USA : croissance et dépenses

Si l’€URSS est au bord du gouffre, tout va bien aux Etats-Unis : à la fin de la semaine finissant le 28 novembre, les Américains ont diminué leur épargne de 37 milliards de dollars (par rapport à un sommet de 7 510 milliards atteint deux semaines auparavant) pour les dépenser en achats divers, la demande augmentant, l’offre y répond, ce qui correspond à une croissance du PIB.

Tout est simple

L’augmentation de l’épargne visible dans l’agrégat M2-M1 est ainsi de 7,1 % d’une année sur l’autre…

Document 1 :

… ce qui m’a amené à réviser à la hausse mes précédentes prédictions avec une croissance du PIB réel proche de l’optimum : 2,5 % en ce 4° trimestre par rapport au précédent en taux annualisé, soit 1,5 % d’une année sur l’autre,

Document 2 :

Dans ces conditions, l’Amérique, et le reste du monde, peuvent supporter un effondrement de l’€URSS sans trop de dommages.

Tout va bien, ou presque, sauf en €URSS bien sûr.

8 réflexions sur “USA : croissance et dépenses”

  1. Bonjour

    Vous écrivez “tout va bien aux Etats-Unis” :

    Solde financier primaire (hors charge de la dette) public des USA :
    2011 : -6.8% du PIB (-7% en 2010, -7.3% en 2009). Pour mémoire : -1.4% en france cette année.

    De plus, la proportion de dette américaine détenue par l’étranger stagne depuis 2010. Ceci est valable pour les 3 1er pays détenteurs de dette américaine : chine, japon en Angleterre.
    C’est donc la FED qui va devoir acheter de plus en plus de dette (QE3 ???)

    Jusqu’à quand !!!

    Alors oui, tout va bien aux USA…

    En tout cas, bravo pour votre blog et pour vos analyses pertinentes

    1. Solde financier primaire = -1.4 % cette année en France ?. A ce que je sache l’année 2011 n’est pas encore finie, et les comptes généraux donc non encore publiés !.
      La France vient de réitérer son appartenance aux Traités de l’€-zone, donc elle fait partie d’un Tout !, pourquoi la distinguer donc du tout ?!………..
      Déficit primaire : je suis d’accord avec vous dans “l’abstrait”, qui au concret repose sur le plancher des vaches !. Mais dans le “concret”, de la situation qui est une volonté politique “abstraite”, il en va tout autrement !.
      Pourquoi donc comparer précisément les dettes primaires de la France à celle des Usa ?!..

      Allez jusqu’au bout de vos convictions, et étayez-les, ce sera plus clair pour tous et chacun. Bien à Vous.

  2. Ce que je voulais simplement mettre en évidence, c’est la situation de quasi défaut des USA. Puisqu’ils n’auront pas d’autres choix que de faire encore et encore tourner la planche à billets pour financer leur déficit abyssaux (jusqu’à quand ??), sachant les principaux détenteurs de la dette US n’augmentent pas leurs portefeuille d’obligation US.

    Autre point qui me parait intéressant : c’est que la France avec ses -1.4% de déficit primaire prévu cette année, n’a pas tant d’effort que ça pour être à l’équilibre. Et un déficit primaire nul permet à un pays de supporter un “défaut raisonné”, puisque ne nécessitant plus de faire appel aux marchés, ce qui me parait possible dans les mois ou année à venir.
    Voilà pourquoi la comparaison me semble intéressante. De plus, l’appartenance aux traités de l’eurozone, n’enlève pas à la France la responsabilité de sa dette.

    Pour la zone euro, le déficit primaire cette année est prévu à 0%, mais avec pas mal de disparité entre les pays.

    Bon dimanche.

    Source : Perspectives économiques de l’OCDE No. 90 – Annexe statistique
    http://www.oecd.org/document/3/0,3746,fr_2649_34573_2483907_1_1_1_1,00.html
    Annexe, tableau 30.

  3. J’apprécie votre blog, votre compétence, et vos analyses, et même le caractère suffisant de certaines de vos réponses aux commentaires ne manque finalement pas de charme (cela finit par faire partie du personnage !). Je suis toutefois très sceptique devant votre enthousiasme pour les Etats-Unis, et, pour être honnête, je suis aussi sceptique quand au monétarisme, les 2 choses étant liées.

    De Hayek, sur le monétarisme: “Its chief defects in any situation seems to me to be that by its stress on the effects of changes in the quantity of money on the general level of prices it (…) disregards the (…) harmful effects of the injections and withdrawals of amounts of money from circulation on the structure of relative prices and the consequent misallocation of resources and particularly the misdirection of investments which it causes. ”

    C’est la raison pour laquelle des Peter Schiff ou des Robert Murphy ont pu prévoir et expliquer de façon limpide la bulle immobilière américaine, tandis que “votre” Greenspan ânonnait quelque chose de confus sur l’exubérance irrationnelle… 🙂 Selon ces auteurs, les QE successifs impliquent nécessairement d’autres “mésinvestissements” massifs qui impliquent que l’économie américaine va de moins en moins bien, même si cela ne se voit pas, et contrairement à votre analyse.

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