Retour à la normale…

Les rendements des bons du Trésor des Etats-Unis reviennent à la normale après les déclarations du bombardier furtif B-2, Ben Bernanke, mais avec quelques turbulences dues au manque de culture monétariste de bon nombre d’investisseurs…

Document 1 :

… ce qui complique un peu la tâche des gens de la Fed car l’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans est remonté trop fortement, annonçant ainsi un risque de surchauffe

Document 2 :

… et la fin de l’argent facile, c’est-à-dire à des taux bas

Document 3 :

… sans nécessairement de krach obligataire mais avec des taux hauts létaux pour les cochons de pays surendettés.

L’écart entre les rendements des bons des Trésors allemands et français fluctue entre 40 et 80 %, annonçant ainsi la dévaluation potentielle de franc français par rapport au deutsche mark après l’éclatement de la zone euro,

Document 4 :

Ces données sont en concordance avec les chiffres des agrégats monétaires.
Tout est simple.

14 réflexions sur “Retour à la normale…”

  1. La fed ne peut agir que sur une partie des taux et pas sur une autre.
    Toutefois on voit sur votre graphique l’OAT sous les T notes c’est assez exceptionnel ça !!

    Par contre vous parlez de taux létaux pour les emprunts des cochons du club med. Ok, Italie, Espagne, Grèce, Portugal, sont tous mourus. C’est des gens à qui on injecte une chimiothérapie pour les soigner du cancer, et en même temps on sait qu’à la dose injectée la chimio va les tuer… quel drame.

    Mais ces taux pourraient également être “létaux” pour les US si les taux longs venaient à monter (ce qui n’arrivera pas, Bernanke ira au bout du bout et empêchera la remontée des taux il ne peut pas faire autrement à moins de vouloir faire exploser une bulle… de crédit par exemple des taux courts? héhé.

    Mais voilà, l’assouplissement proposé par la FED est efficace à partir du moment ou les taux sont maintenus inférieurs à la croissance? Si je ne m’abuse?
    L’objectif de maintenir des taux bas à court terme stimule l’économie par le faible cout de l’argent (argent gratuit). Les taux longs faibles permettent de maintenir une ratio de dette soutenable tout en facilitant les investissements la circulation de l’argent etc.. Mais.. que se passe t il lorsque les taux longs ne sont pas assez bas? Ce n’est pas pour aujourd’hui la défiance envers la dette us car:
    -En Europe c’est pire et nous n’avons pas les ressources des US (monnaie dollard, ressources énergétiques, pétrole etc..)
    -En europe nous avons des bouffons qui nous gouvernent (c’est moins le cas aux US car chacun reste à sa place. Les politiques ne font pas du monétarisme..
    -En Chine, la situation est assez instable
    -Au japon la situation est guère meilleure, mais il est certains que leur avantage est que le japon doit majoritairement de l’argent (dette) au Japon…

    Bref autant d’argument qui fait qu’actuellement deux marchés restent attractifs:
    US
    et singapour and co?

    Mais aux US je pense que Bernanke a un problème… la situation commence à s’éterniser, et les résultats escomptés ne sont pas forcément au rendez vous. Bernanke sait très bien lire les chiffres et si il trouve la reprise molle c’est bien parcequ’il sait que les emplois ne sont pas reflétés dans les chiffres, et que le secteur manufacturier n’est pas en grande forme…

    De quelle solution dispose B.B si la reprise tarde encore? continuer ainsi?
    Jusqu’à quel niveau?

  2. A priori, avec quelques mois de retard, les bonds Eurozonards vont remonter…. ou comment tuer l’ersatz de croissance qui semblait poindre à l’horizon…
    Allez hop, amis Européens, préparons-nous à des prélèvements sociaux encore au top pour maintenir en vie notre beau système….

    Le Furtif pilote un supertanker… les changements de caps sont discrets mais quand le mouvement de fond est lancé, rien ne l’arrête….

    Mais je dis chapeau s’il arrive à maintenir les spreads à niveau optimal aux US tout en affaiblissant l’Europe pour longtemps…. nous, on va se battre pour essayer de sauver un système à l’agonie lente et douloureuse et les US vont enchainer des années de bénéfices, R&D et dividendes records…. de quoi maintenir leur leadership pour très très très longtemps !

    1. Julien, face à la stratégie monétaire défensive de la zone pacifique, et le “bordel” en UE, “changement” de cap !. De quoi déboussoler les joueurs qui pullulent aux casinos planétaire !!.

  3. Avec les derniers spasmes de Chypre, du Portugal, de la Grèce, on avait oublié l’Italie.

    L’actualité de mardi vient de nous rappeler que l’Italie est en faillite.

    On avait presque fini par l’oublier.

    Mardi 9 juillet 2013 :

    Standard & Poor’s dégrade l’Italie à BBB.

    Standard & Poor’s a annoncé mardi avoir abaissé la note souveraine de l’Italie à BBB contre BBB+. La perspective de la note est négative, a précisé l’agence dans un communiqué.

