USA : Masse monétaire libre M2 et croissance du PIB, au 16 aout 2026

La hausse de l’augmentation de l’agrégat monétaire M2 au cours de ces derniers mois contribue à augmenter la masse monétaire globale M3 des États-Unis qui était déjà hors normes.

L’hypertrophie de cette masse monétaire américaine va provoquer logiquement et inévitablement une baisse du PIB réel dans un avenir proche.

Pour rappel, pour toute nation, la quantité de monnaie en circulation ne doit pas dépasser une certaine limite par rapport à la création de richesse, c’est-à-dire du PIB.

L’argent sain est le premier pilier des Reaganomics, dixit Arthur, Laffer, et c’est aussi une application de ma loi sur la masse monétaire libre

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L’augmentation d’un mois sur l’autre de l’agrégat monétaire M2 des États-Unis est revenue dans une bande de fluctuation de 50 à 100 milliards de dollars qui a commencé au mois de février 2024 après avoir brusquement rebondi au cours du mois de mai 2026 en atteignant un pic que de 255,7 milliards de dollars après une hausse de 123,8 milliards de dollars en avril, soit… 379,5 milliards sur ces deux mois consécutifs !

Document 1 :

L’augmentation de la masse monétaire M2 de 379,5 milliards de dollars au cours de ces seuls mois d’avril et de mai 2026 correspond à une augmentation de l’épargne dite de précaution de la part des Américains qui craignaient que la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran ne crée une situation qui leur serait fortement préjudiciable dans l’avenir prévisible.

Les variations d’un mois sur l’autre de l’agrégat monétaire M2 ont été de faible ampleur au cours de la seconde moitié du XX° siècle mais tout a changé à partir de l’an 2000 : ces variations sont devenues totalement hors normes, surtout en 2020 (à cause de la covid) et récemment à cause de la guerre contre l’Iran.

Document 2 :

Il s’agit là d’une réaction normale des Américains qui mettent ainsi de l’argent de côté pour pouvoir faire face à la détérioration de leur niveau de vie dans l’avenir proche.

Fin juin 2026, derniers chiffres publiés à ce jour, cet agrégat monétaire M2 a atteint un total de 23 155,2 milliards de dollars dont…5 294 milliards de dollars sont hors normes,

Document 3 :

En valeurs absolues, la croissance de cet agrégat monétaire M2 a encore largement dépassé sa tendance longue normale telle qu’elle aurait dû se poursuivre (en pointillés).

Un zoom sur la période récente montre que la hausse de cet agrégat monétaire M2 décolle par rapport à sa tendance linéaire précédente,

Document 4 :

Pour rappel, d’après les normes définies à partir de l’observation des variations des agrégats monétaires depuis que ces données sont publiées (1959), le montant de cet agrégat monétaire M2 ne devrait pas dépasser 55 % du PIB annuel courant, cf. mes articles à ce sujet, cliquer ici pour y accéder.

Ces normes ont été plus ou moins respectées pendant 50 ans mais elles ont été dépassées après la Grande récession de 2008 en explosant en 2020 sans revenir dans une zone acceptable.

Ce ratio M2/PIB en pourcentage est nettement et dangereusement reparti à la hausse au cours du mois au juin 2026 et cette situation devrait encore s’aggraver dans l’avenir envisageable,

Document 5 :

La hausse du ratio M2/PIB d’une année sur l’autre (en pourcentage) donne l’impression qu’elle est normale mais la masse monétaire reste hors normes à cause du dépassement de ce ratio depuis 2011,

Document 6 :

La vitesse de circulation de la monnaie qui est le rapport PIB/M2, c’est-à-dire l’inverse du ratio M2/PIB (en pourcentage), calculée à partir de l’agrégat monétaire M2, fluctuait dans une tendance plate mais un retournement de tendance s’est produit au cours de ces derniers mois.

Document 7 :

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Ces données ainsi précisées et analysées permettent de comprendre les relations entre les variations de la masse monétaire d’une nation et celles de son PIB réel…

Pour simplifier, l’augmentation de cette masse monétaire M2 détenue par les Américains entraine une baisse du PIB réel, et inversement, ce qui se vérifie sur la longue période, depuis que ces données sont publiées par la banque de données FRED de la Banque Centrale de Saint Louis.

Plus précisément, c’est la variation de ce que j’appelle la masse monétaire libre M2, qui est la différence entre, d’une part la variation (d’une année sur l’autre en pourcentage) de l’agrégat monétaire M2, et d’autre part (moins) la variation du PIB réel (d’une année sur l’autre en pourcentage), qui provoque une réaction inverse de ce PIB réel.

