Swissquote 3° trimestre 2013

En ce dernier trimestre publié, cette banque ne respecte plus les règles prudentielles d’endettement avec un multiple réel (mon µ, le leverage) de 13,7 correspondant à un véritable ratio Core Tier 1 de 7,3 % seulement,

Document 1 :

Swissquote2012 Q22012 Q32012 Q42013 Q22013 Q3
1 Assets2 795,872 945,402 819,802 977,703 258,20
2 Equity229,917236,2241,128225,501241,252
3 Preferred st-----
4 Goodwill----19,009
5 Tangible eq229,917236,2241,128225,501222,243
6 Liabilities2 565,962 709,202 578,692 752,153 036,00
7 Leverage (µ)11,211,510,712,213,7
8 Tier 1 (%)98,79,48,27,3

Sommes en millions de francs suisses.

Document 2 :

Cette brusque dégradation du multiple d’endettement provient des coûts et des provisions (comptabilisés en écarts d’acquisition) liés au rachat du prestataire vaudois de services financiers en ligne MIG Bank.

Document 3 :

Cependant, les titres acquis par les clients de Swissquote (et détenus par elle) sont parfaitement à l’abri de toute faillite éventuelle de la banque car ils en sont les propriétaires légitimes conformément aux lois helvètes ainsi que les dépôts dans la limite de 100 000 francs suisses, ce qui n’est pas le cas en France où ce sont les Gos banques qui font la loi et qui la font appliquer.

En effet, en premier lieu, en France, la garantie est illusoire car le fonds de garantie n’a pas un rond !

En second lieu, la garantie est limitée sur les titres à 70 000 € par personne et par banque car en France, ce sont les banques qui sont juridiquement propriétaires des titres acquis pour leurs clients et portés sur leurs comptes… ce qui signifie qu’en cas de tsunami bancaire, nos Gos banques peuvent vendre les titres de leurs clients à l’insu de leur plein gré pour récupérer des liquidités, ce qui est rarement connu des investisseurs français qui font imprudemment confiance à leurs banksters.

Une précision pour les idiots nuisibles qui ne comprennent jamais rien aux problèmes économiques et financiers et qui n’y comprendront jamais rien : j’analyse depuis plusieurs dizaines d’années les résultats d’entreprises et de banques, entre autres, et j’en tire des conclusions logiques indispensables, ce que devrait faire toute personne normalement constituée, et je fais partager (via mon site) les résultats de mes travaux à toute personne qui s’y intéresse et qui désire sauvegarder et valoriser son capital, ce qui est indispensable quand on veut survivre compte tenu de la situation qui règne en Europe…

Cliquer ici pour voir les résultats de Swissquote pour le dernier trimestre publié.
Cliquer ici pour lire mon article sur les résultats de Swissquote pour le 4° trimestre 2012.
Cliquer ici pour lire ou relire mon article sur le fonds de garantie des dépôts bancaires français.

15 réflexions sur “Swissquote 3° trimestre 2013”

  1. @ merio : ça fait un moment que vous suivez le site, vous devriez le savoir !
    Sinon, pour Swissquote, 19 milliards de goodwill qui apparaissent du jour au lendemain… ils ont investi chez des volaillers français ??

  2. Bonjour Mr Chevallier,

    serait-il svp possible d’avoir une alerte par email qd vous publiez un nouvel article?

    Merci pour vos articles et meilleures salutations, Russ.

  3. J’ai ouvert un compte chez Swissquote après lecture de votre analyse il y a qq mois, en y transférant les fonds détenus dans des banques françaises. Mais j’ai été surpris qu’ils proposent des produits d’investissement gérés…par la SocGen comme lyxor New Energy ou Water !

  4. A propos des “saignées” , lisez cet extrait de livre :

    L’Espagne a ainsi dépassé la France, qui avait répudié ses dettes en huit occasions entre 1500 et 1800. Comme les rois de France avaient pris l’habitude, lors des épisodes de défaut sur la dette extérieure, de mettre à mort les grands créanciers nationaux (une forme ancienne et radicale de restructuration de la dette), le peuple avait fini par appeler ces épisodes des “saignées” . L’abbé Terray, contrôleur général des finances du royaume de France de 1768 à 1774, assurait même que “la banqueroute était nécessaire une fois tous les siècles, afin de mettre l’Etat au pair” .

    “Cette fois, c’est différent”, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, édition Pearson, page 108.

    Dans les années qui viennent, les Etats occidentaux vont se déclarer en défaut de paiement, les uns après les autres.

    Ce sera le retour des “saignées” , dont parlent Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff.

    Lors de ces “saignées” , les créanciers ne seront pas décapités, ni brûlés vifs, ni écartelés.

    Lors de ces “saignées” , les détenteurs de dettes souveraines seront ruinés, tout simplement.

    Ce sera une période de chaos. Et les Etats occidentaux nationaliseront leurs banques privées pour un yen symbolique. Ou pour un dollar symbolique. Ou pour un euro symbolique. Ou pour une livre sterling symbolique.

    Dans quels Etats occidentaux vont avoir lieu toutes ces “saignées” ?

    Prévisions du FMI pour l’année 2014 :

    1- Japon : dette publique de 242,3 % du PIB.

    2- Grèce : dette publique de 174 % du PIB.

    3- Italie : dette publique de 133,1 % du PIB. Fin juin 2013, nous en sommes déjà à 133,3 % du PIB.

    4- Portugal : dette publique de 125,3 % du PIB. Fin juin 2013, nous en sommes déjà à 131,3 % du PIB.

    5- Irlande : dette publique de 121 % du PIB. Fin juin 2013, nous en sommes déjà à 125,7 % du PIB.

    6- Etats-Unis : 107,3 % du PIB.

    7- Espagne : 99,1 % du PIB.

    8- Royaume-Uni : 95,3 % du PIB.

    9- France : 94,8 % du PIB.

    Le FMI ne parle pas de la Belgique. Fin juin 2013, la dette publique de la Belgique était de 105 % du PIB.

    http://www.imf.org/external/pubs/ft/fm/2013/02/pdf/fm1302.pdf

  5. @ merio : ben en gros, en prenant un peu de hauteur, on peut par exemple comprendre :
    – ne confiez pas votre argent à une banque française
    – pour une valorisation long-terme, préférez les pays à modération fiscale et sociale
    – que le climat des affaires est plus sain dès lors qu’il n’y a pas de réforme fiscale et juridique tous les 36 du mois
    – que, depuis toujours, la richesse est créée par l’investissement, qui lui-même est en totale corrélation avec la R&D
    – et de manière fondamentale, apprendre à lire les bilans des grande sociétés. Je me rappelle d’un prof de gestion qui nous disait : entre une boite qui aligne les résultats comptables positifs et une autre des résultats négatifs, il se peut que la mieux gérée ne soit pas celle que l’on croit. Difficile à comprendre à 18 ans, mais maintenant, c’est bon, j’ai compris.
    – les principes de rigueur de gestion appliqués aux banques sur la qualité de leur bilan peut se transposer à d’autres métiers, mais il faut un peu creuser pour découvrir, métier par métier, les clés de lecture et d’analyse (ça, désolé, mais c’est pas gratuit ^_^)
    – et enfin, la qualité d’un bilan : c’est le HAUT qui compte. Et ça aussi, j’ai mis du temps à le comprendre…

  6. @ Gilles, non le calcul est bon.
    241 – 19 = 222 (tangible equity)
    3258 – 222 = 3036 (liabilities)

    Et merci Jean-Pierre pour cette mise a jour sur Swissquote.

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