    Jeudi 13 juin 2013 :

    La dette publique italienne, qui s’élèvera à 130% du PIB cette année, est la deuxième plus importante de la zone euro après celle de la Grèce.

    http://www.capital.fr/bourse/actualites/l-italie-promet-de-maintenir-son-deficit-sous-la-barre-des-3-850984

    1. Je doute fort que les Italiens, dans leur quotidien, oublient le marasme dans lequel ils sont !. Ce qui est important, me semble-t-il, c’est qu’ils comprennent pourquoi ils y sont.
      Et France, au lieu de regarder la paille qui est dans l’oeil du voisin, il ferait bon de regarder la poutre qui est dans le sien !!!!!. Et, me semble-t-il ? autrement plus grave cette poutre !.
      La France est en tandem-vélo fondateur UE, € !, avec l’Allemagne !. Et l’€, à ma connaissance, c’est la France, au nom du véo-tandem, qui l’a imposé à l’Allemagne en échange de sa réunification.
      La France se croit donc à l’abri !!!!!, comme toujours !. Elle dresse des lignes Maginot sans penser plus loin que son coq. Parce que si France s’écroule, pense-t-elle, il n’y a plus de vélo-tandem !.
      “Tu me tiens, je te tiens, par la barbichette ……….”.

  4. “des taux hauts létaux pour les cochons de pays surendettés.”

    je me permet de corriger :
    “des taux hauts létaux pour les cochons de créanciers des pays surendettés.”

    1. Oui Fabrice !, c’est çà le casino !. Le pire !.Celà pipe tous les dés de la logique économique des marchés. C’est le fric pour le fric et on se fiche de l’économie et des gens des Pays !.
      Certains intervenants disent ici, sachant très bien que les PIIGS ne tiendraient pas la route, qu’ils ont investi avec CDS.
      Les investissements ubuesque en Espagne ou en Grèce, etc…….. mais quel esprit censé pouvait croire à un retour économique à la hauteur des investissements ?!.

      Et les “échanges commerciaux” n’ont rien à voir avec les pratiques monétaires économiques angéliques que tout le monde est en droit de rêver sur une planète bisounours !. Planète utopique-bisounours, très très loin du plancher des vaches, que nos énarques veulent nous faire croire !!!!!!!!!.

      Il y a les guerres économiques par les bombes directes, et il y a les guerres économiques larvées. Le résultat, au niveau des populations est toujours le même !. Le plus fort écrasera toujours le plus faible, le dominera, en tirera partie à bon compte.
      Il suffit d’étudier, avec recul et objectivité, l’Histoire des Peuples entre Eux !.

      Nota : il est incroyable que l’UE, qui soit disant sait où elle nous dirige ( nous mène ! ), n’ait pas vu que le gouvernement grec avait truqué ses comptes !!!!!. Et cette même UE distribue des milliards de subventions aux “opportunistes” !!!!!!!!.
      Question ? : tout cet argent sort d’où ?…………

  5. C’est bizarre. Quand on a demandé au “bombardier furtif” pourquoi les taux remontaient, il a dit “well, we were a little puzzled by that”. Il est en train de rendre le marché (les gens qui ne comprennent pas, ou ne veulent pas comprendre, que le système financier est au stade terminal) dingue avec ses déclarations schizophréniques, hier il a encore fait très fort.

  6. Merci Monsieur Chevallier pour cet article très synthétique!

    Que pensez-vous de la grande question que tous les analystes se posent : la sortie des mesures non-conventionnelles de la Fed qui débuterait en 2013 et serait totalement terminée courant 2014 (puis hausse des taux en 2015) ??

    B2 et son succésseur vont ils vraiment le faire ? Et vont ils suivre ce calendrier ?

    1. Les grands analystes (Pento, Kyle Bass, Faber, etc.) ont déjà répondu à la question. Ce sera QE à perpétuité, il n’y a pas de stratégie de sortie sans dégâts. Rien que le mot tapering a fait s’envoler les taux. La dette américaine n’est pas viable aux taux actuels, alors en cas de montée, ce sera un bain de sang. La Fed fera peut-être une tentative, mais cela se soldera par un échec cuisant, puis ce sera retour aux bonnes vieilles recettes qui ne marchent pas. Pas besoin d’être un docteur en économie pour comprendre tout cela, il suffit de savoir compter un peu. Nous vivons dans un Ponzi de dette perpétuel. Il en faut toujours plus, jusqu’au jour où…

        1. Vous m’avez convaincu avec votre argument massue ! Plus sérieusement, je constate qu’encore une fois, vous éludez les questions épineuses (vous préférez analyser les bilans des banques alors qu’avec les règles comptables en vigueur, notamment sur les produits dérivés, dans le bilan ou hors bilan, ca n’a pas beaucoup de sens, je vous ai déjà dit que Lehman avait 11 % de tier 1 à 3 jours de sa faillite…).

          Permettez-moi d’insister : la Fed va-t-elle réduire ou mettre fin à son QE ? Quand ? Avec quelle stratégie de sortie ?

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