La hausse de 379,5 milliards de dollars de l’agrégat monétaire M2 au cours des mois d’avril et de mai a ainsi commencé à faire bondir la masse monétaire libre à 3,42 % mais le PIB réel peut ne pas avoir baissé à cause du surinvestissement hors normes dans le secteur de l’intelligence artificielle.

Document 8 :

Cette loi sur la masse monétaire libre est bien vérifiée, mais surtout sur la base de la masse monétaire totale M3.

En ne prenant en considération que les variations de l’agrégat monétaire M2, la baisse anormale du PIB réel sur la longue période s’explique par l’augmentation de l’agrégat monétaire M3-M2 qui est nettement hors normes.

De ce fait, les droites de tendance arithmétique des variations de la masse monétaire libre M2 et du PIB réel ne sont pas logiquement parallèles, l’augmentation d’une année sur l’autre de la masse monétaire libre M2 restant de l’ordre de 4,0 % en légère baisse sur la longue période alors que le PIB réel évolue sur une tendance nettement baissière de 4,0 % à 2,0 % à cause de l’hypertrophie hors normes de l’agrégat monétaire M3-M2.

Document 9 :

Les courbes de tendance polynomiale d’ordre 6 mettent bien en évidence l’alternance de l’opposition des variations des données de ces séries sur la longue période, sauf pour ce qui concerne la période récente qui est hors normes.

Document 10 :

Un zoom sur la période récente depuis le début des années 2000 montre plus précisément que l’augmentation très importante de l’agrégat monétaire M2 au cours de ces derniers mois aurait dû provoquer une baisse du PIB mais elle ne s’est pas produite car le PIB a été dopé par les investissements hors normes dans l’intelligence artificielle.

Document 11 :

Cette loi sur masse monétaire libre M2 est assez bien vérifiée sur cette seule période en prenant en considération les droites de tendance arithmétique des variations de la masse monétaire libre M2 et du PIB réel qui sont quasiment parallèles (mais légèrement convergentes et en baisse), passant de l’ordre de 5,0 % et 2,0 % en 2000 à, respectivement 3,5 % et 2,0 % fin juin dernier,

Document 12 :

Logiquement, la droite faisant office d’axe de symétrie entre ces courbes est quasiment stable aux alentours de 3,0 % sur cette période du premier quart du XXIe siècle, ce qui confirme l’intérêt de cette masse monétaire libre M2 !

Document 13 :

L’augmentation de l’agrégat monétaire M2 devrait logiquement se poursuivre dans les mois à venir en particulier à cause de cette guerre contre l’Iran, ce qui accentuera la baisse du PIB aux États-Unis et partout ailleurs dans le monde à cause des pénuries dans certains produits liés aux hydrocarbures et aux perturbations dans les chaines d’approvisionnement.

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Pour rappel…

Les analyses et conclusions concernant les incidences des variations des agrégats monétaires sur celles du PIB réel ne sont plus prises en considération par les personnes qui interviennent sur les marchés financiers depuis une vingtaine d’années alors qu’il s’agit là de problèmes et de solutions qui sont à la base de l’activité économique de toute nation.

C’est la raison pour laquelle Ben Bernanke a pris soin de prendre ses dispositions pour que la Fed ne publie plus les chiffres hebdomadaires des agrégats monétaires M1, M2 et M3 à partir du moment où il a pris ses fonctions de chairman de la Fed en février 2006.

Par la suite, Jerome Powell a rajouté une couche d’opacité en ne publiant plus que les seules données mensuelles du seul agrégat monétaire M2.

Ainsi, seules les personnes qui agissent en interne disposent de ces données fondamentales et elles peuvent manipuler à leur guise la communication financière et les marchés financiers !

Cette augmentation de l’agrégat monétaire M2 peut s’expliquer par le fait que les Américains ont déjà anticipé dès le mois d’avril une accentuation possible de la détérioration de leur situation financière et ils ont ainsi globalement augmenté leur épargne de précaution (M1-M2).

Ces Américains sont les consommateurs et les épargnants qui sont à la base de l’activité économique et ils sont aussi des électeurs qui peuvent manifester leur mécontentement lors des prochaines élections de midterm.

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Cliquer ici pour lire mon article expliquant que l’agrégat monétaire M2 ne doit pas dépasser 55 % du PIB.

Cliquer ici pour lire mon article précédent à ce sujet.

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