Bilan de la Banque de France pour les nuls

Cette histoire de fous de coronavirus s’ajoute à cette autre histoire de fous qu’est l’euro, cette monnaie unique contre nature de pays européens qui étaient indépendants, souverains et prospères avant son adoption.

Ainsi, jeudi 18 juin, les gens de la BCE vont lancer leurs prêts dit géants, les TLTROs III (Targeted Longer-Term Refinancing Operations, Opérations de Refinancement à plus Long Terme Ciblées) qui devraient atteindre un montant historique de… 1 400 milliards d’euros !

Le pire est que la BCE n’a pas cet argent et qu’elle ne va pas emprunter ces 1 400 milliards d’euros qu’elle va pourtant généreusement distribuer à ses banksters parce qu’ils sont au bord de la faillite.

Ces 1 400 milliards d’euros sont donc de la pure création monétaire, ex nihilo, par un jeu de très grosse de cavalerie financière.

De telles opérations étaient jadis impensables, inimaginables, inconcevables, comme les taux négatifs, et pourtant, elles se produisent réellement.

Le plusse pire est que rares sont les personnes qui en sont conscientes et plus rares encore sont celles qui les dénoncent, avec plus ou moins de vigueur…

Dans la quiétude feutrée du bâtiment de la BCE à Francfort et ailleurs en Allemagne, des personnes connaissent bien les mécanismes de cette création monétaire mais elles ne les dénoncent qu’en termes politiquement corrects en sachant que la Kaiserin de l’€mpire germanique refusera imperturbablement d’y mettre fin.

A l’inverse, en France, seul Pierre Jovanovic dénonce, lui, avec la plus grande énergie cette création monétaire indue qui aura des conséquences dramatiques comme ce qui s’est passé dans l’Allemagne de l’entre-deux guerres, cf. son livre Adolf Hitler ou la revanche de la planche à billets.

Il est difficile de comprendre pourquoi tant de gens ne comprennent pas ces problèmes monétaristes qui sont pourtant très simples… à condition d’analyser correctement les bilans de la BCE et des banques centrales nationales qui subsistent encore.

Prenons ici l’exemple de la Banque de France plutôt que celui de la BCE car les Français comprendront peut-être plus facilement ces problèmes qui les concernent plus directement.

Cliquer ici pour voir le rapport annuel de la Banque de France pour 2018 (le dernier publié, celui de 2019 n’étant pas disponible !).

La Banque de France fait apparaitre dans son bilan portant sur l’année 2018 qu’elle avait dans ses actifs pour 600,8 milliards d’euros de titres (rubrique A7 de l’actif) et qu’elle avait prêté à ses banksters pour 110,9 milliards (rubrique A5) et 12,8 milliards (rubrique A6) ce qui fait un total de… 726,6 milliards !

Document 1 :

726,6 milliards d’euros, c’est 31 % du PIB courant annuel de la France (2 335,2 milliards) !

Comment la Banque de France peut-elle financer ces 726,6 milliards sachant qu’elle n’a presque pas de capitaux propres ni de dettes ?

En effet, ses capitaux propres tangibles ne se montent qu’à 109,6 milliards d’euros (rubriques P13, P15 et P18 du passif),

Document 2 :

En fait, la Banque de France finance ces 726,6 milliards d’euros en partie par le dépôt en retour des banksters à la BCE par une vaste opération de cavalerie portant sur 513 milliards (rubriques 2 et 3 du passif),

Document 3 :

Cette cavalerie apparait clairement lors des lancements de ces TLTROs et c’est ce qui va se passer ce 18 juin prochain : les gens de la BCE vont acquérir auprès de leurs banksters pour 1 400 milliards d’euros qu’ils vont prétendre payer le matin (par exemple) avec les 1 400 milliards d’euros (que les banksters placeront en retour dans l’après-midi à la BCE) … qu’ils n’auront pas reçus en réalité.

Comme ces opérations sont enregistrées après la clôture de la séance, en back-office, débit = crédit et actif = passif, ces opérations donnent l’impression d’être régulières alors qu’elles ne le sont pas car la BCE n’aura jamais eu ces 1 400 milliards dans ses comptes au départ, le 18 juin au matin.

C’est ce qu’on appelle de la cavalerie financière à très grande échelle.

Les banksters français n’utilisent qu’une partie de ces 726,6 milliards d’euros pour qu’ils puissent ne pas faire faillite tout de suite (car ils manquent de liquidités) et le trou est comblé pour l’essentiel par les dépôts de l’Etat et des non-résidents.

