Au tour de la France maintenant !

Aujourd’hui mercredi 3 août, les rendements des bons à 10 ans du Trésor français sont montés à 3,208 % aux alentours de 17 heures françaises alors que ceux du Bund restaient à 2,415 %, ce qui faisait un écart record en pourcentage de 32,8 % !
Graphique 1 :

Les résultats de nos Gos banques ne rassurent pas les investisseurs qui vendent cet ersatz de franc français. Heureusement, personne n’en parle en France !

L’€ crise 2011 qui se déroule en ce moment est comparable à celle de l’an dernier, avec les mêmes conséquences aux Etats-Unis sur les rendements des Notes à 10 ans qui plongent de la même façon,
Graphique 2 :

L’écart entre les rendements des Notes à 10 ans et à 2 ans évolue également de la même façon,
Graphique 3 :

Au lieu de sortir tranquillement de l’euro système pendant qu’il en était encore temps, les dirigeants euro-zonards ont aggravé les problèmes, surtout en faisant maintenir l’euro à un niveau beaucoup trop élevé par rapport au dollar pour retarder les échéances inéluctables.

L’une des plus grandes dates historiques a été le 15 août 1971 lorsque les Américains ont enfin abandonné toute référence à l’or pour leur dollar.
40 ans plus tard, ça pourrait être celles de la chute des dominos euro-zonards…

Tout est possible à tout moment.

7 réflexions sur “Au tour de la France maintenant !”

  1. L’Espagne réussit à emprunter 3,3 milliards d’euros, mais à un prix plus élevé.

    Le Trésor espagnol a émis jeudi pour 3,311 milliards d’euros d’obligations à 3 et 4 ans, à des taux d’intérêt en forte hausse par rapport aux dernières émissions similaires, souffrant de la crise de défiance des investisseurs envers l’Espagne et l’Italie.

    La demande a cependant a été importante, atteignant 7,4 milliards d’euros, soit le double de l’objectif fixé qui était de lever 2,5 à 3,5 milliards, a annoncé la Banque d’Espagne.

    Les taux ont particulièrement bondi sur l’émission à 4 ans, à 4,984 %, contre 2,862 % lors de la dernière émission comparable. Mais il faut noter que celle-ci avait eu lieu le 15 octobre 2009.

    Sur celle à trois ans, le taux a aussi augmenté, à 4,813 %, contre 4,037 % lors de la dernière émission de cette échéance, le 2 juin 2011. Il est toutefois inférieur au taux du marché, les obligations espagnoles à trois ans ayant clôturé mercredi à 5,090 %.

    http://www.romandie.com/news/n/_L_Espagne_reussit_a_emprunter_33_mds_EUR_mais_a_un_prix_plus_eleve040820111108.asp

  2. Jeudi 4 août 2011 :

    Dette : Barroso prône une “réévaluation” des capacités du fonds de soutien.

    Le président de la Commission européenne a prôné une réévaluation des capacités du Fonds de soutien européen, déclarant que la crise de la dette s’étend au-delà des pays fragiles de la zone euro, dans un courrier adressé aux dirigeants de l’Union européenne, obtenu jeudi.

    “Je saisis l’occasion pour inviter à une rapide réévaluation des éléments relatifs au Fonds européen de stabilité financière (FESF) et au mécanisme appelé à lui succéder (le MES), afin de s’assurer qu’ils sont proprement équipés pour gérer des risques de contagion”, a écrit José Manuel Barroso, dans une lettre datée de mercredi 3 août.

    Interrogée pour savoir si cela signifiait une augmentation du fonds, une porte-parole de la Commission européenne a répondu que la taille “faisait partie des éléments” appelés à être réévalués.

    Ce fonds créé en 2010 pour venir en aide à l’Irlande puis au Portugal a une taille de 750 milliards d’euros, avec une capacité effective de prêts de 440 milliards d’euros, jugée insuffisante pour sauver un pays comme l’Italie.

    Or, la crise de la dette “ne touche plus uniquement la périphérie de la zone euro” (pays les plus fragiles, ndlr), a estimé M. Barroso.

    Des risques de contagion ont touché cette semaine l’Italie et l’Espagne, mais des pays moins endettés ou mieux notés par les agences de notation ont également été sous pression par les marchés, et ont vu la prime de risque qu’ils paient pour se financer sur les marchés atteindre des niveaux record, comme la Belgique.

    http://www.romandie.com/news/n/DETTEBarroso_prone_une_reevaluation_des_capacites_du_fonds_de_soutien040820111408.asp

    En clair : le FESF était prévu à 750 milliards d’euros, puis ensuite le MES devait prendre le relais. Le MES était prévu à 700 milliards d’euros.

    Malheureusement, ce total de 1450 milliards d’euros sera insuffisant pour sauver tous les Etats européens surendettés.

    Les Etats européens riches vont être obligés d’emprunter sur les marchés internationaux des centaines de milliards d’euros supplémentaires pour sauver de la faillite :
    – la Grèce
    – l’Irlande
    – le Portugal
    – l’Italie
    – l’Espagne
    – Chypre
    – la Belgique
    – etc.

    Il faudrait que les Etats européens riches acceptent d’emprunter environ 145 000 milliards d’euros, et après on serait peinards.

        1. Et dans l’article, on peut lire aussi :

          “Concernant la production manufacturière, Mme Lagarde a souligné que “les moteurs de la croissance sont, pour certains d’entre eux, à leur meilleur niveau depuis trente ans”…”

          Donc Mr Chevallier, arretez votre pessimisme !!! (humour)

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