Croissance US et behaviorisme

Les Américains réagissent bien : ils diminuent… l’augmentation de leur épargne (M2-M1, d’une année sur l’autre) depuis le début de cette année, surtout depuis ces dernières semaines, ce qui signifie qu’ils diminuent leur épargne de précaution car ils ont davantage confiance en l’avenir,
Graphique 1 :

Ils dépensent ces dollars ce qui contribue à augmenter la demande. Comme l’offre y répond, la croissance du PIB tend à augmenter davantage.
Comme elle est inversement proportionnelle à la variation de la masse monétaire libre, cette croissance du PIB réel en ce 2° trimestre 2011 sera au moins égale à celle du trimestre précédent,
Graphique 2 :

Cette tendance n’était pas claire au cours des semaines précédentes car les incertitudes étaient assez importantes comme le montrent les variations de M1 et de M2-M1 d’une semaine à l’autre qui sont fortes depuis le début de cette année : c’est encore le temps des turbulences !
Graphique 3 :

Ces variations d’une année sur l’autre en pourcentage et d’une semaine à l’autre en valeur sont importantes et signifiantes, mais sur la tendance longue, la hausse de l’épargne des Américains est régulière et normale,
Graphique 4 :

Cette hausse de l’épargne est importante par rapport au PIB. Une fois de plus, on voit très bien sur ce graphique 5 l’importance du comportement des Américains qui ont senti venir la crise dès 2006 en relevant un peu leur épargne, puis brusquement après la faillite de la banque des frères Lehman et par la suite ils ont relativement baissé leur épargne en fonction de la reprise plus ou moins forte,
Graphique 5 :

La hausse de M1 n’est pas due à la fameuse planche à billets comme le répètent tous les idiots les plus inutiles maintenant métamorphosés en consconsbres, mais à l’augmentation des soldes créditeurs des comptes courants des Américains (TCD) après la faillite de la banque des frères Lehman,
Graphique 6 :

En fait, tout se passe comme si la baisse de M1 avait été anormale de 2004 à 2008 pour revenir à la normale,
Graphique 7 :

Les Américains sont globalement de bons gestionnaires de leur argent : ils en laissent le moins possible sur leurs comptes courants pour le placer au plus tôt.

Les chiffres sont les derniers publiés par la Fed, aimablement fournis par notre ami Fred de Saint Louis.
Simple, tout est simple

2 réflexions sur “Croissance US et behaviorisme”

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