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La Banque de France finance donc ses actifs qui se montaient fin 2018 à 1 088 milliards d’euros pour moitié par de la très grosse cavalerie et pour le reste par l’émission de billets pour 228 milliards (rubrique P1 du passif) …

Document 4 :

… et par le dépôt de l’Etat auprès de la Banque de France pour 62 milliards (rubrique P8) et par le dépôt de 50 milliards par des non-résidents (rubrique P4) qui ne peuvent être que des capitaux apportés par les dirigeants de pays musulmans producteurs d’hydrocarbures comme le montrent mes analyses du bilan de la BCE.

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Les autres rubriques du bilan de la Banque de France sont d’une importance technique mineure, sauf la rubrique A1 de l’actif qui porte sur le stock d’or de la France qui apparait tout à fait irrégulièrement à l’actif de la Banque de France pour 87,794 milliards d’euros,

Document 5 :

En effet, cet or n’appartient pas à l’euro-système mais à la France, c’est-à-dire à l’Etat français qui en est (ou qui devrait en être) le seul légitime propriétaire.

En le déposant dans les salles sécurisées de la Banque de France, l’Etat français ne devrait en payer que les frais de location et le montant de cet or ne devrait donc pas faire partie des actifs (c’est-à-dire du patrimoine) de la Banque de France qui n’est qu’une succursale de la BCE qui a tous pouvoirs sur ses banques centrales nationales.

De ce fait, les bilans de la Banque de France et ceux de la BCE sont tous tout faux, c’est-à-dire qu’ils ne donnent pas une image fidèle de la réalité.

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Il n’en est pas de même aux États-Unis.

En effet, l’Etat fédéral a d’abord emprunté 3 000 milliards de dollars qui ont été transmis aux chômeurs et à des entreprises qui les ont déposés sur leurs comptes bancaires, les banques disposant de liquidités abondantes ont pu les redéposer à la Fed qui a alors acquis régulièrement des titres pour 3 000 milliards sans qu’il y ait de création monétaire dans ce processus au cours duquel l’argent aura circulé normalement, cf. mon article à ce sujet, cliquer ici pour le lire.

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Par ailleurs, mes analyses sont toujours toutes basées sur des données fiables, indubitables et vérifiables, en l’occurrence ici les chiffres du dernier bilan publié par la Banque de France… qui n’a même pas publié à ce jour son bilan pour l’exercice 2019 !

La Banque de France et son gouverneur m’ont déjà poursuivi une fois pour diffamation mais ils ont été jugés nuls par la 17° Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris a donné suite aux conclusions de… nullité (!) de mon avocat en déclarant… nulle la citation directe de la Banque de France et de Christian Noyer (son gouverneur) car mes articles sont toujours parfaitement documentés et non contestables contrairement aux fausses nouvelles (fake news) allègrement colportées par ces nuls ainsi jugés de la Banque de France, cliquer ici pour lire mon article faisant état de ce jugement,

Document 6 :

Le sujet de cet article a déjà été traité avec le cas de la Buba, cliquer ici pour (re)lire cet article.

© Chevallier.biz

6 réflexions sur “Bilan de la Banque de France pour les nuls”

  1. Où est le pb de créer puis prêter de l’argent qu’ils n’ont pas si effectivement le soir même les banksters déposent le même montant et que la BCE peut donc le détruire ?

    1. Cet article est complètement idiot car les bk US regorgent de liquidités, cf. mes analyses sur le bilan de la Fed entre autres,
      Les réserves obligatoires étaient une obligation stupide d’un passé révolu, et ces réserves obligatoires subsistent encore en particulier dans la zone (euro) ce qui n’empêche pas les bk d’être au bord de la faillite !
      L’auteur de cet article ne comprend rien à ces pb bancaires et il n’est pas le seul !

  2. Etant un ancien étudiant en comptabilité pour l’expertise comptable, je ne comprend rien au Bilan de la Banque de france, rien n’est à sa place, et tout est peu transparent sur les postes. il est vrai que je n’ai connu que l’ancien Plan Comptable, mais là il faut un GPS.

    1. Le gros problème est bien là : les (experts) comptables et autres commissaires aux comptes ne comprennent rien finalement à la comptabilité !
      Ils sont incapables de transposer les principes comptables à la comptabilité de l’étage du-dessus, c’est à dire aux bk centrales qui supervisent finalement les entreprises et les bk,
      Y suffit pourtant de réfléchir un peu mais dans ce cas il n’y a plus grand monde !!!
      Et c’est bien dommage, car il s’agit là du cœur nucléaire qui fait marcher les systèmes économiques…
      Ne rien comprendre à ces problèmes là a des conséquences dramatiques comme je l’ai déjà écrit maintes reprises

  3. Bonjour M. Chevallier.
    Comment cette cavalerie s’arrêtera ?
    Telle qu’elle est, cela peut continuer indéfiniment ?
    Cordialement, Olivier.

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