume-Uni sera de 92,7 % du PIB.
    La dette publique de la France sera de 90,1 % du PIB.

    C’est la page 2 :

    http://www.scribd.com/doc/100206742/IMF2

    La dette publique de ces Etats s’est emballée. La dette publique de ces Etats est devenue incontrôlable.

    En zone euro, plus personne ne contrôle quoi que ce soit.

    1. A mon avis, la stratégie de Merkel, dont le pays va mieux que les autres mais est aussi endetté, est d’attendre que les réformes soient effectués dans les pays du sud pour lâcher du lest, probablement par un QE. Si l’Allemagne en bénéficie également, cela justifierait à son opinion son intérêt alors que de la dette commune réservé aux mauvais élèves est vu à juste titre chez elle comme un pousse-au-crime … Bien entendu, FH a toujours poussé vers cette mutualisation, caractéristique des cancres qui préfère les activités communes aux activités individuelles …

      La stratégie de notre bon Flamby Ier, roi des couillons, est de temporiser au maximum pendant que les autres pays du sud font le travail de réforme chez eux. On a déjà vu que suite à ces efforts, l’Allemagne se sentait obligé de lâcher du lest, dont bénéficie la France sans y avoir participé réellement … Encore une stratégie du passager clandestin.

      Cependant, cette stratégie digne d’un énarque est encore une vision court terme menant au désastre … En effet, elle ne résout pas notre problème de compétitivité et de balance commerciale que Mr Chevallier souligne bien souvent. Au contraire, l’augmentation des prélèvements va empirer ces problèmes. Pire, les réformes des autres pays du sud, voir du nord, face à notre immobilisme va encore plus les dégrader au niveau européen. Une dévaluation possible de l’euro suite à un QE futur et hypothétique ne changera rien à nos problèmes de compétitivité en Europe.

      Cette stratégie ne sert donc à terme qu’à préserver les intérêts du secteur publique et para-publique français, qui peut continuer à croître plus vite que la croissance du PIB français. Quand, suite à ces politiques courte vue destructrice, le PIB français se mettra à décroître naturellement malgré la reprise chez nos voisins, que feront-ils pour continuer à assurer la croissance du secteur publique ?

    2. Sur le sujet “dettes des états” (en Europe ou partout ailleurs dans le monde), entendu au CESE (Conseil économique, social et environnemental) début juillet à l’occasion des interventions des Think Tank, sorti de la bouche d’un élu (dont je tais le nom car ce genre d’informations n’a pas à transpirer, non seulement pour des raisons de respect de confidentialité, mais également parce qu’à peu près n’importe qui – si j’ose dire – aurait pu prononcer la même assertion -) … entendu, donc :

      – “Que les choses soient claires… la plupart des dettes publiques ne seront jamais remboursées… Après tout, pourquoi rembourser des dettes privées qui ont engraissé des fond privés quand tout allais bien et ont été transformées en dettes publiques quand le vent a tourné…”

      Amicalement.

  2. Merci BA.

    Je rappelle le site ” chronique en Liberté” : “la preuve des défaillances constructivistes”, en 2 parties.
    “Le papier se laisse imprimer sans broncher, mais les actes, eux, laissent des traces au réel ” disait ma Mamie.

  3. heu voyons, j’essaye de deviner…

    les actifs de la BCE qui ont magiquement augmenté de 4 milliards… ce serait pas les prêts pourris dont sont chargées les banques espagnoles ?

    sinon, le joli trésor de 495 milliards… il en avait déjà été question quand vous avez dit que notre ancien histrion (celui du pouvoir d’achat) et qu’il avait voulu mettre la main dessus en 2011… et que cela était une réserve illusoire

      1. ah, je viens de le retrouver…

        En effet, la fameuse réserve n’est en effet pas illusoire… mais c’est tout simplement l’épargne des gens qui en ont encore…
        Un peu comme je sais plus qui qui relayait récemment les magouilles de bnpp pour que l’épargne des clients belges de sa filiale fortis assure les trous de ses pertes piigs

        https://chevallier.biz/2012/01/becassine-et-le-tresor-de-la-bce/

        C’est probablement la dernière ligne de défense avant l’hyperinflation finale qui ruinera tous les gens qui ont des euros

        Comme notre histrion ignare, Bécassine lorgne sur le trésor de la BCE : 475 milliards d’euros de capitaux propres (rubriques 11 et 12 du passif) qui attirent ainsi tous les plus grands voleurs de la planète : les dirigeants de l’€URSS et d’autres organismes publics,

        /…/

        Le Mariole Draghi ne pourra pas tenir longtemps sa position actuelle rigoriste, d’autant plus facilement que ce n’est pas son argent, mais celui des Euro-zonards, ce qui est conforme à la logique nomenklaturiste la plus élémentaire.

      1. Oui, mais en tant que non-initié, comme bien de vos lecteurs, la différence technique entre facilité de dépôt et comptes courants des banques à la BCE, qui explique la logique de ces transferts m’a demandé une recherche internet dont je fournis le résultat.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *